SUR [ > PORTRAIT
(l'est elle. La voilà comme nous la voyons, (-'ette beauté qui passe invisilde au vulgaire : Voilà bien «on front pur, son n^il plein de rayons, Sa grâce un peu -ouffrante et lasse de la terre.
Otte sérénité que rien d'humain n'altère.
Ami, vous avez dû la peindre avec ferveur! L'oubli ne prendra plus sa dépouille mortelle. Et dans cent ans d'ici quelque artiste rêveur Viendra s'a^eni^uiller encore devant elle.
lOS LES P \nJF.T AIRÏÏ.S
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Ah 1 que ne siiis-je aussi île ces maîtres du teuijis Qui font, (lu liout (lu doigt, uue œuvre impérissnblc. Et gravent dans Tairain de leurs vers éclatants Ce que les passions écrivent sur le sable!
Je la célébrerais d'un c(v'ur intarissable.
Je recommanderais à linnuortalité
Cette nature d'ange au monde résignée,
Cette soumission à la réalité.
D'un snnrire indulgent parfois accompagnée,
lîomme une Heur d'biv^r dans le soleil baignée.
Et cet esprit charmant que rien ne peut frôler Sans y faire aussitôt tressaillir quelque grâce. Mais qui, pareil au cygne indolent de voler, Ponr déployer son aile attend que le vent passe.
S'il s'iMilève une fois, il dévore l'espace.
Et quand la mort aurait touché du doigt fatal
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Et r(^nvoyé là-hant cot ange au doux sourire, La terro en gardei^ait, sur un blanc piédestal. Ouelque chose au milieu d'Henriette et d'Elmire,
Si j'étais de ceux-là <jue Tniiivers admire.
Heureux poëte, heureux quand il a recueilli Le nom de ce qu'il aime au giron de sa gloire, ('omme en un lieu d'asile où n'entre pas l'oubli ! Il n'a pas travaillé pour une œuvre illusoire :
H donne une compagne au moins à sa mémoire.
LA LAiNGlE