‹ Les Parisiens de ParisChapitre 2 sur 28 · COURTE PRÉFACE · texte numérisé non relu

COURTE PRÉFACE

VOUS êtes ! Ce n'est pas tout de créer une association et de dire : nous allons entretenir des relations amicales ; il faut se déranger, — je reconnais que c'est bien dur, — venir aux réunions, et sortir de cet intérieur où l'on s'isole si volontiers à l'abri du tapage et du grouillement des foules. Cela, c'est l'association individuelle, disait en s'esclafant un des nôtres au dernier dîner. Trop de Français la comprennent comme cela !

Le reproche, le voici : une association dont les membres ne se réunissent pas, ne se voient pas, ne se sentent pas les coudes, est à l'avance vouée à l'impuissance. C'est ce que vous ne voulez pas comprendre, mes pays, et c'est ce qui fait que Bretons, Auvergnats et autres provinciaux vous mangent la laine sur le dos et vous la mangeront jusqu'au moment où, écorchés vifs, vous reconnaîtrez que le vieux proverbe : A brebis tondue Dieu ménage le vent, a pu être vrai du temps où les bêtes parlaient, mais ne trouve plus d'application par ^un souffle de tempête comme celui qui passe aujourd'hui sur notre vieux monde.

Le conseil maintenant.

11 est bon, il est réconfortant de dire : nous allons nous prêter un appui moral, effectif au

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