MANGEANT I
impassible, se trahit, malgré elle, la joie qu'elle éprouve en voyant à ses pieds le roi qui lui offre sa couronne; le musicien qui lui tend son luth d'ivoire; le chevalier, son épée; le pêcheur, une coquille pleine de perlés et de coraux. L'homme qui meurt pour elle lui jette encore des fleurs, et l'adolescend lui tend des mains suppliantes.
« Uœuvre,très simple, très élég*ante, est contenue dans un cadre composé par l'artiste, où des gravures au feu sur bois et des bronzes alternent fort heureusement. »
Il y a là, en effet, une particularité qui mérite d'être sig*nalée. Mangeant décore toujours lui-même les bois qui enveloppent sa toile. « Je cherche à faire, dit-il, d'un tableau et de son cadre exécuté en même temps que lui, un ensemble artistique aussi original que possible. J'ai Thorreur du convenu, bien que je ne répugne pas moins à admettre l'excentricité de certains, qui sont tout simplement des poseurs. »
Sans rien abdiquer de sa personnalité, Mangeant a le culte du beau et de la ligne.
Al'inverse de peintres qui cherchent dans le laid une impression qu'ils croient nouvelle, il reste fidèle aux grandes traditions artistiques dont le respect lui a été incalqué dès l'enfance. Il retournerait volontiers aux anciens et par les procédés de peinture qu'il emploie et par la simplicité de sà composition, l'élégance des poses et la pureté du dessin. Toutes ses figures sont quelque peu sym-
boliques, Tartiste devant, à ses yeux, être le créateur de son sujet, comme le poète de son poème.
Né dans la capitale le 12 décembre 1858, Mang-eant fait naturellement partie de la Société des Parisiens de Paris. Mais ce n'est pas le seul titre qu'il ait à la reconnaissance de ses compatriotes.
Dessinateur, aquafortiste, écrivain, il a été pendant quelque temps critique d'art au Quotidien illustré et il est resté un des rédacteurs du Journal des Artistes. Érudit et archéologue, il fait partie de la commission départementale des antiquités et des arts de Seine-et-Oise, car ce fils de la g-rand'ville habite Versailles, la cité morte^, où Therbe pousse comme en plein champ; mais je dois ajouter à sa décharge que c'est un bicycliste émérite et qu'il a vite fait de franchir les kilomètres qui le séparent de la capitale.
Comme les peuples heureux, Mangeant n'a pas d'histoire. Eesté seul avec sa mère, il a épousé, il y a quelques années, la petite-nièce de Dutilleux, l'excellent paysagiste contemporain et ami de Corot. Une fille, mademoiselle « Dédé », est venue compléter la famille, et ses parents seraient dans la joie la plus parfaite si elle ne se barbouillait pas de confiture quand elle mange sa tartine.
6 novembre 1895.
DAMERON
DAMERON, Emile Charles, est né à Paris au mois de mai 1848. Tout jeune, il voulait se consacrer à la peinture; mais il se heurta à la volonté de son père, qui entendait faire de lui un carrossier. Néanmoins, ce brave homme, qui aimait tendrement son fils, fut touché du désespoir de Tenfant. Il ne le laissa pas toutefois s'adonner à son penchant naturel, car il redoutait pour lui la misère, compagne inséparable, à ses yeux, de la profession d'artiste. Il prit une mesure qui calmait ses craintes, tout en donnant satisfaction, il le croyait du moins, aux g'oûts de son fils, et il le fit entrer chez un lithographe, Victor Adam.
Le jeune homme était bien peu payé, mais son maigre salaire suffisait à rassurer ses parents sur l'avenir. Quant à lui, il était content de son sort; il crayonnait. Il faisait des titres de partitions, des affiches d'opéras en vogue comme on en voit à la porte des éditeurs de musique, des couvertures de quadrilles ou de valses. Puis c'étaient des catalogues
pour le Bon Marché^ des aquarelles de modes pour le Journal des Demoiselles^ et des dessins d'histolog*ie pour des ouvrag*es de médecine. Ce travail, pour ingrat qu'il fut, remplissait de joie Dameron qui se figurait faire de Part. Il était heureux, et si les personnages qu'il campait dans son affiche, avec rintention de représenter telle ou telle scène des Huguenots, par exemple, avaient les épaules un peu larges ou les jambes trop grosses, cela ne le choquait pas autrement.
Mais un jour vint où son camarade Frédéric Régamey lui montra tous les défauts de ses compositions. Le jeune homme comprit alors qu'il faisait fausse route et qu'il avait tout à apprendre au point de vue artistique. Le coup était rude, mais Dameron avait un caractère trop bien trempé pour renoncer à son rêve, et il entra à l'atelier Suisse où se trouvaient également, Maignan, Bé-raud, Maurice Leloir, Lerolle, Flameng. Lorsqu'il en sortit, il savait dessiner et il se mit à faire de la figure. r
Les modèles coûtent cher; Dameron, n'ayant pas le sou, devait avoir recours à des ruses d'Apache pour se procurer des victimes. Aussi commençait-il à se demander avec inquiétude comment tout cela se terminerait, lorsque éclata la guerre de 1870. Il s'engagea dans un régiment de mobiles et, quand vint la Commune, il abandonna la capitale pour aller à Cernay. Il y rencontra Pelouse, qui était alors dans une misère noire, — les meilleurs ont
DAMERON 179
connu ces épreuves — et il se mit à faire du paysag-e avec lui. « C'était la belle époque de la déche, dit l'artiste en riant. Nous faisions des tableaux sur les serviettes de notre auberg-iste, la brave mère Léopold, car nous ne pouvions nous payer des toiles. Pendant les douze ans que nous sommes restés à Cernay, la pauvre femme n'a pas vu souvent la couleur de notre arg-ent; ce n'est que plus tard, quand nous avons commencé à vendre nos œuvres, que nous avons pu nous acquitter envers cette excellente personne. Elle nous faisait mang-er quelquefois de la mauvaise cuisine, mais c'était bien la créancière la moins exigeante que j'aie jamais connue. D'ailleurs Cernay et ses vallées constituaient alors un véritable paradis ; on y travaillait tranquillement, on n'y voyait pas de bicyclistes, les passants y étaient rarissimes et les badauds ne nous dérangeaient pas, en faisant derrière notre dos les réflexions saugrenues dont ils sont coutumiers. Pas de modèles à payer ; c'était le rêve. »
Cette intimité avec un peintre de la puissance et du talent de Pelouse avait assurément ses avantages, mais elle devait fatalement exercer une influence considérable sur le talent de Dameron.- Tout d'abord, il abandonna complètement la fig-ure. pour ne plus s'occuper que de paysag*e ; puis, perdant toute personnalité au contact du maître, il se mit à faire du Pelouse. Il en fit même si bien, qu'une toile de lui, aclietée à bas prix par un
l8o LES PARISIENS DE PARIS
honorable juif, fut démarquée, sig^née Pelouse et vendue par deux fois à THotel des Ventes comme Fœuvre de cet artiste, qui protesta, d'accord avec Dameron, fit constater la fraude et saisir le tableau. Telle est la deuxième étape que nous rencontrons dans la vie de notre peintre.
Dameron sentit le dang-er. A reg*ret, il se sépara de Pelouse et se mit à parcourir seul la France du Nord au Midi, chercliant à saisir ce qui faisait Turiginalité d'un pays et à en rendre le caractère propre. Les toiles de cette époque nous le montrent C( empiétement dég*ag*é de toute influence étrang*ere. li a g-ardé de ses études antérieures un dessin très mv, un coloris extrêmement chaud et un parti pris de ne peindre que ce qui en vaut la peine. Peutêtre aurait-on pu reprocher à ses tableaux d'être un peu poussés au noir; mais ce n'était qu'un l('g*er défaut dont Dameron a su se corriger promptraient. C'est là, en quelque sorte, la troisième iiiaiiiere de l'artiste.
Puis un jour vint où il se demanda pourquoi il n'iltiliserait pas sa connaissance du modèle vivant, e dans ses paysages il plaça des personnages qui 3e ^ animent de la plus heureuse façon. C'est ainsi qn il exposa le Passage du gué : deux planches jcj^es sur la rivière et surmontées d'un parapet
ossièrement équarri permettent à une jeune le iiune, portant deux canards dans un panier, de pa>ser d'une berge à l'autre du ruisseau. Une voiture^ contenant un couple de vieux paysans, et
DAMÊRON 18 1
attelée d'un cheval blanc, s'est eng-ag-ée dans le gué, à côté de la passerelle. Comme un habitant de la campag-ne ne saurait rencontrer un autre paysan sans lui tenir conyersÊition, les voilà tous arrêtés pour bavarder un peu. Il est vrai qulls le font dans un paysag-e si charmant qu'on ne saurait les en blâmer.
Qui ne se rappelle la Marchande de poulets ; le Jour du marché à Antibes ; une cabane de bûcherons dans les bois de C^may, aujourd'hui au Luxembourg-; la Marchande de jpaniers^^w musée d'Arras. Ce n'est pas là d'ailleurs le seul tableau de Dameron que l'amateur d'art ég-aré dans une ville de province peut admirer au passag'e. A Rouen, c'est la Seine à V illaines ; à Lyon, les Chênes du grand étang à Cernay ; à Quimper, les Bords de VAven ; à Semur, les Bords de V étang de Cernay ; à Senlis, les bords de la Sarthe ; enfin la toile qu'il exposa cette année, Antibes et Nice vues du cap, a été ég'alement achetée par l'État.
En 1878, Dameron enlevait le prix Troyonetune troisième médaille au Salon ; une seconde médaille le mettait hors concours en 1882; l'Exposition universelle de 1889 lui valait une médaille de bronze et celle d'Anvers une seconde médaille.
Membre du Comité et du jury des Champs- Elysées, du comité de l'Association du baron Taylor, l'œuvre philanthropique bien connue, Dameron est, depuis de long-ues années, proposé par ses confrères pour la croix de chevalier de la Lég-ion d'honneur.
S'il était originaire de Marseille ou de Bordeaux, des personnages influents encombreraient les bureaux du ministère pour lai obtenir ce couronnement d'une vie de travail et d'efl'orts. Mais Daraeron est Parisien, et la direction des Beaux-Arts n'a pas à craindre une invasion de ses pays. On sait qu'ils sont tous gens d'esprit, mais on sait encore mieux qu'on peut compter sur eux comme sur une planche fortement avariée, et qu'ils pratiquent — trop — la théorie du « chacun pour soi ».
La tradition ajoute : « Et Dieu pour tous. » Si j'étais ministre des Beaux-Arts, ce rôle de bon Dieu ne me déplairait pas, et je suis convaincu que tous les artistes applaudiraient en voyant accorder à un homme de la valeur de Dameron le ruban qu'il a depuis longtemps mérité.
22 Décembre 1895
LORSQUE le visiteur a passé une après-midi au Salon, suivant avec attention les prog*rès des uns, cherctiant à deviner la raison de certains insuccès, examinant chaque toile avec l'intention de dég-ag-er le bon et le mauvais, il sort étourdi, fatigué, et la nuit même ne lui apporte pas le repos qu'il a cependant si bien g*ag*né. Sous ses yeux défilent certaines des œuvres qu'il a vues quelques heures auparavant; mais, chose étrang-e, une sorte de sélection s'est opérée dans son esprit et les tableaux qui se présentent à lui sont g-énéralement les meilleurs. Ce sont, d'ailleurs, ceux qui ont frappé le plus vivement son imag-ination.
Si j'étais g-rand clerc ès matières philosophiques, je trouverais là sujet à d'importants développements, mais je laisse à chacun de mes intellig-ents lecteurs le soin d'interroger son « moi », et d'ex-
pliquer par de nombreuses raisons le fait que j'indique simplement en passant.
Ce phénomène étrange, je le subis avec une intensité toute particulière, en Tan de g*râce 1880, au retour d'une visite aux Champs-Elysées. Durant une nuit entière, un spectacle, toujours le même, se déroula sous mes yeux : au milieu d'un désert affreux, un homme, plus g*rand que nature, marche à pas rapides ; un vêtement de peau ceint ses flancs osseux ; à son côté est suspendue une hache de pierre, ses longs cheveux flottent au vent, sa barbe inculte est collée sur sa poitrine. Le bras droit au corps, le gauche à moitié tendu en avant, il va courbant la tête sous la malédiction qui pèse sur lui, fuyant cette phrase qui, sans cesse, retentit à ses oreilles, lugubre, sinistre dans sa monotonie : « Caïn, qu'as~tu fait de ton frère? »
Péniblement ses fils le suivent. Quatre d'entre eux portent une civière dont les montants sont des arbres à peine équarris. Son poids est énorme et les hommes qui en sont chargés font un effort surhumain ; leurs bras sont tendus à craquer, leurs jambes ploient sous le faix, mais ils vont, ils vont toujours, suivant leur chef. Assise sur des peaux de bêtes qui recouvrent cette sorte de brancard, la femme de Caïn, le visage assombri, tient sur ses genoux ses deux jeunes enfants. Marchant à ses côtés, un des fils porte sa compagne trop faible pour suivre cette course furieuse, un autre tient sa lance, un troisième est chargé d'un quartier
d'animal par lui abattu. Quelques chiens maigres, à la longue échine, suivent, le nez au sol, et ce g-roupo lamentable va follement devant lui.
Ce rêve, je le devais à l'immense toile que Cormon exposait cette année-là et que j'avais admirée dans la journée. Comment, en effet, n'auraitelle pas frappé l'esprit ? Tout, dans cette composition, était plus grand que nature, les hommes, leurs efforts, et le travail même du peintre.
Je me promis bien alors de faire un jour ou l'autre la connaissance de l'artiste. C'était un Parisien de Paris, cela devenait facile.
On se représente volontiers, à l'avance, d'après certains indices, les gens que l'on ne connaît pas; et ce qu'il y a de curieux, c'est que souvent l'imagination et la réalité sont d'accord. Je m'étais toujours figuré que Cormon était un homme sec et nerveux; cela se sentait dans sa composition, dans Tactivité fébrile déployée par ses personnages. Ce que je ne savais pas, c'est qu'il est presque aussi grand que ses toiles. J'aurais dû comprendre cependant que, pour brosser des tableaux de six et huit mètres de haut, l'exiguïté de taille est un défaut capital. Mais ce qui est caractéristique chez Cormon, c'est un incessant besoin de mouvement. Cette activité se traduit d'ailleurs de la façon la plus heureuse pour l'art.
On peut presque infailliblement juger delà valeur du peintre par le nombre de ses études. Le contemplatif, celui qui n'achève qu'une ou deux toiles
l86 LES PARISIENS DE PARIS
par an, acquiert bien une certaine justesse de vision ; mais, son œuvre reste toujours incomplète car Texécution laisse à désirer. On sent que le peintre est gêné lorsqu'il lui faut donner une forme matérielle à Tobjet de ses contemplations. Au contraire, le véritable artiste produit des études comme un pommier porte des pommes. Et n'allez pas croire qu'il désignera sous le nom d'études des croûtes bâclées où il n'y aura ni couleur ni dessin. Ce sont, au contraire , des toiles très justes de tons, très serrées comme lignes, très finies, que leur auteur conserve soigneusement, car ce sont les éléments de ses travaux futurs. Un peintre digne de ce nom vend ses toiles ; jamais il ne se sépare de certaines études.
Cormon a dans son atelier des quantités innombrables de cartons. Je les ai examinés avec d'autant plus de soin que c'est là surtout où l'on peut apprécier un maître, et j'en suis resté absolument émerveillé.
Ce sont des peintures au brun rouge étendu d'essence, rehaussées de gouache. Elles sont poussées autant que faire se peut, et le trait en est arrêté avec une précision extrême. Toutes ces études représentent un seul personnage et sont sur papier calque, ce qui permet à l'auteur, en les superposant, de voir immédiatement l'aspect des groupes qu'il entend représenter.
Peut-être serai-je indiscret en annonçant, dès à présent, que Cormon a l'intention de faire une
exposition de ces cartons ? Mais ce dont je suis sûr, c'est que tous les amateurs d'art seront enchantés de cette décision, et que le succès sera grand. A côté de Cormon, le peijitre connu de tous, on trouvera un Cormon nouveau, intime, en quelque sorte, mais plus intéressant encore.
En attendant ce moment qui^ il faut l'espérer, ne tardera guère, laissez-moi vous présenter l'homme.
Né à Paris en 1845, il passa par l'École des Beaux- Arts et fut élève de Cabanel. Il exposa pour la première fois, en 1868, un tableau intitulé la Mort de Mahomet, En 1870, une scène tirée des Niehelungen lui valait une médaille. En 1872, il obtenait une seconde médaille et était mis hors concours avec une fig-ure de femme.
En 1875, le prix du Salon était accordé à sa toile la Mort de Ravana, que l'État plaçait au musée de Toulouse.
En 1880, son Caïn lui valait la croix de chevalier de la Légion d'honneur.
L'Age de pierre^ aujourd'hui au musée de Saint- Germain, était son Salon de 1884. En 1887, sa Victoire de Salamine lui valait la médaille d'honneur, et l'œuvre était placée au Luxembourg. En 1889, Cormon remportait une médaille d'honneur à l'Exposition universelle.
Dans l'intervalle qui séparait l'envoi au Salon de ces grandes compositions, il exposait de nombreux portraits et des toiles de dimensions plus modestes
l88 LES PARISIENS DE PARIS
dont les sujets étaient souvent empruntés aux guerres modernes.
Il décora, entre temps, un salon de l'Hôtel de Ville de Paris; il est, depuis deux ans, occupé à une grande décoration pour le Muséum et compte encore passer le même laps de temps sur ce travail, pour lequel il a réuni les innombrables cartons dont j'ai parlé il y a un instant. Il ne s'agit, en effet, de rien moins que de dix grands panneaux et d'un plafond de neuf mètres, consacrés à la période préhistorique. Enfin, Cormon est officier de la Légion d'honneur.
Sous des dehors très froids, presque rudes, se cache chez lui une imagination ardente et un cœur excellent. Tous ses camarades donnent sur son compte la même note. D'un talent très personnel, n'aimant ni la révolution sans raison, ni le convenu par routine, il s'entend traiter d'arriéré par les impressionnistes, et de révolutionnaire par les classiques à outrance. Il ne s'en inquiète pas autrement, et dans son superbe atelier de la rue d'Àumale, au milieu de ses bibelots précieux et de ses chères études, il travaille avec cette fougue qui fait le fond de son tempérament.
Cormon a de nombreux élèves, et comme il regrette le temps qu'il a pu perdre lui-même à l'école, il exige d'eux une certaine discipline; il a su faire comprendre à ces jeunes gens qu'il était de leur intérêt de travailler. Cela n'a pas amené, comme on pourrait le croire, une levée de boucliers et
ceux d'entre eux à qui j'en ai parlé arrivaient invariablement à cette conclusion, irrévérencieuse dans la forme, mais flatteuse, en somme, pour celui qui en était Tobjet :
« Oh! le patron est bien un peu gueulard; mais c'est un si bon type ! »
24 Décembre 1895.