‹ Les parisiens: pièce en trois actesChapitre 50 sur 71 · SCÈNE XL CLOTILDE^ pnia MAXIME · texte numérisé non relu

SCÈNE XL CLOTILDE^ pnia MAXIME

GLOTHJDE^ awe wie aorte d'ëgarement.

Sebattre!... lui!... Maxime!... et... et Anna qui l'aime! (L'aper cerant.) Ah! le voilà ! c'ost lui!... *

MAXIMB^ joyeux.

Ah ! madame !.. . que vient de me dire mademoiselle Anna ?. •• que vous daigniez m'accorder votre protection ?

CLOTILDB) arec Impatience.

Oui^ monsieur^ c'est entendu... mais répondez-moi... vous allez vous battre?...

MAXUIE.

Moi, madame?...

CLOTILDB.

Avec monsieur de Granchamp!... le comte de Pintré m^a tout dit...

MAXUIE^ ëtOQBë.

Monsieur le comte ?. . .

CLOTILDB) agitëe.

li ne me savait pas là !... il a parlé d'un dud qu'avait mon-

ACTB DBUXIÂMB 79

sieur de Grancl)ainpJ''ai youlu eonnaltre son adversaire, et fl vous a nommé!...

MAXIME, à put.

Oh I je comprends !...

CLOTn.DE.

Vous ne répondez rien? C'est donc vrai?... Oh ! mais vous ne vous battrea pas!*., je ne le veut pas!.», je vous le dé^ fends !..é

MAXIME

Madame...

CLOTILDE

Cet Âlbéric?... ce marquis de Granchamp, c'est un duelliste! un spadassin!... il vous tuera !

BIAXTME, à pan.

Grand Dieu!... si elle savait?...

CLOTILDE, égarde.

VOUS tuera, vous dis-je! Oh ! jurez-moi, jui'ez-nfoi que vous ne vous battrez pas!

MAXlMEk

Mais*..

CLÔTILDE.

Quelle est la causé de ce duel?... une querelle dé jeu sans doute, un rien peut-être, on peut s'entendre, s'expliquer!... je ne sais pas, moi.<. mais ce que je sais bien, c^est que ce combat inégal n'aura pas lieu, c'est que..» (a pan.) Ah \ ^c ae sais ce que j'éprouve..', mais il me semble que je mourrais avant lui !»..

MAXIME

Mon Dieul madame! Vous chancelez, qu'ave»-vous? je vais appeler?^..

CLOTILbB, Inltant.

Non^ non, je vous le défends !... pai* grftce I... ne vous éloi* gnezpas !.. . restez !... je le veux... je... (poumuii an cri ëtouirc.) Ah!...

Elle t'affaisie sur le fiuteuil qui est pr^« d'etlé.)

MAXIME

Elle est évanouie !... que faire?... et elle m'a défendu de...

(s'ageDonillaBt detant elle et lut prenant les maint.) Mais il faut Cependant...

madame!... madame!..

CLOttLDE, revenant à elle et àperceTant Maxime^ arAc uti crt de Jolé.

Il est encore là!...

(Par un mouTement involontaire, Glotildo saisit dans ses mains la tête de Maxime, puis elle poasso un cri de honte et se lève.)

MAXIME, à p«rt.

Oh! quel éclair!... oui., ce trouble, ce regai'd d'autrefois...

CLOTHAB^ à ptrt.

Mon Dieu !... mon Dieu !... vous ne m'avez pas exaucée.

MAXIMB^ à part.

Ces larmes^ oh ! j'ai devine. .. (naui.) Eh bien, madame ?. ..

Je me sens mieux... merci !... Je vais me retirer^ mais avant^ promettez-moi^ monsieur, jurez» moi que vous ne vous battrez pas...

MAXIME

Madame!....

CLOTILDE

Je vous le demande au nom de ma fille.

MAXIME

Ah! •

CLOTILDE

Eh bien? "

MAXIME

Je vous le jure^ madame !

(Elle lui donne sa main , Maxime la porte à ses lèvres. — Glodilde essuie ses larmes & la dérobée. — Desgenais parait au fond.)

CLOTILDE

Merci!... merci!...

DE PRÉVAL, daos la coulitse.

Ah! c'est une indignité !...

CLOTILDE, à part.

Monsieur de Préval!... (a Maxime.) Vous avez juré. (Biie wrt.)

MAXIME^ bas à D«sgcnais.

Mon ami, je ne serai jamais le mari d'Anna, elle a une rivale ! et cette rivale ...

DESGENAIS, bas.

Je le savais...

MAXIME

Quoi?...

DESGENAIS

Mais le père sera pour nous... je vais tâcher du moins, allez,

allez ! . . . (Maxime sort.)

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