‹ Les parisiens: pièce en trois actesChapitre 9 sur 71 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

mauvais Jours furent venus et que je me séparai d'elle^ elle

Eleura. Il y a quelques mois encore^ elle avait i)our moi de onnes paroles^ de doux regards; mais aujourd'hui^ Anna n'est plus qu une belle demoiselle^ et je suis seul k me souvenir; car il n'y a plus rien pour moi dans cette vie d'enfant heureuse^ ni une larme^ ni un regret... (ii descend).

D£SG£NAIS^ se levant.

Cependant^ ce n'est pas elle qui a pu provoquer la mesure sévère dont vous avez été la victime.

MAXIME

Non, sans doute ; c'est madame de Préval.

DESGENAIS

Âhl... (il descend.)

MAXIME

Madame de Préval, qui jusque-là avait été pourtant si bonne pour moi !

DESGENAIS

Ah! elle était!...

MAXIME

Bien souvent elle m'avait pai*lé de ma famille, de mon avenir, avec unintérêt, une chaleur!...

DESGENAIS, rêvant.

Fort bien. *

MAXIME

Une fois même... Tenez, il y avait bal à l'hôtel... la nuit ét<dt déjà fort avancée, et je m'étais retiré dans un petit boudoir solitaire où je rêvais...

DESGENAIS

A mademoiselle Anna, qui dansait en ce moment avec des petits Lafûtte en herbe.

Tout à coup, en me retournant, j'aperçus à mes côtés madame dePrév£ui qui fixait sur moi ses beaux yeux, dans lesquels je lus un intérêt plus grand encore que jamais...

DESGENAIS, h part.

Ah! ah!

MAXIME

Elle était comme troyblée et semblait avoir quelque chose à me dire.

DESGENAIS

Et alors?

MAXIBIE.

En ce moment, j'entendis la voix de mademoiselle Anna dans

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one pièce voisine $ involontairemeiil Je tressaillis^ et une vive rougeur me monta au visage... Madame de Préval me reprdaît. Tout à coup sa physionomie changea... une ombra légère vint plisser son front, un sourire amer glissa sur ses lèvres^ elle se leva lentement et s'éloigna sans m'avoir dit un mot. Quelques jours plus tard...

DESGENAIS

Vous suiviez tout pensif le chemin de...

MAXIME

Que dites-vous?

DESGENAIS

Du Racine... Écoutez^ mon ami. Voulez-vous me permettre d'agir à ma fantaisie?

MAXIME

Ëh bien?

DESGENAIS

Eh bien^ si on me donne votre place^ je la prends.

MAXIME, étonné.

Ah!

DESGENAIS

Et peut-être im jour vous en donnerai-je une autre.

MAXIME

OÙ cela?

-^ DESGENAIS

Dans le cœur d'Aricie... (m reprentnt) de mademoiselle Anna.

MAXIME

Quoi?

DÏBSGENAJS.

J'^ai mon idée... laissez-moi faire.

MAXIME

Oh! je m'abandonne à vous.

DESGENAIS

Très4)ien. (Brait de Toltar^.)

MAXIMB.

Voici peut*êti*e monsieur le comte, (n s^approche d« u croisée.) Une voiture s'arrête devant l'hôtel.

Non^ mon amf, ce n'est pas une voiture... ceci doit être un fiacre.

MAXIME, à la fenêtre.

En effet, une jeune fille en descend.

PESGENAIS.

Ce^t Mwnel..,

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