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tonique : dyès, kwët, rèt (— fr. rate) glace, quatre, souris L., hèë, vèë 1-8, 19-22, -e 8-18 hache, vache L., etc. Quand la voyelle est devenue finale par amuïssement de la consonne, ë m'a souvent paru moins ouvert, et en outre le Val-d’Ajol présente un traitement particulier, cf. 63.
C. — Dans plusieurs séries importantes de mots, nous trouvons des variations de la quantité et de la qualité : 1° Dansles mots terminés par l’ancien suffixe aige — fr. age
<< aticu (cf. tesmoignaige NAL. 2529, 41, heritaige id.2531, 83°; naturellement la graphie age existe également) & est le traitement des deux vallées, mais l’aire 11-15 dit presque exclusivement &,cf. fromage c.368, village L., etc. La comparaison de hëé, vée et le traitement é; du Val-d’Ajol prouvent qu’é s’est fermé avant l’assourdissement de la consonne, il est d’autre part assez probable qu’ des deux vallées est dû à un abrègement syntactique ; mais la région de Remiremont a-t-elle connu cet abrègement et la fermeture s’y est-elle produite en syllabe brève ou longue, ce sont des questions insolubles actuellement.
2° e ouvert persiste partout dans sët sept L., mais dans la terminaison qui correspond au fr. elle il se ferme et s’allonge dans la région de Remiremont: sèl 1-10, 11 b, 16-22 mais 5ë/ T4 4, 25 4, 5/ 12,13 chaise Lfécrouellesic. 277) truelle c. 770; sél de 14, 15 montre que la fermeture de la voyelle n’est pas la conséquence de lallongement.
3° Un ancien ÿ << lat. 3 est devenu e dans tous nos parlers devant / et n mouillés. Actuellement devant y << J & est le traitement de presque toutes les localités ; la voyelle est parfois longue dans la région de Remiremont. &est rare, je ne lai relevé que dans étrèÿ étrille L. des témoins 11 a, b; maisé est le seul traitement du Val-d’Ajol : foséy partout sauf -éy 12 faucille L., chenille c.175, fille c. 346. « Cheville » et « étrille » présentent quelques formes accidentelles en æy : pour « cheville » cf. 6 58, quant à ëtr&y de 11 c, Gest une. forme probablement refaite sur « étriller » que je n’ai pas recueilli, cf. aussi Ç 20 ad finem. Dans géy partout sauf gèy 12 quille L. << germ. (franc) kegil M. L., EW. 4686, il est impossible de savoir si nos parlers ont passé par un stade 7,
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Quand la voyelle est devenue finale dans fils c. 347, « mil » millet L., à côté de fé, mé de tous les autres témoins, 11 a, c disent f&, m&, 14 à pm&,tm&, peut-être aussi sous l’influence de la consonne labiale, cf. Ç 58.
Les mots qui contiennent y se réduisent à deux, ligne L., vigne c. 791, et, sans parler de la pénétration de la forme française, le développement de-ces deux mots est compliqué par la réduction de y à n dans la région de Remiremont et la disparition de la consonne dans l'aire 20-22. Quoi qu'il en soit, on voit que la plupart de nos parlers présentent ë, souvent nasalisé, et allongé au point 14 ; seul le Val-d’Ajol dit é.
4° Le suffixe qui correspond au fr. fer, ière est partout ér au féminin ; mais le masculin offre deux formes, é dans les deux vallées, éy, le plus souvent long, dans l'aire 11-15 : premier, -ère c. 613, etc. Il semble bien que l'ouverture d’èy soit ancienne et antérieure à la fermeture dé, ér. Quant à l’absence du y devant e, elle est explicable de deux façons : on peut admettre que le y a été absorbé par les chuintantes, comme cela s’est produit en français, et que nos parlers ont étendu par analogie la forme du suffixe sans y à tous les autres mots. Il est possible aussi que l’ancien groupe yey ait été réduit par dissimilation àey; car un développement de ce genre semble avoir eu lieu dans des groupes semblables, d’origine différente, qui vont être examinés ci-dessous.
s° Tous nos parlers sont d'accord pour représenter par e le latin e ouvert tonique suivi d’un y. On considère en général que les parlets orientaux, qui ont presque tous ce ‘traitement, n’ont pas diphtongué la voyelle, contrairement au français où le groupe latin éy est devenu z en passant par Jey, cf., entre autres, Horning, (35; n. 3; Meyer-Lübke, Gr. d. R. Spr., I, $ 160. L’hypothèse que nos parlers auraient connu ÿey n’est cependant pas inadmissible; en effet la c. 790 vieux, vieille donne pour plusieurs de nos parlers les deux formes v36, véy; or, si l’on admet l'explication proposée $ 145$ d’après laquelle ces formes représentent vefu, “veta, il en résulte que dans notre région wy est'une