‹ Les Parlers des Vosges MéridionalesChapitre 15 sur 67 · RATE · texte numérisé non relu

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Enfin, je me contenterai de rappeler qu’un w apparaît après un ä dans les mots déjà cités 24 « corvée, écrouelles, truelle », car je ne puis pas affirmer que dans les points et dans les mots tels qu'essuyer c. 311, jouer c: 424, etc., où je ne lai pas noté, ce phonème n'existe réellement pas. Mon audition a pu être en défaut, et il serait par conséquent risqué de raisonner sur des faits dont la valeur est incertaine.

$ 29. Amuïssement des consonnes finales.

Outre les cas où l’amuïssement existe également en français et qui sont passés sous silence, nos parlers en présentent un grand nombre d’autres. Mais, si important qu’y soit ce phénomène, la Sphonétique syntactique et l’analogie le rendent souvent irrégulier et ilarrive même que nos parlers conservent certaines consonnes, finales que le français ne possède plus, cf. fin du paragraphe.

r, très anciennement final ou devenu final par l’amuïssement d’une consonne, disparaît à peu près sans exception, cf. les infinitifs-en #==\1r: fr ceux en =firieomdansiavoir, saVoIPELe les suffixes & — fr. otr, à — fr. eur, etc., le sufhxe à — fr. ard, fwô fort L., etc. En dehors des mots empruntés au français, les adjectifs noir et sûr L. ont partout un r qui provient de la forme féminine.

r est en outre tombé dans trois mots où il était anciennement suivi d’un e féminin, à savoir derrière c.244, encore c. 291 et guère c. 403. La forme avec r de ce dernier mot subsiste encore aux points 12 et 13, du moins quand il ést indépendant ; car dans le composé qui signifie vaurien L. et qui correspond au fr. « guère d'œuvre », 12 et 13 disent wédy®v, -f.

L'amuïissement d’un r qui occupe la deuxième place d’un groupe final donne lieu à des faits plus variés. Il se produit partout dans les verbes anciennement terminés en dre tels que fendre c.338, etc., mais ailleurs, et dans des mots de toutes les époques, il se maintient dans un domaine variable : arbre c. 39, les représentants de scindula au sens de bardeau c. 84, ceux d’uber au sens de pis de la vache c. $82, cendre c. 143, encre c. 292, genièvre c. 382,ombre c. 531, maître L.; il faut particulièrement noter quatre L. qui se dit partout kwët devant consonne et à la pause, mais conserve la forme plus ancienne kwëtr devant voyelle chez la plupart des témoins.

GRR

L’amuissement de ! n’est pas moins répandu que celui de r, cf. le suffixe & — a. fr. el, sô sel L., myÿé miel id., etc. Les exceptions sont rares : tous les témoins disent, comme en fr., nôvél à, nouvel an, et dans les expressions « un bel homme, de beaux hommes », quelques-uns emploient encore bèl à côté de bé, qui est beaucoup plus usité, cf. nouveau, beau Z.

On a vu S 16 que / après diverses consonnes devient y ; aussi est-il impossible de reconnaître à quel stade la consonne s’est amuïe dans cercle c.144, ongle c.533, tréf trèfle L., etc.

f tombe de même partout dans by&, y& bœuf, œuf L., etc., sauf dans le nom de nombre neuf ZL. quise dit y®@f dans toutes les localités quand il est final. Dans la phrase, devant consonne, deux témoins seulement ont été interrogés, 1 a a employé y&f, mais 1 b y&, que j'ai souvent entendu dans la région du Thillot.

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