Boyé, op. laud., p
3. Remerimont (208, NAL. 2529, 41, etc., Remiremont 1291 (ou -92), id. 2530, 47, etc. ‘
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de Saint-Étienne), Mailleveler 1303 (ou-04) ', Peccavillers pkoulë (Saint-Amé), Paschaveleir 1291 ?, Remanvillers rmävlè (Ferdrupt), Zainvillers zêvlé (Vagney), sections situées dans le voisinage de Remiremont ou tout au plus vers le milieu de la vallée de la Haute-Moselle. Nombreux sont aussi les noms de lieux formés suivant une syntaxe très ancienne, tels que Ramonchamp rémoéà, Ferdrupt féddü, vraisemblablement formé de « Frédéric » + yù < rivu, Cornimont këmimô, dont le premier élément est cependant obscur 5, Thiéfosse réfos, Tierfosse 1433, probablement formé de « Thierry » — «fosse», Gérardfeing j#rafè (Bellefontaine) où feing correspond au fr. fange, cf. $ 29, 9°, les Galmanprés gélmôprä (Ferdrupt) etc. Au contraire, dans les noms de date plus récente, le nom du propriétaire est postposé, cf. les Chaix-barbe /6 ce barb (Bussang) où < est la forme locale du fr. essart, les Champs-Colnot lé £% kôlno (Bussang), Faing-Bairer lë fè bèré (Ventron), Pré-Jacquot prà jakà (la Bresse), etc.
M. P. Boyé, dans son ouvrage déjà cité, a longuement montré le rôle considérable des populations alsaciennes dans Pexploitation des hauts pâturages et la colonisation de la partie haute des vallées, cf. notamment le chapitre IV etles pages 72, 74, 83, 88, 108, 342, etc. Il est cependant remarquable que peu de noms de lieux habités aient une origine germanique ; Ventron, Wintheraw alias Ventron 1594, paraît contenir comme premier élément l’allemand Winter, le traitement de la terminaison étant assez obscur ; mais le nom germanique de la Bresse Walle 1402, Wolle 1426, n’a pas triomphé, bien que cette localité soit très voisine de la vallée de Münster, d’où les colons sont venus en grand nombre : ce fait indique que la pénétration de ces populations ne s’est pas produite par masses.
La vie du paysan de ces régions ingrates, où la terre est très