OV TU
Ce traitement s’est produit accidentellement dans wë/à voilà c. 800 et vési voici L. des points 19-22, sans doute en raison de l’emploi particulier de ces mots : on peut comparer le développement également accidentel du fr. populaire vla. Dans vhŸ, voisin, de 20-22 il est impossible de dire si v représente un développement récent ou l’état ancien, qui aurait été conservé par suite de la chute de la voyelle de la syllabe initiale.
2° v. dans aiguille L., aiguiser c. r2.
L'extension du v dans ces deux mots est importante ; mais je ne puis que signaler le fait dont l'explication m’échappe.
Dans krvey, kôruë, corvée, des points 11 et 12, on ne peut pas savoir si le vest issu d’un ancien w, cf. p. 38, ou si nous n'avons pas simplement affaire à des formes empruntées au français ; d'autre part, dans les représentants de l’étymon probable *jugata, dérivé de jugu, que nos parlers emploient pour désigner les deux poutres horizontales qui maintiennent les montants auxquels les bêtes sont attachées, cf. p. 66, plusieurs formes ont un vintervocalique qui paraît être récent.