ANT
Le représentant de l’a. fr. auques < aliquid au sens dequelque chose c.626 a une forme remarquable 4%, usitée partout sauf au point 13, qui emploie une forme secondaire 6k. Ce traitement n’est pas propre à notre domaine; on le retrouve dans de nombreux parlers lorrains, cf. Horning, $ 18, tandis qu’ôk qui serait la forme régulière, cf. dc Grammont, La Franche-Montagne, n’a été relevé dans aucune localité de la Lorraine. Ma carte 626 montre que la forme anormale existe aussi dans la région franccomtoise limitrophe. Faut-il admettre, comme le fait M. H., qu'il s’est produit de bonne heure un amuïssement de /, ou qu’ak provient des parlers lorrains où a] + cons. devient à, cf. H., loco. cit. ? De toute façon la diffusion d’une forme aussi particulière qu’ak, d’où procède par palatalisation secondaire é6k, etc., ne peut s'expliquer que par des emprunts, aussi bien dans notre petit domaine que dans l’ensemble des parlers qui l’emploient.
Il faut enfin citer pä plus L. où / s’est amuï, comme en français populaire, sans doute sans passer par *pyà.