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et à et aussi à de devoir aux points 12 et 16 sont analogiques, comme on le verra plus loin.
ñ est assez peu répandu; outre les faits précédents, on le trouve encore dans {nÿ, vnü, tenir, venir, au point 15 et dans /0y#, réussir c. 655, aux points 14, 15 (les faits me manquent pour le v. « ouir »).
Les infinitifs à terminaison consonantique ne comportent pas de description; et il en est de même des formations du participe passé, pour lesquelles on doit se contenter de renvoyer au
Quant au participe présent et au gérondif, ils sont partout en
$ 98. Indicatif présent.
Aï— Singulier.
La deuxième et la troisième personne, formées comme en français sans élément flexionnel, n’appellent aucune observation, mais la première présente dans une partie de notre domaine une désinence, qui constitue un des faits les plus importants de la morphologie. Cette désinence est en ë dans l’aire 1-8’, 18-22 et en à au point 12, dans la plupart des verbes, cf. j'allume c. 27,
je perds c. 568 et plus loin & rr2.
B. — Pluriel.
1° Première consonne.
La désinence est Ô dans l’aire 1-10, à au point 12, à dans le reste du domaine, cf. p. ex. nous connaissons c. 205. Seuls, les trois verbes aller, avoir, être font exception et ont, dans des aires différentes mais qui ne comprennent pas les points 1-8’,
20-22, une désinence 0: v0 9-19, 0 9-I1, 14-17, s0 II, 13-17,,
cf. les cartes 22, 68 et 324; en outre le Val-d’Ajol emploie pour le verbe être ôt et sét.
2° Deuxième personne.
La désinence est en # aux points 11, 13-15, en à aux points 8,
8" et 12 et en à dans le reste du domaine. Tous les verbes, y compris dire et faire, cf. dites c. 253, présentent la même flexion. Les seules anomalies sont v/à voulez c. 807 de l’aire 19-22, où elle est du reste concurrencée par vli et les formes d’avez c. 69et d’êtes c. 323, quisont irrégulières partout.
3° Troisième personne.
La désinence régulière est en 0 dans l'aire 1-10, en à 10-11, 13-18, en à au point 12 et ent, t dans l'aire 19-22; cf. portent c. 599, etc. Les seules exceptions sont d, ont, w, vont, usités partout, 50 sont 1-19, sû 19-22, etfont c. 332 qui se dit fo aux points 11, 14, 16-22.
$ 99. Impératif.
Ce mode comporte peu d'observations : comme en français, il suit le traitement des personnes correspondantes de l’indicatif ; pour la 2° pers. du pluriel, cf. asseyez-vous c. 49. Comme en français aussi, l’impératif d’avoir et être est identique au subjonctif ; il est même fréquent que nos parlers fassent précéder la forme verbale de « que » et du pronom. C’est ainsi que de nombreux témoins ont répondu « que tu sois gentil », cf. N.E. de la carte 326. Il faut enfin noter que la 2° personne du singulier de venir, cf. c. 782, présente une formation particulière, qui sera examinée plus loin Ç 135.
$ 100. Futur.
Comme en français, la flexion du futur se superpose sur celle de l'indicatif présent du verbe avoir, exception faite cependant de la deuxième personne du pluriel, qui présente des différences notables.
Au singulier les désinences du futur sont respectivement pour les trois personnes 4, 6 et é partout, sauf la troisième personne qui est é à Remiremont. Au pluriel la désinence de la première personne est Ô dans l’aire 1-8, à aux points 13 et 18-22, à au Val-d’Ajol et ô dans l'aire 9-11, 14-17, cf. aurons c. 75 ; celle de la 2° personne est à aux points 1-10, 12, 16, 17, 19-22, ë aux
points 13-15, 17, 18, et à au seul point 11, cf. aurez c. 76; enfin celle de la 3° personne est partout 6.
6 107. Imparfait.
À. — Imparfait ordinaire.
Au singulier l’usage de nos parlers est très compliqué. L’aire 1-8 ' est seule à offrir une forme unique € pour les trois personnes. 9, 10, 14-18 sont aussi assez simples, mais la plupart des témoins y hésitent entre é ct éy; 6 existe également au point 13, mais seulement à la 3° personne et en rivalité avec ë, età Remiremont aux trois personnes, mais en concurrence avec une autre désinence 0. Cette désinence à est régulière aux deux premières personnes dans les localités 12 et 13. Quant à la 3°, au point 12, elle est en à. Enfin l’aire 19-22 présente 6, éy aux deux premières personnes ; mais la troisième est en #, à l'exception de l’imparfait du v. être qui se ditfä: cf. je croyais c. 233, tu AVAÏS C0 MIA TAITC 71/0 État C2) ter
Au pluriel, les faits sont incomparablement plus simples : les deux premières personnes sont partout en 7; la 3° l’est également dans laire 1-18; quant à l'aire 19-22, qui connaît aussi 7, les formes y sont régulièrement en ét, éyt: cf. par ex. äwi 19 c, 21 a, mais db 20 4, 122/b 6j 2100, avaient, 772114 2214 Ma tét 19a, b, 20a, 22 b, léyk 21e, etc.
B— [mparfait prochain.
Outre l’impartait ordinaire, dont nous venons de décrire la flexion, tous nos parlers possèdent un imparfait qui a été très bien dénommé imparfait prochain; il s'emploie en effet pour indiquer qu'une action venait d’avoir lieu quand une autre action s’est produite. Partout il est exprimé par une terminaison or, rarement réduite à ô (cette réduction n'existe en effet qu'aux points 13, 14), qui s'ajoute à l’imparfait ordinaire. Mais si l’usage de cette formation nouvelle est commun à tous nos parlers, les procédés de rattachement d'or (0) à l'élément verbal précédent varient non seulement d’une localité mais d’un témoin à l’autre, et il arrive même qu’un témoin emploie des formes où la particule est soudée diversement, cf. 125.
Re
$ 102. Conditionnel.
La 1'° et la 2° personne du singulier sont partout en 6, les deux personnes correspondantes du pluriel partout en 3. Seules les troisièmes personnes présentent des variations: au singulier, la désinence est à dans les localités 1-10, 12, 16, ë dans l'aire 11- 15, & dans l'aire 17-22; en outre 11 et 1$ emploient également 0, cf. ilfaudrait c. 334, etc. ; au pluriel 3 est usité dans toute l'aire 1-18; quant à 19-22 qui connaissent également cette désinence, ils emploient en outre et plus usuellement 6/: cf. ëri, auraient, 19, C, 21 a, mais ér0! 20 a, 21 d, 22-b, etc.
$ 103. Parfait.
Le parfait est encore d’un usage courant dans nos parlers, c’est ce qui apparaît d’une façon particulièrement nette dans les récits publiés à la suite de mon Lexique français-patois. Sans doute le temps composé de l’auxiliaire avoir et du participe passé lui fait concurrence; mais, en raison de la méthode de mon enquête, on ne peut l'utiliser sur ce point que sous les plus expresses réserves.
En ce qui concerne les formes du parfait (si le nombre de mes cartes est assez limité, les faits complémentaires, réunis dans mon Lexique, sufhsent pour donner une idée exacte de l'usage de nos parlers), il n'existe dans toutes les localités qu’un seul système flexionnel de parfait faible, et partout également, sauf au point 12, on ne trouve de formes de parfait fort que dans les verbes avoir, devoir, être, pouvoir, savoir, vouloir.
Les formes du singulier du parfait faible sontles plus simples: il n'existe partout qu'une désinence pour les trois personnes, et elle est en é dans la grande majorité des localités ; & est en concurrence avec é au point 6, et c’est la désinence unique des PONS ATL 13215, Ci. alachetéc.9,:1l partite SS6r ilrentrac2648; etc.
Les formes de pluriel sont plus compliquées : le Val-d’Ajol possède seul une désinence ér, cf. ékmäsér, commencèrent, 12 b,
1. àn élé de 7 b est en fait purement individuel; c’est un emprunt que ce témoin a fait au parler de Saint-Maurice, où il habite. Les parlers des Vosges méridionales. II
vnér, vinrent, id. m&rér, moururent, id.; l’aire 1-7 etle point13 ont la même désinence &r, qui existe également aux points 11et 14, mais en concurrence avec une autre désinence 6; celle-ci à son tour est la désinence unique de l’aire 8-10, 15-19. Quelles que soient les différences désinentielles, toutes les localités 1-19 s'accordent pour ne présenter qu’une seule forme par les trois personnes. Au contraire l'aire 20-22, qui emploie à à la 3° personne, a une désinence particulière # pour les deux autres, cf. nous apprîimes c. 35, nous revimes c. 658, etc. C'est par suite d’une erreur contenue dans Adam p. 174 que M. M L., Gr. d. Rom. Spr., $ 273, attribue à La Bresse une forme et à la 3° personne. Par un accident fâcheux Hingre a oublié dans sa Monographie, p. 65 sq., de donner le paradigme du parfait, mais la p.tir offre khtion, jetèrent, dékhkeukhon, ébranchèrent.
Ainsi qu'on l’a indiqué plus haut, les parfaits forts sont plus nombreux au Val-d’Ajol que dans les autres localités, cf. ëpri, j'appris, 4 m écü, jem'’assis c. SO, krü, tu crus, ru, je revis, Ji, il fit, éprir c. 35, ruur c. 650, krür, fir; les deux formations y sont parfois en rivalité, cf. rsèvé, il reçut, -vér, et rsür, ils reçurent, dut. 12 b.
Quant aux parfaits des six verbes avoir, devoir, être, pouvoir, savoir, vouloir, leur complexité se prête mal à une description ; c'est pourquoi je me contente ici de renvoyer au © 138 où le développement de ces parfaits sera exposé.
$ 104. Subjonctif.
Dans tout le domaine il n’existe qu’un seul temps simple pour le subjonctif. Avoir et être font seuls exception et conservent encore quelques doubles formes de présent et d’imparfait ; ceci n'est vrai que de la région de La Bresse, cf. Hingre, Monographie, pp. s7 et 62, et je dois même ajouter que, malgré des questions nombreuses et variées, je n’ai à peu près rien obtenu de tel, cf. sésié 21 e et fésté 21 d, qu'ils fussent, s. v° être L. Au reste les paradigmes de Hingre montrent qu’un recul s’est produit dans les deux auxiliaires : à l'imparfait, à côté d’eisse, feusse du singulier et euste, feuste de la 3° pers. du pluriel, Hingre donne pour
= 163 Ex
la 1'° et la 2° pers. du pluriel inse et sinse qui sont des formes du présent ‘; de même, si Hingre cite pour le présent d’avoir desing., dele 3° p. pl., la carte 77 et les réponses faites à qu’ilsaient: 7s 21 a mais ®slé 19 a, 20 a, 21 4, €, 22 a, b montrent que ces formes de présent tendent à disparaître dans cette région.
Sauf les verbes avoir et être et quelques autres, qui seront examinés plus loin, $ 139, tous les verbes ontles mêmes formes
de subjonctif
Au singulier, les trois personnes ont la même désinence ës dans les localités 1-10, 12, 16-22 et &s dans l’aire 11, 13-15 et en outre chez les témoins b et f du point 6, cf. que j’aille c. 24, ter
Au pluriel, les faits sont plus variés : dans l'aire 1-11, 13-18 il n’y a qu’une désinence ïs pour les trois personnes ; mais au point 12 la désinence du pluriel est semblable à celle du singulier, par conséquent est en %s ; quant aux points 19-22, à côté d’?s des deux premières personnes, ils emploient pour la 3° pers. une désinence ésté. Mais, de même que nous l’avons noté pour l’imparfait de l'indicatif et pour le conditionnel, $$ rot et1o2, la désinence des deux autres personnes n’y est pas inconnue; et par exemple 21 a nous adonné nälis, aillent, 19 c, 214 vnis, vinssent, à côté de vnësle de 19 a, 22 a fêyis, fassent, etc.
1. De même, d’après l’Essai de M. Haillant, le v. être n’a plus qu’un temps, p. 381 ; mais, à côté de formes à sens de présent dye 1-3 p. s., on y dit aussi aiveusse id. à sens d’imparfait, p. 378; quant au pluriel aivinsse, il s’'emploierait
à la fois comme présent et comme imparfait, tandis qu’inse serait uniquement du présent.