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etc. Quant à & et & de la 3° pers. du sing. de l’imparfait et du conditionnel, ils représentent le développement de l'ancienne désinence eit après consonnes non labiales, cf. Schwan- Behrens, Ÿ 341, et supra, $ 52, 1°.
En somme, malgré l’apparente complexité des faits, l’analogie a
considérablement simplifié le système des formes de ces deux temps dans diverses localités. & est devenu la désinence unique des 3 personnes du singulier de l’imparfait de tous les verbes dans l’aire 1-8' et, sauf la dualité phonétique d’éy, é, il en est de même de l’aire 9, 10, 14-18. Si l’aire 19-22 conserve à la 3° personne une désinence archaïque 7, qu’elle a du reste étendue à tous les verbes sauf être, elle n’emploie aussi aux 2 premières personnes qu’éy, &. 12 et 1} ont au contraire préféré pour ces deux personnes la désinence 6, que toutes les localités ont adoptée aux mêmes personnes du conditionnel; 11, comme souvent, est flottant, et hésite entre £& et à aux 3 personnes de l’imparfait. L'ancienne désinence &f, et encore faut-il ajouter qu’il ne s’agit que d’af après consonne non labiale, n’a survécu à limparfait qu’au point 12 où elle est devenue exclusive, au point 13 où elle est en rivalité avec & et dans l'aire 19-22 qui ne la possède qu’au v. être; au conditionnel, elle a résisté davantage, cependant 11 et 15 lui substituent plus ou moins 0. Quant à & de l'aire 17-22, l’origine n’en est pas sûre : peut-être faut-il l’expliquer comme on l’a proposé $ 105, B, 3°, ou y voir une influence analogique du subjonctif d’avoir, être, cf. les cartes 77; 326.
$ 138. Parfait.
A. Parfait faible.
Des deux désinences du singulier # et &, la première représente étymologiquement la flexion de la 1° conjugaison, où l'identité des trois personnes a pu se produire par développement phonétique, bien que M. ML., Gr. d. R. Spr., II, Ç 772, fasse quelques réserves. La seconde provient de l’action analogique des parfaits en & tels que ceux d'avoir, être, etc.; cf. plus loin, B. On remarquera que cette modification s’est produite indépendamment dans les localités 2, 4, 6 de la vallée de la Haute-Moselle et dans la région de Remiremont. Elle dépasse du reste de beaucoup notre domaine ; on la rencontre à Uriménil, d’après Haillant, Essai, p. 385, et ailleurs, cf. Adam, p.195,