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FORMATION DES MOTS

(147. De quelques procédés de dérivation.

Il n’y a qu'un assez petit nombre de procédés de formation des mots, qui méritent d'être relevés : ce sont ceux qui ont reçu dans nos parlers un développement particulier.

Dans la dérivation impropre, il faut signaler que nos parlers aiment à former des adjectifs post-verbaux, ce qui, comme on sait, est devenu rare dans le français actuel, cf. Dict. Gén., Traité de la formation de la langue française, Ÿ $3, par ex. trét, arrêté, 2a, 5 c, gôf, gonflé, 12 a, 19 c, 1ëf, étouflant, 2 c, 5 d, 12 a, 16 a, 19 €, eàp, échappé, 2 a, cf. aussi <üb, 66h, creux, $ 151.

D'autre part, nos parlers ont donné quelque développement à l'emploi d’un suffixe -17, -ds, qui est le féminin d’adjectifs en #, 2x, -s, correspondant aux adj. fr. en eux, -5e <Z 05u, -a, par ex. Dnuz; graine devlin2,a, €, s d/-r5 4, 164,19 €, panÿs 12, balayures c. 79, brôküs, chènevotte, 14 a, etc. Peut-être faut-il reconnaître ce même suffixe masculin dans bëf#, lait de beurre, du Val-d'Aijol, cf. aussi hätü 25, bä- 26, et p. suivante.

Parmi les suffixes nominaux, és a eu un succès remarquable et sert à former de nombreux substantifs qui sont tirés de radicaux verbaux, p.ex. kôpés, coupure, 14 a, 19 c, d, 20, 21 e, 22 a, b, maüdès, morsure c. 509, rikès, déchirure, 2 c, $ d,1r1f,19 c, etc. Ce suffixe me paraît correspondre au fr. asse <'acea, cf. D. G., loco cit, À 81; l'opinion de M. ML., II, 6 496, qui le considère comme une extension analogique de la terminaison des mots savants en ace << atio, est ingénieuse, mais aventurée.

Nos parlers connaissent, comme le français moderne, l’emploi du suffixe # — fr. eur pour désigner des objets; cf. p. ex. dévædyÿ, dévidoir c. 248, etc.; mais le féminin en est régulière-

ment ur, cf. pänür et panur balai c. 78. Une forme comme küvux, couveuse, de 1 b, 2a,d,$e, est une adaptation récente du français, et qui fait reculer la formation locale Aüvrôs, -ôs, -äs.

Enfin on rencontre dans un certain nombre d’adjectifs un suffixe &, au fém. &s, p. ex. dans khpévred, -eûsse, peureux, Hingre et la carte 574, baiteñ, -edsse, faible et timide, celui qui est habituellement battu, Hingre, etc. Si la consonne finale s du féminin s'explique aisément par l'influence analogique des nombreux participes féminins en s, cf. 6 142, l’origine du suffixe reste obscure. Il est possible que ce soit simplement le suffixe fr. eux adopté par nos parlers : cette introduction’ aurait été favorisée par lexistence de l'adjectif « creux », dont les parlers de l'aire 19-22 ont encore une forme ancienne këryé, cf. profonde c. 617; kôvæ, dont on parlera plus loin Ç 151, p. 267, a pu influer également. Du féminin, on ‘a tiré un suffixe servant pour les substantifs : bét®s, lait et beurre, 1-11, 13-22, frit®s, friture, 18, 19 c, friteñsse Hingre. |

L’intercalation d’un, sur l’origine duquel il suffit de renvoyer au D. G., Ÿ 63, a eu lieu assez fréquemment, p. ex. dans #ôfré, coude, dérivé de *kot < cubitu, usité partout, küdré, cordeau, 8 c, 8'd, 14a, 18-22, müeré et -, 19-22 et 18, mouchoir c. S10, les différentes formes qui désignent partout le premier lait de la vache qui a vêlé, cf. c. 438 et infra $ 151. De même le diminutif de « petit » a un r dans tout le domaine : ptird 1-10, -ô 11, 13-15, -à 16-22. L’intercalation d’un / qui vient ordinairement du suffixe e/ << ellu est plus rare : je l’ai notée par ex. dans quelques dérivés d’un mot signifiant cime c. 191, cf. plus loin $ 151; cf. aussi hoquet id.

$ 148. Substitution de suffixe et emploi de différents sufiixes.

La substitution de suffixe est un phénomène très fréquent et qui, suivant les cas, comprend un nombre plus ou moins grand de localités.

Parfois un ancien suffixe, qui n’est plus nettement senti comme tel, est remplacé par un autre suffixe plus vivant ; c’est ainsi qu'? — fr. 1] est remplacé par &#— fr. er dans rëtlé 16, räctél

es 233 — :

17 b, 18, 21 a, 22 a, partie du râteau qui porte les dents, à côté de räli, dérivé de « râteau », 4 a, sc, f,6 c, 11 d, 16 b, : dans péreë 21, pw- 8, -eé 8!, à côté de péréi 1-7, grenier placé au-dessus de la grange, cf. c. 399 et plus bas, À 151, par ñü — fr. eur dans éhüvü et ëchœui, -vyü de 19, 21, à côté des formes dérivées du type a. fr. escouve + il, écouvillon c. 275. De même dans quenouille c. 630,. le suffixe étymologique — fr. ouille a été remplacé à peu près partout par celui qui correspond au fr. eille, cf. p. 96, dans écureuil c. 280 Ô s’est-substitué à æy. Chevreau c. 183 est représenté dans la région de Remiremont par des formes <ëvri 11, 13-16, eë- 12 qu'on retrouve dans l’a. fr. chevri, et que M. ML., EW. 1655 rattache à un étymon capritus, tandis que M. Grammont s. v° éévri propose caprile qui est beaucoup moins satisfaisant. Cet ancien suffixe e a été éliminé, dans l'aire 17-22, par à — fr. et; & de la vallée de la Haute-Moselle soulève quelque difficulté : si nous avons affaire au suffixe atius, la voyelle devrait être régulièrement ouverte; et il est cependant peu vraisem- blable que & puisse être le suffixe des noms d’agents — fr. ter. Le suffixe #, #r, dont nous avons parlé dans le paragraphe précédent, tend particulièrement à se substituer à &, &r — fr. ofr, ire, qu'il a supplanté tantôt partout, cf. aire c. 15, dévidoir c. 248, etc., tantôt seulement dans quelques localités, cf. balai c. 78, battoir c. 86, mouchoir c. $10, planche à laver c. 584, etc.

Il semble qu’un suffixe « ain » << amen se soit substitué partout à 3 dans « (regain », cf. 6 151 s. v. automne, et d'une façon plus surprenante à # — fr. jer dans jôxé de 6, 7, gésier c. 388 et dans pôlé 3-7 poulaillerc. 601, cf. plus loin $ 151.

C’est pour des causes analogues qu’un suffixe s’est souvent substitué non pas à un suffixe proprement dit, mais à une terminaison moins usuelle que ce suffixe :iy a remplacé iv de gencive c. 380 dans l'aire 1-8’, 17-22, et de même ÿé de moitié c. 505 a cédé la place à yéy, 4(y), cf. © 45, dans l'aire 1-10, 12, 16-22. Épouvantail c. 307 est exprimé dans la plupart des localités par un substantif post-verbal d’«épouvanter », mais dans l'aire 1-10 le mot, au lieu d’être terminé régulièrement par Ô,

Pest par ô!, qui équivaut au fr. etle. Les formes du suffixe qui cest en fr. age ont éliminé partout la terminaison de quadruviu, qui s'émploie au sens de visite c. 795, et d’arriplex : ärëj 1 c, 2 b, c, 4a, 5 a, 6 b, ôvrëj 9, ovraige Hingre. eänät 12 a, 16 a, -dt 11C, 13 a,14b, éänüt $ d, chéneau, sont des formes de « chanlatte », cf. p. 127, avec le suffixe stta ; dans la région de Remiremont « trémie » est pourvu du suffixe ®r : trémæ@r 11 a, b, 13 a, 14 a, 1$a; séy#, sureau c. 734, de $ a est accidentel. Pour couleuvre, cf. Ç 151.

Parfois, mais rarement, ce n’est pas à proprement parler un suffixe, mais une terminaison plus usuelle qui s’est substituée à une autre qui l’est moins : c’est le cas de quelques formes en üd, -t du mot au reste très troublé alêne c. 17. Dans les représentants du fr. archaïque aronde, hirondelle c. 410, on ne voit pas les causes qui ont amené la substitution d’äd(r) à 6d.

Très fréquemment nous nous trouvons en présence de deux ou plusieurs suffixes, sans qu’il soit possible d'établir s’il y a eu substitution ou formation différente; pour le faire, il faudrait en effet connaître l’état ancien des parlers. Il est sans doute assez probable que müeré, mouchoir, de 19-22 est dû à une substitution récente ; mais nombreux sont les cas où l’on doit se contenter d’une simple constatation de faits : ainsi, à côté des dérivés en &r,ur du v. *pannare au sens de balai c. 78, le Val-d’Ajol a un dérivé en är ; pour désigner lesbalayures c. 79, le dérivéle plus répandu de ce même verbe est également en ur, mais 12 et 13 en ontun en7i et 12 en outre un en #5, cf. À 147; le charme c. 160 est exprimé avec deux dérivés, l’un en in, l’autre en 4ÿ; écumoire c. 279, outre ékémt# (m.) de 12 qui est récent et kémôt de 11 refait sur pésrôt, présente deux dérivés (é)këm&r et këmrès, ce dernier avec le suffixe ros, anciennement eresse << aricia, cf. A. Thomas, Nouveaux essais de philologie française, Paris, Bouillon, 1904, pp. 62 sq.; gravier c. 396 et morsure c. $09 n'ont pas moins de trois suffixes; à côté du participe féminin de *sternire, nos parlers emploient au sens de litière c. 459 N. E. des dérivés avec les suffixes 37 et wr; oncle L. se dit ki dans l'aire I-II, 13-19 et ôfyà aux points 19-22, -ÿ au point 12;

purin c. 622, exprimé avec des dérivés du latin lofium, urine. ML., EW. $129, présente le suffixe ér — fr. iére dans la forme hihér de 9, 10, 11, 16 et le suffixe éy — fr. & dans /ühéy de 19-. 22; Hiji(y) de 1-8", 11, l&hi de 12, lôhi de 13, lühi de 14 ont probablement le même suffixe, mais hi de 17, 18 sont dans ce cas empruntés; quant à /ajir de 11, lühir de 11, 15, ce sont des formes croisées. On pourrait allonger cette liste; il suffira de renvoyer à quelques cartes telles que matou c. 482, paroi c. $54, taupinièféc. 744, etc:

Le cas des formes qui désignent le fourneau c. 361 est également particulier. Tandis que l’aire 16-22 emploie le type « fourneau » comme le français, fünd, -ÿ et l'aire 1-15 contient un suffixe correspondant au fr. et; cf. sur l'extension de ce type Horning s. v° funo p. 110 et la c. fourneau de l’AL. Toutefois, il n'y a pas eu en ce cas substitution de suffixe: l'aire 1-15 possède encore le type « fourneau »; mais, comme elle l'utilise avec un son particulier, elle a eu recours à une autre formation pour désigner le fourneau. En effet, füné m'a été indiqué par 1 b, 6a, 17 a- C, 124, b, 14 a, 15 a, 16 a, 17 a au sens de feu qu’on fait dans les champs pour brûler les détritus des récoltes, etilest courant sous cette forine dans le français populaire de la région du Thillot. Du reste, cette raison nest pas impérieuse, comme le montre l'usage de 16 a, 17 a et aussi celui de 21 e, qui emploïe fané à la fois au sens de fourneau et de feu de charbonnier. Il est intéressant de noter que de nombreux parlers lorrains et franc-comtois font des distinctions semblables : M. Haillant donne pour Uriménil founot, fourneau, et founé, fourneau à charbon, et il ajoute : « La Forge (canton de Remiremont) es Founnels, censes et fermes. Founel vient du patois (sic) founé, gazon et broussailles brûlés pendant l’écobuage. Au Tholy foné Thiriat, Cleurie, p. 266. » Pour les parlers franc-comtois on notera Grammont, La Franche-Montagne : « fuôno, fourneau (de charbon ou de cuisine), fudné, tas et bois de charbonnier, funle, tas de racines, herbes sèches... etc., qu’on brûle dansles champs en automne ou au printemps», Contejean, Montbéliard : « fouëné, f. de charbonnier, fouénelot (comme Grammont) », Roussey, Bournois : « fünë, poêle, füné,

haut-fourneau. — Tas de bois préparé pour le charbonnier.…. — Amas de gazon que l'on fait brûler... », Tissot, Les Fourgs : « founets, fourneau, fougneaux, hauts-fourneaux, four à charbon.»

$ 149. Dérivés n’existant que dans une partie de domaine.

Assez fréquemment l’adjonction d’un suffixe ne s’est produite que dans un certain nombre de localités, tandis que les autres conservent le mot simple. Le plus souvent on n’aperçoit dans le fait que la propagation d’un suffixe usuel, ou du moins, s’il en existe une autre raison, on ne la saisit pas et l’on doit se contenter de constater l'usage. Ainsi le premier lait de la vache qui a vêlé, cf. la c. 438, est désigné partout par des dérivés en ré d’un mot correspondant à l’a. fr. bet, représenté au seul point 1 par bôk, dont la consonne finale atteste au reste qu'il a subi l’influence du dérivé. Oseille c. 537 est presque partout exprimé par des dérivés en ette d’un simple qui survit sous la forme äjil — a. fr. osile à Remiremont et sous des formes corrompues aux points 1,21, 22. Soc c. 713 présente un dérivé en d aux points 1-8, 12. Merle se dit mlér (f.) aux points 19 et 22, et M. Haillant la signale s. v° midle pour Saint-Amé d’après Thiriat; ce dérivé en ér — fr. iére, qui a dû exister dans toute la vallée de la Moselotte, mais qui a reculé devant le fr.mér/, est assez diffcile à expliquer. Berceau c. 94 est, au Val-d’Ajol, exprimé par un dérivé brés®r, tiré du verbe, à côté du simple usité partout et même aussi au Val-d’Ajol. Épouvantail c. 307, qui, comme onavu 148, est exprimé au moyen du substantif post-verbal d’« épouvanter », estallongé aux points 11, 14, 1$ au moyen des suffixes &, &r; le substantif post-verbal ëtyé, qui signifie éclaircie c. 269, l’est aux points 18 et 19 au moyen du sufhxe és. Quant}à kwiy6, écouvillon c. 275, du point 1, on peut penser qu'il est dû à l'influence du français.

Mais, dans plusieurs cas, on peut discerner une cause plus précise de la formation des dérivés, et attribuer ceux-ci au désir de distinguer deux sens. Si, à côté d’ay << *ascla, cf. ML., EW. 736, les points 6, 7 ont créé 4yùt et 7, 8 ayty, au sensd’arête c. 41, c'est qu'äy s'emploie encore au sens d’écharde, ainsi que les

témoins 19 4, 20 a, 21 a, 22 a l'ont attesté. De même siéchine c. 267 est, dans les localités 12-15, 20-22, exprimé par un dérivé en é, c’est que le type « échine » s'emploie dans de nombreuses localités au sens d’écharde, cf. en ce sens ein 1 b, 2 b,c,e, $ d, 6 d, 6- 18, 19 c, khine, baguette à fouetter, Hingre; c’est également pour éviter toute confusion de sens que la plupart des témoins disent « l’échine du dos ». Si« échine » au sens d’écharde est aujourd’hui souvent pourvu du sufhxe ete, c’est qu’il y a des échardes de différentes tailles. On peut expliquer de la même façon le dérivé #é1@é5, kà- de l'aire 1-8, souche c. 719, dont le simple est d’origine obscure, et il est probable que késnéy de 22, à côté de késin de 1, 2, 5, dont l’étymologie m'est également inconnue, a eu primitivement une valeur particulière. Dans beaucoup de localités, éteule c.316 est allongéavec le suffixe 6, sans doute parce que le simple sert à désigner le champ couvert d’éteules ; cf. N. E. de la carte. La création du dérivé éôsät dans l'aire 20-22 au sens de bas, tandis que 1-8, 19 donne éôs et 9-18 <ôs, est étroitement liée à l’histoire des mots désignant la culotte. Dans mon enquête, je n'ai recueilli en ce sens que « culotte » et « pantalon », mais Hingre donne la précieuse indication suivante : « chausse, chausses, culotte », qui prouve que récemment encore ce mot existait à La Bresse avec cette valeur. Nos parlers, en abandonnant « chausse » au sens de culotte, l’ont gardé avec celui de bas, mais dansceux, comme celui de La Bresse, où l’ancien sens résistait davantage, un dérivé nouveau a été créé pour désigner le bas. Est-il besoin d’ajouter que le fait s’est produit assez récemment quand le bas est devenu plus usuel ? Cette explication est confirmée par les cartes 114, 373 de l’AL.; aux points 76, 78, 86, 87 où « chausse » signifie encore culotte, pantalon, bas se dit « chaussette ». Mais « chausse » au sens de culotte est partout fortement combattu par le français et tend à disparaître, de là la situation que nous avons constatée dans l’aire 20- 22,où « culotte, pantalon » ont pénétré après la création de « chaussette », situation qui se retrouve aux points $9, 66, 77 de PAL. *

1. kelbé, qui a été recueilli aux points 1, 3, 5, 6 a été oublié sur la carte.

Dans deux cas où le dérivé remonte à une époque très ancienne, c’est la survivance du simple qui est le fait intéressant, à savoir celle de pw6, porc, aux points 2, 11, 12, à côté du type porcellu, cf. les c. 598 et 681, et celle de va << vas aux points 1-7, 12, à côté du type vascellu au sens de cercueil c..145.

Le développement de « noisette », cf. la c. 526, est plus compliqué : le dérivé « noisette » existe dans l'aire 1-18, le simple « noix » dans l'aire 19-22; la 1'° forme n’y est, au reste, pas inconnue, car 20 a et b l’ont employée, et Hingre s. v° #eu et neuhate indique que neuhate existe à La Bresse, quoique moins usuel que #eu. « Noix » a dû évidemment exister partout au sens de « noisette », et la désignation de la noix par un composé, cf. notre carte 527 et ML., EW. oallicus 3659, laissait la place à « noix » au sens de noisette; c’est ainsi que 19-22 l’ont gardé avec cette valeur. Si « noisette » s'est cependant largement répandu, il faut donc y voir l’action de parlers voisins, cf. la carte de PAL., et probablement aussi celle du français.

La composition des mots présente peu de faits digues de remarque. On notera cependant la création du composé « regain » faite en vue d’une distinction de sens, dont il sera parlé plus loin, $ 151 s. v° automne et celle de « redevoir », employé quand le verbe a un substantif comme complément direct, tandis que « devoir » est réservé comme auxiliaire; cf. les c. 249, 250. Quant aux composés 14 1ô 19-22 — fr. « tard temps » au sens d'automne c. 59, et fy& 10 6, -1d 20, 22— « fors temps » au sens de printemps c. 616, ils sont du type très répandu en français arrière-cour, cf. Darimsteter, Cours de grammaire hislorique de la langue française, Delagrave, Paris, 3° partie, p. 46. De même blé fi == fr. vêtu de bleu, bousier c. 114 des points4, 6, 9 est du même type que p. ex. le fr. blanc-poudré, cf. id. p. 47, Dict. Gén., Introduction, 203.

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