Cf. Univers religieux, 20 juillet
« Le nombre des partisans de la revolution et de la liberte », mterroge-t-il avec douleur, « est-il done si peu nombreux, qu ll faille recevoir sur parole ceux qui viennent du camp ennemi, et, a l’exemple de la coterie liberale de la premiere periode bourbonienne, faut-il, quand on se donne pour organe du republicanisme, accepter deux hommes 1 sur ce au’ils se disent convertis au progres, lorsqu’ils ont donne trop de gages a leur faction, pour que leur conversion ne soit pas qu’un manteau pour cacher leur desappointement et leur arriere-pensee? Se mefier des conversions subites... »
Bonnin suspecte ces transfuges, Lamennais et Chateaubriand, de « preparer dans 1 avemr le triomphe de la legitimite par le maintien de 1’idee religieuse, sous la presente apparence du sacrifice de la royaute a la raison du siecle. » Ce vertueux partisan d’une Republique sans taches, finit en concluant que Lamennais, « theocrate avant tout, n est qu un orgueilleux dissertateur a la maniere monarchique de Bossuet » ! Et cet homme qui a des lettres, un peu hante par les spectres egalement, regrette cordialement qu’Armand Marrast ait ete assez faible pour accorder du laurier aux / aioles dun Croyant, qu ll qualifie, en connaissance de cause, d’ « ecrit perfide ». D’avoir compose la Refutution de l A vemv , selon Lamennois et Chateau hriand (1854) n’est pas le seul titre de gloire de J. C.-B. Bonnin. C etait un ami d’Auguste Comte.
Nous rencontrons avec Cauchois-Lemaire, directeur du Bon Sens, un autre type de republicain. C’est un convaincu, et il a paye de sa personne. Rappelez-