‹ Les paroles de l'heure présente 1870 et 1871Chapitre 2 sur 23 · PRONE · texte numérisé non relu

PRONE

FAIT A L'ÉGLISE D'AUTREGODRT

le dimanche 11 eeptembre 1890.

Le village d'Autrecoiirt est situé sur le bord de la Meuse, à environ 3 kil. 0. de Mouzon, à 12 kil. de Sedan.

Le jour de la bataille de Beaumont (mardi 30 août 1870), Autrecourt, traversé par les troupes françaises qui battaient en retraite du côté de Remilly et de Sedan, faillit être détruit par Tartillerie allemande. Après avoir refoulé le 5* corps à Beaumont, l'armée du prince royal de Saxe, occupant rapidement les collines boisées qui forment amphithéâtre au-dessus de la vallée de la Meuse, foudroyait sur la route parallèle à cette rivière les débris de nos convoie militaires et de nos régiments en désarroi. Une batterie saxonne lança plusieurs obus dans la ferme où notre ambulance était établie (1), et le feu ne cessa que lorsqu'un de nos chirurgiens (2) eut arboré sur le toit le grand drapeau blanc avec la croix de Genève.

Dès ce jour, et jusqu'à la fin du mois de septembre, Autrecourt, encombré de blessés français et allemands,

(i) La sixième ambulance internationale de la Société de secoure aux blessés, partie de Paris le 23 août, et dont j^étais aumônier avec mon confrère le P. Leacœur, de l'Oratoire.

(2) M. le docteur de Roaldès.

fut occupé par deux ambulances. La 5* (D' Trélat) avait son quartier général au château, appartenant à M. le maire d'Autrecourt. La 6* (D' Piotrowski) était campée dans une ferme de Rouffy, petit hameau attenant au village d'Autrecourt, sur le bord même de la Meuse et traversé par la route de Mouzon à Sedan.

Le i?oir même du 30 août, l'église d'Autrecourt avait été disposée en ambulance pour recevoir les blessés qui remplissaient les trois nefs et le chœur. Au bout de quelques jours, les plus gravement atteints moururent ou furent placés chez les habitants du village. On put alors dégager successivement le chœur pour la célébration de la messe, puis les nefs latérales. Le dimanche 11 septembre, la grand'messe fut chantée à l'heure ordinaire. Il restait encore dans réglise une trentaine de blessés couchés sur la paille et enveloppés dans leurs couvertures. Les habitants du village se pressaient autour d'eux. M. le curé d'Autrecourt m'ayant invité à parler après Tévangile, je montai en chaire, et adressai à cet auditoire, dont l'aspect était saisissant, les paroles qui suivent. Je les reproduis aussi exactement que mes souvenirs me les rappellent.

Quœrite primum regnum Dei el justitiam fijus^ et hœc omnia adji^ cientur vobis.

Cherchez avant tout le royaume de Dieu et sa justice, et le reste vous sera donné par surcroît.

(Matth. vi,33.)

Mes ghers frères,

Il y a quinze jours, j'étais un étranger pour vous. Je pénétrais pour la première fois, à la suite de notre armée et de nos ambulances, dans cette forêt des Ardennes ; et, lorsque nous traversions Autreeourt dans la matinée du 30 août, nous étions loin de prévoir les circonstances qui. allaient faire de cette vallée de la Meuse, naguère si paisible, le théâtre des plus tragiques événements.

Deux choses surtout, mes frères, nous ont rapprochés les uns des autres, et ont jpromptement établi entre nous les plus cordiales relations : d'une parties grandes calamités que nous avons supportées ensemble, de l'autre fa charité que nous sommes appelés, au nom de Notre-Seigneur Jésus- Christ, à exercer envers les blessés.

Voici qu'enfin, dans cette église où le sang humain a coulé tant de fois depuis douze jours, il a été possible de vous réunir pour la célébration des saints mystères. M. le curé d' Autreeourt m'a demandé de vous adresser quelques paroles. Je me

suis rendu à son invitation, et, sans avoir à vous raconter en détail les malheurs effroyables dont vous avez été à la fois les témoins et les victimes, je vous rappellerai simplement, dans un court entretien, les devoirs que ces malheurs nous imposent.

A vous d'abord ma première parole, à vous, chers blessés, qui recevez encore l'hospitalité dans cette maison de Dieu; à vous qui, frappés sur le champ de bataille, tandis que vous y faisiez courageusement votre devoir, avez eu déjà à supporter tant de cruelles souffrances. Hélas! oui, pauvres victimes de la guerre, vous souffrez beaucoup, et chacune de vos douleurs, sachez-le bien, retentît profondément dans nos cœurs, à nous qui vous avons suivis, pour vous prodiguer à la fois tous les soins de l'âme et du corps.

Rappelez -vous cependant qu'auprès de vous, dans vos rangs, beaucoup de vos compagnons d'armes sont tombés pour ne plus se relever, et que leurs familles en deuil les pleureront désormais d'un pleur inconsolable, parce qu'il ne leur sera plus donné de les revoir ici-bas (1). Rappelez-vous qu'en vous préservant de la mort soudaine, Dieu vous a laissé du temps pour penser à lui, pour revenir à lui, s*il était nécessaire; dans tous les cas, pour le bénir et lui rendre grâces. Continuez donc,

(1) Supra mortuam plora, defecît enim lux ejus. (Eccli. xxiT, 10.)

frères bîen-aîmés, à sanctifier par la patience et la résignation toutes les douleurs que vous avez à souffrir. Soutenez-vous aussi par l'espérance; il vousseradonnéunjour, je l'espère, de revoir ces parents auxquels vous disiez adieu il y a quelques semaines; et quand vous serez guéris de vos blessures, vous vous souviendrez toute votre vie, afin de lui denieurer toujours fidèles, de ce Dieu qui vous a si visiblement protégés, et qui vous a pour ainsi dire tenus par la main au milieu des ombres de la mort (1).

Quant à vous, mes frères, habitants de ce village d'Autrecourt, vous devez comprendre et sentir que le premier de vos devoirs envers Dieu c'est la reconnaissance.

Oui, vous pouvez bien dire avec David : « Si nous « n'avons pas été consumés, nous ne le devons qu'à « la divine miséricorde. Misericordiœ Domini quia « nonsumus consumpti {i) . » Et encore, comme il est dit au psaume 123« : « Si le Seigneur n'avait pas •c été avec nous, quand les hommes s'élevaient « contre nous, ils nous auraient dévorés tout via vants. Béni soit le Seigneur, qui ne nous a pas tt livrés à la dent de nos ennemis (3). »

(1) Et si flmbulavero in medio umbr« mortis, non timebo mala, quoniam tu mocum es. (P«. xxn, 4.) In umbra manns su» protexit me. (Jêai, xux, 2.)

{2)Lament. Jerem, m, 22.

(3) Nisi quia Dominus erat in nobis , onm exsurgerent homines in

Oui, certes, vous avez à rendre grâces à Dieu. Vayjôz ce qui s'est passé autour de vous! Elles ne sont pas bien éloignées, les ruines encore fumantes de ee bourg naguère si florissant de Bazeilles! Vous savez comment Timpitoyable fureur de nos ennfimis s'est acharnée sur ce malheureux village. Il n'en reste plus une seule maison debout ! Les barbares ont tout brûlé, tout : l'école, Téglise, rien n'a été respecté, et les pauvres habitants errent maintenant dans les bois, ssms asile, sans linge, sans vivres (1).

Si ce même épisode de la grande batàUle du !•' septembre avait eu Autreeoîirt pour théâtre, tel eùi été votre sort. Votre village est encore debout; vos maisons vous abritent encore! Oui, vraiment, vous devez rendre grâces à Dieu. Misericordiœ Domina quia non 'sumus consumpti.

J'ajoute, mes frères, que vous devez rendre grâces aussi à la charité, etque, pour une part considérable, elle a été un instrument de la miséricorde divine à votre égard.

C'est bien la charité, n'est-ce pas, qui a présidé

noS| forte vivos déglutissent nos. Benediotos Deus qui non dédit n«s in captionem dentibus eorum. (P«. cxxiu, 1-5.)

(1) C'est après Théroïque résistance de notre infahterie de marine, dans la terrible bataille du 1^* septembre, que Bazeilles fut aibsi brûlé de fond en comble par les Allemands. Quelques semaines après, dans les forêts qui avoisinent Bouillon (Belgique), j'ai vu plusieurs familles de Bazeilles abritées sous des cabanes de branches d'arbres qu'elles habitaient en attendant un autre asile.

à rorganisalion de tous ces secours pour les blessés, et particulièrement à la formation de ces ambulances volontaires qui suivent les armées à Tombre de la croix de Genève, prodiguent leurs soins aux blessés sans distinction de nationalité, et assurent le bienfait de la neutralité à quiconque les accueille et les seconde dans leur mission de dévouement (1).

Rappelez-vous donclanéfaste journée du 30 août, lorsque vers le soir, écrasés par des forces quadruples des leurs, nos soldats ont dû battre en retraite, et que là-haut, sur ces collines boisées qui vous dominent, l'armée allemande a pu placer ses batteries (2). Autrecourt était complètement sous leur feu plongeant. Déjà une d'elles lançait ses projectiles sur cette ferme de Rouffy où nous prodiguions les premiers soins aux blessés. Si, à ce moment décisif, le drapeau de l'ambulance n'avait pas été arboré assez visiblement, Autrecourt pouvait en quelques instants être entièrement détruit par le feu de l'ennemi. C'est véritablement la charité dont le pacifique étendard vous a protégés et sauvés. Rendez donc grâces au Seigneur, et du

(1) Un article de la convention de Genève garantit contre les occupations militaires les maisons où des blessés sont reçus et soigné?. Cet article a été, il est vrai, bien des fois violé par les belligérants.

(2) Après que nos troupes eurent évacué le mont de Breune, situé an nord de Bcaumont, au sud de la Meuse et d*oà les Allemands dominaient à leur aise toute la vallée.

fond de vos cœurs dites-lui : « Sans votre miséricorde, Seigneur, nous aurions été consumés, Misericordiœ Domini quia non sumus consumpti. »

A ce devoir de la reconnaissance, joignez, mes frères, celui de la charité. Déjà vous Tavez pratiquée d'une façon touchante à l'égard de nos chers blessés. Beaucoup d'entre eux ont été reçus dans vos maisons; vous leur prodiguez vos soins; vous les assistez pendant le jour et pendant la nuit; vous consolez leurs douleurs, vous leur rappelez la famille absente. Tout cela est bien et sera béni du Dieu qui a voulu s'appeler lui-même le Dieu de toute consolation, Deiis totius consolatioyiis (II Cor. 1, 3).

La charité n'exclut certainement pas .les nobleà émotions et les légitimes douleurs du patriotisme, et je comprends avec quel empressement particulier vous accueillez et soignez ceux de ces pauvres blessés qui sont tombés en défendant le drapeau delà France.

Mais, vous le savez aussi, la charité est une vertu chrétienne supérieure à tout ce qui nous divise sur la terre. En Notre-Seigneur Jésus-Christ, dit l'apôlre S. Paul, il n'y a plus ni Scythe, ni Barbare ni Grec, ni Gentil (1). Il faut que ce sentiment d'universelle charité soit dans nos cœurs, à nous qui

(l)Ubi non est Gentilis et Judœus, Barbaras et Scytha, sed omnîa et in omnibus Christus. {pol, m, 11.)

nous dévouons au service des blessés, à l'ombre de la croix de Genève. Avant le combat, il y a des Français qui défendent le sol sacré de la patrie et des Allemands contre lesquels il faut lutter jusqu'à la mort, parce que ce sont des ennemis et des envahisseurs ; mais, après le combat, quand nous allons ramasser les blessés pour les conduire dans nos ambulances, il n'y a plus d'ennemis, il n'y a plus que de pauvres êtres souffrants qui deviennent sacrés pour nous, et dans lesquels nous ne devons plus voir que des frères, souvent d'autant plus à plaindre que leur ignorance de notre langue les empêche de nous faire comprendre leurs souffrances, et qu'ils redoutent le ressentiment des populations au milieu desquelles ils ont porté le fer et le feu, le ravage et la mort.

Déjà, mes frères, vous avez eaà l'égard de ces blessés toutes les sollicitudes de la charité chrétienne. Vous persévérerez, je n'en doute pas, dans ces généreuses dispositions, et vous saurez ce qu'il y a d'exquise douceur à ne se venger de ses ennemis qu'en leur rendant le bien pour le mal.

Enfin, mes chers frères, les terribles circonstances que nous traversons nous imposent encore un autre devoir, celui d'un humble retour sur nous-mêmes, en esprit de pénitence et d'amendement.

Nous sommes cruellement frappés. La France

est envahie; son antique gloire semble avoir disparu dans ce désastre dont nous avons presque été les témoins, et dans cette capitulation dont nous osons à peine redire le nom. Déjà le sang a coulé à flots, et la guerre n'est pas finie. Il y a cinq jours, pendant seize mortelles heures, vous avez vu défiler devant vos maisons cette armée victorieuse qui marchait sur Paris (1). Bientôt, cette semaine peutêtre, la capitale de la France sera investie, et l'incendie de la guerre se sera communiqué de département en département jusqu'au cœur même de notre pauvre patrie. Oh! oui, nous sommes cruellement frappés !

Mais, dites-moi, avons-nous le droit de nous plaindre de la rigueur des jugements de Dieu ? Pouvons-nous penser, oserions-nous dire qu'il est trop sévère à notre égard? Ne devons-nous pas plutôt entrer dans les sentiments de ce grand coupable qui, au milieu du supplice dont il partageait les horreurs à côté même de Notre-Seigneur Jésus- Christ, entendant son compagnon blasphémer le divin Crucifié, le reprit en lui disant : >» Celui-ci n'a « fait aucun mal. Mais nous, si nous sommes punis, « c'est avec justice , et nous ne souffrons que la

(1) C*est le mardi 6 septembre, de cinq heures du matin h onze heures du soir, qu'eut lieu la défilé de l'armée allemande. Infanterie, cavalerie, artillerie, garde royale, équipages du train et des pontonniers, tout cela, vrai Rhin vivant, passa sans interruption dans notre uetit village au son d'une musique triomphale.

« peine due à nos crimes. Nos qtiidem juste, nam « digna factis recipimus (1). »

Depuis bien des années, la France ne semblaitelle pas avoir déclaré la guerre à Dieu (2)? Que d'attaques contre la religion ! Que de blasphèmes contre Notre-Seigneur Jésus-Christ! Quel mépris systématique des commandements les plus essentiels de la loi divine! Le travail du dimanche, Toubli de la prière, le règne des passions brutales qui profanent la sainteté du mariage et désorganisent l'existence de la famille, les mauvais exemples donnés par les parents, l'esprit d'indiscipline et de coupable indépendance préparant de bonne heure la perte morale des enfants ! Grand Dieu ! que de prévarications! que d'ofifensès à la sainteté infinie ! quel oubli du royaume dé Dieu et de sa justice !

Faut-il s'étonner si, après tout cela, la miséri- <3orde s*est lassée, et si Dieu, sortant pour ainsi dire •de sa longanimité et de sa patience, s'est décidé à frapper?

Mais ees châtiments seraient inutiles et ne porteraient aucun fruit, si chacun de nous ne rentrait dans le fond de sa conscience, pour rechercher en quoi il a pu avoir sa part des fautes et des désordres qui ont attiré sur la France ces calamités

(1) lue. xxiii, 41.

(2) « Dieu punit par la guerre œUe que nous lui faison» tous les Jours. (Bossusx, 'Panégyrique de S. Ocrgorij prononcé à Metz.)

inouïes, et pour se pénétrer de cet esprit de pénitence et d'expiation qui pourra seul désarmer la justice de Dieu (1)!

Oui, mes frères, que chacun de nous se demande très-sérieusement et très-sincèrement, à la lumière des effroyables incendies qui nous environnent de toutes parts, en quoi il a péché contre Dieu, en quoi par conséquent il a contribué aux malheurs de la patrie !

Que ceux qui avaient oublié le chemin de Téglise le dimanche, comprennent qu'un peuple qui cesse de prier est un peuple perdu, et que nous ne nous relèverons devant les hommes que lorsque nous aurons recommencé à nous agenouiller humblement devant Dieu !

Que tous, dans quelque position que la Providence les ait placés, cherchent avant tout le royaume de Dieu et sa justice ; et le reste nous sera donné par surcroît !

En un mot, mes chers frères, comprenons et pratiquons ce mot pénitence que tout le monde oubliait!

Oui, il faut faire pénitence, c'est-à-dire demander pardon à Dieu de nos péchés.

Il faut faire pénitence, c'est-à-dire retourner nos

(1) Facti sumus subtus et non supra, qiiia peeoavimns Domino Deo nostro, non obaudiendo voci ipsius, {Baruch. n, 6.) Daniil. ix, 5-16. Deuter. xxviii.

cœurs vers le bien, vers l'ordre, vers la justice, et avoir le ferme propos de ne plus vivre désormais en contradiction perpétuelle avec les lois de Dieu et avec celles de l'Église, interprète autorisée de Dieu .

Rappelez-vous, mes frères, et c'est par là que je termine, ce qui nous est raconté dans nos livres saints des crimes et de la pénitence des habitants de Ninive(l).

Cette cité célèbre, en accumulant crimes sur crimes, avait mérité d'exciter contre elle le juste courroux du Seigneur. Il résolut de la faire périr. Mais, toujours bon et miséricordieux, il voulut auparavant lui offrir une dernière ressource, et il lui envoya le prophète Jonas, pour lui annoncer de sa part que, si dans quarante jours elle ne se convertissait pas, elle serait détruite. Le prophète s'acquitta de sa mission et il parcourut les rues et les carrefours de la grande cité en publiant les ordres du Roi descieux.

Et voici ce qu'ajoute la sainte Écriture :

« Les hommes de Ninive crurent au Seigneur; « ils se mirent à jeûner et à se couvrir de cilices, « depuis le plus grand jusqu'au plus petit. Le roi a lui-même descendit de son trône, quitta ses vêa tements et s'assit dans la cendre. Et tous en- « semble disaient ; Qui sait si Dieu ne reviendra pas

(1) Jonas^ III et stiiT,

« vers nous pour nous pardonner; s'il ne s'apai- « sera pas, et s'il ne révoquera pas l'arrêt prononcé « dans sa colère (1)! »

a Et Dieu considéra leurs œuvres, et voyant ^ qu'ils s'étaient convertis en quittant leurs voies « criminelles, il eut pitié d'eux et ne leur fit point « le mal qu'il avait résolu de leur faire (2) ».

Qu'il en soit ainsi, mes frères, de chacun de nous et de la France tout entière ! Retournons au Dieu que nous avons oublié et offensé, Venite et revcrtamur ad Dominum (3). Désarmons son bras prêt à nous frapper encore, et obligeons-le, par notre repentir, à ramener sur nous^ et sur notre malheureuse patrie l'-abondance de ses miséricordes. Ainsi soit-il.

(1) Qoit Boit si conyertatur et ignoaoat Deus : et reyertatnr a ftirere irae suœ, et non peribimus? (/otuw, m, 9.)

(2) Et vidit Deus opéra eornm, quia oonversi sunt de via sua xnala ; et misertus est Deus super omnem malitiam quam looutus faerat ut faceret eis, et non fecit. (Jon, m, 10.)

(3) Osée, VI, I.

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