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soulevé et décollé par du pus. En arrachant cet épiderme, on trouvait au-dessous une surface bourgeonnante et saignant facilement.
Il estinutile de montrer dans ces trois cas la difficulté du diagostic. Un médecin même prévenu hésitera et ne croira pouvoir affirmer. la nature des lésions digitales qu'après un examen bactériologique ou linoculation.
Quand le chancre mou se greffe sur une engelure ulcérée, la plaie ne subit pas de modification sensible ; elle se borne à s'étendre. Ni le malade, ni le médecin ne s'en préoccupent ; ils n’en connaissent la nature que par hasard et après un temps plus ou moins long. Ainsi nous lisons dans la XIIT observation :
« Cette engelure, au lieu de s'améliorer en même temps que la température se modifiait, S’aggrava au contraire et devint considérable. »
Nous venons de faire connaitre les formes étranges que revêt le chancre mou des doigts ; une autre particularité c’est qu'il détermine. fréquemment des adénites. Ainsi en ne comptant que les cas bien certains, nous le voyons 10 fois provoquer une adénite plus ou moins considérable, alors que 6 fois seulement cette complication n’est pas survenue. En comptant la 5° el la 6° observation on verrait 12 chancres avec adénite, contre 6 sans adénite. Quelle différance avec le chancre mou des organes génitaux qui ne provoque l’adénite que dans le tiers des cas.
Cette adénite est plus ou moins intense : elle a abouti à la Suppuration dans les 5°; 6° et 13e observations.