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LES INCERTITUDES ET LES VARIATIONS DE LA TERMINOLOGIE

pendants, socialistes unifiés), l’appartion momentanée de quelques autres (revisionnistes 1887, boulangistes 1889, etc..), Mais il y aurait là, seulement pour chacun d'eux pris isolément, matière à un fort volume.

De plus il est très difficile de comparer entre eux les résultats des diverses élections générales de la Chambre ou des renouvellements triennaux du Sénat. Le sens des épithètes se modifie avec le temps; en 1873, le duc de Broglie entraîna Assemblée et fit tomber Thiers en faisant du mot radical le synonyme « d’anarchiste ». Suivant les régions de la France, c’est-à-dire selon la moyenne de l’opinion locale et les termes de comparaison ou les traditions propres à chaque province, les mots changent de signification. Dans le Var un radical passe pour un modéré, dans l’ouest un républicain est considéré par certains comme un révolutionnaire, ailleurs les candidats qui ne sont pas au moins radicaux socialistes ne sont pas tenus pour de bons républicains. Ensuite aux variations dans la terminologie politique courante, dues à l’évolution des temps aux diversités régionales et aux exagérations intéressées des ennemis, viennent s'ajouter les préférences et les fantaisies verbales de certains candidats, qui paraissent s’ingénier à découvrir des appellations singulières, et dont le classement devient alors impossible. Il y a eu des aspirants législateurs, « démocrates et patriotes», « patriotiques indépendants», « libéraux indépendants « indépendants » tout court, « nationalistes revisionnistes »,

Actuellement il est des termes flottants et imprécis encore que journellement employés, tel celui de «républicains de gauche». Enfin il y a l'incertitude des statistiques, les chiffres que chaque groupement grossit et commente en sa faveur et que contestent et diminuent ses détracteurs. Prenons comme exemple les dernières élections générales, celles de 1910.

Dans son Congrès tenu à Rouen en octobre 1910, le parti

radical et radical socialiste entendit la lecture d’un rapport (1) qui s’éleva contre les insinuations de divers contradicteurs.

Malgré les premières apparences et en dépit des appréciations malveillantes ou pessimistes auxquelles ont pu donner lieu les scrutins des 24 avril et 8 mai derniers, le parti radical et radical socialiste n’a nullement subi les déperditions dont ses adversaires se sont complus à faire état. S'il y a eu déchéance, c’est du côté de la droite... Le pourcentage des voix s'établit comme suit par rapport aux 8.871.683 votants de 1910 :

Réactionnaires et nationalistes ........ PAREIL EE 191980 PTOPT ES SITES re name ere om re 10.32? — RÉDUDICANSECMICHES ER PEN ET PE REC 13:99 = SocralistesindépendAntS M Pr e PEU CA R 4.29 — SOCIATIS LES UMATIÉSE Me Le che Dit Er EE Ce 12.45 — RÉVOID HONMAIT ESS ER SR RE PE RP 0.12 — Radicaux et radicaux socialistes . ............... 36.12 —- Bullétins-blanes eEMUIS TE NRA TL 3.68 — DIVELS Er RES te RS DEN RENE PE OR 0.19 — ADSTENTIONSL RER RM NN M NES 22.61 —

...L’Idée radicale loin de perdre du terrain en a sensiblement gagné... Les relevés statistiques donnent : en moins 869.560 voix pour les réactionnaires et nationalistes, 255.964 pour les progressistes; en plus 118.179 voix pour les républicains de gauche, 182.616 pour les socialistes indépendants, 237.359 pour les socialistes unifiés, 287.432 pour les radicaux et radicaux socialistes... »

L'Alliance républicaine démocratique discuta les chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur :

« On persiste à englober sous la même rubrique les radicaux. socialistes et les radicaux, on dissimule ainsi l’affaiblissement des premiers. On distingue entre républicains de gauche et républicains, on classe dans l’opposition de droite des progressistes qui

sont des républicains. La confusion est profonde, elle est peut être voulue, le pays ne comprend pas.» (2)

Une autre critique a été adressée contre le mode de classement adopté.

(1) 10e Congrès du parti républicain radical et radical socialiste, tenu à Rouen en octobre 1910, compte rendu, p. 19 et 20.

(2) Bulletin de l’ Alliance républicaine démocratique, mai 1910.

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