‹ Les parvenusChapitre 14 sur 24 · T. III · texte numérisé non relu

T. III

lyB LES PARVE^"US.

des souverains despotes, mais j'admire le sublime ascendant d'une excellente morale publique unie à la véritable politique. Les souverains de ceroyaume savent depuis longtemps que les rois ne sont affermis sur le trône que par la justice , la popularité et par le bonheur et la reconnaissance de leurs sujets de toutes les classes. Il n'en est que plus désirable, reprit Eusèbe, qu'un si beau système soit établi de manière que dans l'avenir (b'il est possible de maîtriser l'avenir], aucun roi ne puisse le renverser. Mais à quoi servent les règlemens et les sermens , s'ils ne sont pas d'accord avec les senlimens et les principes.^ Les meilleures institutions ne produisent alors qu'un repos momentané, que des espèces de irèçes avec la turbulente anarchie, et que rompront bientôt la licence et le besoin inquiet et destructeur du mouvement et de l'agitation. La plus importante allaire des lois est donc de s'occuper du soin de maintenir ou de rétablir les bonnes mœurs et l'amour de l'ordre.

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