‹ Les Pas sur le sableChapitre 4 sur 9 · XXXV II · texte numérisé non relu

XXXV II

La toilette des femmes, à quoi

bon ? Les jolies le sont toujours, les pas jolies également, et les hommes ne s'y trompent pas.

Ce qui fait ma valeur, peutêtre, disait M..., c'est que je ne comprends pas seulement les idées, mais que je les ressens; et que je n'éprouve pas seulement les sentiments, mais que je les comprends.

Il n'y a pas de critique des vivants. On fait quelquefois celle

de ses ennemis, celle des autres, jamais.

Si j'avais été femme, je n'aurais peut-être jamais aimé que des femmes. Pourtant, un cœur d'homme, c'estquelqueclîose. La beauté des yeux d'homme aussi.

Il est quelquefois beau de mentir aux autres. Il est plus beau de se mentir à soi-même.

L'hypocrisie est si facile aux

ecclésiastiques qu'ils n y ont vraiment aucun mérite.

Avoir ce que j'appelle l'intelligence de l'émotion, ou l'émotion intellectuelle, tout vient de là. Le talent seul, celui du rhéteur, n'a aucun intérêt.

La maladie, la vieillesse, la mort : trois grandes humiliations pour l'homme.

De la noblesse des courti-

sanes. Il y a des courtisanes dans tous les milieux : dans tous les milieux, elle est supérieure à son milieu. En d'autres termes, la courtisane est toujours une aristocrate.

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