NEB HOS HEN NEHAM
ne peut être ici qu'une désinence verbale indiquant un participe présent féminin.
42 Champollion, Loc. cit., p. 182.
13 Dans ma lecture je supplée les voyelles ; elles ne sont pas exprimées dans le texte, et d'ailleurs la transcription des signes voyelles de e la langue égyptienne est purement convention- -
nelle.
% Champollion, Notices descriptives, p. 178.
10 Champollion, Loc. cit., p. 179.
11 Les déterminatifs suivent toujours l’expression phonétique du mot; les exceptions à cette règle sont excessivement rares. La terminaison
Dans cette légende, tous les groupes, sauf le dernier, sont parfaitement connus * ; grâce à l'explication fournie par Chérémon, Je traduis sans hésitation ces titres de la Vénus égyptienne :
« La maîtresse du chant, la divine gouvernante de la joie. »
Le dernier mot neham a pour déterminatif ** la femme jouant du tympanum : c'est évidemment le symbole décrit par Chérémon ; mais pour accepter définitivement le sens 7ote, fourni par l'hiérogrammate , il est indispensable que ce sens puisse s'appliquer aux autres passages où se rencontrera le même mot.
Un second exemple du groupe reham, déterminé par la femme jouant du tympanum , se trouve dans une inscription rapportée par Rosellini, M. C. LIT, où on lit :
AAPR « L'enfant divin, aimé du dieu Mentou ( EN : ) , se réjouit de » gouverner les deux mondes à la fois. » *
lei le Sens se réjouir est également très-naturellement amené par le contexte.
Mais le mot neham, écrit avec les mêmes éléments phonétiques, est fréquent dans les textes ; seulement il est presque toujours suivi de l’homme assis , portant la main à sa bouche , déterminatif qui se rapporte à toutes les actions qui ont la bouche pour organe, telles que manger, boire, parler,
4 Le premier signe est la corbeille
D 4 phonétique Y neb,
signifiant maître, seigneur et tout ; le copte a conservé ce mot dans les mêmes acceptions.
Le mot À
qui vient ensuite et qui se prononce hos, existe en copte avec la valeur canere, musicus, et cette valeur est également bien constatée pour le groupe hiéroglyphique. (Conf. de Rougé. Mém.
sur l'inscription d’Ahmès, p. 49.)
Le troisième groupe
LE
" se lit hen ; il est suivi des signes du féminin et
du serpent , symbole de l’idée déesse; on trouve constamment celte expression employée comme titre d'autorité ; elle est ici en parallèle avec l'idée seigneur ; nous trouvons d'ailleurs dans le copte une dérivation directe , dans le mot HÔN, mandare , imperare.
#5 Voyez, note 3, quelques explications sur la fonction des déterminatifs.
46 Je dois la connaissance de ce passage à l'honorable M. Birch, à qui j'avais communiqué mes idées et qui a blen voulu y donner son approbation. J'ai depuis trouvé un troisième exemple du mot neham, avec le déterminatif dont je m'occupe , dans une inscription de West Silsilis, publiée par le docteur Lepsius. (Denkmaler Abth. 3, bl. 294.) Il y a dans l'orthographe une légère différence qui doit provenir d'une erreur.
appeler, prier, elc., et aussi aux mouvements et aux impressions de l'âme, comme aimer, craindre , etc. La joie, impression de l'âme qui se manifeste à l'extérieur par la parole, tient à la fois de ces deux ordres d'idées , et l'expression hiéroglyphique correspondante devait naturellement être le plus souvent déterminée par le symbole que je viens de mentionner. Aussi les exemples abondent : je me bornerai à en citer deux parmi les plus clairs.
Le premier fait partie de l'inscription du petit temple de Chons, à Thébes‘, sur laquelle M. Birch a lu la guérison merveilleuse de la fille d'un chef du pays de Bakhten, par l'influence du dieu Chons “. Après avoir raconté le miracle , le texte continue ainsi :
ÆXhLL ET