‹ Les pasteurs en Egypte (volume 2)Chapitre 51 sur 88 · PARIS REVUE ÉGYPTOLOGIQUE · texte numérisé non relu

PARIS REVUE ÉGYPTOLOGIQUE

MDCCCLXXX VIT.

Pendant le siége de Paris, avec l’aide de l'excellente bibliothèque de mon cher maître et ami Bruner De Press, (d'autant plus utile pour moi que toutes les bibliothèques publiques étaient fermées,) je rédigeai et lus à l’Académie des inscriptions mon Mémoire sur les Blemmyes qui, sur la proposition d’une commission composée de MM. pe Roucé, Eccrre et Bruner pe Presce, fut publié dans les Mémoires des savants étrangers à l’Académie. Ce travail eut un certain succès, puisqu'il eut l’honneur d’être démarqué.

Et cependant je n'avais pu m'y servir, dans l’état actuel de la science, des sources démotiques, si intéressantes pour cette question. Malgré quelques bons travaux de M. Beucscu, le démotique restait encore lettre morte.

Maintenant il n’en est plus ainsi : et peut-être puis-je dire sans trop de vanité que je ne suis pas étranger à ce changement.

Quoi qu'il en soit, par un singulier hasard, quand le démotique n'eut plus de secrets pour moi, je me laïssai entraîner à publier d’abord beaucoup d’autres documents, historiques, littéraires, philosophiques ou juridiques, en négligeant complétement les si curieuses inscriptions relatives aux Blemmyes.

L'année dernière seulement, mon ami M. »e RocuemonTeix me fit à ce sujet quelques questions, qui m'amenèrent à examiner ces documents. Malheureusement je n'avais entre les mains que les reproductions très défectueuses de Lersius. Ce fut d’après ces reproductions et en restituant le texte comme je le pouvais, souvent par simple conjecture, que je rédigeai mon article intitulé : Une page sur l'histoire de la Nubie. |

Cet article n’est guère qu'un sommaire ou plutôt une préface générale : et j'étais loin de me douter en l'écrivant de l'importance que prendrait cette étude et des développements

que certaines parties nécessiteraient.

Page 1