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Notons que dans le papyrus Rhind (303 et 304) [2 uvet} LS uy S’équivalent, comme du reste dans tous Km
nos textes, et correspondent également à 2 soldats. Le mot démotique paraît donc s'être AM. ©
guuuus CU Ken
prononcé men (conf. la forme Il = dans Br., Dict., p. 647).
Quant au sens de peuple (en laissant également de côté les textes décisifs de Rosette), il n’est pas moins bien établi par tous les autres. L'inscription n° 21 (lignes 7 et 13) parle ainsi du peuple du bourg (ANS l'auu) Dans le roman de Setna (p. 89 de mon édition) on lit que tout le peuple (T£ T 2) de Memphis prit le deuil à la mort du prince royal. Dans l’'antigraphe des luminaires (Rev. If, 2, pl. 6) il est dit : «Je fais savoir au prophète, au scribe de Nehi et au peuple (4 L. 2 V) >». Parfois
2= V0 fw2—2 signifient l'homme, les gens, pris d'une façon indéterminée (Ostracon 7899 du Louvre). , 8 ) [14 ç C’est de là qu'est venue l'expression Z11 2— (copte na‘baman), pour dire «un tel», expression si souvent employée dans les papyrus gnostiques d'époque romaine.
Notons pour finir que ZA A$£Zt % (copte anorT) signifiant dans le roman de Setna (p. 64 de mon édition) «gardien», pourrait bien venir de cette racine.
2 Pour ce titre de Te 2 3 ou T2 %$5 3 conf. les n° 15, 21, 138, 142, 153, etc.
8 Conf. les n° 8, 37, 15, 142, 149, 153, 156, l'inscription démotique inédite de Pahat suten (pl. 16, n° 1—II de la 5° année de la Revue), l'inscription hiéroglyphique de Dakké publiée par moi, pl. 14, ete., etc.
4 Voir particulièrement le n° 15, l'inscription hiéroglyphique déjà citée, l'inscription démotique inédite de Uïkeri, publiée par moi, pl. 16, etc. etc.
5 Dans l'inscription 156 de Dakké Mentu est ainsi appelé «le Kerni d'Isis, l'agent d’Isis, le prince de Xes». Je viens de m'assurer de ce fait sur les reproductions qui ont été mises à ma disposition par M. 2e Rocnemoxteix et le Musée de Berlin. Le mot fakemso ne se trouve pas du tout dans ce texte, quoi qu’en ait dit Bruoscu.
6 Voir l'inscription 144 de Dakke.
Pasan à Philée, Wuuinki crut de sa dignité de ne pas paraître et se borna à se faire remplacer près de la déesse par sa fille Liter et par d’autres princesses de sa famille, qui joignirent leurs présents à ceux du souverain. Mais dans d’autres cas, au contraire, c’est le prince héréditaire, agent d’Isis, agent du roi, qui agit lui-même, toujours au nom du roi de Nubie,! ou qui envoie, toujours au nom du roi, quelque grand personnage tenir sa place. Citons seulement Siaritu accomplissant les cérémonies du périple sacré pour le prince, agent d'Isis, Mentu, maïs au nom des rois d'Éthiopie,? dans l'inscription 156 de Dakké. Je ne parlerai pas de l'inscription (n° 10) d'Uikeri; car son père, Horneytatef, qui dans le n° 8 portait encore les titres secondaires d'agent d’Isis, d'agent du roi d’Éthiopie, de prince, ete., avait bel et bien supplanté le roi, son maître, lors de ce n° 10.
Nous le voyons, peu à peu l'agent d'Isis, l'agent du roi des Blemmyes devenait un erpa, c'est-à-dire un prince héréditaire, un chef féodal. Le mandat qui le reliait à son poste n'en avait pas moins gardé sa signification primitive. Officiellement on l’appelait ret, c'est-àdire qu'on se servait à son égard du terme qu’on trouve dans les contrats pour l'agent du créancier devant exercer les poursuites contre le débiteur, pour l'agent du propriétaire chargé de percevoir les redevances du locataire, etc. Nous avons déjà dit, d’ailleurs, qu'une de ses
1 C'est ainsi que sur la paroi ouest du sanctuaire romain de Dakké on lit cette inscription dédicatoire (n° 153 de LepPsius) dont M. pe Rocnemonreix nous a remis un estampage et que nous avions déjà citée (avec une légère faute causée par le mauvais état du document) : «son nom demeure à jamais devant Thot de Pnebs, le dieu grand. — (C’est) Paloua, le chef des troupes (ou du peuple), l’agent d'Isis de lAbaton de Philée, l'agent de Thot de Pnebs, le dieu grand, qui à fait faire la chapelle, au nom des rois, pour l'éternité et ultra, resplendissante (peire).> C'est la seule fois, à notre connaissance, que l'agent d'Isis porte en outre ce titre d'agent de Thot.
Parmi les princes, chefs du peuple, agents d'Isis, agents du roi de Nubie, qui ont dirigé eux-mêmes, au point de vue civil, les cérémonies nationales à Philée, citons Horneytatef, Mentu, Pahat suten, Aten kitonaria, etc., etc.
2 L'inscription 156 de Dakké est formelle à cet égard. Voir aussi le n° 15 et le n° 158, etc.
3 Nouvelle chrestomathie démotique, p. 123, 125, 153, 156, 157, 158, etc. Revue égyptologique, tome III, n° I, pl. 7, n° IV, pl. 2 et suivante. Voir aussi mon volume sur Les obligations en droit égyptien, passim.
Le mot composé g 7 { 24) PAZ T2 vw pret suten «l'agent ou le procureur du roi» se trouvait déjà es = (en dehors de nos inscriptions de Nubie) dans le papyrus bilingue Rhind, où il équivalait à d\. Beucscu l'avait d'abord traduit « parent du roi», en comparant S\ à paire cognatio (conf. Br Br., Dict, 880). [æ)
Les textes démotiques publiés et traduits par moi lui firent admettre le sens «agent d'affaires». Mais, depuis,
il ne s'y est pas tenu et a songé à <inspecteur>, à propos d'exemples hiéroglyphiques cités par lui dans
son supplément au lexique, p. 740. En réalité, tous ces exemples doivent se traduire, comme les exemples C2
démotiques, par procureur OU agent. E citerai S\ 0 D | «procureur ou agent de la maison du = | . AMAN 4F roi», S\s——0 AUS > « | s] «grands procureurs ou agents du roi», Q\ Vù 0 « procureur du harem, ANA | «procureur judiciaire de la ville» (ce qu’on nomme chez NS a
nous : le procureur de la république), ANS pis les procureurs ou agents, sans cesse mentionnés dans [TI
le papyrus judiciaire Harris, etc. Dans le n° Ï—II de la V° année de la Revue ‘gyptologique, pl. 14, nous avons cité un nouveau bilingue formé de deux documents à peu près parallèles et qui donnent les mots hiéro-
glyphiques Ü Y [ cu pour correspondants aux mots démotiques £ f LU = VS EE Lt rel enese, (Conf. Tux k £u et le titre sacerdotal si fréquent au Sérapéum ( 4) b £v) ou bien
sic (T2 £ v)) Le sens «agent d'Isis» convient très bien. Mais le sens «inspecteur d’Isis> ne con-
viendrait aucunement. Il faut donc traduire d’une façon parallèle le mot voisin ref suten «agent du roi». Les contrats démotiques ne permettaient d’ailleurs pas d’hésiter.
fonctions primitives principales consistait à percevoir les redevances du pays nubien allant
de Syène à Takemso et qui appartenait, sol, bêtes et gens, à la grande déesse Isis. Il était prince, mais en tant qu'agent, que procureur d'Isis et du roi, et en tant que représentant de la force armée blemmye.
Parfois aussi ce procurator regis, ce général s'intitule prophète d'Isis! et Kerni,? titres religieux et sacerdotaux : ses fonctions n’en restent pas moins surtout laïques.
D'une toute autre nature étaient celles du second personnage nubien, le mer ab ou grand prêtre (en langue nubienne arbatenkeri d'Isis), dirigeant seul la panégyrie d’Isis (en nubien lnat'ep) et les fêtes de Thot (en nubien boenlo).. Il est vrai que souvent le grand prêtre était, en même temps, chargé d'apporter à Isis les offrandes du roi d’Éthiopie, quand, chaque année, il la faisait sortir (t'ipeire) de son sanctuaire de Philée pour l'emmener en Éthiopie, et qu'il rédigeait lui-même alors le récit de sa mission en des stèles bilingues
1 Voir le n° 8, l'inscription hiéroglyphique citée plus haut etc. relatifs à Mentu et Horneytatef. Notons cependant que dans le n° 1566 Mentu ne prend plus le titre de prophète.
2 Voir les n°* 8, 149, 156, l'inscription hiéroglyphique, l'inscription démotique reproduite pl. 16 etc. Dans l'inscription du roi Tererermen ce titre de Kerni s’applique aux deux ministres du roi, qui sont grands juges de l'Herméion, etc. Le premier d'entre eux, Pasan, se nommait le Kerni parfait du roi. S'agit-il bien alors d’un titre sacerdotal? on peut en douter. Plus loin cependant Pasan nomme encore <ses frères les Kerni d'Isis». Il en est question souvent dans ce texte. Les Kerni d'Isis avaient tous été envoyés par le roi à Philée avec Pasan. L'inscription de Xemi fait aussi mention d'un Kerni d’Isis de Coptos. Nous avons déjà dit que ce mot Kerni nous paraissait d'origine nubienne.
3 Ce voyage annuel d’Isis en Éthiopie n’était d'abord connu que par un passage de Priscus, à propos du traité de paix de Maximin avec les Blemmyes en l’an 451 : «Priscus, dit M. Lerronxe, rapporte à une ancienne loi le voyage que les statues d'Isis faisaient chez les peuples de la vallée supérieure du Nil. L’antiquité classique ne nous fournit aucun moyen de savoir jusqu'à quel point cet historien était bien instruit à cet égard, mais une inscription métrique de Philée qui, d’après la forme des caractères et le style, est du temps d'Adrien ou des Antonins au plus tard, c’est-à-dire de deux siècles et demi ou trois siècles antérieure à l'époque dont parle Priscus, nous garantit l'existence de l'usage à cette époque et nous donne de plus un curieux commentaire du passage de l'historien. C'est un témoin oculaire qui parle. »
Ce texte a été publié par Lerrowxe dans ses inscriptions d'Égypte sous le n° CXXI :
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Nügov £ç, Aiyortoto répaç, reptxaAÂËa, ceuviv, “louèos, Ailtorwv roooûev, aptEapevot,