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On voit surtout par le titre autocrator qu'il s’agit bien d’un empereur romain ou soi disant tel; car c’est la preuve dont Vopiscus se sert pour établir les prétentions impériales de Firmus, (que nous montrerons bientôt avoir été l’un des contemporains et des alliés de notre César blemmye).!
1 «Scis enim, mi Basse, quanta nobis contentio proxime fuerit cum amatore historiarum M. Fonteio, quum ille diceret Firmum, qui Aureliani temporibus Ægyptum occupaverat, latrunculum fuisse, non principem : contra ego, mecumque Rufus Celsus et Ceïonus Julianus, et Fabius Sosianus contenderent, dicentes illum ct purpura usum, et percussa moneta Augustum esse vocitatum : quinetiam nummos ejus Severus Archontius protulit : de Græcis autem Ægyptiisque librie convicit, illum auoxpartoca in edictis suis esse vocitatum.» Vopiscus, Vie de Firmus.
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Nous n'avons donc pas affaire à un latrunculus quelconque, — c’est-à-dire à un sin chef barbare — mais à un homme centré dans les cadres romains, prenant le protocole ciel ct figé de tous les Augustes de ce temps, battant probablement monnaie, faisant édits, ayant un préfet du prétoire, etc., et cependant paraissant, par son nom, compléten étranger au monde romain ct même au monde grec, qui en était, pour ainsi dire, le vestib
Pâilaan (avec la chuintante et l’ain) est un nom très analogue à beaucoup d'au noms blemmyes que nous ont conservés les inscriptions, mais qu’on ne saurait aucunen rattacher à l’une ou l’autre des deux grandes civilisations classiques,
Nous voyons que l'empereur cn question a régné dans la Thébaïde peu de temps a] les seconds Antonins et assez tranquillement pour pouvoir faire continuer dans le tem d’Esné, avec tout le luxe convenable, les grands travaux commencés par ses prédécesse de Ièome. Évidemment puisqu'il ne peut s'agir de Romains ou de Grecs et que les præs locaux, parfois proclamés empereurs, étaient toujours choisis dans ces deux races, puis nous avons affaire à un barbare ct que ce barbare régnait en Thébaïde, nous devons son à un représentant de ect empire blemmyc, immédiatement voisin de la Thébaïde, que inscriptions démotiques nous montrent alors si vaste et si puissant. Rien de plus naturel ( de voir un Blemmye s'occuper à orner les temples de ces dieux d'Égypte pour lesquels t ses compatriotes avaient une si picuse vénération.
Mais à quelle époque est-il possible d'admettre une invasion triomphante des Blemm: et la proclamation d’un empereur romain de cette race?
Évidemment à la période des trente tyrans. Quand un chef de tribu arabe (phyla ou cheik) comme Odénat se faisait désigner Auguste par l’empereur légitime Gallien, un blemmye, beaucoup plus important, pouvait aspirer à de semblables honneurs, et cela d' tant plus que chacun des généraux de Gallien en faisait autant. .
En Égypte même un certain Émilicn venait d'être proclamé par l'armée, malgré et forcé de prendre la pourpre. Mais aussitôt il eut à lutter contre les Blemmyes qu’il c tint autant que possible, s'étant porté de sa personne cn Thébaïde. Ces luttes difficiles, efforts presque victorieux le firent considérer comme un nouvel «Alexandre». Maïs au mom où il préparait une grande expédition dans les Zndes (? contra Indos) — c'est-à-dire peut-é dans cette Ethiopie que les anciens, comme les Portugais plus tard, nomment souvent Indes — il fut battu par un général de Gallien appelé Théodote et étranglé dans sa pris
L'empereur fut tellement satisfait de ce triomphe qu'il donna à Théodote, en Égy même, «l'empire proconsulaire ».
Mais Trebellius Pollion nous apprend que cc fut considéré comme un présage de n heur. Une colonne d'or sise à Memphis et couverte d'inscriptions égyptiennes prédisait (com l'avait fait à Memphis aussi du temps d'Epiphanc la chronique démotique traduite par no la prochaine délivrance des Égyptiens. D’après cette colonne, l'Égypte devait secouer le j quand on y verrait les faisceaux romains ct la prétexte romaine — ‘juste ce que venait faire Gallien par sa nouvelle décision en faveur de Théodote.
1 Thebaidem totamque Ægyptum peragravit; ct, quatenus potuit, barbarorum gentes forti auctorit submovit, (Vie d'Enilien, par Polliou.)
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Les oracles étaient donc accomplis. On allait être libre et cette liberté ne pouvait venir que par le moyen des Éthiopiens, comme du temps des Anchmachis et Hormachis, les adversaires, un instant triomphants, du grec Épiphane, et précédemment, du temps des Pianchi, des Sabaka, des Tahraka, ennemis héréditaires des envahisseurs assyriens.
Ce fut en vain que, de l'avis des pontifes, Gallien revint sur sa décision antérieure. Le destin l'avait réprouvé : et le désordre allait croissant dans la vallée du Nil.
Bientôt un autre gouverneur, Sempronius Saturninus, fut, comme Émilien, proclamé de force par 8es troupes, qui ne tardèrent pas à le massacrer parce qu'il voulait faire respecter la discipline.
Et pendant ce temps les Blemmyes profitaient des discordes des Romains pour étendre de plus en plus leur domination. Les tyrans qui se succédèrent en Égypte furent forcés de compter avec eux et souvent de s'appuyer sur eux.
C'est ainsi que le pseudo-empereur Firmus, dont nous avons dit plus haut quelques mots, fit expressément avec les Blemmyes une alliance intime,? sans doute en reconnaissant les titres impériaux qu'avait usurpés leur chef et en leur abandonnant définitivement la partie de la Thébaïde dont ils s'étaient emparés. Aurélien, qui vainquit Firmus, fit aussi figurer dans son triomphe les Blemmyes ses alliés ou du moins ceux des auxiliaires de cette race qui avaient été envoyés pour secourir le tyran. Mais il n'alla probablement pas les attaquer dans le territoire qu’ils occupaient pour leur propre compte, c'est-à-dire soit dans Je commilitium de Nubie dont ils étaient maintenant seuls maîtres, soit en Thébaïde.
En effet, ce fut à Probus et à Probus seul que revint l'honneur de rendre à l'empire Coptos et Ptolemaïs, soumis depuis assez long aux Barbares.t Les textes de Vopiscus sont on ne saurait plus formels à cet égard.
Il paraît même que cette conquête, faite sur une nation que la renommée peignait si terrible et si puissante, eut un effet moral considérable, jusque sur le roi des Parthes qu'elle décida à demander la paix.‘
Probus, de son côté, en fut si fier qu'il ne se borna pas, comme Aurélien, à faire figurer quelques Blemmyes dans son triomphe, mais qu'il voulut triompher des Blemmyes au même titre que des Germains.f
1 Voir Pollion, Vie de Saturninus. Ne pas confondre ce Saturninus avec un second Saturninus qui fut tyran d'Égypte sous Probus. Vopiseus, qui a écrit la vie de ce dernier, insiste beaucoup sur cette distinction nécessaire.
2 Idem et cum Blemmyis societatem maximam tenuit.
3 On vit figurer au premier rang parmi les captifs : <Blemmyes, Axomitæ, Arabes, etc.» (Vopiscus, Vie d’Aurélien.)
4 «Pacatis denique omnibus Pamphyliæ partibus, ceterarumque provinciarum quæ sunt Isauriæ vicinæ, ad orientem iter flexit. Blemyas etiam subegit, quorum captivos Romam transmisit, qui mirabilem sui visum, stupente populo Romano præbuerunt. Copton præterea et Ptolemaidem urbes, ereptas barbarico servitio, Romano addidit juri.» (Vopiscus, Vie de Probus.) Zosime (liv. 1, LXXI) que j'ai également cité dans mon Mémoire sur les Blemmyes ($ 3) nous atteste le même fait en insistant sur ce point que les habitants de Ptolémaïs avaient pris très énergiquement le parti des Blemmyes.
5 .... His acceptis litteris Narseus maxime territus et eo præcipue quod Copton et Ptolemaidem comperit a Blemyis qui eas tenuerunt vindicatas, cæsosque ad internecionem eos qui gentibus fuerant ante terrori, etc. (Vopiscus, Vie de Probus.)
6 Triumphavit de Germanis et Blemyis. (Zbid.)
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36 ECGÈNE REVILLOUT.
Probus en finit ainsi d’un seul coup avec deux empereurs égyptiens : l’empereur blemn Pgilaan! possédant la Thébaïde, ct le Gaulois Saturninus (le second du nom) qui, malgré supplications, était devenu empereur de la Basse-Égypte et qui fut tué par les soldats dépit des ordres du souverain vainqueur.?
On comprend que la présence de ces petits tyrans d'Alexandrie avait dû singuli ment faciliter les progrès d'un empire qui s'étendait depuis les montagnes d’Abyssinie, Me: l'Astaboras, le Soudan, jusqu'en Nubic et jusqu'au-delà de Thèbes.
Nous savons par Vopiscus que Probus reprit la Thébaïde. Obtint-il aussi de rétal des garnisons dans le commilitium ou le pays neutre de Nubie? C’est probable. Mais l’oc pation commune ne devait pas durer longtemps.
Ainsi que je l'ai longuement raconté dans mon Mémoire sur les Blemmyes, d'après passage de Procope qui paraît extrait des livres perdus d’'Ammien Marcelin, Dioclétien, à suite de nouvelles luttes, se vit réduit à abandonner définitivement la Nubie, en retirant : légions à Éléphantine, et même à promettre un tribut en or aux Blemmyes pour qu’ils n quiétassent plus ses frontières.‘ Ce fut aussi à ce moment que le temple de Philée fut décl: expressément neutre, avec un saccrdoce mi-partie blemmye mi-partie égyptien.
La première paix de cent ans fut conclue sur ces bases : et les Barbares la respectère tant que les empereurs restèrent païens. Nous les voyons même faire des prières publiqu pour le César Galère,” que menagçait déjà le chrétien Constantin.
1 Nous l'avous dit précédemment, c'est à partir du règne de Pâéilaan que les empereurs roma cessent de faire graver en hiéroglyphes leurs cartouches avec les légendes usurpées par le souver blemmye. Le dernier empereur dont ces légendes soient parvenues jusqu'à nous (non-seulement à Es mais partout ailleurs), fut l'empereur Décius, antérieur d'une dizaine d'années à l'empereur barbare Päila et qui, selon la chronique pascale (voir mon précédent mémoire sur les Blemmyes, $ 2), eut déjà affa avec les Blemmyes et répandit dans leurs pays aux extrémités de l'Égypte des serpents vénimeux (..… nai axdaugev eg To this Atpürrou Xluitov Gta tobs vouxôaç xai BAepubaç). On comprend comment une armée ce genre n'arrêta guère leurs progrès.
2 Voir Vopiscus, Vie de Saturninus.
3 6$ 8 ct 4.
4 Selon Prucope (voir mon premier mémoire sur les Blemmyes, $& 4) Dioclétien était sur les lic quand il conclut ce traité. Ce fut sans doute quand il alla combattre le tyran Achilleus (probablem allié des Blemmyes) et qu'il le tua après l'avoir assiégé huit mois (Eutrope, liv. IX). Notons que se Mumertinus (cité déjà dans mon mémoire sur les Blemmyes, ibid.) il avait eu soin de susciter d'aut Éthiopicus, probablement les Nobades, contre les Blemmyes. Procope nous dit, en effet, qu’il s'appuia les Nobades, tout en traitant avec les deux peuples. Malheureusement nous n'avons pas d'autre te démotique daté de Dioclétien qu'un ostracon d'Éléphantine.
$ Voici le texte de deux inscriptions qui se suivent ect paraïssent avoir été composées en méê temps et gravées par la même main. Elles portent les n°* 15 et 16 dans Lersits :
eAdoration d'Atten Kitonaria, le chef des troupes (ou du peuple), l'agent d'Isis de Philée, »J'Abaton, la déesse grande, vénérable et honne, la reine du monde entier, — pour le salut du César Gali > parcequ'il te prie. O grande décsse Isis! Fais que tu nous amènes pour ta fête chaque année, en s0 que je t'adore, ainsi que mes frères ct ma femme, que j'accomplisse tes saintes constitutions, que > t'apporte les offrandes fayi) venant de Méroë, par la libéralité des rois d'Éthiopie, et que tu leur accon »(lans cette ville une longue duréc de vie, les bénissant, car . . ... . .»
« Adoration de Paosor bi, fils de Pétosor, le grand prêtre des grandes panégyries — devant > vénérable, la bonne Isis de Philée, de l'Abaton, la grande déesse, priant (en ces termes) 3 «Que
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Mais les sentiments changèrent quand les pieux Blemmyes se virent en face d’empereurs ennemis et persécuteurs déclarés de leur religion comme Théodose et ses successeurs.
NOTA
Depuis que j'ai écrit, imprimé et mis en pages mon article sur un Empereur blemmye, j'ai trouvé dans Nresusr (Voyage de Gau, p. 7 de l'appendice) un passage dans lequel le savant auteur ferait remonter la prise de Coptos et de Ptolémaïs par les Blemmyes jusqu’à la chute de Dèce. Le triomphe d’Aurélien et celui de Probus n'auraient été ainsi que deux épisodes d’une seule et même guerre, ce qui donnerait à l'occupation de la Thébaïde par les Blemmyes une durée d’une trentaine d'années environ; car si Décius est mort en 251, Probus, monté sur le trône en 276, n’est mort qu’en 282. Voici le passage en question :
«A l’époque où par suite de la mort de Décius et de son armée, des ennemis étrangers »et domestiques s’élevaient de tous côtés contre l'empire romain, les Blemmyes secouèrent »aussi le joug et, non contents de cela, ils envahirent l'Égypte qui se soulevait souvent et »s'emparèrent de Ptolémaïs et de Coptos ou donnèrent des secours aux rebelles. F1. Vopiscus »dit (Aurélien 33) que les Axumites! prirent aussi part à cette guerre. Ce qu’il y a de cer- »tain c'est qu'Aurélien conduisit en triomphe les captifs de ces deux nations. Cependant les »Barbares, plutôt réprimés que soumis, retournèrent aux armes. Probus les ayant de nouveau >vaincus, les villes de la Haute-Égypte, dont j'ai parlé, furent réunies à l'empire, qui ne put »prendre celles qui étaient situées au-delà de Syène.»
Cette opinion ne repose que sur les textes déjà cités par moi, rapprochés d’un passage dans lequel Zosime (p. 344 et suiv. de l'édition de 1611 d’Étienne) nous raconte qu'à la mort de Décius l'empire fut envahi presque de tous côtés par des Barbares, dans l’énumération desquels il ne fait pourtant figurer ni les Blemmyes ni des Éthiopiens d'aucune sorte. Zosime (p. 393 ibid.) ne mentionne les Blemmyes qu'à propos des succès de Probus et de la reprise de Ptolémaïs.
Qu'on admette l'opinion de Niesuxr, ou qu'on place avec nous la conquête de la Thébaïde par les Blemmyes une dizaine d'années plus tard, il nous semble en tout cas certain que les prétentions du prince blemmye Päilaan à l'empire doivent être contemporaines de celles du phylarque arabe Odénat.? Jusqu'à cette époque il y avait bien eu des rois des Blemmyes,
»m'amènes, que tu m’amènes à Philée chaque année pour que je t'adore et que j'établisse devant toi »l’adoration de Sufumenu, de sa femme et de ses enfants.»
Le dernier nom (que nous avons seulement d'après la copie de Lersius) paraît être celui du roi d'Éthiopie contemporain; car, nous l'avons vu, à Philée les rois blemmycs ne prenaient pas le cartouche quand ils reconnaissaient les empereurs pour leurs suzerains — ce qui est le cas du temps de Galère.
1 Les Axumites paraissent en effet avoir été à cette époque les vassaux des Blemmyes. C'est pour cela que, dans sa vie de Firmin, Vopiscus ne parle que des Blemmyes comme alliés de ce tyran et que dans sa vie d'Aurélien il dit que l'empereur triompha des Blemmyes et des Axumites. Or, il est bien certain qu'il n’est jamais allé à Axum. Les Axumites accompagnaient donc les Blemmyes dans leur expédition en qualité de tributaires de l'empire de Méroë, de cette Méroë qu'ils aidèrent plus tard à détruire.
2? I] y ent avant Décius un empereur arabe nommé Philippe. Mais cet Arabe d'origine était capitaine des gardes de l’empereur ct arriva à l'empire comme général romain et avec l'aide des soldats romains de son armée. Odénat, au contraire, arriva à l'empire comme chef d'une tribu arabe et avec l'aide de ses Arabes. Il en fut de même pour l’empereur blemmye : il n'avait jamais commandé une armée romaine proprement dite.
des rois de Thébaïde et d’Éthiopie, etc., comme il y avait souvent eu en terre romaine, par permission ou sans permission de l’empereur, bien d’autres rois barbares; mais aucun de ces rois barbares n'avait usurpé le nom d’empereur. Il a fallu l’'émiettement de l’empire, partagé par les trente tyrans, pour qu’un Odénat, phylarque arabe, devenu roi de la colonie romaine de Palmyre, ou qu'un Päilaan, prince éthiopien, devenu roi de Thébaïde (comme lavait été PSeru Kanenfi,: Psentès? et tant d’autres) osât substituer à ces titres inférieurs celui d'Autocrator César Auguste.
Notons d'ailleurs que, si le titre impérial d'Odénat avait été confirmé par l’emperem Gallien, celui de P£ilaan fut confirmé à son tour, selon toutes les apparences, par l’allié intime des Blemmyes, le pseudo-empereur Firmus, «l’ami et le compagnon de Zénobie>».3
! P&cru Kanenfi, ce roi au double cartouche démotique dont nous avons parlé précédemment, qui semble avoir eu la Thébaïde, faisait du reste partie peut-être de la même dynastie que l’emperem Pgilaan.
? Voir ce que nous avons dit plus haut de ce «roi des Éthiopiens», rédigeant des stèles grecques i Philée, et qui pourrait bien être le «rex thebæorum», auteur de la statue à inscription en vers grecs di Pescennius Niger.
3 «Iste Zenobiæ amicus et socius», dit Vopiscus dans la même vie de Firmus où il ajoute : «Iden et cum Blemmyis societatem maximam tenuit». Selon Zosime (p. 366) Zénobie, dont Firmus essayait de relever le parti, avait été déjà un instant, sous le même règne d'Aurélien, maîtresse de l'Égypte inférieure Peut-être était-co cette reine arabe, prétendant descendre des Ptolémées, qui avait traité d'alliance ave les Blemmyes possédant la Haute Thébaïde ct qu'avait encore combattue dans ce pays et contenue autan que possible An temps de Gallien le tÿran Emilien. Firmus n'aurait fait ainsi que continuer les tradition! de sa célèbre amie. Dans sa vie d’Aurélien, Vopiscus place en effet l'insurrection de Firmus en Égypte immédiatement après la défaite de Zénobic.