ER
m’exprimer ainsi.
en est arrivé dans un des derniers numéros de la Revue des Études grecques relativement au 6° chapitre de l'’Aônvalwv roliteia d’Aristote, chapitre pour lequel il n'avait, il est vrai, que le travail de M. Kexrox, avec ses remarques, et les observations critiques de M. Heanrau. Mais il est temps de fermer cette longue parenthèse et d’en revenir à la question qui l'a motivée.
Voici comment cette question se pose. Le client d'Hypéride avait proposé d'abord à Athénogène de lui verser le prix d’une boutique de parfumerie et de la liberté d'esclaves qui la tenaient, afin qu’affranchis ils continuassent à la tenir, mais à son profit, à lui-même. Athénogène, dans le but de charger l'acheteur de dettes considérables et de l'en charger seul, ainsi qu'on le voit plus loin, voulut qu'il acquit le gérant Midas et ses aides à titre d'esclaves, lui faisant croire qu'à les acheter ainsi, il avait tout à gagner. L'énumération des avantages prétendus que le client d'Hypéride pouvait trouver à cette combinaison occupe le bas de la colonne 2 et le haut de la colonne 3. Athénogène y déclare lui vendre ces hommes en esclavage : afin qu'aucun d’entre eux ne lui cause des ennuis; afin que Midas, qui lui doit le compte de sa gestion, n’altère pas ce compte; afin que la crainte de son pouvoir de maître les retienne, et qu’ils n’entrent pas en lutte avec lui, à cause de cela, à tov p6fov. Cette entrée en lutte avec ceux sur le zèle, sur l’industrie, sur la fidélité desquels il devait compter pour s'enrichir, était bien l'éventualité qui pouvait effrayer le plus ce paysan, acheteur d’une boutique. toûro dt péyiotov est donc bien ce qu'on attend ici; et en effet, d’après la longueur de la lacune, les trois lettres tou sont juste ce qu'il faut pour occuper l’espace qui sépare la fin du mot y6fov des deux lettres ro, dont la dernière est encore pleinement visible, et dont l’autre a laissé des traces. Après cela Athénogène, qui vient de faire valoir les raisons d'intérêt, | passe à des considérations d'une nature plus sentimentale. L'argent versé pour la liberté de ces hommes n'eût pas suffi pour créer sur eux un droit de patronage incontestable. Pour affecter dans la gestion de leur boutique plus d'indépendance de cœur envers celui qui y plaçait ses fonds, ils trouveraient bon de pouvoir paraître être affranchis, non de lui-même, mais d’Athénogène, le vendeur. Cela leur serait impossible s’il avait commencé par les acheter eux-mêmes, sauf à les affranchir plus tard, s'il le voulait, ce qui lui procurerait de leur part une double reconnaissance. Il me semble que cette gratitude plus ou moins vive était loin d’être le point principal, la grande raison déterminante rejetant le reste dans l'ombre — pour celui qui allait se lancer dans une affaire commerciale, — relativement à ces tracas, à ces malversations, à ces luttes, — en un mot à ces causes de ruine qu'on lui représentait d'autre part —. J'aurais donc, je l'avoue, la plus grande répugnance, par suite de ma vive admiration pour l'habileté merveilleuse d'Hypéride dans ses récits, à isoler de ce qui précède toùto péyiotov, alors même que les règles de la langue grecque le permettraient.
J'en viens à un point pour lequel ces règles sont encore en cause. | C'est le souvenir des formules générales que les grammairiens nous en donnent qui m'avaient conduit à remplacer par Wa pnôtm . ...} äxoüsx, aux lignes 5 et 6 de la 4° colonne, ma première lecture va pnôeis . . . . axobou, après le présent onpaiveta. En effet Burnour dit (8 365) : «Le subjonctif se lie avec les temps principaux de l'indicatif : » räpeqt Îva T0w, adeum ut videam. L'optatif se lie avec les temps secondaires : xäpnv fva Oo, aderam ut vi- » derem. L'usage apprendra les exceptions.» Telle serait, pour ce qui regarde spécialement a, la règle de l'accord des temps, de la consecutio temporum, règle que Caassane exprime aussi, mais d’une façon plus réservée (p. 275 de sa grammaire) : «Il (l'optatif) remplace ordinairement le subjonctif, quand la proposition principale » est à un temps secondaire, ex. : xépnv va ôouu. Si le verbe de la proposition principale était au présent, celui » de la proposition subordonnée serait au subjonctif, ex. : xäpeuu va ôw. Remarque. Cette règle n’est cepen- » dant pas sans exception et il ne faudrait pas croire que l'optatif, qui est un mode à part, soit une sorte » d'imparfait du subjonctif, etc.» Ce que Caassane s'attache à combattre dans cette remarque, c’est la théorie de l’optatif ainsi formulée par Busxour : <l’optatif n’est point réellement un mode à part; c’est une simple » dénomination sous laquelle on a rangé les temps secondaires du subjonctif»,a théorie sans laquelle on ne comprend plus bien en ceci la consecutio temporum. Dans le doute, devant des lacunes qui avaient enlevé
(a) Cette formule est une siraplification — par l'abandon d'un de ses côtés — de ja théorie de Fischer. Fischer, en effet, dans ses Animadvertiones d'une si riche érudition, ayant pour base le relevé d'un si grand nombre de textes d'auteurs, s'était attaché à établir que l'optatif répondait tantôt aux temps principaux du subjonctif latin et tantôt aux temps secondaires — disant notamment du présent de l'optatif qu'on devait le considérer comme le correspondant du subjonctif présent des Latins soit quand il se trouvait isolé, soit quand il se trouvait uni en accord « conjunctum », avec un présent ou un futur. Ce savant ajoutait, du reste, après une étude consciencieuse, que la vie d'un homme ne saurait suffire pour approfondir dans tous leurs détails et pour enseigner les règles de la valeur des temps et les règles do leur accord, règles que les anciens eux-mêmes sont loin d'avoir toujours comprises de la même manière et appliquées avec une égale rigueur. Il est vrai que son aversion pour les corrections trop hardies le rendaient difficile à contenter.
20 EUGENE REVILLOCT.
Cétait d'ailleurs un principe absolu qu'il fallait s'aider entre amis, ce qu'a fait reur avee raison M Forcarp dans son mémoire sur les sociétés grecques Les contributis #
la fin da mot commençant par 72: et le commencement du mot 12357 et qui me semblaient pre à la rigueur l'une ou l'autre restitution. j'avais choisi celle qui rentrait dans cette généralité des cas en régle, sans rechercher d'abord si c'était. au contraire. une des exceptions toujours prévues ds conditions à déterminer. Mais M Drris à raison de dire que la longueur de la lacune de la 6° big ir corde mieux avec la restitution du seul mot 2zx55x : je reprends done cette lecture. Je puis dake maintenant pleinement rassurer M. Rrrsacu qui mayant suivi pour la lecture 5 235-x et n'ayant = doute pas bien compris ce que lui avait dit à ce sujet un savant maitre. s'est imagine que l'autre ke zw15x. serait une faute de grec «parce qu'elle viole la consæcutio temporum> et a ajouté : <il vaut ir » soupçonner le capiste d'étourderie qu'Hypéride d'incorrection»>. Pour savoir à quoi m'en teair sx correction prétendue. j'ai fait ce que je fais toujours en pareil cas, j'ai voulu remonter aux sources J: parcouru. la plume en main, l'œuvre de l'orateur Lysias, celui de tous qui représente le mieux. dns pureté. latticisme, suivant le témoignage du eritique ancien le plus autorisè en pareille matiére. Das d'Halicarnasse. J'ai relevé toutes les phrases dans lesquelles intervenait la conjonction :>x collation chaque fois les trois éditions que je posséde. celle d'Atezx, celle de la collection Drnor et celle de Sax et je me suis bien vite assuré que la règle invoquée par M Rarsacu n'était pas vraie pour cet at Chez Lysias, quand le verbe de la proposition principale se trouve au passé, celui que la conjonctie « y rattache est beaucoup plus soucent au subjonctif qu'à l'optatif, et. en revanche, le verbe gouvers x Fa peut parfaitement être à l'optatif, à l'aoriste de l'optatif, après un verbe de la proposition princes au présent : comme dans cette phrase du discours pour Polystrate : äx'va %ë, soin a Zpoxz=xrvov.s; Bu Jeyrrem. va pur Boëv Guy (édition Arcze 1:83. tome [l, p. 18 — coilection Dipor 1877, p 159, & 21 — édiin Scerisz 1885, p. 15% et 159). Ce qui explique le mieux l'optatif dans ce cas, et dans à peu près tous ls cas où ce mode se rencontre chez Lysias. gouverné par a, après un passé, comme après un présent Ce tout simplement la phrase suivante du professeur qui a distingué Lsraosxe parmi les élèves de son cn de grec au Collège de France et l'a pris pour collaborateur, de Guiz (p. 435 de sa grammaire) : « après avé » réfléchi sur les nombreuses acceptions dont ce mode est susceptible, nous dirons : à la signification fe damentale du verbe, le mode oplatif ajoute l'idé accessoire d'incertitude, d'hypothèse, de concession, de futur tingent, de pouvoir, de possibililé, d'euphémisme, d'ironie, etc.» Ici, en effet, il est dit que les individus de il s'agit, s'étant d'avance jugés coupables, s'exilent eux-mêmes, afin qu'il ne leur arrive pas de subirh peine de leurs crimes (chose possible, mais seulement posible. C'est donc un futur contingent, somme tou assez incertain. Il en est de même quand Lysias, dans son discours contre Andocide, dit au sujet de celui © QE eos Vxhyev ait, tra . . . .. dur tv (éd. Scames, p. 45: coll. Dimor, p. 119. $ 19: éd Arexe t 1 p. 106); il le poursuit, il espère donc le faire punir; mais il n'en pas sûr. De même, plus loin, quand i propos d'une victime d'Antocide, il dit : . . @s . . . ax@avev, va pi, urvurs yévorn td. Scuaxrmæ, p 45: col Dmwor, 119, & 22; éd. Avez, 108); il ne présente pas, tant s’en faut. comme certaine, ni même comme pro bable la supposition que cet homme, dans aucun cas, se serait jamais fait dénonciateur. De même quand i dit ‘éd Accra, p. 112; coll. Dmor, p. 120, $ 29; éd. Scaxrsx, p. 46) qu'Antocide a donné de l'argent an Prytanes, va aitov xposayæpouv ôm@:; il entend s'en tenir, dans cette accusation, à la nuance que traduirsient les mots «dans l'espoir d'être introduit par eux». De même, dans le plaidoyer sur les biens d’Aristophase le client de Lysias, aprés la confiscation de ces biens, place des gardiens dans la maison : %a pére bp pata péte ayyela péte lo prôiv axdloro (éd. Scuursr, p. 148; coll Dnor, p. 182, $ 31; éd. Avcxn, p. 510). ce qu'il voulait éviter ainsi, c'était un futur contingent, une éventualité qui n'avait rien de certain. Voili dans quel cas Lysias se sert de l'optatif après a Quand, au contraire, cette conjonction indique, sans réserve de doute, le but qu'on veut (ou avec u# qu'on ne veut pas) atteindre directement, il choisit k subjonctif. C’est ainsi que dans le discours sur le meurtre d'Ératosthène, il raconte comment, après h naissance d’un premier enfant : ... oûrux Tr, ouvañhopévor fv, @ote xoÂlau À Yo, axe xd . . . Re nrÜov adm Ôd& za un Boï (éd. Scamiss, p. ?; coll Dinor, p. 93, $ 10; éd. Arczz, p. 10). La mère descendait auprès de son enfant dans le but direct de lui donner le sein et de l'empêcher de crier; ce qui lui ordonnait de faire son mari, un peu plus loin dans la narration (éd. Auczz, p. 10; coll. Dior, p. 93, $ 12; éd. Scammes. p. 3) : xat êy& tv yuvaïxa Gmévm éxéleuoy xai Goûve où xœût (var. xmw Dior; Scuxms) tov wôbv, Re xabortz xaiwv (var. daïov Dinor; ScHmisx). Dans la phrase to xulov &80a xat ébuoxdlevev, Uxo tés Gspaxaivrs Exitnbe 12 Rodpevov, fa taïra za, qui précède de quelques lignes, on voit également que le but qu'avait atteint ls bonne n'était pas incertain. Ailleurs (éd. Scamsx, p. 1; coll. Dinor, p. 92, $ 4; éd. Auere, p. 1) le mari trompé, ayant tué l'amant de sa femme malgré toutes les offres d'argent que celui-ci lui avait faites pour sauver sa vie, se sert encore du subjonctif pour marquer un but qu'il n'avait certainement pas, quand il
€ sidérées comme amicales étaient très fréquentes. Au mot ëpavos, dans un article complété ‘Æ au mot oœiufBoñov, le vieux lexique de Constantin signalait déjà celles qui avaient pour objet
dit : oôte ypnpatewv Evexa Expata taüta, Îva mAobatos Ex xévmtos yévuuæ. L'indication d’un but direct amène également le subjonctif, quand dans son éloge funèbre l'orateur rappelle que les Athéniens, auxquels les Perses avaient offert, avec leur alliance, la domination de la Grèce, ayant refusé, abandonnèrent leur ville, afin de n'avoir pas à subir à la fois une attaque par terre et par mer : &£Aixov Ünèp ris EAXGOOS tv xékiwv, W” dv péper xpdç Éxatipav, aÀÀà pu xpdç auootépas Gua tas duvaues xivduveuowatv (64. ScHEIBE, p. 18; coll. Dnor, p. 102, 8 33; éd. Auerse, t. II, p. 290). Je serais par trop long si je voulais citer la masse des exemples analogues de subjonctifs employés par Lysias après va avec cette nuance de sens. Pour écarter toute idée de doute, d'incertitude, il se sert même du subjonctif après un optatif, comme dans la phrase suivante du xepi onxoù, où l’homme riche accusé d’avoir arraché un tronc d'olivier Sacré, déclare ne pas douter que si tous les juges avaient de lui l'opinion qu’il mérite, et dont il jouit d’ailleurs, ils seraient convaincus qu'il aurait bien pesé d'avance les conséquences possibles d’un acte si dangereux pour lui et ne lui rapportant rien; et par conséquent ne l'aurait pas commis : vüv ÔÈ navtas &v Opäç fBoulolunv xepi uoÿ tabtmv Tv yvounv Éyav, va Ayodé pe oxoneiv, etc. (éd. Scaeise, p. 54; coll. Dinor, p. 124, $ 12; éd. Auceen, t. I, p. 142). Cette suite de temps et de modes est à remarquer, car généralement, et suivant Mapvic, une proposition accessoire dont la proposition principale renferme un souhait à l’optatif est elle-même à l'optatif, — de même qu'après un prétérit (mais, suivant Mapvie, seulement quand on énonce pourquoi une chose qui n’est pas arrivée ou qui n'arrive pas aurait dû arriver ou était à souhaiter) on emploie, avec va, l’imparfait de l'indicatif ou l'aoriste; par exemple pour Lysias : dans le xpoç Xpowva (éd. Scxeise, p. 31; coll. Dior, p. 110, $ 21; éd. Aucrs, p. 53) : ifoukdunv d'av, © Boul, Liuuwva Tv adtiv yvounv êuoi Eyav, va . . . .. Baôtlewg Éyvete ta Oixata: dans le xepi tpatpatos (éd. Soauise, p. 37; coll. Dipor, p. 114, $ 3; éd. Aucer, 74) éfouAdunv d'av un arohayetv adtèv xptthv Awvuotois, W” buiv oavepoc éyévero; dans le xepi toù onxoù (éd. ScuiBe, p. 65; coll. Dipor, p. 126, & 17; éd. AuGen, 74) . . .. réx &v étoAunoa . . . . . ) TOis eipyacupévox Graot to Ywploy ouolws xpooñyov Elvat oüov tov onxôv, Tva El ti aûtobs nrixto, elyov aveveyxeiv Gtw rapédooav. Dans ses belles études sur le dialecte attique, Ermxxx explique cette répétition du mode indicatif à l’imparfait ou à un temps de même classe — ainsi que la présence fréquente d’infinitifs, lorsqu'on attendrait des indicatifs, à la suite d’infinitifs — par une attraction comparable à celle du relatif et où il voit une des particularités les plus curieuses du dialecte attique. En ce qui touche Lysias, l’orateur se plaisait évidemment à insister sur la nuance de doute, de contingence, par l'emploi répété d'optatifs dans une phrase telle que celle-ci : xai taÿr’ éxolouv oùy &ç où Geivov fyolpevos elvou Aoxedauoviots payeoôa, aÂÂ (va, Et note Gdixws els xivôuvov xafiatalunv, G1x raüra BeAtluy dp” buüv vouSduevos axévtwv tov Otxalwv tuyyavou (éd. ScHerBE, p. 132—133; coll. Dinor, p. 173, $ 17; éd. Aucer, p. 418—450). L'idée est : afin que, s’il m'arrivait jamais d'être mis en danger injustement devant vous, il arrivét aussi que, jugé meilleur à cause de cela, j’obtinsse de vous toutes les choses justes (voir aussi coll. Dnor, p. 188, 8 13; éd. Sous, p. 169; éd. AuGer, t. II, p. 10 — coll. Dinor, p. 191, $ 31; éd. Scnerse, p. 161; éd. Auces, t. Il, p. 26 — coll. Dmor, p. 109, $ 11; éd. Scmerse, p. 29; éd. Avcer, p. 46). J'aurais même, pour cette raison, quelque tendance à préférer la leçon d'Auarr pour la phrase suivante : va Ôë pa, énéte Aodeoat Got, xrvduvebot xata ts xAuaxos xatafaivouaa, ëya pv ävw OmTwunv, ai Ôë yuvaïxes xätw. Dans les éditions Scuere (p. 2) et Dnor (p. 93, $ 9) l'optatif xvôvvebor se trouve remplacé par le subjonctif xvduvein; ce qui s’explique, car il s’agit ici d'un but direct. Mais si le danger était certain, la chute ne l'était pas; et je crois que la présence d’un optatif voisin pouvait conduire à préférer un optatif. Cependant il semble qu'Erienne s'était peut-être exagéré trop l'importance, si grande fut-elle, de l'attraction ou du parallélisme. Cette attraction ne suffit pas à elle seule, sous la forme simple qu'il lui donne dans ses études sur le dialecte attique, pour expliquer dans tous les cas la présence de l'imparfait de l'indicatif après va. Ce n'est pas, comme dans les exemples cités par lui, un imparfait de l'indicatif qui est le verbe de la proposition principale dans cette phrase du plaidoyer de Lysias sur le meurtre d’Eratosthène : Enetta, © &vôpes, oùx àv Gox@ dpiv, tov ouvôanvoüvta pets. pôvov xatalepÜivar xai Eonpov yevéodo; À xeebew dxeïvov péve, va pet” Aoû tov poryov étmwpsïro (éd. Aucer, p. 30: coll. Dior, p. 97, $ 40; éd. Scaeise, p. 9). Ici l’imparfait régi par a suit le présent 6ox&, et il n'y a donc pas d’assimilation par attraction ou de parallélisme de temps dans cette phrase prise isolément. Pour trouver un parallélisme, d’un genre tout différent d’ailleurs, il faudrait aller le chercher dans la phrase suivante où, en effet, un imparfait de l’indicatif figure, cette fois sans a, après le même présent. Il faut donc s'attacher au sens conditionnel que la particule äv comporte, ou autrement ce cas rentrerait mieux . dans la théorie, un peu vague, des premiers grammairiens de la Renaissance, critiquée par H. Eræxxs, et consistant à poser en principe que dans le dialecte attique on employait souvent beaucoup de modes ou de temps pour d’autres; c'est-à-dire que les Athéniens ne se conformaient pas aux règles observées dans le grec vulgaire pour l'emploi des modes et des temps : «sed invitante tamen et postulante natura rerum
la Rbération d'un captif ou le remboursement du prix de sa rançon à côté de celle a avaieut pour but un dîner d'amis. La captivité était un des cas où l’on ne comptai à
et actionum fere ipsa>, disait avec raison Fiscuer.s Quoi qu'il en soit d'ailleurs, il serait déplorikt faire disparaître les atticismes en les traitant, chez les auteurs qui usent du dialecte attique, coms à graves incorrections. Il serait déplorable de vouloir appliquer malgré tout chez les plus grands one d'Athènes certaines règles trop étroites, qu'après les avoir étudiés de très près, Hewrr Ermux, pas à eux, s'était bien gardé de formuler dans son Thesaurus. Dans la vieille édition que je possède &e Thesaurus, à l'article va, p. 1698, il se borne à dire <frequentissima autem (et prima etiam fortasse) atructio ejus est cum subjunctivo> et plus loin <jungitur autem et optativo non raro». A cette dei” phrase, dans l'édition Dinor de ce même Thesaurus, on a ajouté entre crochets les mots : «post pre ritum », mais, eu revanche, on a donné de suite après, à titre d'exemples, deux passages de Platon às lesquels l'optatif régi par va suit une proposition principale au présent. Il est vrai qu’on a expliqué deux exemples par la supposition d'une idée de passé se cachant derrière ces présents. Mais cette sa aition ne saurait plus tenir pour un troisième exemple tiré des grenouilles d'Aristophane, et qui se trun dgalement cité par l'éditeur moderne, un peu plus loin, à propos &va pi : <(Ran. 241) roëro S'oys, eg talaummgeïte arô 200; péca. » Ajoutons que ce ne pouvait être que par suite d'une inadvertance qu'ona% cru trouver l'indication d’une idée de passé dans cette phrase de Platon, qui ne fait pas partie d’un rt mais d'un exposé de vues théoriques (Rep. 3, p. 410) : àp ov xai ol xafiotävtes poux xai Youvasnxÿ mice og. 00 Evext rwts elovrat, xadiotäorv, va tj pêv to oüpa Depansbovro, ti 8è cv juyév. En introduisant entre p ronthèses, après le verbe xafiotäorw, la glose it qui constituerunt, on se référait sans doute au mot zx pris pour un participe aoriste; mais c'est le participe présent de xaiomm. Le cas est donc à peu pré le même que dans ce passage de Lucien cité par Maprwia dans sa syntaxe : of vouofétat xpootitros % uagtais aupeiv dxpoisbm, dx péov sbpioxcuv Takr6 te xai evôr, tournure qui ne rentre pas seulement dansk név-atticiame, comme semble le croire cet auteur quand il s'exprime ainsi : <0n trouve quelquefois ses chez les auteurs plus rêvcents (p. ex. Lucien) une proposition intentionnelle à l'optatif aprés le préset et qui serait assez difficile à expliquer par la théorie d'un temps récl caché sous un temps appares L'aillours dans la phrase d'Hypéride en discussion, on peut justement dire que l'idée de passé se cac dervidre le présent smuzivite, lequel est bien par excellence ce que Fiscuer, Maovia. etc. nomment un pr veut hiaterique.» Ce n'était point en effet au moment où le client d'Hypéride parlait devant les juge qu'un avellait san acte d'achat : il y avait alors au moins trois mois que cela avait eu lieu. J’indique « détail mana y attacher par trop d'importance et seulement pour éteindre tous les scrupules, car, en m'# payant aur Lyaias et sur Gair,c je crois que la grande raison de l'emploi de l'optatif ici, c'était qu'il n'étsi pas certain, ai l'un Mt sorti de la maison avant que l'acte de vente ne fût fermé et scellé, qu'on eût ræ conte en route quelqu'un qui demandât à en voir les termes.
Je n'en ai pas encore tout-à-fait fini avec cette phrase d'Hypéride. Je doute très fort pour la leeture qui y rouplacernit (dans la ligne 5 de la 4° colonne) ëv tit aôtñt oixi par ëv tft aïto5 oixin pour désigne
eee me Se ee
at Maber, à la fn de sa vie, vers 1800, traitant de nouveau cette question dans ses Auimadrersiones après plus d'un demi wie de recherches ininterrompues, n'usait pas encore donner de formules (on dirait aujourd'hui de règles) pour les nuances délicsts de nus qu'it sentait d'nstinct et qui motivaient une telle inconstance apparente chez les auteurs grecs : «in usu et modorum et tes- CON Wa. tempo diversos modos et diversa eorum tempors junxerint. » Mais s'élevant avec énergie contre les corrections di te avait Mit deu rulevés très riches de textes certains et groupés. afin que les étudiants pussent connaître mieux cette sc matin aus san incunstantion : « noque ita capi se ullius hoc in genere imitationis libidine sinerent, ut perilitatem constr=va tumrum uhique restituere sinerent. » x de LS) es + rent aistarique, suivant une règle de Madvig — $ 131a — «on emploie l'optatif dans les propositions intesa ass ù ave ex Kt suivant une autre ngle de Madvig — $ 134 c — l'aoriste de l'optatif «correspond à l'aoriste äu subjonctif, perd terre ke mans du mrétmrit et ne se distingue du présent qu'en ce qu'il présente plutôt l'action comme ayant lieu à un moment Se munies. C'etait oi le cas. Ue que condamne M. Reynach dans Hypéride est donc conforme aux principes les plu A spnsieite mrmharem ef temporum. non moins qu'aux idées de Gail; et le recteur Fischer avait bien raison de prémunir ss neue ni WANT. Waitre cette libido de jugements téméraires avec corrections à l'aveugle. et E nerees à Vi, le maître de Letronne et l'ennemi de Paul Louis Courrier, trop négligées peut-être aujourd'hui. ex à + vraie vhangements de régition qu'en se plaçant à d'autres points de vuc. les grammairiens les plus m odernes, qu NRA NN mourant roduits à constater sans les faire comprendre. 1l en est ainsi dans le texte suivant. que Madvig cite avec sr “ v + mdayer d'Apollodore contre Timothée — Dem. 49. 14) :. . . .. Oaveketar XAiaç 5 N Le | Fe Mir: 5 5e ze pa Dada tait Beuvriers Tompapyotc xat Fapapévwoty Eux &v adtw i xpiow yévritar. Le but direct a n V Res tu” ne ln Ne triermrqnes Béotiens qui n'avaient pas reçu leur solde : c'est un subjonctif qui traduit ce but direct. mn $
N um 3 14 de lunes qui. sur l'avis de Thémistocie, bloquérent par leurs vaisseaux les Grecs devant Salanine, +. DR N« de de s'enfuir (subjonctif) et afin de pouvoir, après les avoir pris, leur faire payer cher leur victoire \ VW. SC 1
HSM OS MR
ÜNE IMPORTANTE DÉCOUVERTE. 23
ou nombre des amis ceux qui n’avaient pas puisé dans leur bourse, comme le dit également æLysias à propos d'une mésaventure presque comparable, celle d’une grosse amende à verser
au trésor public. Le nom d’épava, dans ce sens, était aussi juste que possible. er
Parfois peut-être, cependant, sous le même nom de contributions amicales, se cachaient #-. des opérations moins absolument désintéressées. Les Athéniens, en général, n’aimaient pas a + ——————————————————.———.….— ———————— —…" — …"…" —…— —. —.— ———————————.—..—"—…— .—…—— »: l'endroit où Athénogène fit apposer les cachets sur l'acte après l'avoir clos, afin que personne de bon sens æ n’en pût rien entendre. En effet on ne se trouvait certainement pas chez Athénogène, mais probablement 4. chez Antigone. C'était là, sur un terrain neutre, si je puis m'exprimer ainsi, qu’on s'était donné rendez-vous 5 pour conclure, qu'on avait préparé tout le nécessaire, qu'Athénogène avait lu son écrit. Et c'était là aussi, à dans cette même maison, qu'il devait le clore et le sceller s'il ne voulait pas qu’on pôût rencontrer, dans a, la rue, en allant ailleurs, quelqu'un qui, se mêlant de l'affaire, suivant l'habitude athénienne, se fît lire les conditions et, n'étant pas persuadé d'avance (nous dirions, dans le langage actuel et avec les théories qui ont remplacé sur ce point celles de la loi de Solon, suggestionné) par une femme, jouissant pleinement de son bon sens, y découvrit aisément le dol. D'ailleurs plus je regarde le papyrus et plus je me persuade que la lettre encore visible, après la lacune, à la fin du mot, est bien un t, ce qui amène forcement à la leçon AYTHI. M. Dres coupe en deux mots EYPONOYNTUIN; et cette coupe est bien dans les habitudes du dialecte attique : je l'adopte donc. Les #0 ppovoüvrss sont ici ceux que rien n'empêche de bien penser : le client d'Hypéride, qui invoque constamment à son profit la loi de Solon assimilant à des gens privés de raison et dépourvus de libre arbitre ceux qui subissaient l'influence d'une femme, ne devait pas négliger d'appuyer sur le contraste de sa situation et de celle des ed ppovoüvr&. Traduire, comme a voulu le faire M. Revxaca : «pour que personne qui me voulait du bien> est un contre-sens évident; car, faute de pronom personnel, pour prendre dans cette acception ed ppovobvtuv, il aurait fallu le rattacher au sujet du verbe onualvetu et supposer qu'il s'agissait des gens voulant du bien, non à l'adversaire d'Athénogène, mais à Athénogène lui-même, ce qui serait absurde. Pour le mot xataféAlom (17° ligne de la 4° colonne), bien qu'il me paraisse certain que c'est là le mot du papyrus, je me suis senti tout disposé à accepter la correction indiquée comme possible par M. Drecs en xatafdhouu. En effet l’aoriste second semblerait mieux convenir que le présent dans une phrase où les verbes se suivent ainsi : el pèv yàp . . . .. xatafBéAAomu . . .. toüro pévov émwAÂvov 6 Goinv adtw, aXÂ’a oùdèv Getvov Éxasyov, si on la prend isolément. Et en se référañt à celle qui est le complément de la même pensée : eiôè zptaipnv . . . . Ena&ev pot Éuelev, etc., on voit que xatafahouu, aoriste second, se trouverait en parallélisme avec xptdunv, si on rattachait cet optatif à un aoriste second, comme axwhkvoy, Exaoyov, imparfaits de l'indicatif, sont en parallélisme avec Eusev, imparfait de l'indicatif : (dans ce parallélisme, l’optatif répété marque l'hésitation possible entre deux modes de procéder). Mais xptaunv est un présent suivant Fiscuer. Du reste M. Diecs n'a pas exécuté, en définitive, dans le texte la correction indiquée en note par les mots <das Präsens ist unrichtig». Je m'en tiens donc encore à la version du scribe. Pour des verbes tels que yelveta, dvaylvuoxev, àvayivwoxoutvev, je sais bien que dans les présents et imparfaits de yivopat — yiyvoua et de yivwaxw — yryvooxw, la syllabe ;: devait son introduction à un redoublement analogue au à de dwm, et que ces formes de l’ancien grec se conservaient chez les Athéniens, au témoignage de Mæris et d'Eustathe cités par Fiscaæer. Mais n'en était-il pas de même que pour ces formes spéciales des optatifs, etc., que possédaient les Athéniens et qui ne les empêchaient pas de se servir concurremment des formes vulgaires? Dans le doute sur ce point, j'ai cru plus sûr de conserver l'orthographe du manuscrit. De même pour pupomwov et xeptota. En ce qui touche le mot Çubpva — ouipva, j'avais procédé autrement que pour les mots dont je viens de parler. En effet ouôpva est un mot bien connu de tous ceux qui se sont occupés de matière médicale ancienne, et son adoucissement en Çuüpva rentre dans toute une série d’adoucissements du même genre causés par le contact de la lettre o avec la lettre a. Dans l'édition Dinor du Thesaurus Erienxe de nombreux exemples en avaient été donnés à propos du mot tpuxpos pour autxpos, mot déjà cité, ainsi que Çuivôn pour own, Tuepôvos pour ouepôvo, etc., dans la seconde édition du trés vieux Lexicon de Roserr Coxsranrin, cet auteur de Caen, qui se disait grec. L'article se terminait ainsi : «< Hinc igitur discimus antiquos, et quidem Athicos, ob soni affinitatem quam inter se habent Y et 9, pro guepôahéos dixisse Quepdaéos, Quñyua pro ouñyua, Cuixpdçs pro ouxpds, Quivôn pro ouvôn, CUGÜE pro ouüfE, Tuüdoa pro ouwsu. (Le même Thesaurus citait aussi plus loin Çpün, GuuAtoy pour ouün, opduwv;: et il notait à l’article suopva qu'un ancien glossaire avait orthographié ce mot fupva, forme que signale aussi Fiscues, s'appuyant sur Eustathe.) D'autres exemples du même adoucissement de © en Ç devant pont été constatés dans des