‹ Les pasteurs en Egypte (volume 2)Chapitre 80 sur 88 · HN A · texte numérisé non relu

HN A

(a) Je maintiens AAA, car le trait qu'on aperçoit, en tête de la ligne, avant la lacune me paraît bien être le commencement d'un À; et d'ailleurs si l'on y voyait, avec M. Diels, la fin du K de la conjonction KA, les lettres A seraient insuffisantes pour l'espace à remplir.

= —____———— —————— = —————__— - 22 —————————p—pZpZ + ee

garder trop longtemps l'argent chez eux et courir le risque de le perdre par un accident ou par un délit, sans avoir personne à qui s'adresser pour le réclamer. On peut citer quelques

inscriptions et dans des papyrus d'Herculanum. — M. Gowperz nous le rappelle, en citant Cuaæpayôos à côté de Çuépva. — Que fallait donc faire? Garder pour ce mot une orthographe basée sur certaines lois d'euphonie abandonnées depuis lors? Mais cela devait conduire à négliger en même temps les lois d'euphonie acceptées et à conserver, par exemple : évyclpworw au lieu d'éyyslpwotv. J'ai hésité et j'hésite encore à aller

jusque là.

Il me reste à dire que, pour remplir la lacune du commencement de la ligne 17 de la 4° colonne,

j'ai eu les mêmes hésitations que M. Drecs entre ëv et obv, et que, comme lui, je crois décidément la lecture

oùv plus probable.

Voici le texte des quatre dernières colonnes de la narration, en caractères épigraphiques et avec

l'orthographe du manuscrit :

Col. 2,18..................... TEAOC A OYN

"INA MH MAKPOAOMTW METAMEMYAMENH Es ME MAAIN YCTEPON EINEN OTI FO(AAOY)C AO

5 FOYC ANAAWCACA! NPOC (T)ON AOHN(OTMEN)HN MOAIC EIHI CYMMENEIK(Y)IA AYTON ATO(A)YCAI MOI TON TE MIAAN KA(I T)OYC YIEIC AM(b)OTE POYC TETTAPAKONTA MNUN KAI EKE(A)ÏEYE ME THN TAXICTHN MOPIZE(IN TO APFYPIO(N) MPIN

10 METAAOZAI TI AOHNOMENEI .: CY(N)AFATUN À ET W MANTAXOGEN KAI TOYC ®(I}AOYC ENO XAHCAC KAI @EIC EN (TH)N TP(AT)EZAN (T)AC TETTAPAKONTA MNAC HKON4 (W)C-EIC-THN (ANTITONAN KAKE{(INH) C(YNHTA)TEN HMAC

15 (ENK(I) TO AYTO EME TE KAI (ASHNO)T(E)NHN KA() AIHA(A)AZE: KAI FAPEKEAEYCAT(O TO)Y AOINOY EYMOIEIN AAAHAOYC KAI ETUI EbHN TAY TA MOIHCEIN KAI AOH(N)OTENHC OYTOC Y NOAABUN EINE(N O)TI T(WN) NENPA(T)MEN(U)N

20 AE(I) ME XAPIN EXEIN ANT(INF(O)NAI KAI NYN EH TAYTHC ENEKA HAH COI ENAEIZOMAI OCA (COI A\TA(@A) lOIHCWI OY ME(N FAP) EbH(TO) APTYPION En ÉAEY@EPIA KATABAA(A)ET(AI) (MIA)OY KAI TUN MAIAWN EFU AE COI ANOAU(C)OMAI AY

25 TOYC WNHI KAI MPACE(I) INA (TOYTW)N MEN MH

” AEIC (CE E)NOX(A)HI MH AE AIADGEIPHI TON [AOTON/? MI

(a) Un possesseur du papyrus, dans l'antiquité, a écrit ici entre lignes le mot MAP, d'une écriture un peu cursive.

(b) Le scribe avait écrit ANAAUCCA. Mais on n corrigé après coup entre lignes. en ajoutant au-dessus des deux C un À à intercaler entre eux.

(c) Ici se trouve un gros point carré qui, dans notre manuscrit, sert en quelque sorte à indiquer les alinéas. I] se rencontre encore dans la suite.

(d) Le scribe égyptien, ignorant sans doute l'emploi de x comme préposition en dialecte attique, avait complètement déforme ce passage. I] avait introduit après le mot &ç le mot eiç. qu'un correcteur plus instruit à biffé dans l'antiquité. Il avait écrit EKON au lieu de HKON «et il a fallu que le même correcteur marquât d'un trait, comme fautive, la lettre E. Comme il ne reste de tout ce mot que le haut des lettres, sauf au bas de celle-ci, on ne peut pas voir s'il l'avait rectifiée complètement par une surcharge. Mais le trait la marquant en bas comme lettre fautive reste tout-à-fait apparent.

(e) Nous avions également pensé au mot AÏMHAAAAZE ce qui conduirait à la traduction : «elle giapit fort», car l’espace nous semblait demander une lettre de plus. Mais le contexte nous conduit à préférer AIHAAAFE.

(f) Le scribe avait écrit EMWUT. Un correcteur antique a changé le T en [ en effaçant la première branche et a écrit un [

entre lignes.

(g) Le mot AOMON à été oublié parce que le mot précédent se terminait également par ON.

exceptions, telles que celles de Lysias qui, fort riche au moment où les grandes défaites amenèrent l'établissement d’un gouvernement aristocratique, possédait alors un coffre-fort

AAC (KA) AY(T)OI (MH) ENXEIPUCI (CO) HPEI CEAI MHAEN AIA TON 6OB(ON. TOY)TO AE ME Col. 3, 1. 1 FICTON NYN MEN AN AOZEIAN AI EME METO NENAI EAEY@EPOI EAN AE MPIAMENOC CY UNHI KAI NPACEI ElO YCTEPON OTE AN COI AOKHI (A)®HIC AYTOYC EAEYGEPOYC AITAACIAN EZOY , 5 CIN COI THN XAPIN? OCON MENTOI: O#EIAOYCIN A(P)TYPION MYPOY TE TINOC TIM(H)N MATKAAUGI (KAI) TPOKAEI KAI El TI AAAO KATESETO TIC EN TO MYPOTUWAION TUN NPOCHOIT)WUNTUWUN 4 OI A MEINETAI TAYTA EdHI CY ANAAEZHI E 10 CTIN AE MIKPA KOMIAHI KAI NOAAUI MAEIW &OPTIA ECTIN TOYTUI EN TUI EPFACTHPIWI MYPON KAI AAABACTPOI KAI ZMYPNA KAI AA A ATTA ONOMATA AETUN OGEN FANTA TAY (T)A A(IOIK)HCEI(C) PAIAIWC HN AE l) ANAPEC 15 AIKAC(T)AI WC EOI(K)EN ENTAY@A H E(NI)BOYAHI KAI TO (AA)CMA T(O) META El MEN lA(P) EN EAEY GEPIAI KATABAA(A)OIMI AYTUN TO (A)PTYPION TOYTO MONON AN(W)AAYON O AOIHN AYTUI A(AA) OYAEN AEIN(ON) EMAC(X)ON EI AE MPIAIMHN 20 (W)NHI KAI NPACE! OMOAOMHCAC AYTUI TA XPEA ANAAEZACO(A)I WC OYSENOC AZIA ONTA A(IA) TO MH FM(PO)EIAENAI ENAZEIN (M)OI EMEAAEN YCTEPON TOYC XP(HC)TAC KAI TOYC MAHPU TAC TUN EPANUN EN OMOAOMIAI AABWN O 25 MEP ENOIH(C)EN WC (F)AP EINONTOC AYTOY TAYTA ET NPOCW(MOAO)PHCA EY@YC EK TUN

FONATU(N) (A)ABUN (TW)N AYTOY FPATMAT . .:

ON (TO MPON)ETPAM(ME)NON ANETINUC(KEN) Col. 4, 1. 1 HCAN AE AYTAI CYNOEHKAI NPOC EME UN E FU) ANATINUCKOMENUN MEN HKOYON E CNEYAON MENTOI Et O HKON TOYTO AIOIKH (C)AC@AI KAI CHMAINETAI TAC CYN(O)HKAC EY 5 OYC EN THI (AY)T(H)! OIKIA(I) INA MHAE(IC) TUN EY

(a) Le papyrus porte ici un caractère orthographique assez compliqué ressemblant plus à la principale aspirée du démotique qu'à notre apostrophe,

(b) Le texte ici portait d'abord XAPAN. ce qui aurait voulu dire une double joie, mais comme immédiatement avant se trouvait le pronom CO. 1e possesseur du papyrus a inséré entre lignes un | à la place du second À, transformant ainsi XAPAN en

XAPIN.

(c) Nous avions lu d'abord MEN COI et nous traduisions en conséquenco: mais nous ajoutions alors ceci (voir Revue des Études grecques. 2©° note de la page 8) : «La première lettre de COI se trouve sur une petite fente du papyrus, ce qui la rend un peu douteuse; et, en revoyant notre texte, nous nous demandons si l'on ne pourrait pus lire MENT OI au lieu de MEN CO. Cela changerait la traduction, en ce sens qu'il ne serait plus parlé ici d'une créance antérieure du client d'Hypéride, mais seulement des créances de Paukale, de Proclès, etc. » | |

(d) Nous avons indiqué plus haut, dans La note qui précède le texte, les corrections que, dans l'antiquité, un possesseur du papyrus avait fait subir à ce mot et dont nous ne tenons plus compte.

Cd (e) Voir ce que nous avons dit plus haut pour ce mot et les mots précédents et suivants.

ee ee

fermant à secret et renfermant des sommes considérables — coffre-fort dont le contenu eîit échappé à la saisie au moment de l'arrestation de Lysias, s'il ne l’eût pas ouvert lui-même,

PONOYNTUN (AK)OYCAI TA EFTEITPAMMENA NPOCEFTPAYAC MET EMOY NIKUNA TON KH &ICEA EASONTEC À EN TO MYPONUWAION TO ” MEN lPAMMATE(IJON TIGEME@A FAPA AYCI 10 KAEI AEYKONOE!I TAC AE TETTAPAKONTA MNAC EFW KA(T)ABAAWN THN WNH(N) ETIOIH CAMHN TOYTOY AE lENOMENOY NPOCHE ” CAN MOI OI XPHCTAI OIC WEIAETO (NM)APA TI (MJAAI KAI OI FAHPUTAI TWUN EPAN(W)N KAI AI 15 (E)AETONTO MOI (K)AI EN TPICIN MH(C)IN AFIAN (TA) TA XPEA DAN(E)PA EMEMONEI WCT EINAI MOI (CY)N TOIC EPANO(INC ONEP KAI APTIWC EITION NME (PI MJENTE (T)AAANTA WC À HICOOMHN OY HN KA (K)OY TOT HAH TOYC ®IAOYC (K)AI TOYC O(I)KEIOYC 20 CYNHTAFON KAI TA ANTIFPA®A TUN CYNOHK(WN) ANETINWCKOMEN EN AIC EFETPANTO MEN TO TOY FAMKAAOY (K)AI TOY MOAYKAEOYC ONO MA (A)IAPPHAHN KAI OTI MY(P)WN TIMAI WEIAON TO A HN BPAXEA TE KAI EZHN AVTOIC EINEIN 25 OT(I T)O MYPON AZION EIH TO(Y) APTYPIOY TO EN T(WI E)PTACTHPIWI TA AE lOAAA TUN XPEWN | KA(I T)A MEFICTA OYK EN(E)ETPANTO E(N) ONO Col. 5, 1. 1 MATUN AAA EN MPOCEHKHC MEPEIs WC OY 7 AËEN ONTA KAI EI TWI AAAWI OGEIAEI TI MIAAC KAI TUN EPANUN EIC MEN OYN AIKAIOKPATHC ENEFETPANTO OY HCAN AOIAI TPEIC bOPAI 5 OYTOC MEN EN TOY AIKAIOKPATOYC ONOMA TOC (H)N FETPAMMENOC OI À AAAOI E®{HN]? OIOI [EI] EAH#(EN < MANTA O MIAAC NEOCYAAOFMOI À H CAN TOYTOYC A OYK ENETPAŸYEN EN TAIC CYNEHKAIC AAA AFEKPYYATO BOYAEYOME 10 NOIC À HMIN EAOZEN FMOPEYECEOAI NPOC TOY T(O)N KAI AIAAEMECEAI KAIä K(ATA)AABON(T)EC AYTON NPOC TOIC MYPONWAIOIC HP(WTW)MEN EI OYK AICXYNOITO YEYAOMENOC KA(I EN)JEAPEY CAC HMAC TAIC CYN@(H)KAIC OY MPOEITIWN TA 15 XP(EA) OA AFEKPINAT(O) HMIN WC OYTE TA ” XPEA l'INWCKOI AAETOMENOY TE NPOCCXOIH (MOI) TON NOYN TPAMMATEION T EIH AYTW

(a) Ce mot a été corrigé, c'est-à-dire écrit à la place d'un mot plus long qui était peut-être MOIPAI. Actuellement ME trouve écarté de PEI.

(b) Le scribe avait omis les lettres MN. terminant EOMN. On voit entre lignes la trace d'une abréviation ou d'une correction.

(c) J'hésite ici entre EIAMOEI et EIAHODOI. Le scribe doit avoir oublié la conjonction EÏ à cause de la répétition de 1s même syllabe. EINHOHI exigerait EAN ou AN.

(d) La lettre K, effacée, était peu visible et pouvait être confondue avec un H dans le mot KAÏ. Une tout autre main a inscrit entre lignes un nouveau K. d'une écriture plus cursive.

(e) Le scribe avait oublié un C de FPOCCXOIH. 11 a été ajouté entre lignes, d'une écriture beaucoup plus fine.

trompé par une fausse promesse. Mais, je le répète, c'était là une exception rare; et, d’ordinaire, les Athéniens, s’ils avaient des fonds disponibles et ne voulaient pas les prêter à intérêt,

K(EIM)JENON MPOC EME MEPI TOY(T)UN FOAA(UN) A (A)NOPUTIUN C(YAA)ÏETOMENUN KAI ETA(K)OY

20 ON(T)UN TOY MPA(T)MATOC AIA (TO) EN THI ATO PAI (T)OYC AOMOYC MINEC@A(I): KAI TEMNON TUN? AYTON KEAEYON(T)UWN A(E AET)EIN WC AN AIA TI OA: (IJCTH(CIN HMEIC AOTO)N OYK OIOME .@A AEIN MIOIEIN NP(OC ETKAAOY)MEGA AE AY

25 TON EIC YMAC KATA (TON NOM)ON FPUTON MEN OYN YMEIN TAC (CYNEH)KAC ANATNUW CETAI EZ (AYTU)N MAP T(WN) FETPA(MMENUN)

Col. 6, 1 1 MAGHCECOE THN ENIBOYAHN AYTOY TOY TOY AEFE TAC CYNOHKAC = CYNOHKAIÏ

(a) Ici on a écrit après coup entre lignes (K\AI.

(b) Entre les lettres KA et le mot TEMNONTUN l'espace est très court et ne permet pas de supposer plus d’une lettre; car dans ce papyrus le T. dont on ne voit plus ici que l'extrémité droite, est une des lettres qui occupent le plus de place. On ne peut donc songer à KATATEMNONTUN, aui. du reste, nous donnerait un sens fort peu satisfaisant, celui de disséquer l'homme

(au moral). et il faut lire : KA] TEMNONTUN AYTON. Mais cette leçon présente encore de très grandes difficultés au point de vue du sens; car on n'a pas signalé TÉUVE «couper» dans le sens d'einterrompre». Nous nous sommes donc demandé si le

scribe n'avait pas fait une confusion semblable à celles qui lui ont fait prendre silleurs XAPIN pour XAPAN, WNAIÏ poor MHAONAI, etc., et si le manuscrit primitif, probablement écrit en cursives, ne portait pps KATEMOYNTUN AYTOY.

En effet, Aristophane, Elien, cités à ce sujet par le Thesaurus, ont employé le verbe xatELÉw, avec le génitif, dans lo sens de «conspuer» et ia confusion entre le nu et l'upsilon est des plus faciles en grec cursif. Ne valuit-il pas mieux risquer sous toutes réserves cette supposition que de vouloir attribner au verbe TÉLLVW une acception jusqu'ici tout-à-fait nouvelle, celle de couper la parole. — On ve connaît jusqa‘ici dans un ordre d'idées un peu analogue que la location à tépvwv ÀGYoç, la parole qui coupe, c'est-à-dire qui tranche et décide; et l'emploi de GUVTÉLVW dans le sens d'abréger, de couper au court. Cependant le respect du texte l'a définitivement emporté dans notre esprit sur toute autre considération. Il faut noter qu'avant KA TEMNONTUN lu phrase se trouve coupée sur le manuscrit par une Xapaypapñ, au commencement de la ligne, et même. dans le courant de la ligne, par un petit trait, placé sous l'iots terminant le mot INECOA afin d'indiquer que la coupe doit porter là. Cependant dans le membre de phrase qui aboutit à cette coupe et à partir de la rapaypaph qui termine, à la ligne 18, après le mot T OY T'UN,. 1a phrase précédente, il n'y a pas de verbe principal. Ce sont des coupes de ce genre qui m'avaient fait d'abord douter de la valeur à attribuer dans ce manuscrit à la rapaypapñ, qui. en tout cas, ne pourrait pas représenter toujours un point en bas. une coupe principale de ponsée et comme notre point, une fin de phrase. On en peut voir d'ailleurs une autre preuve dès la première ligne de ls colonne 5 qui suit immédiatement les deux colonnes publiées par nous dans la Revue des Études grecques. La TA Pay PAPY) de cette ligne est tout-à-fait inattendue; tandis qu'on en aurait attendu une à la ligne 91 de la 4° colonne où M. Diels place. malgré son absence, un point en bas, sans le faire suivre, il est vrai, d'une capitale. Il en est de même à la 25° ligne de ls 2° colonne. où certes la xap«ypap ne peut représenter un point en bas entre la proposition principale et la conjonction [NA ; de même à la ligne 7 de la 6° colonne, etc.

(c) Ce passage m'a bien longtemps embarrassé; et renonçunt même pour le moment à en donner une restitution satisfaisante, j'en étais venu à me borner à la note suivante : «Le papyrus, après les mots (JC AN AIA TI. porte OA, puis un trait droit qui peut être un | ou la première barre d'un H, puis une petite lacune et, émergeant de cette lacune, l'extrémité inférieure courbe d'une lettre qui peut étre un C ou un E. puis les lettres TH. suivies d'une lacune comportant de 10 à 12 lettres. et enfin la lettre N. J'ai cherché d'abord où conduirait la lecture OAIETH. en voyant dans O un relatif commençant une proposition incidente, qui se terminerait avant les mots oùx ofôpeÜa et à laquelle appartiendraient les mots &ç &v, Ôté tt. Mais cela ne pourrait mener qu'à l'imparfait ou à l'aoriste du verbe Gtarnpéew. à la suite duquel il aurait fallu achever la phrase par un autre verbe et nous ne voyons pas comment on aurait pu y arriver en ayant un sens raisonnable. Si l'on essayait de voir dans A ia préposition Ôu&, suivie d'un €, on ne pourrait trouver, en fait de substantif — sans parler d'Étog, qu'il faudrait mettre hlors à l'accusatif pluriel, mais en n'‘arrivant pas ainsi à un sens admissible, ou des dérivés de ce mot, ou encore d'un des mots étAtupo, étntuulæ, qui ne laisserait pas assez de place pour finir deux propositions — que le mot Éenç. mot poétique, sauf au vocatif et au pluriel. Nous avons un instant pensé à lire O AH CTH et à remplir ainsi les lacunes : 6 Ô7 otfoat, Éy& Etivov ecomment, pourquoi, moi, je paierais ce qu'il aurait certes fait surgir». Mais cela ne me satisfait nullement: car le sens ici attribué su verbe \atnpt serait bien tiré. D'ailleurs c'est bien juste si le H trouve place entre le À et le C. Resterait encore l'hypothèse du mot Ode «celui-ci» précédant le présent d’an des modes ou l'imparfait de l'indicatif du verbe Totaut, à l'une de ses voix. Mais nous n'avons pas vu comment arriver ainsi à un contexte. Nous attendons qu'une inspiration donne à quelqu'un la solution de ce petit problème.» — Lors de la correction des épreuves, l'idée nous est venue de couper Ja phrase autrement, de considérer les mots &ç &v, Ôlx tt comme achevant la proposition dont ils font partie, ainsi qu'en français leurs équivalents le font dans la phrase : «demandant d'expliquer les pourquoi et les comment» et de suivre dans ces conditions la dernière des hypothèses auxquelles nous avions songé. L'emploi d'gtmpu. avec les mots tèv Adyov, Tv duynoiv, etc. n'est pas rare, dans le sens d'arrêter. de terminer, de cesser le récit, la conversation, etc. Je n‘ai pas vu noter d'exemple d'une acception analogue attribuée aux temps de ce verbe qui prennent un sens neutre, par exemple au plus-que-parfait. Autrement, au lieu de Totnet, j'aurais supposé ce plus-que-parfait, sous la forme lothuetv, forme que ne signalent pas nos grammaires vulgaires, qu'Aristarque a fait corriger en Égtexetv au moins deux fois suivant le témoignage de l'Etymologicum magnum, cité par Fischer; mais que malgré cela Fischer semble considérer comme la plus régulière, dont il cite de nombreux exemples et que M. Blass a pris soin de rétablir de préférence dans son édition de Démosthène. Le régime d'iotut n'étant pas exprimé, c'est faute de mieux que je restitue ainsi la phrase entière.

à terme fixe, se hâtaient d'aller les déposer à une banque ou de les placer, à titre de con tribution amicale dont ils pouvaient toujours réclamer le remboursement à bref délai, chez un commerçant. Celui-ci, en attendant, les faisait valoir dans son négoce — sauf à attri. buer, à titre de réciprocité naturelle de bons offices, des quote-parts dans les bénéfices ainsi effectués à ceux qui lui avaient avancé de l'argent par cette sorte de prêts commerciaux entre amis.

Nous voyons parallèlement ces deux genres de placement dans le récit de notre plaideur. Quand il s’adressa à ses amis afin de réunir l'argent nécessaire pour l’acquisition de la parfumerie d’Athénogène, il commença par déposer les sommes qu’il recueillit, au fur et à mesure, dans une banque, et il les y laissa jusqu'au jour où, ayant complété le montant du prix, il voulut traiter. Quand il eft conelu son achat, les contributions volontaires — les ëpava, que cette fois d’autres mains étaient censées avoir reçus — formaient encore une très grosse part de l’ancien passif de ce fonds de commerce dont il s'était laissé charger.

Pour ces dépôts chez un négociant, comme pour ces dépôts chez un banquier, tout se concluait à la bonne, on ne rédigeait aucun acte, et les actions qu'on intentait étaient de celles, d’une procédure exceptionnelle, qui devaient se juger dans le mois. Les inconvénients de ce système apparaissent relativement aux maisons de banque dans un plaidoyer d’Iscrate; ils sont mis en pleine lumière relativement aux maisons de commerce dans tout le discours d’'Hypéride contre Athénogène et spécialement dans la narration : que nous re prenons ici.

«A la fin donc — je tire au court pour ne pas paraître prolixe — m'ayant fait appeler »de nouveau un peu plus tard, elle me dit avoir obtenu, à grand’ peine, d’Athénogène, à »force d’instances et de paroles, qu’il me cédât pour quarante mines Midas, ainsi que les »deux garçons. Elle me recommanda de préparer l'argent au plus tôt, avant qu’il pât y »avoir quelque chose de changé dans les dispositions d'Athénogène.

«Je ramassai donc de toutes parts; j'allai importuner mes amis; et, ayant placé les »quarante mines à la trapeza, je m’en vins (pour la prévenir) chez Antigone. Celle-ci, nous ayant appelé à la fois dans le même lieu, moi et Athénogène, nous mit en présence. »Elle joua entre nous le rôle de conciliatrice et nous exhorta à nous comporter désormais »au mieux l’un envers l’autre. Je lui déclarai que, pour ma part, telle était bien mon in:- »tention.

«Alors Athénogène, cet homme, prenant la parole à son tour, me dit que si la chose »se concluait, je devais en avoir toute l'obligation à Antigone. Oui, c'est grâce à elle, sajouta-t-il, et je vais à l’instant te montrer combien à cause d'elle je te ferai d'avantages. »En effet l'argent ne se trouve pas versé pour l’affranchissement de Midas et des garçons » Tout au contraire, moi, je te les céderai en vente : je t’en constituerai acheteur. Je fais »cela afin que parmi eux personne ne te cause des ennuis, afin que Midas, chargé de Ja »gestion, n’en altère pas le compte et afin qu'eux tous, étant ainsi retenus par la crainte, ils »ne savisent pas d'entreprendre en rien d'entrer en lutte avec toi : pour qui ce serait une strès grosse affaire. En effet, actuellement ils auraient trouvé bon de paraître affranchis par »moi. Tandis que, si, d’ailleurs, en étant constitué acquéreur par un contrat d'achat et de

UNE IMORTANTE DÉCOUVERTE. 29

»vente,1 par la suite, quand cela te conviendra, tu les rends libres, ils t’en auront une double »>reconnaissance.

«Le montant de ce qui est dû d'argent? à Pankale et à Proclès comme prix de cer- »tains parfums — et si quelque autre dette résulte de quelque placement dans la parfumerie, »fait par quelqu'un de ceux qui la fréquentent, — ces dettes antérieures, telles qu’elles s'éta- »blissent, tu les prendras pour toi. Mais elles sont tout-à-fait petites et les marchandises qui »garnissent cette boutique valent bien davantage : les parfums, (MVPON) les vases à par-

1 Une des caractéristiques de la plupart des droits grecs — en cela le droit macédonien, .tel que nous le voyons fonctionner en Égypte dans des actes passés devant l'agoranome, se rapproche du droit athénien de Solon — c'est qu'en général les contrats y sont vraiment doubles, synallagmatiques, nonseulement dans le fond, mais dans le formulaire. Pour l’emptio-venditio, wvi-xpasxy on a soin de faire jouer un rôle également actif aux deux parties et d'indiquer à la fois tout d'abord qu'un tel se porte acheteur et un tel vendeur de telle ou telle chose. C'est même là une des différences fondamentales entre les droits grecs — même alors que leur application se fait en Égypte — et le droit égyptien proprement dit, où tous les actes revêtent, au contraire, une forme uni-latérale. J'ai longuement développé ceci dans mes cours de droit égyptien, et je ne puis que renvoyer aux volumes qui en ont déjà paru.

2 C'était dans ce sens qu'avec la leçon MENTOI, je traduisais ce passage dans la 2° note de la page 8 de la Revue des Études grecques, ce que se garde bien de rappeler M. Ræinacu en donnant comme siennes cette correction MENTOI et la traduction en résultant. M. Dies procède toujours, lui, de la façon la plus consciencieuse et M. Brass dans ses publications procède de même.

3 Dans notre article de la Revue des Etudes grecques nous écrivions ceci (p. 5) :

«Parmi les boutiques de parfumerie qui se trouvaient sur l'agora, il y en avait une qui était gérée par un esclave, nommé Midas, appartenant à un certain Athénogène. La famille d’Athénogène était dans la parfumerie depuis trois générations; et il avait lui-même possédé à la fois plusieurs boutiques dont il confiait ainsi la gestion à des ‘esclaves.

«On sait que les Athéniens avaient sur le commerce et sur l'industrie des idées toutes différentes de celles des Romains. Loin de les regarder comme entachant la considération de ceux qui les exerçaient, leur législateur principal, Solon, suivant le témoignage de Plutarque, avait, au contraire, fait tout son possible pour en développer le goût dans Athènes. 11 y avait réussi; car les détails de mœurs que nous fournissent les orateurs nous montrent des gens d’ailleurs très riches et très importants dans la ville tirant d'une source de ce genre une partie de leurs revenus.

«Les boutiques de parfumeurs, avec les boutiques de barbiers. étaient le rendez-vous général des flâneurs, curieux de nouvelles. C'est pourquoi les unes et les autres étaient établies de préférence dans le voisinage de l’agora. Midas, le gérant de la boutique bien achalandée d’Athénogène, se trouvait donc en relations avec une foule d'individus. Le client d'Hypéride était un de ceux-là. Peut-être en vint-il, comme beaucoup d'autres, à prêter de l'argent à Midas à titre de placement commercial sans intérêts. »

Nous croyons plutôt maintenant, d'après le mot ypñox de cette portion de l’exorde du discours contre Athénogène, que nous avons eu enfin le bonheur de faire acquérir en dernier lieu par le Louvre, que les relations d'intérêt, entre le client d'Hypéride et le gérant de la parfumerie, avaient commencé par un prêt d'une nature toute différente, par un ôavaov portant intérêts et rentrant dans le droit civil des lois de Solon. C'est ce qui paraît le mieux faire comprendre comment il pouvait y avoir eu matière à procès entre le prêteur et Athénogène, maître de Midas et par conséquent propriétaire de la boutique gérée par Midas en pécule. Il est probable que le client d'Hypéride, ce paysan qui n'était alors pas plus fort en jurisprudence qu'en questions de commerce, se laïssant entraîner, peut-être déjà par les conseils de l’hétaire Antigone, à placer une somme, importante pour lui, en prêt à intérêts chez le gérant Midas, aura négligé de faire intervenir le maître, Athénogène, pour cette opération, vraiment de droit civil et ne rentrant pas dans le cadre des opérations commerciales pour lesquelles Midas pouvait agir directement sans intervention de son maître, en vertu de sa seule gérance. Le prêt pouvait donc être annulé, faute de capacité légale de celui qui l'avait reçu : l'argent prêté pouvait être perdu par celui qui l'avait versé, quelle que fût la prospérité de la boutique et quels que fussent les bénéfices de la gestion. On voit comment, amorcé ainsi, notre paysan pouvait se laisser pousser à toutes les combinaisons qu'on lui présentait comme de nature à le remettre en possession de son argent. L'affranchissement de Midas conservant son pécule, l’administrant au nom de celui qui lui avait payé sa liberté, et lui devant compte de tous ses débours, en était une. L'achat du même Midas avec son pécule en était une autre. Et ce fut cette dernière que le client d'Hypéride adopta en définitive, sans en prévoir les conséquences.

»fums (AAABACTPOIN), la myrrhe (ZMVPNA) etc.; — il débitait une Kyrielle de noms — cet tu y trouveras de quoi régler facilement ces bagatelles». Là, plus tard on le vit bien, ô »juges, était la grande manœuvre de dol et de mensonges. En effet, si j'avais versé l'argent »pour l’affranchissement de ces hommes, je ne risquais que de perdre cet argent que je lui »aurais donné, mais cela n'avait rien de bien terrible. Si, au contraire, je me portais acheteur »dans un contrat d'achat et de vente, en consentant à sa proposition de prendre pour moi les »dettes, comme si elles ne se montaient à rien, — parce que je ne les connaissais. pas d’a- »vance, — il allait ensuite lancer sur moi les créanciers et les prêteurs avec lesquels il se »serait entendu; et c’est ce qu'il fit.

«Comme, en ce qui me touche, je donnais mon approbation à tout ce qu'il disait, ayant »pris sans tarder de dessus ses genoux un libellé préparé d'avance relativement à cette affaire, sil lut ce qu'il avait écrit. C’étaient les actes même qui me concernaient. Et je les écoutais »pendant qu’il les lisait; mais avee grande hâte d'arranger ce pourquoi j'étais venu. Et il »scella les actes au plus vite, dans cette même maison, de peur que personne, parmi les gens »sensés, ne pût se rendre compte de leur teneur.

«Avec moi, (comme répondant,) on inscrivit subsidiairement Nicon de Céphisie. Puis »nous nous rendîmes à la boutique de parfumerie. Nous déposâmes l'écrit chez Lysiclès de »Leuconoé. Je versai les quarante mines et je fis ainsi l’acquisition.

«Quand cela eût eu lieu, les créanciers et les prêteurs auxquels il était dû chez Midas, »se présentèrent et s’adressèrent à moi. En trois mois l'ensemble des dettes devenues mani- »festes s'élevait, avec les prêts, au point d'atteindre pour moi, ainsi que je l’ai dit précédemment, >environ cinq talents. Comme je sentais donc où j'en étais de malheur, je rassemblai alors »mes amis et mes familiers. Nous lfmes ensemble les copies des actes. On y trouvait écrits en toutes lettres les noms de Pankale et de Polyclès (sic), et aussi qu’il leur était dû le prix de »parfums. C'était chose de peu d'importance, et ils étaient en droit de dire que les parfums »qui se trouvaient dans la boutique égalaient en valeur l'argent. Mais la masse des dettes, >les dettes les plus fortes n'étaient pas inscrites nommément; seulement, à titre d’accessoire, »et comme s'il s'agissait d'un rien, Athénogène avait écrit : «Et si Midas doit à quelque »autre»>. De même, parmi ceux qui avaient fourni de l'argent, il n’y en avait d'indiqué qu’un »seul, Dikaïocratès, dont trois quote-parts étaient en reste. Athénogène lui-même avait été »inscrit sous le nom de Dikaiocratès. — «Et les autres, dis-je, quels sont-ils? S'il est vrai que »>Midas ait reçu tout.» — Mais c'étaient de nouvelles recrues. — Il ne les a pas inscrits dans >les conventions; tout au contraire, il a pris soin de les cacher.» Ù

Hypéride insiste naturellement beaucoup sur ce point qu’en réalité les dettes constituant le passif ne figuraient pas dans les actes, qui, par conséquent, avaient été rédigés avec dol:

«Il ne les à pas écrits, (les prêteurs,) dans les conventions, mais il a pris soin de les »cacher. »

Au point de vue de l'équité c'était là, en effet, l'argument principal pour conduire à l'annulation du contrat entaché de fraude.

1 M. Danesre me proposait dans sa lettre du 1° juin : «Ils se hâtaient de terminer ce pourquoi ils étaient venus.»

L'acheteur, dans ce qui suit, raconte qu'après en avoir délibéré avec ses amis il résolut, d'accord avec eux, de s'adresser d’abord directement à Athénogène et d’entrer en explications. Ils le rencontrèrent dans le quartier des parfumeries et, l’interpellant, ils lui demandèrent, s’il n’avait pas honte d'avoir ainsi trompé et dressé des embûches par des actes où il ne faisait pas connaître d'avance ce qui était dû. Athénogène répondit qu'il ne connaissait pas lui-même les créances; car il tenait à se donner l'air d’avoir agi de bonne foi. Il s’attachait d’ailleurs aux termes de son acte, disant avoir prêté au client d'Hypéride l'attention d’un homme soigneux et avoir ainsi établi pour lui un écrit réglant toutes ces choses. — L’entrevue avait lieu sur la place publique, devant une foule de gens, qui intervenaient activement, demandant les pourquoi et les comment, et, paraît-il, donnant tout-à-fait tort à Athénogène. Le client d'Hypéride, d'accord avec ses amis, résolut donc de ne pas se laisser dépouiller sans s'adresser à la justice. — C’est dans ces conditions que s’engageait l’affaire.

Aussitôt après la narration, Hypéride fit lire les contrats afin de montrer aux juges, par leur rédaction même, essentiellement captieuse, que le dol était évident.

Voici d’ailleurs toute cette partie du texte grec :

Téhoc d'oùr, Ÿva ui uaœrçgoloyü, usrareudauérn duè néluy Üoregor, einer Ot, nolloic Adyous dralwoaoa roûs Tr :Adnroyérnr, uôMgs ein ovurenerrvio aœùrdr dénolüoai or tér te Midor nai Todg visig duporéçous terragdrorra ur@r' nai énélevé ue Tr tayioryr rogiber TÔ dgyüguor, noir usraddËa tt Amvoyéver.

Zuvayaybr d° éyù rravrayôber, xai rod pilovc évoyhioas, roi Jeis ni ry rodnetar TÔç Terragdxorta uräçs, uor &c Ty Avriyôvar. . Käxelyn ouriyaysr duüc êmi TÔ œùdrÔ, êué te xai Adnroyérmr, nai OiflloËs, nai magexeletoato Toû louxod ednoueïr dAlilovc. Kai ëywy Épy Tara nouosir. Kai 2ASmvoyérns obroc, énolaBèvr, einer Ori Tür nençgayuérwr dst ue xéou Éxer *Avruybva. <Kai vür, Épn, vavrnc Evexa Hôn oo évdelËoua 8oa oo éyatà TOLŸOW. Où uèr yèg, Egn, TÔ àoyvouor x éevdegig xaraBällerar Midov rai Tr raidwr' y dé oo änodwooua adtoic @vÿ xai noûce, Îva Toùtwr për undels 0e &voyhÿ, uÿ € duapdsion Tôr Adyor Midag, rai œètoi un &yxeoüot oo Dostodar under, diù TÔr Boy Tobro OË uéyiotor vür uèr Br OdEeuar Où êuè yeyovérar lebdegor Éùr à, nodueros où dvÿ xai node, eid Üoregor, Ôte &r oo Ooxÿ, épis œùrods lsvdéoouc, dirhaciar Æovoir oo Tr aq. “Ocor uérrou ôqei- Aovorr &gyvqguor uvoov té tuvoc tiuiy Ilœyxälw xai Iooxdet” nai est vu &llo xarédeté Ti èni TÔ uveonwuor Tür nçoopoirwvtwr, ola yelvetoi, tabra, pr, où dvadébn. ”Eotir 6 muxpù xouôf' xai roÂkÿ rheiw pogria êorir toùrwy èv T@ Épyaotngiw, uügor rai GldBaoroo xai ouigra xai GAV äTrrar — Gvôuara léywy — «Der névra Tabra duourosig éadlwgr. *Hy 6 à &vdges duxaotai, ds Éouxer, évratda # émibovli rai TÔ nldoua TÔ uéya. El uèr yàg èx êler- Jegie xaraBällouu aèrry TÔ &gybguor, toëro udvor âxwllvor Ô doir aèr@G' dll oùdèr Oecvôr éraoyor. El 8 noaiuyr dvi roi noce, Ouoloyioag aèrG Tà yoéa dvadébaodar dc oùberds bia Bvra, — duù TÔ y rooudévoa, — Exdberr por Eueller Üoregor Toùç yonoTac nai Toùc rAnourès Tüv épar@y &y Ouoloyie laBr' bxeg éxoinoer. “Qg yàe sinôvros aèroÿ Taèra y açoowuoldynoa, eddès x Tor yorétwr lafr Tor abroù yoxuuoteioy Tè rooyeyoauuérvor dveyivwoxer. “Hoav à abrai ovrStrai où êuè* dr &yà évayurwoxouérer uèr Yxovor, Éoxevdor uéyrou èp Ô Yaor toiro duouxfoaodai rai omuaireror Tàg ovrdprag dd à Tÿ œèTÿ olxig, ra unôeis Tüy ebpoorotrrwr drodoa Tà éyyeyoauuéra, nooceyyodbag uer’ êuoù Nixwra Tôr

Knpiosc. Eldôrres à êmi tù uvçoxwlior, TÔ uëv yoauuatetor tidéueda nooù Avorxhet Aevxovoel' Tûg OÀ Terragéxorra uvàs &yù xaraBahwy, Tr vr éxoumodunr. Tovrov ÜË yevouéror, arooogeodr uor où yomotou, ols wpeikero mapè T@ Mid, nai oi rAnowrai Tür épdrwr,! »xai ôw- Aéyorté uoi. Kai y touoir unoir &martra Tà yoËa pareoà êyeydver GoT elvœi mor oùr voi: égévois, ôreg xai égriws eirov, nregi névre télarra. ‘Qç d Dodôuyr ob fr xaxoë, Tr’ or toùç pious xai Tods oixelous ovryayor, xai Tà dvyriyoapa Tür ovrPmxür éveyivoonouer à alç éyéyoanto uèy TÔ Toû ITayxékov nai roù ILolvxléous dvoua dagéômr, rai Te uüpwr tuuai opeikorro’ À mr Boayxéa te, nai Enr œdroïc eineïr ôre TÔ voor Eior ein rod éeyvoior, tù à To éoyaotnpiw. Tà dè rolÂà Tüv yoËwr, nai Tà uéyiora, oùx êveyéyounto èr ôvoudtwr, &L à ngoo dans uéçer, ds oùdèr drra cuai ei T@ GAG ôpeiler tu Midacr. Kai Tüvy êécpérwr elg ur où, Aixœorgatnc, éveyéyounro, où fouv lourrai toeig pogai. Obros uèr êxi 105 Axaroxparor Gvduaros Ÿr yeyoauuéros* «oi à. Elo, Épyr, moto; et ellnqer névra à Midas». reooviloya four rovrous d oùx évéyoayer èv taig ovrprois, 8 ànexgüworo. Bovlsvouérois d éuir édober rropeteodai nos Tobror, nai dualéyeodoi. Kai xoetalaBôvres œèrdr rçôs Toi uvoorur- Aou, mowruuer el oùx aioyérouro wevddueros roi éredgedoas fuäs Tois ovrdrois où xgoeinwy tà géo. “O Ô' énexgirato fuir Wg oÙrs Tù ygéx yurwoxo” dleyouérov te rxoocoyoi TÔv vobr" yoauuatelér te ein aÜrus? xelueror nçûc êuè negi vovrur. IlolGy d' &rJçwrur ovÂAlsyouérwr nat émaœnovérrwr tToû nçdyuaros, Où TÔ &r Tÿ àyogé Toùs léyous yireodui, xœi Teurévrwr œùrôr, xehevdrrwy Oà léyeu dg Br, du ti, 60 lornour, muets Adyor où olôueda deir roueir roûc éxxaloïusda Où aùrôr els Ou xerà Tôr vduor. Iloüror ui où buly Tàc ovrdrag érayrwoeroi Ë oèrwr yèg Tor yeyçauuérwr uxdnoeors Tr 8ruBovlir adto vovrov. Aéye Tàç our dmuac.

Zurdmar

Dans les colonnes suivantes, déjà très lacuneuses, particulièrement vers le bas, où il reste à peine quelques lettres de chaque ligne, nous voyons qu'Hypéride en vient à l’argumentation juridique : ?

——————————————————————————————————— " Û 1 Les mots 0 Épavos, of Épavor, tà Epava s'appliquent ici et dans beaucoup d’autres passages des orateurs à ces prêts de bonne amitié qui cunstituaient réellement des créances pour les prêteurs, mais qui ne comportaient pas les mesures de rigueur du prêt ordinaire portant intérêts, du ôavetov. Dans notre papyrus, Hypéride a soin d'indiquer à plusieurs reprises que ces épava contribuaient à former la masse de cinq talents devant être rendue sur la parfumerie par celui qui la possédait. Ce n'étaient donc ni des cadeaux, ni de simples cotisations. Mais ce qu'il y a de plus curieux dans ce texte, c'est que les mots tüv êpévur semblent y désigner, non point les avances d'argent en question, mais les gens qui les avaient faites.

? Le papyrus porte AYT(W. Ce mot n'existe en grec que comme représentant dans le dialecte dorien le génitif dialectal du pronom, pris ou non adverbialement : ce dont il ne peut être question dans un discours d’un orateur d'Athènes. En cherchant quelle lettre le scribe pourrait avoir négligée ici, on penserait d'abord à un iota, car cette lettre est souvent omise au datif par le même scribe. Mais, suivant une règle donnée dans Mapvia, le datif ne pourrait remplacer par rapport à un passif la préposition 5x6 suivie d'un génitif, que si le verbe était au parfait ou au plus-que-parfait. Or, bien que cette règle soit inexacte pour Thucidide en dialecte attique, ainsi que le prouvent les nombreux exemples rassemblés par Fiscuee, non moins qu'ailleurs pour Hésiode, pour Hérodote, pour Théocrite, pour Dénys d'Halicarnasse, etc. (voir également Fiscuer) — comme notre impression, peut-être un peu rapide, a été qu’elle était réellement motivée par l'usage général des orateurs d'Athènes — un datif avec xduevov dans Hypéride nous semble peu probable. Resterait donc l'adverbe abtus ou aütux, que notre Égyptien aurait abrégé en en retranchant le & final devant une consonne (comme il eût dû le faire s’il se fût agi de l’adverbe oûtx) bien qu'on ne trouve dans le Thesaurus, etc. aucun exemple de cette suppression du sigma dans abtus — abtux.

3 Voici en caractères épigraphiques et avec les restitutions que nous avons tentées pour permettre de suivre le fil de l'argumentation — restitutions, je le répète, indiquées toujours par des parenthèses dans

———————— ———ZE Se ee

«Vous avez entendu, Ô juges, de point en point, comment les choses se sont passées. »Mais tout à l'heure, sans doute, Athénogène vous dira ceci par exemple : La loi porte que,

ce genre de transcription — le texte de cette partie commençant à la troisième ligne de la col. 6, dont nous avons donné plus haut les deux premières lignes. CYNOEHKAI

TA MEN TO(IN)YN MENPATMENA W ANAPEC Al

6 KACTAI KAG EN< EKACTON AKHKOATE EPEI

7 AË NPOC YMAC AYTIKA MAAA AOHNOTENHC WC O NOMOC AEFEI OCA AN ETEPOC ETEPU)I OMOAOMHCH KYPI(A) EINAI TA l'E AIKAIA W BEA

” TICTE TA AE MH TOYNANTION ANATOPEYEI

10 MH KYPIA EINAI EZ AYTUN AE COI TUN NO MUN ET DANEPUTEPON MOIHCWI KAI FAP

” OYTW ME AIATEGEIKAC KAI MEPI bOBON NE MOIHKAC MH ATIOAWMA(I Y)IO COY KAI THC AEINOTHTOC THC CHC UW(C)TE TOYC TE NO

15 MOYC EZETAZEIN KAI MEAETAN NYKTA KAI HMEPAN FMIAPEPTA T AA(AA M)ANTA FOI HCAMENON O MEN TOINYN EIC NOMOC KE

” AEY(EI) AYEY(A)EIN E(N) THI AT(OPAI lPO) MANTUN OIMA(I F)APA(NO)ME(IC TH)N AN(TIFONA)N MAPAT

30 FEAAUN CY(MYE)YCAMENO(C AE KAI EN) MECHI TH ATOPA CYN(TISEI)C KAT EM(OY EYEYA)OY ENEI E AN A(HAWCAIC MPOEDNUN EM(OI T)OYC EPANOYC KAI TOYC XPHCTAC EN TAIC CAIC CYN)EHKAI(C) O COYC (AN ANEAEXOMHN OYK HSEAON ET)W COI AA

25 (AO)MOAOTW (CY AAAO MOIEIC MPOC AE TOIAYTA E

” (TEP)OC NOMO(C KEAEYEI OIC AH OMOAOMOYN)

Col. 7, 1. 1 TEC AAAHAOIC CYMBAAAOYCIN OTAN TIC

NUWYAHI ANAPATIOAON FMPOAETEIN EAN Ti EXHI APPUCTHMA EI A(E MH ANATUTH TOYTOY E CTIN KAITOI OfOY TA lMIAPA THC TYXHC NOCH

5 (MA)TA AN MHA EIAUC H TIC lUAUN OIKET(HN) ANAMEIN EZECTI MUC TA l'E MAPA COY AAI KHMATA CYCKEYACSENTA OYK ANAAE KTEON COI ECTIN AAAA MHN TO MEN EN

” AHMATON ANAPATIOAON OY MPOCAFNOAAY

10 El TOY MNPIAMENOY THN OYCIAN O AE MIAAC ON CY MOI ANEAOY K(A)! THN TUN &IAUN TUN EMUN ATOAUAEK(E) CKEYAI AE U) AOHNOTE

7 NEC MH MONON (NE)PI TUN OIKETUN AAAA KAI MEPI TUN EAEYOEPUN CUMATUN ON

15 TPONION OI NOMOI EXOYCIN OIC@A MAP AHMOY KAI CY KAI AAAO! FMANTEC OTI OI EK TUN EFTY HTUN FYNAIKUN MAIAEC OYTOI FNHCIOI

(a) Le copiste avait écrit ici K AO ON ce qui a été corrigé plus tard par l'insertion d'un E au dessus du © dans l'interligne. L'écriture et même l'encre ne sont pas pareilles.

— — — ee de M ee —— —————— —— =“ €———

dès qu'on s'est entendu l’un avec l’autre, toutes les conventions sont souveraines entre les »parties. — Celles qui sont légales, Ô mon bel ami! mais celles qui ne le sont pas, au con

—— — eq

EICIN AA(AA) MH(N) (OYK ANME(XP)HICE TWI NO MO8(ETHI) TO EFT(YHOH)NAI THN FYNAIKA 20 YO (TOY FMAT)POC (H TOY AAÏEA&OY AAA ETPA YE AIA(PPH)AHN EN (TUI NOM)WI (HN) AN EFTYH CHI T(IC EN AIKAIOIC AAMAPTA) EK TAYTHC NAIA(AC MNHCIOYC EINAI OYK AY OY)K EAN TIC YEYC(AMENOC TINA lMAPA TA AIKAIA ET)TYHCHI 26 AA(NA TOTE TOYC TE MAIAAC NO@OYC) KAI AC EFTY AC H(FTYHCEN AN OYTOC YEYAHI TAYTAC) KA@I CTH(CIN OAE O NOMOC AKYPOYC O TMEPI TUN) AIAOH Col. 8, 1. 1 KUN N(OMO)C FAP(AÏMIAHCIOC TOYTOIC ECTIN KEAEYE(I ANAIAI EZEIN)AI TA EAYTOY (AIA)TISE C@A(I WC AN) TIC BOYAHTAI FAHN H (T)HPW(C) ENE(KEN) H NOCOY H MANIUN H FYN(AIKI) ME!

5 OOM(ENO)N H (YTIO) AECMOY H Y(NO TINOC ANA)F KHC K(AT)AAH#O(ENT)A OfOY AE OYAE: ME(PI) TUN 7” AYTOY IAIUWN AI E(FTYA) KAI AI AIASHKAI KYPI AI EICIN lUWC AOHNOTM(EN)EI FE KAI (MEPI TON E MUN CYNOEMEN(UI) TOIAYTA AEI (KYPI)A EI 10 NAI KAI EAN MEN TI(C EI)C (AI)OIK(HCIJN TUN AY — TOY l'YNAIKI MEIOOMENOC AIAOHKAC (FPA)OH(I) AKYPOI ECO(NTAI OT)E À EFUI THI ASHNOM(ENO)YC ETAIPAI EN(EIC)OHN FPOC ANOAUWAENAI OY AEI OC EXUI M (AIPEIN) THN BOH@EIAN THN EN TUI 16 NOMUI FETPAMMENHN ANATKACEEIC Y nO TOYTUN TAYTA CYNSECEGAI EITA CY TAIC 7 CYNO(HK)AIC IC(XYPI)ZHI AC ENEAPEYCANTEC ME CY K(AI H ET)AIP(A H C)OY (EC)HMHNACE&E KAI Y (NO THC YMETEPAC) B(OY)AEYCEWC YMAC OIO 20 (MENOC EMIEIKEI)C EINAI EMI TOYTOIC NPOC (EAEZAMHN ECAAAEC) TE KAI OYK IKANON COI (EAOKEI TAC TETTAPAKONTA M)NAC EIAH®ENAI (FETPAMMENHN WNHC TIMHN AJAAA KAI FENTE (TA) (AANTA EBOYAOY CYAHOHNAI) ME WCTEP YNO(XEI) (PION EN MOAOCTPABHI KAT)EIAHMMENON (AAA (ICWC EPEI KAI FPOC YMAC WC) OYK HAYN(ATO OT) (ENWAEI TOT EIAENAI TA MEPI) MAAN AA(HAWC) (CYNHNEXSENTA H AYTW AANEIJCOENTA A(AA H MOI) C(NQYAH OYAE)MIA EIC TA EN AFOPAI ATPEMA AH E(TW EN TPICIN) MHCIN ATANTA TA XPEA KAI Col. 9, 1. 3 T(OYC EPANO)YC ENYOOMHN OYT(OC) AE O EK TPI (FE)NIAC (UN) MYPOTWAHC KAO(HME)NOC À EN 5 (THI) AFO(PA MAC)AI HMEPAI TPIA (MEN MY)POTUAI A KEKT(HMENOC HAH) AOFOYC AE KATA MHNA

——— me ne

(a) Les lettres AË du mot OYAE avaient été oubliées par le copiste. Elles ont été écrites entre lignes.

»traire, elle leur refuse d’être souveraines. Je te le montrerai par les lois elles-mêmes, de la façon la plus évidente; car tu m'as traité de telle sorte que, par la crainte d’être ruiné par

AAMBAN(UN OYK) HIAEI TA XPEA AAA EN MEN ” TOIC AAAOIC OYK (IAIWTHC ECTIN NPOC AE TON OIKETHN AYT(OC EFT)YHTHC EMFENETO KAI TI 10 NA MEN TUN XP(EU)N WC EOIKEN HIAEI TAAE HCIN OYK EIAEN(AI: OC)A MH BOYAETAI O AE TOI

” OYTO(C AYTCY) AOMOC UW) ANAPEC A(IKAC)TAI OY (K ANOAOMI)A ECTIN AAA OMOAOMHMA UC OYA El (AOTOC Ti YTIEC ANTEP)EIN OTAN AP dHI MH EJIAENAI

15 (ANN(ANTA) TA OEIAOMENA OYK ECTIN AYTUI AH nCY (KAI) EINEIN WC NPCEINE MOI NEPI TUN XPE (WN ANEP O)Y(K H)KOYCA TIAPA TOY MUWUAOYNTOC (TAY) (TA OYK ENOXOC) EIMI AIAAYEIN OTI MEN OYN HI

” (AEÏC W AOHNO)TENEC OGEIAONTA MIA(AN) F(OA)

20 (AA KAI METAAA) OIMAI FIACIN EINAI AHA(OTATON) (EK TE TUN AAA)UN KAI EK TOY AITEIN (TAYTA FAN) (TA ECECE@AI) MOY EFTYHI T(W)N EN(ATTEAIWN EZON) (TOC MYPON lPOC T)A XPEA ONTA IKANO(N TIC CE) (OIETAI AAETI)NO(N) OY MEN AH EF(W AAAA OMOCE)

25 (BOYAOMAI TUWI AC)FWI TWI COY TOY(TWI EAGEIN) (HC OYN EYHO)HC KAI OYK EIA(ENAI TA MOAAA) (TUN XPEUN AYNAME)NOC KAI TWI TOIOYTUWI AI (TIWI EYEYAOAOMEC T)OYTONI TON T(POTON ECTW))

Col. 10, 1. 1 (TAYTA) CY MEN AIA TO MH EIAENAIS MH MNPOEINAC (EMOI) NANTA TA XPEA EFUW AE OCA COY HKOYCA TA(Y)TA MONON OIOMENOC EINAI TAC CYNEH KAC? EOEMHN lOTEPOC AIKAI(O)C ECTIN EKTEI

5 (CAÏ) O YC(T)EPOC MPIAMEN(O)C H O (M)AAAI KEKTH MENOC OC EAANEIZETO El W MEN FAP OIO

MAI CE El À APA ETI‘ AETOMEN NEPI TOYTOY AIAITHTHC HMIN FENECOW O NOMOC ON OY (A) OI EPUNT(E)C OYA OI ENIBOYAEYONTEC TOIC

10 (AAA)OTPIOIC E@ECAN AAA O AHMOTIKWTA (TA @EIC)4 COAUWN OC EIAUWC OTI FOAAAI WNAI (NOIOYN)TAI EN TH MOAEI EOHKE NOMON AIKAI (ON WC) lMAPA FMANTWN OMOAOFMEITAI TAC ZH (MIAC EAN) EPFACUNTAI OI OIKETAI KAI TA A

15 (NAAWM)ATA AIAAYEIN/ TON AECTOTHN FAP? WI

(a) Le scribe avait écrit HIAENAI, ane autre main a écrit entre lignes au-dessus du H on E.

(b) Le scribe a écrit T AC CYNOHKAC sors que le contexte demande le datif — puisque le plaideur prétend n'avoir pas fait lui-même, mais accepté les actes — et dans l'antiquité aucun correcteur n'est intervenu pour ce passage.

(c) Le scribe avait écrit TI au lieu de ETI. Mais la correction a été faite ici entre lignes.

(d) On pourrait songer comme restitution à AHMOTIKUTATOC: car Solon est souvent nommé dans les oruteurs

O AHMOTIKOC COAUWN.

(e) Le scribe avait écrit MAONAI. On a effacé avec rage les trois premières lettres pour y sübstituer entre lignes un (y). (f) La lettre YŸ avait été oubliée par le scribe dans le mot AIAAYEIN et a été ajoutée entre lignes. (g) Le: scribe avait écrit ici EN UJI. Le mot EN a été effacé et, avec une encre fort pâle, dans une écriture cursive, on a écrit au-dessus MAP. :

——————— — a ——————— me —— —— - — =— — — = — ee ———————— mm

»toi et ta coquinerie, tu m'as obligé à compulser et méditer les lois nuit et jour, sans néglige tous les accessoires. »

Tà uérrou où nençayuéra, & &vôges dtxaorai, x«S Er Exaoroy dunnôate. ’Eget 0à roù bu&s aùrina udke Adnproyémms, ds à vôuos léye * Ooa &v Eregos Étéow éuoloyñon, xvoic ere. T ye Olraia, & Bélriots. tà O8 un, todrarrior àrayogever uÿ xügua sivar. EE’ aèriwr dé où z@y véuwy &yù parvegwtegor rroimow' xai yàg oÙtw ue dLatédeixas, xai rregi péfor xenoirxag, un dérolkoua dr ooû nai Th Oeuvétnros Tic oc, dote Toùs Te véuous êEsrélair va ueletäy vuxrà nai Muépar, rapegya T &Ala ravra rounoduevos.

Le résultat des études de droit approfondies qu'Hypèride attribuait à ce brave parft meur fut, en premier lieu, la découverte du texte de loi relatif aux fraudes commises dans les ventes sur le marché. C’est ici que se place la phrase reproduite par Harpocration : <La loi ordonne de ne pas frauder sur le marché, ëv + àyopä.» Athénogène n’avait-il pas fraudé en plein marché, ëv Léon tj àyopæ, son adversaire, quand il l’ÿ avait fait aborder par cette cquine d’Antigone, sa complice dans les fraudes préméditées; quand il y avait dressé son con: trat; quand il avait terminé la vente dans ce quartier des parfumeries qui, déjà l’orateur l'a rappelé plus haut, était le quartier de l'agora.

Hypéride d’ailleurs ne s'arrête pas longtemps à jouer sur les mots. Entrant dans le fond même de la question, avec un grand sens juridique, il montre quels sont les motifs et quel est l'esprit de cette loi interdisant toute fraude sur lagora. Pour qu’une vente soit à maintenir, pour que le consentement soit sérieux, il faut qu'on ait bien su de part et d'autre ce qu'était la chose qui se vendait; que l'acheteur ne puisse pas avoir eu en vue une affaire toute différente de celle qu'on lui faisait conclure. Il faut que son jugement ait été éclairé par des renseignements suffisants : |

C'est ce que montrait nettement une loi probablement distincte de celle qui interdisait toute fraude sur le marché, loi spécialement intervenue — comme plus tard à Rome un édit, très analogue, des Édiles —, pour régler tout ce qui concernait les ventes d’esclaves. L'orateur cite ici conjointement ces deux lois, car la seconde n'est qu'une application plus explicite, plus détaillée, des principes déjà formulés dans la première, et elle peut servir en quelque sorte de commentaire à celle-ci.

Le législateur ne s’est pas borné à indiquer d’une façon générale que la bonne foi devrait être la base de tous les actes de commerce, — ce qu'ont eu, d’ailleurs, soin de répéter les jurisconsultes romains pour la vente, emptio-venditio, &vÿ-rpäsx, ainsi que pour les autres

(AN EPTAZ)WNTAI OI OIKETAI EIKOTWC KAI AP (OTI AN AT)ASON MPAZHI H EPT(AC)IAN EYP(O)OY (CAN AOYAOC TO)Y (K)EKTHMENOY AYTON l(E)INET(AI) (TOYTON TON) NOMON AtEIC lEPI CYNO(HKUWUN) 20 (ENIBOYAEY)OMENWN AIAAETHI KAI O(MUC TIC) (OYN ANGPUNIWN) O AIKAIWC ETPASEN YHO(ICMA AY) (TOC O COAWN OYK) OIETAI AEIN KYPIW(TEPON El) (NAI H TOIAYT)AC AAIKOYC CYNO(HKAC AAAOTPI) (AC MANTWN T}UN NOMUN KAI l(ANTUN TUN AJ)KAI 25 (WN) .......

ÜNE IMPORTANTE DÉCOUVERTE. 37

contrats d’un esprit contraire à celui du code de leurs décemvirs qu’ils empruntaient au droit d'Athènes, ou même à des droits plus antiques. — Pour les ventes d'esclaves en particulier, il a déclaré que l'erreur seule, sans qu'il y eût dol ou fraude, pourrait suffire pour annuler l'acte. En effet, si on croit acheter un esclave bien portant, alors qu'on achète un esclave infirme, si le marché est autre que ne l'avait supposé l'acheteur, celui-ci peut soutenir que son acceptation portant sur une autre chose, il n’y a pas eu entre les parties cet accord, complet, indispensable pour la constitution du contrat.

Le passage de l’idée de fraude à celle d'erreur sur l’objet, en vue de fortifier une des lois par l’autre, s'effectue insensiblement dans le discours contre Athénogène.

Ne paraît-il pas évident, d’après l’énormité du passif, que le client d'Hypéride n’eût jamais consenti à endosser de pareiïlles dettes, si on lui en avait fait connaître le montant, si on lui avait annoncé d'avance combien de gens viendraient réclamer de l'argent placé dans ce commerce, si on avait écrit dans les actes la liste complète des créanciers. On l'avait trompé sur la nature de l’opération qu’on lui proposait. Son acquiescement ne portait pas sur ce qu’on avait fait en son nom.

C’étaient des erreurs de ce genre qu'avaient prévues la loi sur les ventes d'esclaves.

Cette loi veut, dit notre plaideur, <que celui qui vend un esclave déclare d'avance s’il »a quelque vice corporel (maladie ou infirmité). Faute de quoi, on peut le lui rendre (en »annulant la vente). |

«Eh bien! ajoute-t-il, puisque des maladies provenant du destin, alors que le vendeur > de l’esclave ne les connaissait pas lui-même, donnent le droit de le lui faire reprendre, »>comment donc les fraudes que, contrairement aux lois, tu as machinées contre moi ne > devaient-elles pas t'obliger à reprendre le marché pour toi? Mais, certes, un esclave épi- » leptique, ce n’est pas la ruine, en surcroît, pour qui l’achète; tandis que ce Midas que tu > m'as vendu, c'était la ruine, atteignant jusqu'aux biens de mes amis.»

... . tar tig nuÿ &vôgérodor, roohkéyeuv êdy te Eyn GGdwoTmua el O ur, dvœywy tovrov éotir. Kairou ônov Tà nagè vis Téxnc voomuara àr und slôws À ti rwlür oixéryr dvayer Ébeott” nûç Tœ ye ragt ooù ddxmuata ovoyevaodérra oùx Èr ddextéoy oi ot; Aà uy Tù uèr êxilnuntor dvôçérodor où nçocaxollie vob roiauérov Tr oùcier* 6 Oà Midas, &v où ou dnedod, xai Tr Ty pÜluy Tr auGr dérolwleus.

Les deux lois que vient de citer Hypéride sont sans contredit les plus forts appuis de sa thèse. Mais s’il les laissait isolées, il sent qu’une objection s’élèverait bientôt dans l'esprit de ses auditeurs et qu'il aurait bien de la peine à l'en faire sortir une fois qu’elle . #y serait ancrée. On pourrait pressentir, avant même la réplique de son adversaire, que ce qu'il invoque ce sont des lois relatives à des genres de contrats conclus habituellement sans écrit. Le type le plus ancien et le plus général de ce qui se fait sur le marché, c’est l'échange immédiat entre la marchandise et la somme d'argent ou la valeur qui en représente le prix. Les fraudes interdites sur l’agora sont surtout celles qui. altèrent les marchandises, ou qui font passer des monnaies fausses, etc.; ce ne sont pas celles qu'on peut signaler dans un écrit entaché de dol. Comme les autres marchandises, un esclave se paie et se livre généralement aussitôt vendu, sans qu'il soit pour cela nécessaire de peser, de discuter les conditions de la vente et d’en dresser acte. Les jurés pourraient donc se dire que ce genre

d'opérations si simples ne doit pas être confondu avec les actes visés par Solon, et auxquek ve législateur a attribué relativement à ce qui concerne leurs auteurs une puissance égak à celle des lois. |

Cette objection, l’orateur tient à l’écarter, sans la formuler pour la combattre, avant qu'elle ait le temps de prendre corps; et il se hâte de grossir son faisceau de citations de manière à couvrir ce côté faible, en faisant passer de l’une à l’autre par des transitions & naturelles qu'on se trouve conduit jusqu'au bout avant de s'arrêter à réfléchir.

Il veut prouver que l'esprit de la législation de Solon n’est pas de s'attacher à la forme des actes et à leurs termes au point d'y voir l'équivalent de lois écrites à appliquer servik ment et dont on ne saurait g'écarter sous aucun prétexte. Pour le montrer, il prend se exemples dans des actes fondamentaux par excellence.

Solon avait donné à ceux qui n'avaient pas d'enfants le droit de disposer souveraine ment de leurs biens par un écrit de dernière volonté, par une >:x0#119, l’emportant sur le lois publiques par lesquelles étaient réglées dans les familles les transmissions successorales Dans ce cas donc c'était le testateur qui faisait la loi sur sa succession (suivant l'expression même de la loi des douze tables <uti legassit . . . .. , ita lex esto>; mais sans une gén ralisation aussi abusive). |

A Athènes, suivant les mêmes lois de Solon, les pères de fils n'avaient pas le dni de faire une &tab#xn. Leur patrimoine était considéré comme appartenant à leurs fils aus bien qu’à eux; et ils ne pouvaient les en dépouiller par aucun acte.

Les pères qui n'avaient que des filles pouvaient tester : mais pour attribuer ces filles en qualité d’épouses, à ceux qui en même temps recevaient d'eux leurs biens. |

En effet les femmes athéniennes, alors en perpétuelle tutelle, étaient pleinement sou l'autorité de leur père.

Le père faisait la loi sur sa fille en l'attribuant à un mari, soit par testament, soit entre vifs. Et cette attribution avait reçu le nom de garantie ëyyür, sans doute parce qu'on y voyait une garantie pour que la femme mariée ainsi se trouvât bien effectivement dans les conditions de nationalité exigées pour une union légale.

Après la mort du père, s’il n’avait pas disposé lui-même de l’orpheline, et si le grandpère ne vivait plus, les frères consanguins devaient marier leur sœurs par une ëèyyùr, par cet acte base des familles et de la filiation athénienne — acte que remplaçait seulement dans certains cas déterminés, quand il n'y avait plus ni père ou grand-père, ni frère, une attribution par sentence de la jeune fille au plus proche parent.

Qu’imaginer de plus important aux yeux des Athéniens que ces éyybat et ces Srabixx, rendant les enfants légitimes, leur conférant le droit de cité, pouvant influer, par la répar tition des fortunes, sur le fonctionnement des services publics mis à la charge des plus riches?

Or de tels actes ne valaient pas toujours. Que ce fût un père, ou un frère, ou un grand-père qui en fût l’auteur, une iyybr entachée de fraude était dépourvue de tout effet. Une Saber, un testament pouvait être annulé pour des causes diverses et nombreuses, énumérées par Solon lui-même; bien que, de tous les écrits des particuliers, il n’y en eût pas qui fut sauf-gardé avec plus de soins qu’une &ta@xr : par le scellement du papyrus, l'apposition de cachets, puis, souvent après présentation en cet état à des témoins qui auraient plus tard

à le reconnaître, le dépôt chez un tiers choisi, d’où il ne pourrait être retiré dans certains cas, par le testateur même, plusieurs plaidoyers nous le prouvent, sans intervention de larchonte.

Il ne fallait donc pas qu'on poussât le respect des actes écrits jusqu'au fétichisme, sous prétexte que le législateur Solon avait voulu qu'ils fussent souverains.

Il l'avait voulu pour tous les actes, commerciaux ou autres, quand ils sont sincères et quand rien n’enlève à leurs auteurs le libre arbitre, la capacité de disposer. Mais dans le cas contraire, il devient évident, après de tels exemples, qu’il ne le voulait pas.

Telle est la série de réflexions qu'Hypéride s'attache à faire naître dans la pensée de ses auditeurs, sans paraître croire qu’il y ait place au doute. Il ne discute pas : il expose simplement et brièvement.

Il commence par rapprocher, et cela semble aller de soi, de la loi relative aux ventes au moyen desquelles on dispose d'esclaves, la loi relative aux éÿyvat au moyen desquelles on dispose de personnes libres. |

«Considère, dit-il, Ô Athénogène, non-seulement par rapport aux esclaves, mais aussi »par rapport aux personnes libres, quelle est la manière d’être des lois, leur esprit. Tu sais » assurément, toi comme tous les autres, que les Athéniennes données en mariage par un »acte d’iyyin engendrent des enfants légitimes. Eh bien! le législateur n’a pas pensé qu'il > suffisait d'ordonner au père ou au frère de se porter garant de la nouvelle épouse par un »acte d'éyyon. Il a formellement écrit dans la loi . . . . . .. »

Zréyor 0, à Adpéyeres, uÿ uôvor nept T@y olxétuy, AMà xat meoi Twr élevdéqur cwudtur, dr Toéror oi vôuor Eyovorr. Ololo yèe drrov, rai où nai Elo rraévreg, ôtu où x cür éyyvnr@r yurauxr nalôes, obrou yrjouos eloir. AlÂà ur oùx dnéyonce TG vouolérn vô éyyvnôfvar Ty yuraïua Ond Toû naroôs ÿ Troû ddelkpos, a Éyouye dagéndÿr à T@ véuw

Dans les lignes qui suivent, malgré les lacunes, on voit bien qu'Hypéride insiste sur la nullité absolue, résultant des termes de la loi, pour l’éyyon reposant sur une assertion fausse.

Souvent l’éyyir de l'épouse était testamentaire et elle constituait alors la partie la plus importante de la &txôunr.

A côté des lois relatives à l’état civil des personnes Hypéride cite donc, comme très proches, celles qui régissent les testaments. En pareille matière il ne suffisait nullement qu’un acte fut revêtu de toutes les formes légales pour qu’il produisit son effet. Toutes les fois que le consentement de celui qui lavait écrit était vicié par quelque cause, parce qu'il n'avait pas bien sa tête, parce qu’il subissait quelque contrainte ou tout simplement parce qu'une femme, ayant de l'influence sur lui, lui avait inspiré les dispositions qu'il avait prises, on ne tenait auéun compte de ce qu'il avait fait. Nous avons ailleurs de nombreux détails sur cette loi de Solon qui annulait tous les actes ayant pour but une transmission d’hérédité quand ils étaient motivés par une femme. Un des plus célèbres plaidoyers d’Isée <sur la succession de Ménéclès» ne roule que sur ce point de droit.

Hypéride rappelle les termes mêmes de la loi de Solon, comme nous le voyons en comparaut avec le texte de cette loi reproduit dans le second plaidoyer d’Apollodore contre Stéphanos le paragraphe suivant du discours contre Athénogène :

Athénogène, comme il l'avait fait lors des reproches à lui adressés en pleine agora, allait sans doute encore prétendre avoir agi de bonne foi, et n'avoir pas connu lui-même les dettes qu'il n’indiquait pas.

Mais est-ce admissible? Serait-ce possible? Comment un nouvel acheteur, étranger jusque-là aux choses du commerce, se serait trouvé en trois mois! ne rien ignorer du passif :

<Et lui, au contraire! dans le commerce de la parfumerie depuis trois générations, se »>tenant journellement dans l’agora, ayant possédé jusqu'à trois boutiques de parfumeur, ayant »>goin chaque mois d’en recevoir les comptes, il n'aurait pas connu les dettes? Mais d’abord »et dans tout le reste, il n’est pas si simple que cela; puis, par rapport à son esclave, il > devenait, lui-même, garant. D'ailleurs, quelques-unes de ces dettes, il est clair qu'il les con- > naissait (celles qu'il indiquait dans les actes), tandis que d’autres, il prétend ne pas les »avoir Connues : en aussi grand nombre qu'il veut n'en avoir rien su. Un tel langage, Ô > juges, n’est pas une justification : c’est incontestablement un aveu! >

Obros à, 6 x toryeriag Dr uvçonwAnc, xauevos À Er ri éyoo@ nâdoi Auégoi, Toix uèy uvoorwla xexdnuéros 07, Adyous dè narà uva LauBévwr, où Yôe rà yoËa; AM èv uèr tvoïc &Aois oùx iduwtnç ctir. rroûç Oè tôr oinétr adrôs éyyvyric êyérero. Kai tiva uèr Ty yoéwr,

1 Un délai de trois mois avait suffi, mais avait été nécessaire pour que les dettes, y compris les Épavar, se révélassent toutes. Hypéride l'avait déjà dit dans la narration (colonne 4, ligne 16 et suivantes); il le répète encore dans l'argumentation. Les Epavor sont mis ici tout-à-fait en parallélisme avec les autres genres de dettes, qui, contractées à des époques diverses, pour des causes diverses, ont été déclarées à l'acheteur successivement et peu à peu. Il ne s’agit donc certainement pas d’une commandite, faite collectivement en une seule fois par un seul groupe de personnes; mais d’avances multiples d'argent faites à titre de bons offices et indépendantes les unes des autres. Le mot Épavoxs, dans les orateurs, a très souvent ce sens d’une avance d'argent ne portant pas intérêt et pouvant être considérée comme une marque de sympathie. Nous avons déjà vu plus haut, à la troisième ligne de la colonne 5, que, dans ce discours contre Athénogène, Hypéride l'avait également employé pour désigner, non plus les sommes d'argent prêtées par bienveillance et à rembourser, mais les personnes même qui avaient de cette façon manifesté leur bienveillance. Ailleurs, il signifie un repas de camaraderie. Ailleurs, la cotisation amicale qui sert à payer ce repas. Ailleurs, une société fondée sur les bons sentiments et les bons rapports, sur la œuùle, en prenant l'idée traduite par ce terme dans un sens restreint et un peu banal, comme il faut prendre dans le terme Épavos l'idée originaire d'affection qui lui est commune avec les mots êp&w, êpux, etc. — C'est ce que, par exemple, l'inscription publiée sous le n° 116 dans le Corpus inscriptionum græcarum, et que Foucar» a reproduite partiellement sous le n° 20 dans son mémoire sur les Associations religieuses, expose formellement : d'abord à propos de la fondation d'une société de ce genre «. . . . Épavov aüvayov pllor &vôpes, xai xotv BouAñ Geouov ouins bréypakev»: puis à propos de l'esprit dans lequel elle devra s'accroître et des perturbateurs à expulser de son sein «abEavéte 3'6 Epavos ri puhoraulas el dE mg pdyas À Oopéfous xvüv paivorro, ExBakliofw toÿ épavou.» — Ailleurs le mot Épavos s'applique à l'apport que dans une société de ga, de solidarité, de secours, de services mutuels, chaque sociétaire doit faire dans l'intérêt commun (Démosth. xat” 'Apiotoy. 71, 22, etc.). Ailleurs encore, il indique le service rendu par réciprocité pour un autre service ou même la gratification, la bonne main qu’un service motive (Démosth. xepi toù oteo. 312). Ce n’est pas tout : au mot rAnpwtis Harpocration parle d'un Épavos qu'on obtient par tirage au sort ou qu’on achète : «rANnpuwTas éxdlouv tobs axodDovras Ttov Epavoy toi Âtot Axyoüatv À dwvnpévou.» Ce genre d'pavos ne pouvait guère être qu'une sorte de pension viagère, analogue à celles qu'aujourd'hui certaines sociétés de secours mutuels assurent à quelques-uns de leurs membres. Harpocration ajoute que le mot xAnpori doit être alors pris dans le sens qu'eut plus tard le mot épavépyæ, désignant les chefs, les directeurs, les présidents d’un #pavos, d'une société amicale; dans notre discours d’Hypéride, l'acception en est très différente. La laxité de sens du mot Epavoçs s'étendait aux termes avec lesquels on l’associait habituellement : comme non-seulement zAnpwtis, mais les verbes ouvayev, etc. C’est ainsi que Fpavos pouvant signifier un banquet d'amis, ouvayawv en était venu à signifier, suivant le témoignage d'Athénée, boire les uns avec les autres : per’ &Alfhwv rivev.

+ de

@g êouxer, Her * Téde noir oùx eldévoi, Ooœ ui Bovherai. Ô GÈ Touotros aèroëi lo où &rohoyia êotir, &Ad ôuoléymua . . . ..

En effet, nous voyons en quoi devait consister principalement la défense d’Athénogène A l'entendre, le contrat, tel qu'il était écrit, avait été voulu par son adversaire, qu’en tout sincérité, autant qu'il le pouvait, — sans lui donner le détail des dettes, parce que lui-mêm

il ne l'avait pas, mais sans rien lui cacher par fraude, — il avait mis d'avance au courant de la situation et qui avait tenu à prendre pour soi toutes les chances bonnes et mauvais Le client d'Hypéride a beau jeu de montrer ce qu'une telle défense présente de contradi toire, comme celle d’un homme acculé qui se coupe dans ses réponses. Dire n'avoir ps connu les dettes importantes, c'est avouer n'avoir pas d'avance dit réellement à l'acheteur ce qu'il aurait été nécessaire de lui dire pour qu'il pôût agir à bon escient.

À l’'emprunteur il incombait de payer ses emprunts. Pour qu'une convention particulière fit valablement exception à cette règle générale, il eût fallu que l'acheteur connût bien « qu'étaient les dettes avant de les prendre pour soi. Or, loin d'éclairer sur ce point le client d'Hypéride, Athénogène l'avait trompé en lui faisant croire que l'actif représenté par le marchandises égalait pour le moins les dettes. Quand il disait cela, il savait certainement très bien le contraire, on ne pouvait pas en douter. Mais supposât-on qu'il l’ignorât, qu l'erreur fût involontaire, elle n’en eût pas moins vicié les actes.

L'orateur le prouve, en raisonnant comme s’il renonçait pour le moment à contredire lex assertions d'Athénogène et en entrant résoläment dans son système, mais pour en montrer l'inanité et renverser cet échafaudage. On peut reconnaître encore très bien, malgré les l: cunes, vers le bas de la colonne 9, une phrase citée par Harpocration «a &péoe Boÿhour tu Aëyw Toùrw &AGewv»> et se faire une idée exacte, du moins quant au sens général, de aequiescements apparents par lesquels cette phrase était rattachée à celle que voici, presque intacte au haut de la colonne 10 :

« D'uno part donc, toi, tu ne m’as pas indiqué tout le passif — «faute de le connaître > —; *d'uno autre part, moi, persuadé qu'il était seulement ce que tu me disais, j'ai accepté les “actes, [oquel en bonne justice doit payer, de nous deux? Est-ce moi : est-ce celui qui tont “dernièrement achetait la boutique? Ou est-ce toi : l'ancien possesseur, celui qui faisait les *oiuprunts? Pour moi, je pense que c’est toi.»

+... OÙ qèr, dià TÔ ui sidévo, y nooeiras êpoi névra Tà ygéc * yà dé, Sca co oveu, +aûsa udror diusvos elvor, toïg ourJixoic &6éunr révegos ixouos Éctir éxteioa; Ô lossgog nçidueros; À 0 rrélar xsxtmuéros, 8ç daveibero; êyù uèr yàg otouai 68.

Où ne pouvait d’ailleurs objecter que les emprunts avaient été personnellement con: traotdu par l'osclave Midas, gérant la boutique, et non par son maître Athénogène, puisqu’une loi de Solon établissait la responsabilité du maître pour les faits et gestes de son esclave employé dans uno boutique ou un atelier.

«Ni d'ailleurs nous avons encore à discuter à ce sujet, ce qu’il nous faut prendre pour »urbitre, vent la loi même : une loi que n’ont pas portée ceux qui convoitent ou qui visent »par Tours ombâches los biens d'autrui, mais l'auteur des institutions les plus populaires »imais, lui-même, Solon. Ce législateur, sachant que beaucoup de trafics se font dans la ville, »a établi une loi très juste, reconnue telle par tout le monde. Il a voulu que, quand on se

» servait d'esclaves pour le commerce ou l’industrie, le maître qui les faisait travailler fût >tenu de solder les dépenses, les frais, les indemnités et les pertes se rattachant à leurs » métiers. Rien de plus équitable : car tout bénéfice quelconque, toute prospérité dans les »affaires qu'un esclave peut se procurer, revient à celui qui le possède. Cette loi, tu la mets »de côté, pour disserter sur des contrats entachés de dol! Et cependant qui donc pourrait bn'être pas d'avis qu'un décret écrit justement par Solon lui-même, doit l'emporter sur des > Contrats injustes, tels que ceux-là, qui n’ont rien de commun avec les lois et l’équité, base > des droits de tous?»

"Er d ëga Eru éyouer nsgi tovrov, duournric fuiy yevéoFw 6 vôuos, Or oÙd’ où êgüvrec oÙd’ où émifovlevorres rois &lloreious Edeocv, dd 6 Gmuorixwrora Jeig Zôluwr. “Oc, dx Otu nolloi ovai noiobyror èr ti rôle, Édques vôuoy Olxauor, Ws nagà aévrwr ôuoloyeëïrou, Tàs Cuias, Eav éoyéowvra ot olxéro, noi Tà &AX dvalwuata uohverr rdv deorétnr xag @ Br égyébortrau où olxéror . slxétug ‘ xai yào Ocov àr dyaddr rodën } éoyaoier sboooboxr dotlos, Toû xexrmuérov œdrdr yiretai. Tobroy Tor vôuor dqpeis, megi our Fpnwr . . . . . . . .

La loi ici invoquée, Hypéride y avait fait allusion déjà quand, discutant le point de savoir 8’il était possible d'admettre qu'Athénogène ignorât le passif du fonds de commerce géré par Midas, il avait rappelé que le maître, en cette qualité, se trouvait le répondant de son esclave : mpèç dE tèv oinétnv adrès éyyunrns éyéveso. C’est-là une très grande différence entre le droit d'Athènes et le droit de Rome.

À Rome, le maître pouvait s'enrichir par le commerce de ses esclaves sans encourir aucune espèce de responsabilité, soit morale, soit pécuniaire, quand les esclaves en question avaient reçu de lui à cet effet l'administration sans contrôle <liberam administrationem>» de leurs pécules, constituant leurs fonds de commerce. Les textes de jurisconsultes disséminés dans le digeste sont pleins de détails nous montrant bien à quels scandaleux abus conduisait alors ce système, sans doute emprunté quelque part, mais qui faisait contraste avec le droit d'Athènes établi par Solon.

Solon ne voulut pas admettre qu'un maître pût ainsi se désintéresser d’une faillite, abandonner à ses créanciers le seul pécule, et, après avoir avidement cherché des profits aléatoires en faisant entreprendre à son esclave les opérations les plus hasardées, se déclarer étranger aux pertes, alors que tous les bénéfices, en cas de succès, eussent été pour lui. Cette grande raison d'équité, sur laquelle l’orateur insiste, était d’ailleurs tout-à-fait d'accord avec les principes d’une économie politique bien entendue. Voulant faire de la ville d'Athènes une ville riche par le commerce, le législateur devait y assurer la sécurité dans les affaires : c'est-à-dire pour cela supprimer l'arsenal des faux-fuyants, des exceptions, des théories, des distinctions dites juridiques, par lesquelles on sut toujours si bien éviter les réclamations des tiers dépouillés dans la ville de Rome.

C’est donc une des lois capitales de l’ancienne Athènes que nous fait connaître dans ce passage le discours contre Athénogène, enfin retrouvé. Jusqu'ici cette loi de Solon, si universellement, paraît-il, et si justement admirée pendant qu'elle était en vigueur, n'avait pas laissé de traces bien nettes. On pouvait croire que les esclaves de la ville de Minerve, aussi activement mis à profit pour le commerce, etc., que ceux de la ville de Romulus, n’en-

gageaient pas plus que ces derniers la responsabilité du maître. 6*

Au point de vue de l'argumentation d'Hypéride,! rien ne montrait mieux quel éx l'esprit de la législation de Solon dans son ensemble. Non! on ne pouvait pas soutenir qu c'était pour laisser le champ libre au formalisme, à la chicane, à la mauvaise foi, àk fraude, au dol, qu'il avait sanctionné d'avance les conventions entre particuliers, les contrat È privés. Personne n’avait eu plus que lui la préoccupation constante de la bonne foi, de lim nêteté dans les affaires, des engagements réfléchis résultant d'un accord mutuel. Annuler u acte entaché de fraude, quelque régulièrement dressé qu'il pût être, c'était agir d’après ss principes.

Comme d'ordinaire, Hypéride est sobre de développements oratoires. Parlant devan des Athéniens, gens souverainement intelligents et blasés sur les lieux communs de rk torique, il écarte avec soin tout ce qui sent l’école, tout ce qu'on s’attendrait à voir recher cher par un disciple d’Isocrate. Il est bref autant que possible. Il n’en arrive que mieux i convaincre.

1 Voici comment nous résumions très brièvement cette argumentation dans l'article publié par h Revue des études grecques :

«Hypéride fait lire les actes afin de prouver le dol par leur rédaction même.

« Puis il invoque, en les commentant, toute une série de lois athéniennes, pour montrer que ls ki > de Solon, d’après laquelle les conventions étaient souveraines entre les parties — loi qu'invoquait s« » adversaire — n'avait pas toute la portée que celui-ci lui attribuait et n'était vraiment applicable qu'a » l'absence de dol et de fraude.

«Cette exception du dol ou de la fraude, on la trouvait d'abord indiquée, d'une manière expres par la loi relative aux ventes qui se faisaient sur le marché : loi qui ordonnait afeuderv èv ti ayopä Har »pocration avait cité ce passage de notre discours contre Athénogène; et il en avait rapproché judicieus > ment les renseignements que nous donne Théophraste sur les agoranomes d'Athènes et sur les lois qu'ik > étaient chargés d'appliquer : tant relativement à la police du marché que relativement aux affaires qu »8'y concluaient.

<Hypéride, à ce propos, nous apprend qu'on avait dans Athènes, déjà, formulé les principes qu'ap > pliquèrent plus tard les jurisconsultes romains pour les ventes d'esclaves ou d'animaux. Ces ventes étaient > déclarées nulles quand l'acheteur n'avait pas connu, au moment où il faisait l'acte, ce que nous appelk »rions les vices rédhibitoires, tels que l'épilepsie par exemple.

«L'orateur fait ici remarquer avec raison que les conséquences de l’achat d'un esclave atteint dé *pilepsie, pour la fortune de l'acheteur, sont bien moins graves que les conséquences de l'acte conclu par *son client, auquel on cachait les vices de la chose, pour sa fortune personnelle et pour celle de ses amis qui voulaient bien lui fournir des fonds.

«Les lois relatives au mariage, à la légitimité des enfants, aux testaments forment an groupe qu'Hj- +pèride examine ensuite dans les colonnes 7 et 8. 11 montre que des actes importants entre tous — tels que cette garantie du père ou du frère, mariant la femme, qui lui assurait à Athènes la situation d’épouse .iègitime — restaient sans effet en cas de mensonge. Il montre en même temps que d’autres actes qui .traduisaient la volonté de leurs auteurs, par exemple les testaments, devenaient nuls quand cette volonté était viciée par quelque cause. Nous avons déjà indiqué plus haut comment la loi de Solon qui 8e trouve .vitée ici pouvait être d’un grand usage pour un avocat qui, comme Hypéride, en savait tirer trés bon «parti, dans les conditions indiquées par la narration du début.

«Le consentement de l'acheteur a été vicié : non seulement par cette influence d’une hétaire — à laquelle Îles Athéniens attribuaient les mêmes résultats que les physiologistes les plus modernes attribuent .a ln seggestion — mais par une erreur fondamentale sur l'objet même de la vente. Ce que l'acheteur .cwwptait sequérir, C'était un fonds de commerce à peu près sans passif — ou pour mieux dire avec un

wait pus qu'égalé par cet actif que représentait la valeur des marchandises actuellement en boutique.

«C'était à cela qu'il avait donné son consentement, et non pas à l'acte captieux rédigé par Athé vue et invoqué par celui-ci . .......

«Uue loi fort importante de Solon, qui était restée jusqu'ici complètement inconnue et qui, réglant mrubocts du maître avec 80n esclave gérant et les tiers, rendait impossibles dans Athènes certains di JR pucule servile, tient une large place dans les raisonnements, merveilleusement suivis au point + “un j'arilique, concluant à l'annulation de l'acte frauduleux. »

Après avoir cité la loi qui rend les dettes contractées par un esclave personnelles au maître, et qui oblige celui-ci à les payer, — loi formelle, loi équitable, loi de Solon, conçue dans le même esprit que les autres déjà citées, — a-t-il besoin de longues phrases pour montrer aux juges ce qu’ils doivent en conclure?

Lui dont la grande caractéristique est de savoir éveiller les idées d'équité, de justice, de respect du droit pour les autres comme pour soi-même, qui forment le fond de la conscience, il les laisse parler avec leur éloquence, plus qu'il n’y substitue la sienne.

Ce n’est pas le genre de Démosthène. Et cette invocation continuelle du droit, cette argumentation par des faits montrant qui viole la justice, par des textes dont les conclusions sont tirées presque abruptement ont fait reconnaître par Libanius la touche d’'Hypéride dans le discours mepi tüv mpèç ’AkeËävôpou ouvbruüv, attribué faussément à Démosthène. Il est, en effet, remarquable de voir à quel point les procédés oratoires sont semblables dans ce discours et dans le plaidoyer contre Athénogène, un des chefs-d'œuvre d'Hypéride.

Il avait cette fois à faire condamner un homme habile, dont le système, calculé de longue date, était bien conçu. Nous avons vu déjà, en effet, qu'Athénogène, pour repousser limputation de fraude, avait prétendu n'être qu'en apparence l’auteur du contrat incriminé, contrat voulu, tel qu'il était, par le client d'Hypéride. Il paraît même qu'il aurait dit avoir désiré se charger de régler en personne, à titre gratuit, sans compensation pécuniaire, tout ce qui se trouvait dû par Midas; et en conséquence avoir conseillé à celui qui voulait acquérir la parfumerie de lui laisser Midas, excluant de la vente cet esclave et ce qu'il devait.

«Et c’est moi, dit le client d'Hypéride, c’est moi qui me serais refusé à cela, voulant »tout acheter : tous les esclaves et aussi les dettes!

«Il l’a prétendu; et l’on dit qu’il doit encore tenir devant vous ce langage dans le but > de se faire passer pour un homme équitable et juste, comme s’il avait à s'adresser à des > imbéciles, à des gens qui ne sentiraient point son impudence!»

«Ce qui s’est passé, il faut vous en faire le récit. Prêtez y l'oreille : il y a là une »>trame machinée qui vous paraîtra bien conforme à tout le reste de ces dols. >

sos Euè Oè oùx 8délerr, là Rotlsodar névras rotaodai rai Tadra.

Kai rçûs ou&s arôr, paoir, uéAle léyeuv, Îva 6 doxoin uétouos ever * done roc audios Tirèc daleëdueros, xoi où aloÿnoouérous Tr ToùTrov dvaiôeuar.

TÔ Oè yerduevor dei duës dxobou pauwmosro yùg Gxélovôor Ov tj ln rotrwr êriBovhir.

Malheureusement tous les bas des colonnes, depuis la sixième jusqu’à la onzième, ont tellement souffert qu'il reste à peine quelques lettres de chacune de leurs dernières lignes. Si l'argumentation d'Hypéride était moins savamment, logiquement conduite, il serait devenu parfois impossible de la suivre, tant les lacunes sont considérables. Dans un récit, la difficulté est plus grande encore, car certaines circonstances se trouvaient précisées par des mots qui n'existent plus.

Dans ce qui reste de la colonne 11! nous croyons voir qu'Athénogène, sans doute pour

‘ Les lignes 26 et suivantes de la colonne 10 se trouvent réduites à fort peu de lettres chacune: et le trait par lequel un correcteur ancien a marqué comme fautive dans AÏTUTEFMIAT ... la lettre W compliquait encore la question. J'ai longtemps cherché quelle restitution il serait possible de trouver pour

rendre plus probable l'apologie qu'il préméditait, aurait, en effet, soulevé des difficultés relativement à la livraison de l’esclave Midas : mais après le contrat conclu et le prix vert.

ce passage difficile; et si je finis par en risquer une, c'est parce que je me suis attaché à ne pas laisser de vide entre le commencement de la première colonne de ce qui nous reste et les dernières lignes del onzième colonne, c'est-à-dire dans tont le morceau le plus étendu du papyrus. Je le répète ici, je me suis surtout efforcé de retrouver la suite du discours au point de vue de la pensée, plus que des mots, mais en tenant compte de toutes les lettres encore subsistantes.

Par quoi remplacer la lettre W, que le correcteur ancien avait ainsi marquée d’un trait? Je suppose que c’est par un E suivi d'un |. Dans certains papyrus écrits en grec cursif, provenant d'Égypte, ces lettres liées entre elles, ressemblent un peu à l'U; et le remplacement de la seconde personne du pluriel de l'impératif dans une phrase rappelant celle-ci (Démosth. rpèç Zxouôlav 19) : expèç êxeivo Dë tl &v AËyois; axpéis yäp Onuç toutouot GioaEes" ei Oè ur, névres bpéiç axouteit” adtév»> par la première personne du présent de l'indi catif suivie de l'enclitique te n'aurait rien de trop invraisemblable dans une copie faite, en belle écriture, d'après un modèle en cursive, par un scribe d'Égypte peu instruit dans la littérature athénienne. |

Je propose donc — attendant encore de meilleures conjectures — de remplir provisoirement les lacunes de ce passage de la façon suivante :

AL &o, aireir’ ên’ âroéxeus uéSev, tois Arpors où ovvhdes, où Eleyev; nùçs oùx &ronos 8de d lôyo; En yûo ÉSélerv uv àE dpyis Ta épeulduerva dugéar Tà rapè Midov diouxeir Tdy dE Midas xsleveir pe égv adr@, xal un @veiodo. Euè JE oùx ÉDÉlesy * Al Bodlsodor névras nouodor xai Tadra . . . . ..

Dans la colonne 11 les lacunes sont encore plus considérables que dans les colonnes précédentes: et si nous tentons hypothétiquement de les remplir jusqu’à la ligne 24, c'est sous les plus expresses ré serves. Sous le bénéfice de ces réserves, voici en caractères épigraphiques, le texte, repris à partir de l ligne 19, où une phrase commence avec la ligne.

Col. 10, 1. 19 (TOYTON TON) NOMON AEIC MEPI CYNO(HKUN)

20 (ENIBOYAEY)OMENWN AIAAETHI KAI O(MWC TIC)

(OYN ANEPUNIWN) O AIKAIWC ETPASEN YH@(ICMA AY) (TOC O COAWN OYK) OIETAI AEIN KYPIW(TEPON El) (NAI H TOIAYT)AC AAIKOYC CYNO(HKAC AAAOTPI)

(AC FANTUN TWN NOMWN KAI N(ANTWN TUN AI)KAI 25 (WN AAA AP) AIT(EIT EN AT(PEKIAC MAGEIN TOIC A}H (POIC OY CYN)HIAEI OIC EA(ETEN NUC AN OYK ATO)

(AOC OAE O AOFOC E®H FAP) EOEA(EIN MEN EZ APXHC) (TA OGEIAOMENA) AWPEA(N TA lIAPA MIAOY AIOI)

Col. 11, 1. 1 KE(IN TON AE MIAAN KEAEYE(IN M)E E(A)N AYTUI KAI MH WNEICOAI EME AE OYK EGEAEIN AAAA BOY REC@AI FANTAC MPIACEAI KAI TAYTA. KA(I) nPOC YMAC AYTON ®ACIN MEAAEI AETEIN INA

5 AH AOKOIH METPIOC EINAI WO(NE)P NPOC HAIGI

OYC TINAC AIAAEZOMENOC KAI OYK AICEHCO : MENOYC THN TOYTOY ANAIA(IAJN TO AE ME NOMENON AEI YMAC A(K)OYC(AI &AIN)HCETA(I) (FAP) AKOAOYEON ON THI AAAH(I) TWUN ENIB(OY)

10 (AWN) TON MEN MAP MAIAA ONN(EP AP)TIWC EITO(N) (ENE)MNE MOI AETONTA OTI OYK (EMOI AN) EIH I(NA) (AH H)TWMAI AYTOY TON MA(TE)PA (EIN)JAI TON(AE) (AYT)JON HAH À EMOY WMOA(OTH)KOTOC (TUN MAI) (AWN KA)TAOHCEIN TPIWN OM(OY OAON TO APTYPI

15 (ON NPO)CEAOWN O A(E)HNO(TE)NHC NPOC TOYC FOA (AOYC TUWN) dIAWN TWUN EMWN (ENE)BOY(A)E(YE TOY) (APTYPIOY E)NIKPATHC MPATMATA EXEIN (KAI)

(FAP EMOI AA)BONTI TON MAIAA (ATIHNT)HCE (DAC Al)

Il se serait habilement préparé pour l'avenir des témoignages à faire valoir et à invoquer, au moins comme indices, — jusque de la part des amis de son adversaire, — en

(ENAI ME AEIN TAY)THN MEN CYKO®A(NTIAN AN)

20 (AICXYNTUC EMOIEITO TWI AE A(OINWI FANTUN) (TOYTOY TUWN A)AIKHMATWN KAI (TUN YEYAOAON) (WN HAH ENE)NICTEYKEIN (W)C EITION AAA AY NYN) (OYX YNEIZA TO)N MEN MAIAA AI(AONAI OY THN TI) (MHN EAEAUKEIN) OYK H@EAON . .......

Louvres (EAHA)OYN TE T ............

jose. (NEN)TE TAAA(NTA) ..........

C’est ici que s'achève ce que nous nommerions volontiers la première partie de notre papyrus. En effet, je le répète, cette partie était déjà séparée du reste (aussitôt après la onzième colonne) quand, sous les Ptolémées, on écrivit sur la seconde les comptes démotiques dont nous parlons. Quant à cette seconde partie, devenue un agenda, elle fut d’abord pliée en deux, ainsi que le prouve l'usure à peu près parallèle des deux bords. Mais un héritier s'aperçut de cette profanation et roula cette partie, si maltraitée, avec la précédente, déjà alors sans doute isolée d'un troisième morceau renfermant l’exorde et dont les débris portent également de l'écriture démotique au revers.

Nous nous sommes surtout attaché à ne pas laisser de vide dans la première partie ici terminée et mise par nous à part sous verre. Nous en complétons la transcription en caractères modernes, pour qu'on puisse mieux suivre l’ensemble, tel que nous l'avons restitué, sous toutes réserves, je le répète. La seconde, formée de morceaux rétablis par nous, à grand’ peine, à l’aide de fragments, est encore dans un état tellement imparfait qu'une restitution complète serait impossible.

Zvvdxar.

Tù uèy tolvur nenquyuéva, & ävdpes dixootal, xa9 Py Exaxotoy dxnxdute. "Eget d'è nos dus adrixa uola ‘ASnvoyévns ds 6 véuos Aéyes Bou &v Éregos étéow duoloyron xvgua eva. To ye d'éxaua, à Bélruote” Tà dE un, rovvaytioy dnayogedes un xvoux elvor ÊËE œdrv dé oo Tüv vôuwy Éyà payepwTtepor rouow. Kai yàg oÙtow ue diuréderxas xul nepè @ôBor nexofmxas, uÿ ànélœuaœ dd aoù xal Ts d'euvdtnros Ts os, date tToûs te vouous ÉÉetTébes xal ueler&v vÜxta xal puépauy, négepya T älla névra noumoduevor.

‘O ur toévuy els vôuos xsledes dpeddeuv y T5 &yop&. où névruv, oluœ, napavoueis Tÿv ‘Avtriyévar nogayyéAlwy : aouyevoéuevos dè xai Êv uéon tn &yog& ouvrudeis xar' Êuod éyevdou, êxel ay dnÂwoaus, nooeundy êuol, tToùs Épévous xai Toùs yonotas Êv Tais aov ovyvdxous, Baoous &v dvedeydunr, oùx #Selov. "Eyw ao &A1 éuoldyw, où &llo moueis. noùs di rouudra Erepos vôuos xelevdes, oÙs dy éuoloyodvtes &lrlois ovuBéllovaiw, 8tar rus nuwlet dvdpéxodov, noodkéyerv êdy tu Eyes GédorTmua" el JÈ ur, dvaywyh Toutrov éotér. Kafrou Bnov tà napù Ts TÜyns vootuara, àv und” eldüs À ris nwldr oixétny, dvéyeu Éfeotr, nùç Té ye nagù ooù déixpuote ovoxevaoSéyre oùx dvadextéoy aol Éotuv; &lâà juèy Td uv énfimnroy dydpéxodoy où npooanollves Toù novauévou tv odolar, 6 dè Midas, 8v où juor ànédov, xai Tv Toy puy Tv êluüv dnolwexes.

Zxéyor dE, © ASnvôyeves, u uôvor neo) Tùv oixétwy, dlÂt xal nepi Tor élevS puy owuétuwr, Bv toénov oi vôuor Eyovour. oloa yùe d'érov, xai où xui &Alos névres, te où x Tüv yuvaxdy aides, odtou yvñorol elauv * &lù uv oùx ànéyence T vouodétn Tùd Éyyvedÿvar Tv yuvaixx Ünd Toù naurpds } Toù dédelpod, dl Eyoaye duxdéno nv êv to vou ÿy &v Éyyvnon ru Ent dixalous déuapta, x Tadrns raidas yynolovs ebvou. oùx aë, oùx * Édy Tus Wevoduerds Teva map Tù Jlxœu Éyyvon. àll& Tôre trovs te maidus v6ovs xal, ds EyyVas hyydnoev Av wevdÿ odros, Tadras xaHlarnouw Be 6 véuos dxüpovs.

“O cpl Tüv duahxwry vôuos xagaxÂñosos Todrous éotl' xeledes änœude êfeivor Tà éœurod duarlSeoIœ os &y tu Bovantra, nlÿv à yrows EÉvexer 7 vdoov À uarcüy, à yuvauxl nevSduevor, 7 dxd deauod } dx Tuvos dyvéyxns xaralnpSévra. “Onov dè oùdè rep Tüv adrod idlwv af êyydar xal aË diadmeaur xvpuul elour, xs ASnvoyéver ye xai mepl Tüv ludr ovrdeuévw Toradra dei xügua elvor; xai êty uév Tis els duolxmoiy Tv duroù yuvaxl nedôueros diadixas yep, êxvoos Évcoytor Bte d” êy& tj Adnroyévous Étalpa Èneloÿnv noùs dnokwlévar, où dei, O6 Éyw, u' aipeiv Tv Bondecay Ty Ëv T@ vou yeyoauuérnr, dvayxaodels Üxùd TOUTUY Tara CUvŸÉTŸ: ;

Elta où tai œuvSyxaus loyvolèn &c évedpedauvrés ue, où xai 4 Étalga #% dov, Éanurvaode, xal dd Ts duetépas Bovlsvoews duüs Gôuevos Enuerxeis elvar êni Tovrous noocedetaunv. "Eopallés te xal oùg Éxavév oo édôxes Tàs Tetrapaxovra uväs elnpévar yeypauuévmr vis Tuumr, &Alà xai névre tüluvtra éBolou ovAr- Jval ue donep dnoyelquor Ëv rodoctpéfn xateslmuuévor.

disant à qui voulait l'entendre n’avoir pas compris Midas dans la vente. Puis, quand le client d'Hypéride serait venu prendre possession de cet esclave, il sy serait opposé, par un me songe digne des sycophantes : probablement en soutenant que, d’après des conventions ver bales, cet esclave devait être de suite mis en liberté par lacheteur.

Celui-ci se serait rebiffé devant une prétention pareille, le dépouillant après coup dm de ces trois esclaves qu'on avait tenu à lui vendre et dont il avait versé le prix : il auni invoqué les actes, ces mêmes actes en vertu desquels on comptait lui extorquer encore cix talents. Or, c'était là précisément à quoi avait voulu le conduire Athénogène.

En effet, invoquer ces actes, c'était un peu se donner l'air d'en être l’auteur principal particulièrement en ce qui touchait l’esclave Midas qu'Athénogène disait n’avoir pas vout vendre. Les souvenirs des témoins pouvaient facilement confondre une époque avec un autre : celle qui avait précédé la confection des actes avec celle qui l'avait suivie. Or, ln térêt de chacun était tout différent avant qu'après. Avant, si le client d'Hypéride eût obtenc

AA iows ge xal xoùs duûs ds oùx fdvdvarto, 67 émuler, TÔT’ eldévas Tà nepù Midear ddflus ovrrra- Jévra } œùr@ d'aveuodévra. ‘AU ÿ uor oxovdy oùdeula els tà Ëy dyop& dtoéua dy Êy@ êy Tosir pro énavra Tà yoéxe xl Tods égévous EnvIdumv ' oùros dE Ô Ex Touyevlas dv uvoonwAms, xauevos d br dyog& näoœ fuéqu, Tolx iv uvoonwla xextnuévos, Adyovs dE xarà juive lauBüvur, oùx des Tà yoéc; à] y uèy tois low oùx idiwtns êctiv, nos dè Tèv olxéryy adrds Éyyunris Éyévero " xal Teva juèy Tüv yoter. &s Éouxer, dec Téde noir oùx eldéver, Box un Bovletau. “O d'È Touodros adtoù ldyos, © Gvdçges dixacrel oùx &roloyé« êotév, Al duoléynua, ws oùd” eldéros ru dycès dyrepeiv. “Orar yèe pi uù eidévar. 61 txéiu T& ôgeslduevx, oùx EoTiv adr@ dinov xal eineir ds nobeurté oi neEpÙ Tüv yoéwv. “ATEQ OÙx Hxovoa xepè Toù nwlodytos, tTadra oÙx Evoyôs elul dialvdesv.

"Ore niv oùv des, à ‘ASnvdyeves, gellorra Miday nollà xal ueyéla, oluar näouv elvœs dryérero Ex te tüy &llwy xal Êx To aireiy tadra névra Eceodal pou êyyÜn tüv étayyellwy Efoyros xods rà yoés Bvra ixavdy uüpor. Tis ce olerar dimduvév; où uèv 09 êyw' dilà duôce Boblouœ 7 16yw tà aov Toëty ASeëv. Hs oùv edrdns, xal oùx eldévar Tà nollà Tüv yofwy duvduevos * xal Tÿ TOuoÙTU «ir{o éwevdéloys Toutovi tTèy toônov: Ecru Ttadra. où pèv, du TÔ uÿ eldévou, uÿ nobeumas Éuol névra Tà ypéax* êyù dé Box dov fxovox, Tudra uôvoy olduevos elvou, Tais ovvIxaus ÉSÉéumr. Iôtegos d'éxcids Évriv xreïoæ; 6 Éoregos nouduevos; Ÿ à néla xextmuévos, ds Édavelbero; ‘Eyà uèy yàg oloual ae" El dè da Etre léyouey xepù rovrar, d'œurnts uiv yevéodw 6 véuos, Br oùx of êpüytes oùd” of EnBouledovres tois dilototoi ESeoar, à 4 d'auorixwraros Zéluwv, 8çs, elds Bt nollai éunolala nouodvror y Th nodet, Ednxe vôouoy d'xœiov, ds xapi néyrwy duoloyeires" Tàs Lulas, Éùr Épyéaowvtæ ol oixérar xul TU dyvalouata diuxlderr rdy d'eoxérrr, nop à y épyéowvræ oi oixéra. Elxôtus * xai yèg ôte dy àyaddr nçdfn à Éoyaclar edpéovaxy doëlos, roi xextnuéyou œÙTdy ylyvetaæu Toùroy Tèv véuoy dpels neoi ouySpxwy émBovlevouérur duléyn xoù GEuaxs Ti oùr dvSpuürwy, D dixulws Eygaæyer wipiaux adrès à Zélwy, oùx olerar div xvpudtepoy Elvaœs À rocaëres ad'éxovus ouvdrixas dllotolas névruvy Tüy véuuy xai névrwy Toy dexxlowy ;

"AL àp, aireir Ên drpéxesas uédeuv, Tois Afoous où ovvfder, où Eleyev; nüs oùx ëroxos 8de 6 Zéyos; Epn yèp ESéleuv uèr EF doyüs T& épeuddueva dupeñv Tà napà Midou duouxeïv * Tôv dè Miday xeleves ps é&r aûtT, xai un wveiodor êui dE oùx êSéles * dAlà Bodlsodar névras nelaodou, xal Tadra - xoœ) où duäs adtév, paotr, uéller léyeuv, Üva di dorofn uétoios elvou boxee xçpùs fliSlous Tivds deals£éuevos re) oùx aiofnoouévous Tr tToûtou ävaid{ay. Tù dE yevduevoy dei duäs dxoddœ " paivnoëter yàp dxélovIor br ti &lÿ robtrwvy énBoviüv. Tôv niv yào nada, Bvneg doptlws elxov, Exeuwé uor léyoyta Bte oùx éuoi & ein Îvo lows pyœuar aùtToù TÉv natépa elvar Todror aùrév * fn d° Euou œduoloynxôtos Tùv rœuddy xere- Joe tTouüv duod 610 Tù âpyügor, roocekdùy 6 ASnvoyéyns roùds Toùs nollous Tor pr Try éuër, ênefodleve Toù dpyvolov Énxgétns noéyuara napéyeuw.b Kal yàp êuol laBôvre Tèv naide dxivrnas, gès âqguévar je der. Toërmy juèv ovxopavrluy dv«oyüvtus moleito * tr À lon névruy Torou tüy ddixnuétuvy xal yevdoloyiüv #07 émenuoredxeuv, ds elnov * dl ad vür oùx Unefa. 1èvy uèr naïda didôves, où Tv Tuuy Édedwxerv, oùx }3elor.

(a) Je crois décidément que c'est la restitution la plus probable d'un mot déformé par le copiste égyptien qui, n'ayant pa le lire sur son modèle (très probablement en cursives), avait écrit ici HAONAL Un possesseur du manuscrit a dans l'antiquité corrigé ce mot en U)NAÏ. Mais cela ne prouve rien pour la vraie leçon, car ce même possesseur, n'ayant pas su reconnaître le mot [JPOC-

OOITUNTEC., avait voula le corriger à tort, etc.

(b) Je crois qu'il faut rétablir ainsi le mot que le copiste, sans doute par l'oubli des trois premières lettres, a écrit E XEIN.

ÜNE IMPORTANTE DÉCOUVERTE. 49

qu'Athénogène gardât Midas, la question du transfert des dettes n'aurait pas même eu à être posée. Les dettes seraient restées au maître, soit qu’en enlevant à l’esclave qui les avait contractées son pécule, pour disposer de la boutique et des garçons au profit d’un tiers, il le conservât en propriété, — sauf à le louer comme gérant —, soit qu'il l’affranchît. Après, au contraire, la vente de Midas et de tout le reste, actif ou passif, à titre de pécule de Midas, l'acheteur qui avait accepté cet acte aurait eu beau déclarer libre, à la minute même, l’esclave auquel avait été rattaché le pécule, il ne se serait pas pour autant libéré de ses obligations. Dans un pays où les dettes de l’esclave n'étaient pas seulement dettes de son pécule, mais dettes de son maître, l’affranchissement, avec ou sans retrait de ce pécule, ne pouvait rien changer aux droits des créanciers. Il s'agissait même de savoir, nous l’avons vu précédemment, si, dans ces conditions, le transfert des dettes de l’esclave par sa vente avec son pécule, actif et passif, était licite.

Il est vrai que parmi les dettes, il y en avait d’une nature toute particulière : les contributions amicales, les épavz. Quand telle ou telle somme avait été jugée nécessaire pour les besoins de son commerce, Midas se l'était fait avancer par des amis, des connaissances, des habitués de la maison, qui, en certain nombre, s'étaient entendus à cette occasion pour en verser chacun sa quote-part remboursable. Ces hommes avaient surtout en vue la prospérité du fonds de commerce en question, et l'actif en était pour ainsi dire leur gage, en quelque main que passât la boutique. Mais pour ce qui dépassait cet actif, leurs créances, aussi bien que les autres, se seraient trouvé vaines, si une loi de Solon n'avait pas établi que le maître était engagé pour le tout par les actes commerciaux de son esclave, non moins que s’il eût contracté en personne. Ce qu'Athénogène avait voulu transmettre dans cette vente, ce n'étaient donc pas simplement des dettes reposant sur le pécule : c’étaient des dettes à lui personnelles, Hypéride l'a clairement montré. Et la cession des dettes personnelles était contraire au droit d'Athènes, comme à l'équité naturelle.

Mais quelle que fut la solution qu'on adoptât pour cette question de droit, il était clair que si l'acheteur se fût laissé forcer la main par Athénogène pour reconnaître la liberté de Midas une fois le marché conelu et le prix payé, il aurait perdu définitivement — puisqu’à Athènes l'affranchissement n’exigeait aucune formalité — ses droits de maîtrise sur cet homme, sans aucune espèce de compensation. C’est-là un point facile à saisir, d’après les données de la cause, malgré toutes les mutilations qu'a subies le texte que nous suivons.

Reste à savoir quelles péripéties le plaideur avait à raconter relativement à cette nouvelle déloyauté de son adversaire. |

La colonne 11 est la dernière du morceau le moins abîmé de notre papyrus. C’est au bout de cette colonne que, dans l'antiquité, un Égyptien a coupé ce papyrus, en détachant à peu près les deux tiers pour écrire par derrière ses comptes en démotique. Après cette section, la colonne 12: se trouvait donc à l’extrémité de ce carnet improvisé qu'il portait sur

1 Voici tout ce qui reste de cette colonne 12 : Cette bande ne porte que les dernières lettres des douze premières lignes :

Col. 12,1 1....... 4... ses. TEXNHN E

lui; et l'usure n'en a plus laissé que, vers le haut, une bande très étroite. Dans ce qui re de la colonne 13, elle-même détruite en très grande partie, nous voyons qu'il s’agit encr: des difficultés soulevées par Athénogène à propos de l’esclave Midas. L'histoire de cet in dent, toute cette nouvelle narration, si habilement isolée de la première, occupait don: peu près trois colonnes. Mais on ne peut se faire à son sujet que des conjectures très risqués

On sent d'instinct qu'un grand artiste, revêtant suivant la coutume la personnalité «æ plète du plaideur, surmontait là des difficultés qui auraient pu arrêter tout autre et enar vait à faire regarder comme suite naturelle et voulue des manœuvres les plus perfides à son adversaire ce qui dans sa conduite eût pu d’abord paraître confirmer le mieux les a

EE AOTEPA B........ ss... ess. ME THC CY (KOPANTIAC) ................. MEME!

ES MOIC EN sense AI YMAC AI nee EN AN EI 10... ses. (A)EHNAI denses TU

1 Cette colonne a perdu toutes les dernières lignes. Les seules qui restent, les premières, sont tous interrompues vers le commencement par une lacune assez large et, pour la plupart en présentent w seconde, moindre, vers la fin. On voit encore avec certitude qu'il s’agit de l'incident soulevé à propos d l'esclave Midas par Athénogène. Mais en dehors de cela tout est douteux.

Le commencement de la phrase terminée à la seconde ligne se trouvait évidemment au bas des colonne précédente. Le client d'Hypéride, à ce que j'imagine, y reprochait à Athénogène de prétendre faire endosser toutes les dettes, supporter toutes les charges de ce contrat qui avait été un piège, et & prétendre garder les fruits de sa fourberie. Les contradictions de la conduite de ce vendeur qui ne vouhi pas reprendre ce qu’il disait avoir cédé avec tant de peine, qui avait raconté de la manière la plus dife rente, suivant les époques, les circonstances et la portée de cette vente, qui avait voulu faire déchn libre un esclave acheté à beaux deniers comptant, et dont il avait touché le prix, étaient relevées, it qu'il me semble, dans les lignes suivantes. Je m'arrête-là dans des conjectures et des tentatives de res tution que l’état de détérioration du papyrus rend très hypothétiques.

(TA MEN OGEIAOMENA AMEP AYTOC ECUPEYCE MOI)

Col. 13, L 1 ENE(APEYCAC) FMANTA EMOI EINAI TA AE THC A

MAT(HC KEPAH A)YTWI KAI TON MEN MIAAN ON

FOA(YUPUYUN AN AO)ZAI ON AKUN ®ŒHCIN ATIOAYCAI TOY(TON APNEITAI E)ZEIN TONAE FMAIAA (T)OTE

5 MPOIKA (EACKE) AIAONAI NYN AYT(ON ME A)ABEIN APFYPI(OY ENOYMUIN HCYXIAC OYX (W)CTE EMON EA(CAI KAI AYTOY A)O(IEC)GAI TUI YHDUWI EAEYGE PON (EBOYAETO AAA EFTUME) MENTOI OYK AZIUI MPOC(HKEIN TA EMOY ANAICI)MMWO@ENAI YM ASH

10 NOMEN(OYC AIAN MEN FAP) AEINON (AN CY)MBAI

NOI M(OI W ANAPEC AIKAC)TAI EI M ..... OC Léscerrerere. (OYAE) N HMAPTOI(N).. A...

duree eusere res IA AE K(EKTHMEN)OY Lover ereese users. KHKEN ......0'E

15 (WC) ............. (A)AIKHCAC N(POC) . .

Lérreers uses. (TIMHMATI À ....

Luce eecerereeees TAI MO(AIT .....

Leersuseseses (OIOME)NOC ETW OT .......

tions de celui-ci, base de son système de défense. Le moment était venu de montrer ce : qu'il fallait penser de cet homme; quelle foi on pouvait avoir en lui; ce qu’il était : dans la vie publique aussi bien que dans la vie privée.

Progressivement le ton devient plus aggressif contre Athénogène. Îl n'est plus seulement attaqué comme contractant, mais comme Athénien ne respectant pas les lois d'Athènes et les devoirs du patriotisme, et bientôt comme homme politique ayant joué un rôle abominable à l'étranger.

Qu'avait-il fait durant la guerre qui avait mis la patrie à deux doigts de sa perte?

«Dans la guerre contre Philippe»! — s’écrie l'orateur, — <peu avant la bataille, il quitta >la ville : et ce n’était pas pour prendre les armes avec vous et pour marcher vers Chéronée : »>non! il émigrait à Trézène. Il émigrait, méprisant la loi qui ordonne de mettre la main sur >tout homme émigrant au milieu d’une guerre, s’il revient jamais dans la ville . . ..

1 Nous n'avons tenté la restitution que de quelques-unes des lignes de cette colonne. Pour les autres nous donnons en place les lettres restantes :

Lecce seeeerereeeesees (OI NPOGY)

Col. 14, 1 1 MUTATOI TUN METOIKWN AG(IKONTO EN TO MA) (X)EC@AI: EN AE TI MOAEMUI TUI NP(O)C (TON) @1 (ADNNION MIKPON NPO THC MAXHC ANE(A)NE (T)HN N(O)AIN KAI MES YMUN MEN OY CYNECTPATEY

5 C(AT)O EIC XAIPONEIA(N) EZWIKHCE AE EIC (TPOI) ZHNA FAPA TON NO(M)ON OC KEAEYEI ENA(EIZIN) EI(NA)! KAI ATIATUTH(N) TOY EZOIKHCANTOC (EN)

TUI NOAEMUI EAN F(AJAIN EA@HI KAI TAY(TA ENOI) El (TH)N MEN EKEINU(N) FOAIN UC EOI(KE AOYAUW)

10 CE(CO)AI YTIOAAMB(ANW)N THC AE HME(TEPAC MEEYTE) NA(I TH)N KATATNU(CIN) KAI TAC GYTA(THPAC AYTOY) H(DTYA® YMIN OYAE(N EIN)AI EKOPEYA(I NOMIZWN) (AYTAC) EZEAUK(E)N A(AAO)CE MAAIN H(AGEN OIA E)

K(EI) EPTACOME(NOC EN)EI EIPHNH ME(TONEN)

15 T(AXICT)A MAP YM(IN NOTE MACIN OI XPHC(IMOI AY) (TU O)YTOI FO(AEMIOI EN) THI EIPH(NHI NENOI) (HNTAI ICT)E NWC (@IAOI) EN TOIC KINA(YNOIC Of) (TPOIZHNIOI HCAN OTE) MEN E(N) lAATA(IC? CYNEMA) (XONTO OY TUN YMETEPWN AKH)JAHCANTEC O(TE A E)

20. (TI EBOHTOYN AAA EN THC AO@H)NOT(HNOY)C N(OAI) (TEIAC)......... XEIN ..... NU ......

(a) Dans ce premier membre de phrase, pour faire contraste avec la conduite d'Athénogène durant la guerre contre Philippe, Hypéride devait rappeler sans doute les services de ces métèques qui, — comme autrefois l'orateur Lysins et tant d'autres dans la guerre des patriotes contre le gouvernement établi à Athènes par les Spartiates, — étaient venus demander et avaient obtenu l'honneur de combattre côte à côte avec les citoyens. Une question qui est restée encore douteuse pour moi est celle de savoir si Athénogène était, lui aussi, un métèque athénien de naissance, — né dans une famille établie à Athènes, sans avoir le droit de cité, et qui depuis trois générations y possédait des parfumeries, — ou si c'était vraiment un Athénien de race, appartenant à la population antochthone. Du temps de la seconde hégémonie les différences auraient été fondamentales. Elles étaient devenues moins importantes après la suite de décrets rendus lors de la guerre contre Philippe sous l'inspiration d'Hypéride et qui, — traitant comme Athéniens tous ceux qui étaient nés à Athènes, les appelant tous sous les armes contre un ennemi victorieux déjà, menaçant également de la peine des traîtres tous ceux d'entre eux qui émigreraient pendant que la patrie était en danger, — avaient conféré le droit de cité à ceux qui ne l'avaient pas encore et qui remplissaient leur devoir envers la ville natale.

(b) D'après Hérodote (LX, 28) à la bataille de Platée, sur 88, 700 grecs pesamment armés, il y avait huit mille Athéniens, mille Trézénois, etc.

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‘Er dè t@ roléuy 1@ noûc Dilirnov, juxçdr nçù Ts ans, &rrélirre vi nl © usS buGy uër où ovveoroatetoato elç Xoigwreuar ébwunoe dE els Tooubyra, rraçà Tùr nus ç nelever ÉvdeEur eivoi ai éxaywyÿr Toù ébouxnodrros à tG nokéue, êàr rl ES.

La loi que cite ici Hypéride nous est bien connue. C'est un de ces décrets rends par le peuple lors de la guerre contre Philippe pour concentrer toutes les forces de la rats dans cette lutte héroïque et sublime. D’après cette loi de salut public, ceux qui abande naient la patrie en danger encouraient les peines de la trahison : le peuple les jugeait dins du dernier supplice.!

Durant la guerre, ces principes furent appliqués sans hésitation par l’aréopage,? qui notamment mettre à mort, dans la journée même, un homme arrêté pendant qu’il tâchait & gagner en barque Samos.3 Sept ans plus tard, ils furent encore la base du procès crimim intenté et plaidé par l’orateur Lyturgue contre Léocrate. Léocrate avait bien moins f# qu'Athénogène. Il avait eu peur après la défaite et, sous prétexte de commerce, il sété réfugié à Rhodes. Et cependant, ayant émigré en pleine guerre, à son retour il était signak et poursuivi comme traître. Le patriote Lycurgue, celui qui réorganisa la marine d’Athèm un des orateurs, avec Hypéride, avec Démosthène, que les Athéniens refusérent de livrer a tant qu'ennemis de la Macédoine à Alexandre victorieux, ce patriote, dis-je, demandait k tête de l'émigré.

I s'en fallut d'un rien qu'il l’obtint. Les jurés, qui votaient au nombre de plusikm centaines, se partagèrent de telle sorte que l’inculpé eut le bénéfice de ce partage. Eschix nous lapprend dans son discours sur la couronne,‘ prononcé peu de temps après.

Hypéride, le patriote par excellence, sans défaillance et sans reproche, l’auteur deh loi qui, à la première nouvelle de la défaite de Chéronée, dans ces conditions désespéré: organisant la résistance, utilisant jusques aux femmes pour la réparation des remparts, appehi aux armes indistinctement — à côté des vieux citoyens qui s’armaient oubliant leur âge — ts ce qui restait d'hommes valides, les étrangers domiciliés — les Métèques — parmi les esclarë ceux qui étaient nés dans la ville, et de ces défenseurs de la patrie faisait aussitôt de citoyens : Hypéride, qui sentait venir cette lutte suprême dans laquelle le culte de la pairk devait trouver en lui un grand apôtre et un grand martyr, ne pouvait pas ne pas déplore l'excessive bonhomie de ceux qui, endormis dans l’idée du paix, négligeaient alors de pui des déserteurs, traîtres ou lâches, sans excuse possible à ses yeux.

Mais son client actuel, campagnard devenu possesseur d’une parfumerie, ne poursuivai pas Athénogène au criminel : et le débat ne portait pas sur la clémence ou l’application sas miséricorde de la loi pénale. C’est donc en se plaçant à un point de vue purement contract! qu'il accuse cet homme d'avoir violé les conventions publiques, les lois de l'état, le pacte

1 "En Ô 6 Ôfuos, davov fynaauevos elva: to yuwvépevov, éfnploato évéyouç elvar ti xpoboolg vrobe pEdyovEx 5 bnp tis ratpldos xlvôuvov, aElous elvat voulEwv tiç oydtns twplas (Esch. xata Kino. 252).

2 ‘H pèv yap èv Apely néyew BouÂr . . . . tobç puyovras tv natplôe xai éyxatalimévtas téte toig rodeuiog le Boiga anéxreve (Lysiag. xatà Aewx. p. 52).

3 ’Eyéveré niç (Gyfopar O moÂkarç peuvnuévos tas druylas ti mékeux) évraël” avip Duo, Se dexdsiy ck ape Emxephons dx rpobdrns tie ratpldo admmpephv bnd vis ’Apelou néyou BouAñ Bavarw énuubôn (Esch. xack Keno. 269)

4 “Etepos 0” ExnAevoas iôwbtns els ‘Poôov, 6t tèv péfiov ävévôpax Eveyxe, xponv notè slonyy On xai Ton ai des adtÿ éyévovro” el Ôè pla pôvov petérecev, Prepwprot’ äv À axéfavev (Esch. xatà Krmo. 252).

cial,! comme il violait l'équité dans ses conventions particulières, aux termes desquelles il ittachait :? |

1 L'expression xowai ouvñxx, par laquelle Hypéride désigne ici les lois, paraît empruntée au célèbre emier discours de Démosthène contre Aristogiton (Démosth. xat’ Aptotoy. 16, éd. Bzass, t. 2, p. 286). Dans discours, souvent cité par les anciens et par les modernes, Démosthène développe l'idée d'un pacte cial, d’un contrat social xaivà ouvô#xn. Comparant un état réglé à une association dans laquelle chacun t son apport pour l'intérêt commun et mettant en regard les barbares, qui n'ont pas de conventions mmunes, avec les peuples civilisés, où ces conventions sont les lois, il accuse l’agitateur écouté de la ule, Aristogiton, d'en venir à déchirer le contrat social par sa désobéissance aux lois.

2 Cette colonne est la 15° de notre papyrus. Elle avait été dispersée en de nombreux fragments ilés avec les autres, et que nous avons eu le bonheur de pouvoir replacer, ce qui la constitue beaucoup us intacte que les précédentes. Nous en dirons autant de la partie historique de la 14° colonne et des lignes la 16° que nous donnons plus loin dans les derniers extraits. Nous devons faire remarquer à ce sujet que ès de moitié de la longueur du papyrus, la dernière, est dans l’état actuel, comme reconstruction, œuvre tre; car tous les fragments s'en trouvaient mêlés. Nous avons aussi intercalé quelques fragments manant dans les premières colonnes.

Voici le fragment en question formant le haut de la colonne 15.

Col. 15, 1. 1 KOINA(C) THC FOAEWC CYNOHKAC MAPABAC

TAIC IAIAIC FMPOC EME ICXYPIZETAI WCTEP AN TINA MEICSENTA WC O TUN NPOC YMAC AIKA (I)WN KATA®PONHCAC OYTOC AN TUN FPOC E 5 (M) EOPONTIZEN OC OYTUI FONHPOC ECTI KAI FANTAXOY OMOIOC WCTE KAI EIC TPOIZH (N)JA EAOWN KAI MIOIHCAMENUN AYTON TPOÏ (Z)HNIWN FMOAITHN YMOTECWUN MNHCIAN (TO)N APMEION KAI YT EKEINOY KATAC(TA)SEIC 10 (APXU)N EZEBAAEN TOYC FMIOAEITAC EK THC (AOAE)WC WC YMIN AYTOI MAPTYPHCOYCIN (EN)SAAE MAP OEYTOYCIN KAI YMEIC MEN U) AN (APEC ADKACTAI EKM(E)CONTAC AYTOYC (YMEAE (ZAC)OE KAI lMOAITAC EMOIHCACOE KAI TUN Y 15 METEPUN ATAOUN (MAN(T)WN METEAOTE A MOMNHMONEYCANTEC THN EYEPTEC(NAN (TH)N APOC TON BAPBAPON AI ETUN MAE(IO)NU(N) (MENTHKONTA K(AI) EKATON KAI OIOM(E )NOI (AEIN) TOYC EN TOIC KINAYNOIC YMIN X(P)HCIMOYC 20 (FENO)MENOYC TOYTO(Y)C'ATYXON(TAC XA)PIC (EHNAI) Y® YMWUN OYTOC AE O MIAPOC . . ...

Voici maintenant nos essais actuels de restitution pour la fin de la ligne 21 et les lignes suivantes : Dos. OYTOC AE O MIAPOC (HAH) AGEIC (YMAC KAI E)KEI ETTPA(SENC OYTE THC MOAITEIAC (XAPIN EXUN TO)YC THC MOAEWC OYAEN ME (NOIHKEN ATA@)ON AAA (OYT)WC OMWC TOYC THC 25 (MOAEWC Y® EA)YTON (EFMOÏIHCATO WCTE (MAN)TA (AEI EYE®ICAN)TO EN THI EKKAHCIAI (WC EKEAEYE) (KAI MET AAAA AEINO)TATA TOY(C MEN TUN TPOI) La 28° ligne de la colonne 15 a complètement disparu et ce n’est qu'à l’aide de très petits fragents que nous avons pu reconstituer à peu près le haut de la colonne 16. A partir de la 12° ligne, il

ste si peu de chose du texte que c'est à peine si on peut essayer d'entrevoir ce dont il est question ans le reste de cette colonne 16.

D'après quelques indices, malheureusement bien faibles, il nous a paru, qu'après le témoignage des rézénois, avant d'en venir à la péroraison, l'adversaire d’'Athénogène avait invoqué, sur un autre point,

Korvàg ti nôlews ournas ragdBas, tais ldlais noûs êuè loxvoilero Gore à v neo Jérra* ds 6 roûs buäs dxalwr xerapoorñoas, obros Br T@y noûs EuÈ podrriËer. à œ

le témoignage du propre beau-père de celui-ci. Ce beau-père accusait son gendre de dissiper toute ss fox en libéralités continuelles envers Antigone, l’hétaire à laquelle Hypéride fait jouer un si grand rûle de la conclusion du contrat incriminé. La complicité d'Antigone se trouvait établie ainsi par l'intérêt qu avait eu à faire grossir les ressources d’un homme qui lui donnait tout; et dans ces conditions les jr: devaient plus aisément encore, appliquant les principes posés par Solon relativement à l'influence êv femme, annuler l'acte, entaché de dol, obtenu par cette séductrice.

1. 28 (ZHNIUN EZHAACE TOYC AE A® YMUN OYK YMETE) Col. 16, 1. 1 PAN (A)EAIW(C TIMUPIA)N AN(E)CT(HC)EN KAI TAY TA AI(E)TIOH AE(I) (AN)JATNWCETAI YMIN MPWUTON MEN TON NOMON (OC) K(AI) OYK EAI TOYC METOIXOYC EZOI(KENN E(N T)Wi FNOAEMUWI ENEITA THN TPOI 6 ZH(N)JI(WN) MA(PT)YPIAN NPOC AE TOYTOIC TO TUN (TPOIZHNIWN AYTW)N YHOICMA O EYHOICAN (TO EN EYNOIAI) TH(I YMJETEPAI AI O YMEIC AYTOYC (YNEAEZACGE) KAI (N)OAITAC ETIOIHCACSE ANA (FNWEI) 10 (NOMOC) MAPTYPIA | (YH®ICM)A AA(BE MOI NYN KAI THJN TOY KHAE(CTOY T)OY AYTOY M(APTYPIAN UC) ....(....HN) MEN OYCIA(N) . .. . El AA... NA ...... (KAI FOAA)A AEI&(GE)N(TA YTIO) TUN AY(TOY) 15 AA(EAOUN TAYTA À E$E)ZHC FAN(T)W(C EZEPXE)TA(I) NPOC TAYTHN (TH)N ANTITO(NAN) TE... AET.............

Tout-à-fait au bas de cette colonne commençait la péroraison. Elle se continue dans la colons‘ dont les six premières lignes ont perdu chacune environ un tiers, et dont le reste devient de plus ep lacuneux. Nous n'essayerons pas de combler toutes ces lacunes jusqu'au bout.

(TA NPA) Col. 17, 1. 1 XOENTA KAI ON (TP)ONION E(NEBEBOYAEYKEI E) MOI AOHNOTENHC KAI WC YMIN F(POAOTHC EWPA) TAI TON AHI KAI IAIA l'ONHPON (KAI EN MOAEMUII) WC THN CUTHPIAN ANEANICAN(TAC: YMAC AYTOYC) 5 ETKATAAIONTA KAI MAP OYC EZ(WIKE/J TOYTOYC) ANACTATOYC MOIHCANTA® (TON TOIOYTON FUC AN) EIAHbOTEC OYK OAAOITE K(AAWC ETUI W ANAPEC) (AIKAC)TAI AEOMAI YMUN (EN TU FAPONTI MH NEPI) (IAEIN E)ME EK(EIJNO CKEYAME(NOYC EI FAP ..... . 10...... (EN TA)ŸTHI THI AIKHI (EAN HI NPOC YMAC (ANATKH HM)IN EA@EIN OY TON (AYTON KINXYNON E) (KINAYNEYON A)N AAUI OYAEN MACXW(N) . ....

Lereee (OY)AE TOT(E) TA MA(NTA) . ....

.... (NYN) A AN AN(O®)YTAI MO(Y THN BOYAEYCEUC) 15 (FPA®HN ANOAA)YMAI OY FAP AN A(HMOY) ..

(a) Le scribe avait écrit AOEAMIICANTAC ce qu'un correcteur a transformé en AMEARICANTAC per surchar

(b) Le scribe avait écrit OÏIHCONT A. L'O s été changé en À par une surcharge faite dans la lettre elle-même {lé ture et l'encre sont différentes). |

rérneoc êoti, rai rarrayob Ouoïoc, dote nai els Tooëbrra by, rai roumoauérwr aœdrdy MTooitmiwr nolivyr, énoneowr Monoir vèr *Agyeïor, nai Ôre éxelyou xaraoraSeis ëçyur, 7 &ËéBaher Tods nolirag x ris news, &c duty aèroi uagrvoñoovoir. "Erréds yùe pebyovorr” Be xai Ousig uér, © &vôpes unaotai, éxxecdvrac adrodc drredébaode, ai rolirag éroñoao ds, m Xe Tr duestéour dyaÿüy révruy uetédote, dnouymuovevodrtes Tir edegyeolar Tr os TÔr su BégBacor 1 Érur nlabrur mevrmroyra nai êxarôv, nai olôueror detr, Toûg y Toïg myOvroig “ifuly yonoiuovs yerouérovs, Totrovs dtuyérras yaguo roi bp du&r. — Oùros à 6 muagôs . . «Il a violé les lois, ‘les traités, les conventions communes de la ville : et il se fait fort »par rapport à moi de ses conventions particulières, comme s’il m'était possible de croire > qu'après avoir méprisé envers vous les principes justes du droit, il aurait pu s’en inspirer C »relativement à ma personne.

>» Lui! qui partout s'est montré pareil, et d’une telle perversité qu'une fois installé à Tré- » Zène, ayant été fait citoyen par les citoyens de cette ville, il devint l'instrument de Mnésias, »lArgien, acquit par lui l'autorité, et se mit alors à chasser de leur cité les Trézénois — > comme ils vont devant vous en témoigner eux-mêmes. C’est ici qu’ils ont leur refuge, ô » hommes d'Athènes, qui nous jugez! Bannis, ils furent accueillis par vous. Vous en fîtes » des citoyens. Ils reçurent de vous part dans tous vos privilèges — parceque vous vous »rappeliez la belle et bienfaisante conduite qu'ils avaient tenue envers vous contre le Bar- »bare, il y a plus de cent cinquante ans! Vous avez pensé que ces hommes, auprès des- |, quels vous avez trouvé une assistance si précieuse au moment des plus grands périls, vous » deviez les payer ainsi de reconnaissance lorsqu'ils étaient atteints par la mauvaise fortune.

> Et lui, au contraire, le maraud! . . etc.»

Pour comprendre quelle émotion ces paroles devaient causer chez les auditeurs, quelles , passions vives — et d’ailleurs très nobles — elles mettaient en jeu, il faut savoir qu'après la bataille de Cheronée, suivant le témoignage de Lycurgue, dans son plaidoyer contre Léocrate, les Athéniens, au moment où tous les vieillards prenaient les armes, avaient fait appel à Trézène et à quelques autres bourgades qui leur étaient restées fidèles. C’était sans doute comme Athénien qu'Athénogène avait reçu le droit de cité des habitants de Trézène : et, trahissant les intérêts de sa patrie, il s'était rattaché au parti de Mnésias (ou Mnasias ou Mnaséas), de cet Argien que Démosthènes, dans un passage de son discours sur la Couronne, longuement commenté par Polybe, flétrit en dernier lieu, relativement à Argos, comihe le traître qui, le dernier, avait travaillé et réussi à faire dominer dans l’Argolide la puissance macédonienne. Trézène, petite ville de l’Argolide, n'avait pu résister au parti de Mnésias tout-puissant dans Argos. L'histoire ne nous avait rien dit des événements qu'Hypéride nous raconte. Nous savions seulement, je le répète, qu'Hypéride lui-même avait fait passer une loi

ss... N OYAE (M)JOAAOCT(UC) . ........

ss... AN ...ATAX..............

ss. (W) ANAP(EC AIK)ACTAI . ......

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