‹ Les Pastorales de LongusChapitre 71 sur 91 · I. — Comment Courier a corrigé Amyot · texte numérisé non relu

I. — Comment Courier a corrigé Amyot

Au point de vue du sens, la traduction de Courier marque un progrès sensible vers l'exactitude : Amyot avait commis nombre de fautes, soit négligence, soit médiocre connaissance de la langue grecque !. Etudiant ici Daphnis et Chloé comme une œuvre littéraire originale, plutôt que comme une traduction, nous n'avons pas l'intention de signaler les contresens d’Amyot; nous renvoyons donc le lecteur aux Notes dont Paul-Louis accompagne son texte de 1821, et qu'il augmente encore en 1823.

On n'aura pas de peine à lui donner raison, sur ces questions de fait ; car ce ne sont pas questions de goût. Il est clair que lorsque Longus a écrit : 059’ äv dmédouto Podc VnXOUEVOS Eù pi Tv {nm où üvuyes mepimécotev Sud6poyot yevéuevor, etqu'Amyot traduit: «Jamais un beuf ny une vache ne se noyeroyent, si leurs piedz ne s’accro-

1. Courier dit, en plusieurs de ses notes, qu'Amyot entendait bien peu le grec, et qu'il fut aidé par Turnèbe dans sa traduction de Plutarque, « où cependant il y a encore, comme l’a bien dit Meziriac, un nombreinfini de fautes énormes ».

11 le déclare aussi beaucoup moins savant que le cardinal Bessarion, qui vivait au quinzième siècle,

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