‹ Les pauvres d'esprit comedie en trois actes, en proseChapitre 36 sur 79 · HORTENSE, MONFORT · texte numérisé non relu

HORTENSE, MONFORT

MONFORT *

Ah ! j'avoue que je suis bien aise de ine trouver, un instant Seul... avec toi. (il lui prend la main.)

Et moi, donc !

MONFORT

Ce mouvement perpétuel de la vie oisive a quelque cliose qui vous brise ! On appelle cela le repos... j’admire, pour ma part, ceux qui peuveut vivre ainsi.

HORTENSE, lui prenant la main en souriant.

Asseyons-nous donc là.

MONFORT

Volontiers, (s’asseyant près d’eiie.) Ah çà, ma chère Hortense... on va demain vous fêter!., je veux être le premier... c’est mon droit, n’est-cc pas?., et voici mon cadeau.

HO RTENSE.

Oh! mon Albert! (Téndrement. ) Voici le mien!.. (Elle l’embrasse.) MONFORT, pendant qu’elle ouTre bien vite le petit écrin qu’il lui a remis.

Ne leur dit pas que je les ai prévenus de vingt-quatre heures... ça les contrarierait.

HORTENSE

Non; excepté à ma mère... Elle en sera heureuse. — Oh ! que c’est joli !.. Quel délicieux cachet!., et mon chiffre... en lettres tleuronnées, comme le tien... Oh! que je suis contente!

MONFORT

C’est un petit modèle inédit de ce pauvre Meurice... Comme c’est composé, hein ! dans un si petit espace!..

Oh! oui, c’est ravissant!., c’est une Vénus !

* M. Ho.

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