O IJ SSE A U
Votre main, je VOUS prie. (Monjiirt et Rousseau se donnent la main.)
' HENRI ETTE, de même.
Et il a l’air bon !..
HORTENSE**
Eh bien! Henriette, je t’attends^Nous avons à faire de l’anglais avant déjeuner.
HENRIETTE
Je suis à toi.
ROUSSEAtJ.
Et comment vous êtes-vous trouvé ce matin en vous réveillant à Dieppe?
MONFORT
Ravi, Monsieur, comme on doit l’être en présence de la plus admirable nature, et de la plus aimable hospitalité : et, à.cc propos, Madame Monfort a dû vous en exprimer néjà tous mes remerciements... je devrais ajouter mes excuses!..
ROUSSEAU
Et que dirons-nous, mon fils et moi? lui qui retrouve un ancien camarade, perdu au milieu du courant de a vie , mais dont il suivait les triomphes avec tant d’orgueil et de joie; moi à qui vous voulez bien amener votre belle et chère femme, que j’aime tant... et procurer l’occasion de vous connaître.. . un peu plus que tout le monde!
MONFORT
Mille fois aimable !
* H. D. Ho. R. M. ,
** H. Ho. D. R. M.
ROUSSEAU
Vous tenez de faire un long séjour en Bourgogne?
M ON FORT
J’ai conduit ma femme chez ma sœur, qui ne voulait pas la laisser partir... Et vous le comprenez...
ROUSSEAU
D’autant mieux que je me propose moi-même d’ètrc fort exigeant; mais nous vous laisserons travailler... ce que vous avez fait là-bas, j’espère?
MON FORT
Oh ! fort peu!., on ne travaille réellement qu’à Paris.
Dans cette foule?
MONFORT
Il n’y a que dans la foule qu’on s’isole.
ROUSSEAU
C’est vrai... Mais vous nous restez longtemps!
HORTENSE
Oui, oui.
MONFORT*
Madame Monfort un peu plus que moi, je le crains bien. .
HORTENSE
Hein?
Comment?
ROUSSEAU
MONFORT
J’ai la plus grande envie d’être très-indiscret; mais...
HORTENSE
Non, non, non! Les prescriptions de mon père sont formelles... NVst-il pas vrai que vous m’avez commandé les bains de mer ?
DELAURE, souriant.
Oui ; mais lui?..
Lui... a besoin d’air, dé repos...
MON FORT
Ah Dieu! de l’air! du repos!,, vous voyez devant vous, oton- H. Ho. R, M, P,