SCENE IV
Les Mêmes, MONFORT, HORTENSE.
hortexse.
Ahl mon père...
HENRIETTE, à part.
11 n'est pas sot!
MON FORT, saluant Rousseau.
Monsieur...
ROUSSEAU
Votre main, je vous prie. [Montfon et Rousseau se donnent la main.) HENRIETTE, de même.
Et il a l'air bon!...
HORTENSE
Eh bien! Henriette, je t'attends. Xous avons à faire de l'anglais avant déjeuner.
HENRIETTE
Je suis à toi.
ROUSSEAU, à Monfort.
Comment vous êtes-vous trouvé, ce matin, en vous réveillant à Dieppe ?
MONFORT
Ravi, monsieur, comme on doit l'être en présence de la plus admirable nature, et de la plus aimable hospitalité. Madame Monfort a dû vous en exprimer déjà tous mes remercîraents... je devrais ajouter mes excuses!...
ROUSSEAU
Et que dirons-nous, mon Gis et moi? lui qui retrouve un ancien camarade, perdu au milieu du courant de la vie, mais dont il suivait les triomphes avec tant d'orgueil et de joie; moi, à qui vous voulez bien amener votre belle et chère femme, que j'aime tant, et me procurer l'occasion de vous connaître... un peu plus que tout le monde !
MONFORT
Mille grâces!...
ROUSSEAU
Vous venez de faire un long séjour en Bourgogne?
MOXFO RT.
J'ai conduit ma femme chez ma sœur, qui ne voulait pas la laisser partir ; et vous ^e comprenez?
ROUSSEAU
... D'autant mieux que je me propose, moi aussi, d'ôtre fort exigeant; mais nous vous laisserons travailler... ce que vous avez fait là-bas, j'espère?
M ONFORT.
Fort peu!... on ne travaille réellement qu'à Paris.
ROUSSEAU
Dans cette foule?
MONFOJIT.
Il n'y a que dans la foule qu'on s'isole.
Alors, vous êtes servi à souhait! Dieppe est en ce moment Paris; et j'en augure que vous nous resterez longtemps!
HORTENSE, vivement.
Oui, oui.
MONFORT
Madame Monfort un peu plus que moi, je le crains bien...
ROUSSEAU
Comment?