‹ Les pauvres d'esprit; comédie en trois actes, en proseChapitre 39 sur 80 · HORTENSE, MONFORT · texte numérisé non relu

HORTENSE, MONFORT

M ON FORT

Ah! j'avoue que je suis bien aise de me trouver un instant seul... (Se reprenant.) avec toi ! Ce mouvement perpétuel de la vie oisive a quelque chose qui vous brise ! On appelle cela le repos : j'admire, pour ma part, ceux qui peuvent vivre ainsi.

HORTENSE, lui prenant la main en souriant.

C'est vrai : asseyons-nous donc là.

MONFORT

Volontiers; mais je dois te rappeler que tu as à écrire à ma sœur, qui t'a bien priée de lui donner de tes nouvelles.

HORTENSE

Oui, oui! Oh! je lui écrirai aujourd'hui...

MONFORT

Quand? tu vas dans un instant monter en voiture: vous rentrerez tard; tu as là tout ce qu'il te faut; et moi, je ne serais pas fâché de mettre au net, dans ma chambre, quelques notes que j'ai jetées ce matin... (n vn pour se lever.)

HORTENSE , l'arrêtant doucement.

Me quitter?... lu auras bien le temps, tout à l'heure, quand nous serons partis.

MONFORT

C'était pour to laisser écrire...

HORTENSE

J'écrirai plus tard...

MONFORT, un peu contrarié.

A. merveille!... (Apr^s un silence, mettant la main sur une brochure qui est sur le guériJon près duquel il s'assioii.) Ticiis! la ReVUO !

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