HORTENSE, MONFORT
M ON FORT
Ah! j'avoue que je suis bien aise de me trouver un instant seul... (Se reprenant.) avec toi ! Ce mouvement perpétuel de la vie oisive a quelque chose qui vous brise ! On appelle cela le repos : j'admire, pour ma part, ceux qui peuvent vivre ainsi.
HORTENSE, lui prenant la main en souriant.
C'est vrai : asseyons-nous donc là.
MONFORT
Volontiers; mais je dois te rappeler que tu as à écrire à ma sœur, qui t'a bien priée de lui donner de tes nouvelles.
HORTENSE
Oui, oui! Oh! je lui écrirai aujourd'hui...
MONFORT
Quand? tu vas dans un instant monter en voiture: vous rentrerez tard; tu as là tout ce qu'il te faut; et moi, je ne serais pas fâché de mettre au net, dans ma chambre, quelques notes que j'ai jetées ce matin... (n vn pour se lever.)
HORTENSE , l'arrêtant doucement.
Me quitter?... lu auras bien le temps, tout à l'heure, quand nous serons partis.
MONFORT
C'était pour to laisser écrire...
HORTENSE
J'écrirai plus tard...
MONFORT, un peu contrarié.
A. merveille!... (Apr^s un silence, mettant la main sur une brochure qui est sur le guériJon près duquel il s'assioii.) Ticiis! la ReVUO !