‹ Les pauvres de Paris [microforme]Chapitre 19 sur 28 · MOI QUI · texte numérisé non relu

MOI QUI

Capt. BERNIER. (Se russied lentement) Oui... oh! oui c'est donc toi, Jean,

PLANTEROSE.

qui à signalé ie ”Corsaire” du haut de la grande hune, au moment où nous saisissions les côtes de Bordeaux... ah! comme il ventait … et quelle effroyable tempête nous avons eue ..... comme il ventait ... et comme il neigeait .. la

neige … la neige .…. (vue egurée ) c’est le tombeau des petits enfants ..…... des petits enfants... des enfants ...... (avec force) et 1ls m'ont volé les miens .. les bandits (agité et se levant vivement) Ils les ont tués devant moi ......... et ils m'ont tué ensuite .. 118 m'ont tout volé... ils m'ont pillé .….... les misérables

Saisit Bernier et le fuit usseour avec douceur) Mais je ne suis pas Jean, Père Bermer, Je n'ai jamais ete marim ….. je m'appelle Flanteiuse. Est-ce que vous ne vous rappelez pas de ma figure! voyons, pére, regardez moi bieu ...... Vous m'avez VU autrefois.

Capt. BERNIER. Autrefois... ah! oui, autrefois... c'étaient tous de fiers marins... ils étaient honnêtes... robustes, et ne crai-

PLANTEROSE.

gnaient pas d’aflionter Les duzgers de ja mer... ‘loujours prêts à s’exposer pour sauver les autres... un bout de prière... une pensée pour leur femme .... et leurs petits enfants.... (agite) Ah! ils me les ont tués... 1es misérables .….. ils ont tout volé... tout pillé...... ils m'ont tué mes enfants... pauvres enfants... (4{ retombe sur sa chaise.)

(À tur-meéme) Impossible d’en rien tirer... essayons une dernière fois, (À Bernier) Mais qui donc vous a volé? Cpat. BERNIER. (Avec excitation.) Ah! Canaille …

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ANTEROSE. Qui.ça.... Cazavan!?

apt. BERNIER. Hein?.... Cazavan..… Cazavan..… Non ...non.

LANTEROSE. Villebrun?

apt. BERNIER. (Soubresaut de cotère.) Villebrun, Villebrun, le bandit. (Prenant Planterose par le collet de son habit et faisant sem. | blant de lui parler bas à l'oreille et parlant haut.) Le misérable.….. . je l'aitué..... étouffé,...., chut.….. on pourrait nous entendre.

LANTEROSE. (À lui-même) L'idée du fait est encore gravée au fond du cerveau, ilhe faut pas désespérer — le lendemain appartient à Dicu. (à Bernier.) Eh! bien, père, Villebrun vit encore, nous lui arracherons le portefeuil.

apt. BeRNIER. Le portefeuil..….., le portefeuil.... je l’ai perdu.

LAN EROSE. Courage Capitaine, nous le retrouverons. (Appelant André) Mr. André. (Celui-ci arrive) Resonduisez Mr. votre père» et pardonnez-mni si je vous ai causé quelque peine en insistant à le voir.

ANDRÉ. Monsieur, je ne mets nullement en doute vos intentions, je

suis convaincu qu’elles sont bonnes, pas...

LANTEROSE, Vous me comprendrez plus tard: pour le moment, je vous en supplie, ayez confiance en moi. Si dans cinq heures, je ne suis pas de retour — alors suivez fidèlement les instruc-

| tions que je vous ferai parvenir, il y va peut-être de votre | bonheur à tous- me le promettez vous?

mais je ne comprends

ANDRÉ Je ne sais trop Monsieur, où vous voulez en venir, mais, je sens là {montrant son cœur) que ‘vous êtes un ami ( solution ) je vous vbéirai, je vous le jure.

PLANTEROSE. Bien, Monsieur — priez Dieu pour moi et au revoir.

avec ré-

(André rentre avec son père dans ses appartements — Planterose se dirige vers la porte.\

SN jai

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