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GUERRE BALKANIQUE

coulant au sud, devait vraisemblablement être le lieu du choc entre les armées.

En effet, après plusieurs rencontres partielles, la bataille générale s'engagea près de Kumanovo, le 23 octol)re et se continua le 24. Ce fut une victoire complète pour les Serbes qui occupèrent Uskub le 26. Les débris de l'armée turque se retirèrent vers Monastir. Une vingtaine de bataillons couvrirent la retraite et firent une belle résistance au défilé des monts Babuna, au nord de Prilip; il fallut trois jours de combats, pour que cette formidable position fut emportée par les Serbes (4 novembre) ; les Turcs profitèrent de ce répit pour rassembler à Monastir ce qui leur restait de forces, 60.000 hommes environ. Une nouvelle bataille s'engagea le 15 novembre; Monastir capitula le 18 novembre.

Cette courte campagne d'un mois a particulièrement révélé la valeur de Tarmée serbe, l'énergie de son infanterie, sa force de résistance aux fatigues qu'elle supporta par un froid excessif, et la puissante organisation de son artillerie, de fabrication française.

Après avoir pris Monastir, les Serbes se préoccupèrent de désarmer et d'occuper l'Albanie et de prendre possession des ports de l'Adriatique, Alessio et Durazzo.

Du côté de la Grèce, les forces grecques furent réparties en deux groupes, vers la Thessalie à l'est, vers l'Epire à l'ouest. Le groupe de l'est, commandé par le Diadoque, se dirigea sur Salonique, dont les Grecs avaient hâte de s'emparer les premiers. Après plusieurs combats victorieux, l'armée grecque arriva

devant Salonique qui capitula le 8 novembre, au moment où se présentait, du côté nord, une division bulgare qui revendiqua la priorité de l'occupation. Le roi Georges de Grèce y fit son entrée solennelle le 12; l'armée se dirigea ensuite sur Monaslir pour briser les dernières résistances des Turcs dans la Macédoine et donner la main aux Serbes.

Le 24 novembre, les princes héritiers de Grèce et de Serbie se rencontrèrent à Monastir.

En l^)ire, les Grecs se rendirent maîtres de j^reveza et attaquèrent Janina, mais leurs effectifs étaient insulïisants pour triompher de la résistance.

Du côté de la Bulgarie, l'armée turque sous les ordres du f>'énéralissime Nazim-Pacha (environ 100.000 hommes), se concentra dans le quadrilatère Andrinoplc^ Kirk-lvilissé, Dimotika, Lulé-Burgas.

Andrinople était une forte place, bien que ne présentant pas la valeur défensive des grandes places modernes. Elle avait une garnison de 50.000 hommes qui fut éncrgiquement commandée par Chukri-Pacha.

Les forces bulgares sous les ordres du général Savof, furent divisées en trois armées, plus une division d'aile droite à Kostendil (Macédoine), se reliant aux armées serbes.

Les Bulgares marchèrent sur Andrinople; une tentative d'attaque brusquée échoua, mais la victoire .de Kirk-Kilissô (22 (jctol)re) leur permit de passer outre et de poursuivre leur oiîensive contre le gros des forces turques.

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