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MANQUE DE BIENVEILLANCE A VIENNE POUR NOS RECRUES

Il semblerait que l'on manquât parfois il Vienne de justice et de bienveillance il l’égard de « ce qui venait de nos provinces. » Certains fonctionnaires supérieurs paraissent avoir affecté un dédain immérité pour les soldats que fournissait la Belgique.

Cobenzl écrit il Kaunitz, le 4 septembre 1759, qu’il s’étonne qu’on

ait critiqué « le peu de beauté . des recrues des Pays-Bas. . il est vrai, dit-il, que 1’cBpèce d’hommes n’est pas fort élevée dans ces provinces, mais, malgré cela, ce que j’ai vu des recrues était en vérité beau. » Il cite h l’appui l’avis do plusieurs généraux.

« ... Je dois craindre, dit-il plus loin, que l’on n’en use avec trop de sévérité à l’égard de tout ce qui vient de ces provinces. »

(Archives de la chancellerie des Pays-Bas, D. 71 .)

KALN1TZ RÉSIGNE SES PONCTIONS I)E MINISTRE PLÉNIPOTENTIAIRE ES BELGIQUE. (17 JG)- HATIUANI LE REMPLACE.

Kaunitz occupa en Belgique les fonctions de ministre plénipotentiaire au début du régne do Marie-Thérèse. Pendant la guerre de la succession d’A ut riche, il demanda îi l’impératrice de vouloir bien l’en décharger.

Le conseil suprême, dans sa consulte du 2G mai 1746, disait : < il demande à être retiré d’un emploi qui l’accable et d’un pais dans lequel sa santé périclite à vue d’œil. D’un autre côté, la supériorité des ennemis oblige le gouvernement à se retirer hors du ressort de sa domination, de laquelle il ne reste qu’une partie exposée même à des invasions ultérieures. t

L’impératrice écrit h, Kaunitz, le 26 juin, que, « sur- ses fortes et réitérées instances » elle lui accorde son retour en Autriche. < Je consens, dit-elle, à préférer à la convenance de mon roïal service la considération de l’état chancelant de votre santé, à laquelle japrens beaucoup départ, n

Les quatre dorniers mots quo nous soulignons ont été remplacés après coup par ceux-ci : » je veux bien prendre part. »

(Archives de la chancellerie des Pays-Bas , II. 122, II.)

Le maréchal comte Bathiani remplaça Kaunitz comme ministre plénipotentiaire h Bruxollos.

La lettre qu’il écrivit h l’impératrice, pour la remercier de sa nomination, est pleine d’effusion. «Je préfère, diLil, cette marque de confianco à tous les biens et à tous les honneurs de la terre. »

(Archives de la chancellerie des Pays-Bas , H. 122, II.)

Lettre du 29 juin 1746.

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