‹ Les pêcheries du Canada [microforme]Chapitre 12 sur 18 · LL · texte numérisé non relu

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production excessive : deux faits qui démontrent la nécessité d'économiser à temps et de perpétuer cette resource que la Province a mise à notre disposition.

M. W. F. Witcher, qui pendani plusieurs années a présidé notre Département des Pêcheries, dit “ qu’il n’est rien de si facile que d’épuiser promptement des pêcheries de crustacés, (shell fisheries) mais aussi rien de plus difficile que de les faire revivre: et le gouvernement de la Confédération, convaincu de ce fait, a pris les mesures nécessaires pour prévenir sur nos côtes toute pêche au homard aveugle et non raisonnée.”

Si la pêche excessive que l’on fait maintevant, se continuait sars être soumise à de sages règlements, la prospérité des propriétaires de fabriques et autres intéressés, grandirait encore pendant quelque temps et le pays semblerait bénéficier du développement rapide de cette industrie, mais la réaction viendrait nécessairement et serait d'autant plus forte que nous aurions été moins prudents,

Il me paraît presqu'inutile de mentionner que cette industrie tient une place importante dans l’économie générale de la Confédération. Chacun comprendra que l'érection des bâtisses nécessaires à l'exploitation, les ouvrages en fer et en ferblanc, la construction des bateaux, la coupe du bois de chauffage, etc., ete., font circuler de larges sommes d'argent parmi notre population maritime et dunne de l'ouvrage bien payé à des milliers de bras, hommes, femmes et enfants.

L’Angleterre est notre meilleur marché pour le homard. Elle nous en achète tous les ans environ douze millions de boîtes. La balance est repartie entre les Etats- Unis, la France, l'Allemagne, le Brézil, les Antilles et quelques autres contrées de l'Amérique du Sud.

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