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richesse de nos mers extérieures et intérieures, j’établirai une comparaison entre leurs produits et le produit des pêcheries anglaises et américaines.
Le Canada a cinquante mille hommes régulièrement employés à la pêche. D’après les derniers rapports statistiques que nous avons sur ce sujet, le travail de ces cinquante mille hommes a produit dix-sept millions et demi de piastres; ou trois cent cinquante piastres pour chaque pêcheur.
L’Angleterre, pour l'exploitation de ses pêcheries, emploie cent treize mille six ceni quarante hommes, dont le travail, d’après les données fournies par Son Altesse Royale e Duc d'Edinburgh, dans son intéressante étude sur les pêches de la Grande Bretagne, produit annuellement six cent quinze mille tonneaux de poisson, représentant une valeur de trente-cinq millions de piastres, ou trois cent neuf piastres pour chaque pêcheur.
Différence en faveur des pêcheries canadiennes sur les pêcheries anglaises : quarante et une piastres par chaque homme.
Les statistiques américaines de 1882, nous disent que cent trente-deux mille hommes s'occupent de l'exploitation des pêcheries de la république voisine. Le travail de ces cent trente-deux mille homme a produit quarante-quatre millions et demi de piastres, où trois cent trente-sept viastres pour chaque pêcheur.
Différence en faveur des pêcheries canadiennes sur les pêcheries américaines : treize piastres par chaque pêcheur.
Et il n’est certes pas téméraire de dire qu’une bonne partie de ces quarante-quatre millions et demi de piastres produites par les pêcheurs américains, a .été empruntée aux eaux Canadiennes.
Remarquons que je mets de côté dans cette comparaison 8,000 milles de côtes maritimes sur l'Océan Pacifique, dont les richesses ne nous sont pas encore connues, pour lesquelles nous n’avons aucune statistique, parce que ce vaste champ, de même que les mers intérieures alimentant l'Océan Arctique, n’ont pu, faute de bras, être exploitées jusqu’à présent.
Ce n’est donc que la moitié environ de l'étendue de nos pêcheries qui entre en comparaison avec la totalité des pêcheries anglaises et américaines.
N'oublions pas, non plus, que par suite de la rigueur du climat canadien, nous ne pouvons exploiter nos pêcheries que pendant environ sept mois de l’année: du commencement d'avril jusqu’à la fin d'octobre ; tandis que les anglais et les américains, pèchent du mois de janvier au mois de décembre ; de sorte que, dans l’espace de sept mois, le pêcheur canadien gagne quarante et une piastres de plus que le pêcheur anglais et treize piastres de plus que le pêcheur américain qui travaillent toute l’année.
Ce qui précède suffirait amplement pour me justifier d’avoir dit que nos pêcheries étaient les plus riches du monde entier.
Pourtant, dans cette comparaison, je n’ai rien dit de la perfection des engins de pêche employés par nos voisins et par les pêcheurs de la mère patrie, des millions de piastres affectées chaque année par les américains et par les anglais à la construction de bateaux-pêcheurs toujours de plus en plus améliorés et de dimensions de plus en plus grandes, des sociétés patronnées par leurs gouvernements dans le but de perfectionner davantage le mode de pêche et d'encourager le pêcheur en augmentant lé produit de son travail.
En 1882, à part environ mille vaisseaux pontés, dont la capacité totale ne dépasse pas quarante mille tonneaux, nous n'avions au service de nos pêcheries maritimes ue des petits bateaux ouverts, bien faits, sans doute, solidement bâtis, les meilleurs u ne peut-être, en leur genre, mais avec lesquels cependant, nos pêcheurs, tout hardis et tout habiles qu’ils soient, ne peuvent s’aventurer sur la haute mer sans danger, sont dans l'impossibilité de suivre le poisson dans ses migrations fréquentes et conséquemment ne peuvent donner à nos pêcheries tout le développement dont elles sont susceptibles,
Tous ceux qui ont fait une étude sérieuse de cette question, sont d’opinion. que
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loin d’avoir atteint le maximum de leur développement, les pêcheries du Canada n’ont pas encore jusqu'ici dépassé vingt-cinq par cent de ce qu’elles peuvent produire.
Cette énorme capacité d'extension, ressort évidemment du fait que nous avons des millions de milles de côtes maritimes non encore exploitées et que les pêcheurs des autres pays viennent, tous les ans, cueillir dans nos eaux une moisson très abon-
dante dont il n’est fait aucune mention dans les rapports officiels de notre ministère des pêcheries.
La flotte de pêche américaine, sans compter plusieurs milliers de bateaux de moindres dimensions, se compose de six mille six cents goëlettes d’une capacité de deux cent neuf mille tonneaux; et trente-deux mille six cent soixante et dix-h ‘it bateauxpêcheurs anglais, tous de dimensions considérables, et dont bon nombre de bateaux à vapeur, sillonnent en tous sens les mers qui entourent le Royaume-Uni.
Les armateurs de ces pays ne reculent devant aucune dépense d'exploitation, et leurs pêcheurs, montés sur des bateaux commodes et sûrs, peuvent suivre le poisson partout, s’aventurer sans danger loin des côtes et profiter de toutes les occasions de faire une bonne capture. Une ligne régulière de petits bateaux à vapeur fait le service entre la flotte de bateaux-pêcheurs et les villes échelonnées de chaque côtés de la Manche ; et le pécheur, sans perdre un temps précieux, peut disposer, sans trouble et avec profit, du produit de son travail.
Les gouvernements anglais et américains, de même que les capitalistes de ces pays, comprenant toute l’inportance de leur pêcheries comme contribution à la richesse nationale, encouragent par tous los moyens possibles, ceux qui sont engagés dans leur exploitation. Des sociétés ayant à leur tête les savants les plus éminents, les hommes les plus influents et les plns pratiques, se forment pour chercher les moyens de rendre la pêche de plus en plus productive. Des commissions royales sont nommés pour l’enquérir des besoins des populations maritimes, protéger leurs intérêts, rendre plus productif leur travail. Mettant de coté toute mesquine considération politique, les gouvernements s’entoureut des hommes les plus compétents et dont les connaissances peuvent aider au développement de cette importante industrie. Des hâvres de refuge construits à frais énormes, sont élevés pour protéger les points les plus exposés des côtes. Des phares en grand nombre indiquent l’entrée des ports et des associations do sauvetage sont organisées partout ou le besoin s’en fait sentir.
Malgré tous ces encouragements, cependant les chiffres sont là pour prouver que
les pêcheries anglaises et américaines ne sont pas aussi productives que les pêcheries canadiennes.
Je suis heureux de constater ici que, grâce à l’encouragement donné par nos hommes publics pendant les dernières années, la construction de vaisseaux pêcheurs fait chez nous de rapides progrès. Déjà les fines goëlettes de la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau Brunswick et des autres provinces maritimes rivalisent avantageusement
par leurs qualités nautiques avec les bâteaux pêcheurs américains réputés les meilleurs dn monde.
Les bâteaux à vapeur, employés déjà pour la pêche sur nos grands lacs, figureront bientôt, sans doute, parmi les embarcations destinées aux grandes pêches maritimes.
Notre gouvernement consacre tous les ans de jolies sommes à la construction de
hâvres de refuge, érection de phares pour la guidance des pêcheries et autres améliorations.
Cent cinquante mille piastres Sont payées comme prime aux pêcheurs comme titres d'encouragement, et si notre gouvernement veut, dans la mesure des moyens à sa disposition, continuer à aider au développement de cette industrie qui, pour l’avenir de la Confédération est d’une importance vitale, il nous est permis d'espérer que dans un avenir prochain, nous n’aurions rien à envier à nos frères d'outre-mer ni à riches voisins.
Espérons que le gouvernement de la Puissance, mu par l'exemple que lui donnent tous les pays possédant des pêcheries de quelqu’importance, va donner à cette question toute l'attention qu’elle mérite ; car comme le dit si bien la “gazette de Montréal” du
4 Février 1884 : ” L'histoire de toutes les grandes nations maritimes prouve claire, ment l’inportance incalculable de pêcheries aussi riches que les pêcheries canadiennescomme aide à la colonisation et au commerce, comme source où une population peut aller puiser une partie de la nourriture nécessaire À sa subsistance etcomme école pour l'éducation de marins habiles et hardis. Nous trouvons dans les histoires de France, de Hollande et d'Angleterre, les exemples frappants des bénéfices immences que ces nations ont retiré de l’exploitation de leurs pêcheries maritimes, N'est-ce pas à l’exploitation de ses pêcheries le long d’une des côtes les exposées et les plus dangereuses du monde, n’est-ce pas à une expérienee journalière du danger dans un petit bâteau de pêche, que l'Angleterre doit l'habileté et la bravoure proverbiale de ses marins, qui sont l'admiration des autres pays et la terreur des ennemis de la grande Bretagne ? C’est la familiarité avec le danger qni enhardit le marin et c’est précisement ce qui explique pourquoi les pêchenrs des Provinces maritimes du Canada se sont acquis une réputation très enviable d’habilité et de sang-froid parmi les marins des autres nations.”
Lis pêcheries canadiennes ne sont-elies pas susceptibles d'épuisement”? Serait-il prudent d'engager de fortes sommes dans leur exploitation ?
Une question se présente ici naturellement à l'esprit du lecteur: Est-il ou serait-il sage, d'engager de grands capitaux dans l'exploitation des pêcheries canadiennes, et ces pècheries ne s’épuiseraient-elles pas rapidement si elles étaient exploitées sur une plus grande échelle ?
Tous ceux qui, soit en Europe, soit en Amérique ont fait une étude spéciale et approfondie de cette importante question, semblent être d'opinion unanime pour admettre qu’une pêche aveugle et non raisonnée, en toutes saisons et avec toutes espèces d'appareils peut épuiser et même faire disparaître certains poissons tels que le saumon, la truite, le poisson blanc, l’éturgeon et autres poissons d’eau douce, de même que les huitres, les homards et autres crustacés.
Ilest en conséquence bon d’assujétir la pêche de ces poissons à des restrictions judicieuses, mème à des règlements sévères.
Nos hommes publics l’ont compris, et à l'abri des sages règlements auxquels elles sont soumises, nos pêcheries intérieures continueront, pendant des années et des années encore, à enrichir ceux qui les exploitent.
Quant à ces poissons qui donnent surtout de l'importance à nos pêches maritimes, qui fournissent le plus fort contingent à nos exportations et que nous sommes convenus d'appeler poissons commerciaux, tels que la morue, le hareng, le maquereau, etc. sans prétendre qu’il faille absolument les soustraire à toute protectiôn, je partage l’avis des savants et des patriciens qui disent qu’il est pratiquement impossible de les épuiser par les moyens actuellement en usage pour leur capture.
Depuis trois siècles, différentes pêches se pratiquent le long des côtes des provinces maritimes et dans le golfe St-Laurent; depuis trois cents ans et au-delà, nos pêcheurs, les pêcheurs européens, les pêcheurs américains avec leurs appareils les plus améliorés, puisent à cette source ; et nonobstant les quantités énormes capturés, tous les ans, depuis la découverte du Canada, aucun signe d’épuisement se manifeste. Au contraire, le nombre des poissons semble augmenter; de vieux pêcheurs nous disent
w’il y a aujourd’hui, sur nos bancs, beaucoup plus de morue qu’autrefois et les statistiques sont là pour prouver que des millions viennent annuellement s'ajouter aux millions déjà produits.
Dans certaines localités, le poisson n’est peut-être pas aussi abondant à une époque donnée, mais cela est dû à des causes purement accidentelles. Il faut tenir compte des variations de la température, des courants et de la disparition des myriades de petits poissons servant de nourriture aux gadus ; de même qu’il ne faut pas oublier
que le poisson est très capricieux dans ses migrations, et qu’il se portera en grande abondance aujourd’hui 1à où il n’avait pas fait son apparition depuis plusieurs années.
D'ailleurs, cette diminution incidentelle du poisson le long de certaines côtes maritimes, ne se fait généralement remarquer que sur une étendue comparativement très limitée de nos fonds de pêche.
De plus, l'énorme fécondité de la morue, du hareng et du maquereau, la quantité infiniment petite tuée par l’homme, comparée à la destruction causée parmi eux par les ennemis naturels de ces poissons, nous enlèvent, pour ainsi dire, toute idée qu’ils puissent être détruits ou diminués en nombre par la pêche.
Une commission royale anglaise, ayant pour président le célèbre professeur Huxley et composée de savants et d'hommes éminemment pratiques, après une étude sérieuse et approfondie de cette question, a déclaré, en 1882, que malgré les quantités énormes toujours croissantes de poissons annuellement capturés, depuis des siècles, le long des côtes d'Angleterre, les pêcheries britanniques ne donnaient encore aucun signe d’épuisement.
En présence de faits de cette nature, nous basant sur les écrits de grand nombre d’homres distingués, spécialistes et praticiens, ne pouvons-nous pas assurer, que pen- «ant des siècles à venir, à moins d’un grand bouleversement de la nature, les pêcheries du Canada seront pour les capitalistes entreprenants et énergiques, un vaste champ d'exploitation productif et fertile ?
Nous disons : “ A moins d’un bouleversement dans la nature; ” il existe en effet dans la nature de grandes lois de compensation. Tandis que certaines parties de notre planète, favorisées d’un climat agréable, se couvrent, chaque année, de riches moissons, produisent les fruits les plus beaux, les plus succulents et les plus variés, la Providence, dans sa sagesse divine, a donné aux régions du nord, peu propres à toutes sortes de culture et privées des faveurs accordées aux pays pa E en des mers fourmillant de poissons d’espèces différentes et offrant aux habitants de ces régions une nourriture abondante en même temps qu’un excellent moyen de subsistance.
La morue, le hareng et le maquereau, surtout la première, fréquentent de préférence les mers froides qui sont, jusqu’à un certain point, essentielles à leur existence. Le courant arctique qui arrose les côtes du Canada, est la source des immenses richesses ichthyologiques auxquelles nous puisons depuis la découverte de notre pays et qui promettent d’être toujours aussi productives que lors des premiers jours de leur exploitation, et aussi longtemps que ce courant froid subsistera, car il apporte avec lui la HORS au moyen de laquelle tous nos poissons vivent, se propagent et gran-
issent.
Messieurs Hatton et Hervey, dans leur intéressante “Histoire de Terreneuve,” nous disent : “ Le courant arctique qui arrose les côtes du Labrador, de Terreneuve, du Canada et d’une partie des Etats-Unis, refroidissant l'atmosphère et traînant avec lui d'immenses champs de giace, est la source des grandes richesses maritimes auxquelles les populations de ces pays pourront puiser pendant des siècles à venir. Si ce courant froid faisait tout-à-coup défaut, la morue, le hareng, le maquereau, le flétan, le loup-marin, etc., etc., qui aujourd’hui affluent dans les mers du nord, disparaîtraient entièrement. Les grands intérêts maritimes dépendent donc autant äu courant arctique, que les intérêts agricoles de la pluie et du beau temps.”
Chargé de banquises et de champs de glace, le courant arctique se précipite des mers du Spitzberg, tourne rapidement le cap Farewell, l'extrémité sud du Groënland, monte au nord jusqu’au Cap York, et déviant vers l’ouest, se mêle aux eauxf roides des rivières venant des contrées arctiques par le Détroit de Davis. De là il se dirige vers le sud, et recevant une nouvelle force des eaux de la Baie d'Hudson, il se précipite le long du Labrador et de Terreneuve jusqu’à ce qu’il rencontre les eaux chaudes du “ Gulf Stream,” se dirigeant vers l’est. Ici ilse divise en deux parties, l’une coulant entre le “ Gulf Stream” et la côte, l’autre se déchargeant en dessus des eaux chaudes de cette seconde rivière de l'océan. Du Labrador en allant au sud, il prend le nom de “ courant du Labrador,” et la superficie qu’il couvre le long des côtes de l'Amérique du Nord, est l'endroit par excellence où les poissons de mer viennent frayer et chercher
leur nourriture. Car, quoique la température particulière du courant du Labrador soit nécessaire à la croissance de nos poissons commerciaux, ce n’est cependant pas uniquement à cause de cette température que ces poissons s’y pressent, mais aussi et surtout parce qu’ils y trouvent une abondance de nourriture qui ne peut jamais manquer.
Les mers Arctiques et les rivières qui les alimentent, fourmillent d'insectes formant en plusieurs endroits, dit le Professeur Hind, “une masse grouillante, un océan de limon vivant, qui donnent une solution à ce problème qui s’est bien souvent présenté à l'esprit de ceux qui s'occupent de pêches maritimes, savoir: “ De quoi se nourrissent les innombrables millions de poissons, grands et petits, qui se pressent sur les côtes du Canada, de Terreneuve et des Etats-Unis.” $
Le docteur Brown a démontré que de ce limon vivant, couvrant des centaines de milles carrés, se nourrissent également des myriades d'oiseaux aquatiques qui, pendant la saison d'été, fréquentent les mers du Nord.
Ce courant du Labrador, demeure de la morue et autres poissons contribuant surtout à l'augmentation de notre commerce, couvre une vaste étendue des mers de la Confédération Canadienne en dedans des cent brasses d’eau. L'on calcule que la superficie des côtes des Etats-Unis arrosées par ce courart, est de quarante-cinq mille milles carrés tandis qu’il occupe deux cent mille milles carrés des mers canadiennes. De là l'immense supériorité des pêcheries canadiennes sur les pêcheries américaines, puisqu'il est admis par tous les auteurs, que le courant artique est le home des poissons commerciaux et que la presque totalité de ce courant arrose les cotes du Canada.
Personne ne s'arrête maintenant à l’ancienne théorie de la migration des poissons fréquentant nos côtes, aux mers Arctiques ou autres régions éloignées. La présence ou l’absence de nourriture, l'instinct de ia reproduction, la température de l’eau, sont les causes qui, déterminent leurs mouvements. Généralement ils se meuvent, en bancs immenses, à la recherche de nourriture ou de lieux propres à la reproduction de leur espèce, des eaux profondes de la haute mer aux eaux plus chaudes des côtes, et ils retournent par le même chemin, en ligne droite, à leur habitai. Tous les naturalistes nous disent que le poisson revient au lieu de sa naissance, lorsque la nature l’a mûri, pour frayer à son tour ; et le poisson capturé sur une certaine étendue de côtes, est tHluène à ces côtes ou aux rivages adjacents. Ainsi, durant les mois d’hiver l’on capture du hareng et autres poissons de mer, le long des côtes des Provinces Maritimes de la Confédération.
J'ai appuyé sur cette question. Je voulais prouver ce que j'ai avancé en premier lieu, savoir: que les pêcheries maritimes du Canada sont dans un sens, inépuisables et que les capitalistes peuvent, en toute sûreté les exploiter sur une large échelle,