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CHAPITRE IV

fle plus mot... où donc est votre voiture? Je ne la vois pas...

La jeune femme , ayant ouvert la grille ellemême et avec impatience, fit quelques pas dans la rue et appela d'une voix sonore et vibrante :

— Faust!

Le roulement d'une voiture répondit presque aussitôt à cet appel.

— Voilà un nom qui ne m'est pas inconnu, dit le chanoine.

— Cela doit être, puisque vous êtes le protecteur de madame Relier.

— En effet, je crois me souvenir qu'elle nomme ainsi son fils.

— C'est vrai; aussi est-ce son fils que vous allez voir.

— Et que fait-il près de vous, madame?

— Pour le moment, c'est mon valet de pied; le voici.

Un élégant coupé de ville venait de s'arrêter devant la grille, et un jeune domestique en livrée de deuil, l'aiguillette à l'épaule, avait ouvert la portière et abattu le marchepied.

— Montez , mon père , dit la vicomtesse en offrant la main au chanoine qui, s'ctant approché du valet, regardait avec surprise son doux visage et son gracieux maintien.

— Pour Dieu ! monsieur, écrivez-nous dès de-

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main, s'écria la gouvernante en pleurant à chaudes larmes ; il me semble que vous n'allez plus revenir.

La vicomtesse s'élança dans la voiture, et à peine assise dans le fond à côté de l'abbé, elle se pencha vers le domestique qui attendait ses ordres et lui dit :

— A la poste aux chevaux , et bon train. Le coupe fut enlevé au grand trot.

— Me voilà jusqu'au cou dans un roman, dit le chanoine après un premier moment de silence, et je ne comprends rien au rôle que vous m'y faites jouer, ma chère dame.

— N'appelez pas cette histoire un roman, mon père , et ne doutez pas de la beauté du rôle que Dieu vous y destine.

— Je ne demande qu'à savoir où je vais et ce que j'ai à faire. Jamais acteur ne fut porté d'une volonté meilleure.

— Ecoutez-moi donc.

— De toute oreille et tout cœur, mon enfant.

— Puisque nous avons du temps devant nous, je vais évoquer tous mes souvenirs, en vous priant de me rappeler à l'Évangile quand je m'écarterai de ses vertueux préceptes.

— Pourquoi vous méfier ainsi de vos propres forces ?

— Parce que mon pauvre cœur a tant souffert et

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