Chapitre VU
LE DERNIER TIERS DU XIXe SIÈCLE
En abordant un chapitre consacré aux portraitistes qui ont brillé à la fin du siècle dernier, mais dont la plupart, fort heureusement, sont aujourd'hui encore bien en vie et peuvent même — cela sied aux maturités récentes — se voir qualifier parfois de « Jeunes », je ne me dissimule aucune des difficultés de cette partie de ma tâche.
Malgré l'évolution des talents, malgré la transformation de la sensibilité et le changement de la manière chez ces peintres, malgré le recul opportun des années qui permet de juger et de comparer mieux qu'au moment de leur apparition des œuvres déjà un peu patinées à cette heure, il est infiniment délicat d'émettre certaines appréciations.
Un détachement très objectif et le seul souci de la vérité — qui, comme d'usage, peut s'exhiber toute nue — doivent guider exclusivement ici le commentateur et l'inciter à ne consigner guère que des renseignements, sauf à s'évertuer d'en atténuer la sécheresse par trop documentaire.
Occupons-nous d'abord de ceux de nos peintres qui furent des spécialistes du portrait. Nous envisagerons ensuite les portraitistes occasionnels ou exceptionnels.
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