‹ Les peintres du Bosphore au dix-huitième siècleChapitre 37 sur 76 · Mercure de France, avril · texte numérisé non relu

Mercure de France, avril

2. Voir notre article La Mode des Portraits turcs au xvm* siècle (Revue de l'art ancien et moderne, 1902, t. II, p. 211).

3. Voir notre article Les deux Tableaux turcs du Musée de Bordeaux (Revue de la Société philomatique de Bordeaux, 1901).

par leurs costumes et leurs manières des gentilshommes que le protocole avait, jusqu'alors, permis d'approcher de sa personne. Méhémet effendi était d'ailleurs digne de cet accueil : « il doit être un homme distingué, étant donné qu'il a tant compris », s'écriait la duchesse d'Orléans après avoir raconté de quelle manière il traitait les dames de la Cour qui accouraient en foule à son palais et comment il savait s'intéresser à tout ce qui lui était montré. Il fréquentait les ateliers des peintres, venait poser chez Coypel pour le grand tableau de son audience*, et quand on lui offrait son portrait prêt à être gravé sur cuivre, il savait trouver assez de mots français pour déclarer : « Cela est fort bien \ » Il n'avait, et on s'en étonnait autour de lui, aucune répugnance à laisser reproduire ses traits. Les Musulmans étaient à cette époque d'une grande tolérance, et il suffit de feuilleter les dessins de Liotard pour voir avec quelle facilité un artiste européen pouvait alors pénétrer dans les intérieurs des plus grands personnages de la Porte et faire leurs

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