‹ Les peintres du Bosphore au dix-huitième siècleChapitre 38 sur 76 · Lettre de la duchesse d'Orléans, 3 mai · texte numérisé non relu

Lettre de la duchesse d'Orléans, 3 mai

portraits ou ceux de leurs familiers. Méhémet était de cette école et peut-être, à l'exemple de ce capitan pacha qui dans ses croisières s'amusait à peindre les plus belles femmes des îles de l'Archipel*, fut-il tenté de faire enseigner à son fils les éléments de la peinture dans les moments de liberté que lui laissaient les leçons de tour qu'il recevait de la célèbre Mme Maubois, professeur du Roi^ ou ses visites dans les bibliothèques et les musées. Ce jeune Ottoman prouva d'ailleurs son goût en rapportant à Constantinople les portraits de Mlle de Charolais et de Mme de Polignac. « Le Grand Seigneur, qui les vit, les a enfermés dans son trésor, il ne les quitte plus » ; et l'ambassadeur de France, en relatant ce fait dans sa correspondance officielle, rappelait l'ambassade envoyée sous Louis XIV par l'empereur du Maroc à Mlle de Conti et se demandait si la Cour n'allait pas voir bientôt quelque grand personnage turc venir solliciter la main de ces princesses'.

1. Guys, Voyage littéraire de la Grèce, 1776, in-8», 1, p. 494.

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