‹ Les peintres du Bosphore au dix-huitième siècleChapitre 42 sur 76 · Mercure de France, juin 1742, p · texte numérisé non relu

Mercure de France, juin 1742, p

N'a rien cependant qui m'étonne, Saïd, que l'on révère, enrichit ton pastel,

Car, voici comme je raisonne, Plus le mérite est grand, mieux on peint la personne.

Plusieurs de ces pièces de circonstance sont conservées dans le précieux recueil connu sous le nom de Chansonnier historique Maurepas. L'une d'elles mérite d'être citée * ; c'est une lettre que l'on imagina avoir été écrite à La Tour par le comte-pacha de Bonneval, mort cependant déjà depuis quelques années :

« N'est-il pas possible que le portrait de Son

Excellence, admiré à Constantinople comme il

l'est à Paris, ne fasse naître le désir au Grand

Seigneur d'immortaliser sa physionomie et celle

de ses favorites.

Que de Vénus pour un Apelles !

Mon cher Latour,

Comment conserver ta vertu En peignant les grâces naïves De ces respectables captives.

« Du moins, si la chose arrivait, ce serait une espèce de miracle politique. Il faut cependant avouer que c'est dommage qu'on ne puisse sans risque être introduit dans le sérail.

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