‹ Les peintres du Bosphore au dix-huitième siècleChapitre 48 sur 76 · Î LES PEINTRES DU BOSPHORE · texte numérisé non relu

Î LES PEINTRES DU BOSPHORE

timents du roi qui avaient amené Choiseul- Gouffier, avait reçu l'ordre de faire une croisière sur les côtes de Syrie et de Palestine. C'était pour Cassas une occasion dont il fallait profiter ; il s'embarqua le 30 octobre 1784 sur la Poulette, qui devait le conduire en Egypte où il allait dessiner pour l'ambassadeur les monuments d'Alexandrie, du Caire et de la vallée du Nil.

Choiseul-Gouffier n'était pas à Constantinople le seul cbef de mission qui se fût ainsi entouré d'artistes. Parmi ses collègues étrangers, les uns avaient été naturellement amenés par un long séjour en Orient à s'intéresser à l'histoire des monuments au milieu desquels ils vivaient ; les autres étaient arrivés à leur poste avec une réputation déjà établie d'érudit ou de collectionneur. Le Ministre de Suède, Celsing, qui à l'exemple de son père, s'était particulièrement attaché à étudier l'Orient, avait, il est vrai, déjà quitté la Turquie, ainsi que son drogman Mouradjea d'Ohsson. Ce dernier s'était depuis quelques mois rendu à Paris pour y surveiller l'impression du grand ouvrage auquel il travaillait depuis plus de vingt

Page 1