‹ Les peintres du Bosphore au dix-huitième siècleChapitre 49 sur 76 · CASSAS · texte numérisé non relu

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ans : il employait les meilleurs graveurs à reproduire sous la direction de Moreau le Jeune ou de Cochin les dessins qu'il avait commandés à Hilaire ou ceux que Le Barbier lui avait arrangés d'après les compositions plus ou moins maladroites de quelques artistes indigènes ; et ce travail ne se réglait pas sans de grandes difficultés, sur lequelles Wille, choisi comme arbitre, nous renseigne dans ses Mémoires^ .

Imitant d'Ohsson, un drogman de la légation de Naples, Comidas de Carbognano, travaillait sur les conseils de son chef le Comte deLudolf, à une description de Gonstantinople qu'il ornait de dessins médiocres'. Auprès du cavalier Juliani, baile de Venise, était le peintre Ferdinando Tonioli dont le nom reste associé à un très curieux portrait du sultan Abdul Hamid 1". Bulgakoff, le Ministre de Russie, avait amené avec lui Melling, qui devait trouver la célébrité à Gonstantinople et qui com-

1. Mémoires et journal de J. G. Wille, graveur du roi, publiés par G. Duplessis. Paris, 1857, 2 vol. in-8, II, p. 149, 19 i, 195, 292-95.

2. Descrizione topografica dello stato présente di Constantinopoli arrichiata di figura, da Gosimo Comidas de Carbognano. Bassano, 1794, 1 vol. in-4.

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