UNE AUTRE
Doux refuge, le monde a passé sous mes yeux, et, comme un nuage sombre, la poussière de ses fêtes m'a caché l'étoile rayonnante que j'avais toujours suivie. Des bruits pleins d'épouvante, et que j'aime pourtant, ont étouffé la voix intérieure qui me parlait de vous. Mon cœur s'est troublé : j'ai senti mille amertumes que je ne coimaissais pas. Je vois que je me perds et que je vous oublie; j'ai peur, je suis malheureuse, et, malgré me* remords, je descends chaque jour plus avant dans l'abîme où m'entraîne un vertige plus fort que mes résolutions; mais dites un mot, bonne Vierge, et je serai sauvée.
Marie î Marie î souveiiez-vous (jugii n'a jamais entendu dire qu'un chrétien ait imploré votre secours, et que vous l'ayez abandonné. Montrez que vous êtes mère. Préservez votre enfant. Obtenez de Dieu que je l'aime toujours, et que je n'aime que lui. Rendez-moi la consolation de mes douces prières et le repos des jours où je ne vous offensais pas.