‹ Les pèlerinages de SuisseChapitre 68 sur 79 · DE ZURICH A BALE · texte numérisé non relu

DE ZURICH A BALE

Kutre ces deux riches villes protestantes se trouve la portion catholique du canton d'Argovie. Nous avons assez raconté les façons d'agir des réformés pour que nous n'attristions point nos lecteurs du réi it de tout ce que les catholiques argoviens eurent à souffrir dans ces dernici^ temps et de leurs concitoyens et de leurs voisins. Kn 1835, ils se lassèrent de tant d'avanies : Zurich parla tout aussitôt do faire marcher contre eux ses intrépides

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bataillons. Les rédacteurs de la nouvelle gazette de Zurich écrivirent à ce propos une gentillesse qui tut fort a])[)laudie : « Nous attellerons, disaient-ils, l<*s moines devant les canons, pour épargner l'avoine. » Et ils annonçaient en même temps aux catboliques, s'ils résistaient, le pillage de leurs propriétés et le déshonneur de leui*s filles. Telles sont pcair les catholiques suisses les douceurs de la confédération.

Au surplus, cela n'empêcha point les Argoviensde faire bonne contenance, et ils se sont donné l'innocente satisfaction de semer toute la partie de la route qui leur appartient, entre Zurich et Hàlc, d'une si grande quantité de croix, qu'elles forment comme une haie de chaque côté.

Oij trouverait-on des Anglais, si ce n'est en diligence? Nous en avions un qui traînait avec lui un bataillon de femmes do chambre, de nièces et d'enfants, et qui, devant chaque maison à ligure d'auberge, voulait s'arrêter pour manger ou boire quelque peu. A cela près, il était fort jovial, et c'est la chose la plus inimaginablement drôle qu'un Anglais guilleret. Mais dans une petite ville où nous dînâmes, toute sa bonne humeur s'évanouit. Après la soupe, il demanda de la moutarde, on ne lui en apporta point; il en demanda une deuxième, une troisième fois, toujours d'une voix plus sombre , et toujours sans succès; enfin il renouvela pour la quatrième fois sa demande avec une solennité de courroux telle, qu'il fallut bien l'entendre. Tout le monde leva les yeux sur lui; les nièces, les femmes de chambre, les enfants cessant de manger, le regardèrent d'un œil plein d'angoisse, et le gai'çon d'auberge, la honte sur le visage, lui répondit timidement qu'il n'y avait pas de moutarde à la maison, u Oh ! s'écria l'Anglais, tandis que ses enfants, ses nièces et ses femmes de chambre s'entre-regardaient avec une

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muette stupéfaction : singulier dîner, sans moutarde ! » Puis , repoussant son assiette et croisant les bras , il ne fit plus, durant tout le repas, que jeter sur la table et les murailles des regards pleins de mépris. Avant de remonter en diligence, il nota l'auberge sur son calepin. Àt Bruck : a dinner tcithout mustard.

Voici, sur une émiuence boisée, séparée de la route par un beau vallon , quelques pans de murs couverts de lierre, et des débris de tourelles échancrées par le temps; c'est tout ce qui reste du château de Habsbourg. De ce nid étroit, un petit seigneur à la solde des municipalités suisses, Rodolphe, si pauvre qu'il fut plus d'une fois obligé de raccommoder lui-même ses chausses usées par la selle et les harnais, s'envola pour gouverner T Empire. Qu'on nous permette de rapporter ici une légende, ou plutôt un fait encore assez ignoré.

Un bon curé allant quelque part porter le viatique fut arrêté par une rivière qu'il ne savait comment traverser. Dans son embarras, le digne prêtre s'adressait à Dieu, lorsque Rodolphe de Habsbourg vint à passer. H était à cheval et seul. « Qu'avcz-vous, mon père? — Seigneur, un malade m'attend de l'autre a»té, et je ne vois ni gué ni bateau. « Rodolphe mit pied à terre : « Prenez ce cheviU, Hit-il, souvent il a porté la mort et le désespoir dans les bataillons; qu'il porto l'espérance et la vie au pauvre qui vous demande : je vais vous attendre ici. » Le curé ne se fil pas prier. Avec l'aide du sire de Habsbourg, il enfe>urcha le noble coursier, et fit hâte : le cas pressant . Rodolphe le regardait s'éloigner, et, loi*squ'il l'eut perdu de vue, il essuya de son gant bardé do for une larme qui troublait ses yeux. « Hélas! hélas! dit-il en soupirant, celui -là n'est pas un célèbre capitaine, ni un riche Ixu'on; n)ais combien do vaillants n'auront point sa gloire, et combien

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de puissants seront moins heureux que lui ! » Le curé revint bientôt après, il retrouva Rodolphe sur le bord de la rivière où il l'avait laissé. Kn le voyant, il voulut descendre : le sire de Habsbourg le prévint. « Restez, lui ditil, mon père, et gardez ce cheval, il est à vous; c'est un vieux serviteur à qui je veux désormais épargner les fatigues des mêlées. Je ne suis pas riche, mais je puis encore faire ce don aux pauvres que vous servez ; seulement n'en dites rien : s'il est bon que Dieu le sache, il le saura sans que nous en parlions. Adieu, mon père, je me recommande à vos prières. » Us se séparèrent là-dessus, le curé bénissant Dieu sur son bon cheval, le comte priant et rêvant doucement, quoique à pied.

Le lendemain, Rodolphe alla visiter l'abbaye de Farh, qu'il aimait beaucoup. Il se trouva là une simple religieuse d'une grande piété, qu'on nommait la sœur Fkrthe de Ilasel. Dès que Rodolphe fut arrivé, s<vur Rerthe s'avança vers lui et le salua empereur. « Que voulez-vous dire? s'écria Rodolphe surpris : car alors rien n'était moins probable aux yeux de Rodolphe même que ce haut degré de grandeur. — Je veux dire, reprit Rerthe, que vous avez fait hier une noble action. Ne le niez pas; je le sais, bien que personne n'en ait encore parlé, et je sais aussi qu'en récompense de cette action vous et vos descendants vous vous assiérez un jour sur le trône impérial. — Dieu m'y garde, s'il le veut ainsi ! dit le comte ; il y a loin de l'empereur au curé de village; mais qui le sert mieux des deux? — Sire comte, reprit la s<i'ur, l'un et l'autre peuvent le servir saintement. »

Cette abbaye de Farh rappelle un souvenir touchant. C'est un monument de tendresse etde douleur paternelles. Le baron de Regensberg avait un lils unitjue, son amour et son espérance. Ce beau lils se noya dans la Limmat. A

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la place où lo corps fut retiré des ondes, le désolé père fit ériger un tombeau, sur le tombeau une chapelle, et autour de la chapelle un couvent. Il y venait souvent ave< sa femme Judintha pleurer et prier, en attendant le jour où ils iraient rejoindre dans la vie éternelle l'enfant bienaimé qu'ils avaient cru y devancer. Tous deux y furent ensevelis à l'abri de ces saintes murailles, auprès de leur enfant.

KŒNIGSfELDEN

Près des ruines du château de Habsbourg se voient les ruines de l'abbaye de Kœnigsfelden (le champ du roi), ainsi nommée parce qu'elle s'élève au milieu du champ où mourut Albert d'Autriche. Ce nom et ces débris rappellent un des plus séduisants épisodes de l'histoire du moyen âge. un drame plein de passions sauvages, dont une main surhumaine dénoue l'un après l'autre tous les rueuds, et où Ton voit des hommes abandonnés à leurs frénésies n'être dans le crime (jue des instruments de la justice divine qui les punit tous.

Lorsque Albert d'Autriche, prince avide et d'humeur altière, apprit que ses baillis avaient été chassés des trois cantons, il courut à Haden, afin d'y organiser des forces capables de soumettre les Waldstetten révoltés. Son neveu, Jean de S )uabe, dont il retenait injustement l'héritage, l'y suivit. Or, un jour qu'il se trouvait à Uible avec ses fils, son neveu et ses barons, Albert ayant fait apporter des ('(•uronnes de roses, en orna la tête de ses enfants; puis, avisant Jean deSouabe. qui le matin avait encore réclamé ses droits, il lui mit en riant sur le Iront un de ces diadèmes dérisoires. Jean lu^ put se contenir : il froissa les fleurs insultantes, et sortit de la salle en versmt des larmes de dépit.

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Peu d'instants après, cinq autres convives, cinq barfms de la cour impériale, le rejoignirent, (l'étail Waltlifr d'Esrhenhach , de Wart, de l*alni, de Tegerfelden et de Finstingen : tous cinq hautains, braves et hardis, tous cinq ayant à se plaindre d'Albert. Ils eurent avec Jean une conférence qui ne dura qu'un moment, mais qui fit soudainement briller ses yeux d'un espoir sinistre; et ils se disposèrent aussitôt à accompagner rKmpereur,qui voulait, le jour même, aller voir sa femme Khsabeth, à Rheinfelden Celait le 1" mai 1308, une année après la révolution.

Albert, sans défiance, se mit en route accompagné de son neveu, des cinq barons (pie nous venons de nommer, et d'un sixième, le seigneur de Castelen, étranger au complot. Ils passèrent la Reuss, près de W'indisch. Arrivés sur l'autre rive, Jean s'adresse à son oncle : « Sire, lui ditil, par tout ce qu'il y a de plus sacré, je vous supplie de me rendre mes héritages. — Neveu, répond avec dédain l'Empereur, laissons cela, s'il vous plaît, et n'en parlez plus. — Sire, insista Jean, il y va de votre salut. — Qui te l'a dit? reprend Albert. — N'im['orte qui me Ta dit, je le sais; vous le savez aussi, vous qui retenez ce qui ne vous appartient pas. — Prends garde, s'écria Albert, tu menaces ! — C'est à toi de prendre garde, » réplique Jean ; et tirant son poignard, dont il lui porte un coup à la gorge : « Tiens, dit-il, reçois le prix de ton injustice ! » Au même instant les autres conjurés s'élancent sur l'Empereur; d'Eschenbach lui fend la tète; Palm, Tegerfelden et Finstingen lui percent les entrailles; de Wart seul ne frappe point : il reste tranquille spectateui' de cet assassinat ; tandis que Castelen , incapable de défendre son maître, prend la fuite et va en porter la nouvelle à Baden , où se trouvaient la cour et l'armée.

Les conjurés n'avaient pensé qu à contenter leur haine; le coup fait, ils se regardèrent épouvantés de ce crime irréfléchi ; et, s'enfuyant de divers cotés, ils se séparèrent pour ne plus se revoir, laissant TEmpereur mourant dans les bras d'une paysanne que le hasard avait amenée là. Albert expira bientôt victime de son injustice et de son avidité. Ce fut le premier acte de cette tragédie.

Elisabeth, en apprenant le crime, jura d'en tirer une épouvantable vengeance. Mais non moins avare que vindicative et sanguinaire, elle vit dans la mort de son mari un moyen d'enrichir sa maison; d'accord avec ses enfants, elle s'empressa d'en profiter. Agissant donc comme si la plus grande partie de la noblesse helvétique eut été complice de l'assassinat, ils firent mettre au ban de l'Empire non-seulement Jean de Souabc et les cinq barons conjurés, mais encore tous leurs parents, amis, voisins, leurs vassaux même, et beaucoup de gentilshommes dont les fiefs tentaient leur rapacité. Une grande quantité de châteaux furents détruits ou rasés. La ville fortifiée de Maschwanden, capitale des beaux domaines d'Eschenbach , fut détruite de fond en comble , et tous les habitants tués ou dispersés. Cinquante hommes, la plupart nobles, qui défendaient la tour d'Altburen, se rendirent à discrétion : Léopold (celui qui fut vaincu à Morgarten) les fit tous décapiter en sa présence. Une foule de gentilshommes léfugiés dans la forteresse de Farwangen , près du lac de llalwil, espéraient s'y maintenir jusqu'au moment où ils I ourraient se justifier à la diète de l'Empire; Élisiibeth elle-même alla les assiéger avec toutes ses forces, en fit tuer beaucoup sur là brèche, prit les autres apn'S une résistance désespérée, et, malgré leurs protestations (riimocence, les fit mourir au nombre de soixante-trois. Elle voulut assister à leur supplice. « ('e sang m'est plus

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agréable qiruii bain du rusée, » s'écria-t-elle lorsqu'elle eut vu les soixaiite-lrois têtes tomber sous ses yeux. Il périt ainsi un millier de familles, dont la maison d'Autriche s'adjugea les dépouilles. Mais il convient de remarquer que cette persécution, plus fatale à la noblesse suisse que la journée de Morgarten, fut également funeste à la maison d'Autriche, en détruisant le pouvoir et l'influence des nobles, ses alliés naturels dans la gueire qu'elle faisait aux paysans des petits cantons. Ainsi toujours la justice de Dieu tourne contre les hommes et les empires les effets de leurs propres crimes. Ces nobles, séparés du peuple qu'ils opprimaient et spoliaient, furent abandonnés par lui et livrés sans défense aux bourreaux autrichiens ; la maison d' Autiiche, à son tour, privée du secours des nobles qu'elle avait fait injustement mourir pour les dévaliser, vit en un demi-siècle les paysans se soustraire pour jamais à sa domination. Tandis qu'elle poursuivait sa vengeance et ses rapines, les petits cantons se fortifiaient. Seuls innocents et purs dans ce conflit d'atrocités, ils en sortirent seuls Hbres, tranquilles et respectés.

La justice divine ne s'exerça pas d'une manière moins terrible sur les assassins d'Albert. Si elle permit qu'ils échappassent, hors un seul, à la vengeance des hommes, c'est que nul supplice n'eut été aussi affreux que leur existence. Travesti en mendiant, Jean de Souabe, désormais appelé Jean le Parricide , se rendit à travers mille périls aux pieds du pape Clément V, et confessa son crime. Absous au spirituel, il fut renvoyé pour le temporel devant l'empereur Henri, et condamné à la prison perpétuelle dans un couvent de Pise , oij il mourut i\ l'âge de 25 ans. D'Eschenbach , si puissant et si riche autrefois, s'étant sauvé dans le Wittemberg, y garda 35 ans les troupeaux; il n'osa se faire connaître qu'au moment de mourir, au

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prêtre qui radministrait. Il avait vu massacrer sa famille, envahir ses domaines, alx)lir son nom. De Palm, réfugié dans une maison de religieuses à Bàle, y finit lentement ses jours, inquiet, prisonnier, et survivant seul des siens, dont il avait causé la ruine. Tegerfelden et Finstingen disparurent; Ton ne sut jamais ce qu'ils étaient devenus. Le seul de Wart, moins coupable peut-être que tous les autres, eut le triste bonheur d'échapper par la mort à de si longs tourments. Le récit de son horrible fin va nous montrer une héroïne digne de prendre place parmi les plus nobles figures de l'humanité. Nous avons besoin, après tant d'horreurs, de reposer un moment notre âme au spectacle d'une grande foi et d'une grande vertu.

De Wart, livré moyennant une somme d'argent par son cousin Thibault de Blamont, que cette action fit surnommer Thibault le Marchand , avoua qu'il s'était prêté au meurtre de l'Empereur pour venger son ancien maître et bienfaiteur, Fempereur Adulphe de Nassau, détrôné et tué par Albert. Condamné à périr ignominieusement, il fut attaché à la queue d'un cheval, et Irauié à l'échafaud, rompu vif et étendu sur la roue. Jusque-là il avait montré la plus grande fermeté; mais son courage fut près de Tabandonner, lorsque, près de cette i*oue infAme où il devait expirer, vint s'agenouiller s;i femme, jeune, belle, pieuse et tendrement aimée. Durant le procès, cette épouse chréli nne s'étuit vainement jetée aux pieds de Timpératrice et des juges, pour en obtenir la grâce de l'accusé. Maintenant elle venait, fidèle jusqu'au bout à la sainteté de ses devoirs, iissister et consoler celui qu'elle n'espérait plus sauver; elle craignait que dans les horreui's de Sii longue agonie il ne s*^ prit à haïr et à blasphémer. Ni les l.u'mes de la famille, ni les prières de Wart lui-même ne purent réUâgner de réchafaudj elle y resta trois nuits

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et trois jours sans succomber, prodiguant à son mari les soins les plus tendres, connue s'il eût été dans son lit de mort, Tencourageant au repentir, à Tespérance, au pardon, lui parlant du Ciel, récitant avec lui les prières des mourants. Ce ne fut qu'après qu'il eut rendu l'Ame et qu'elle lui eut fermé les yeux qu'elle consentit à l'abandonner. Alors aussi seulement elle laissa éclater ses sanglots. Couverte du voile des veuves, elle se rendit à pied , de Brouch, théâtre de cette scène inouïe, dans la ville de Bàle, où, consumée de douleur, elle mourut quelques années après, à la fleur de son âge, en renom de sainteté, objet, pour tous les gens de bien, do pitié, d'estime et d'admiration. L'histoire n'a pas conservé son nom ; mais on sait qu'elle était de la maison de Palm.

Cependant la veuve et la fille d'Albert, repues du sang et des dépouilles de mille familles, commençaient dans le silence des nuits à trouver ces richesses pesantes. Elles imaginèrent d'en consacrer une partie à Dieu, et firent bâtir à la place même où Albert était tombé la somptueuse abbaye de Kœnigsfelden. Ces deux princesses y furent ensevelies. Bientôt après on y plaça près de leurs cercueils ceux des deux Léopold, vaincus par les paysans, l'un à Morgarten, l'autre à Sempach; on y enterra aussi la plupart des nobles tués à ce dernier combat. Aujourd'hui l'abbaye est sécularisée. Il n'en reste plus que des ruines, le souvenir d'un grand forfait, de grands malheurs, de grandes expiations, et aussi le souvenir d'une chrétienne et courageuse parole. Les austérités qu Agnès, iille d'Albert et d'Elisabeth et veuve du roi de Hongrie, s'imposait à Kœnigsfelden , surpassaient celles de toutes les autres religieuses. Femme, lui avait dit l'ermite Ber- Ihold d'Olftringen, vieux guerrier de l'empereur lU»dolphe, c'est mal servir Dieu que de rèpaudre le sang inuo-

cent, et de fonder des monastères avec des biens acquis par la violence. Dieu préfère la clémence et la bonté.

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