‹ Les pèlerins russes à JérusalemChapitre 2 sur 13 · AVIS DE L'ÉDITEUR. III · texte numérisé non relu

AVIS DE L'ÉDITEUR. III

les plus respectées de la littérature lui ont prodigué leurs éloges.

M. Prosper Mérimée lui écrivait le 22 avril 1855 : « Si quelque chose pouvait trahir l'origine étrangère de Fauteur des Pèlerins, ce serait l'absence de ces phrases toutes modernes auxquelles les journaux bon gré, mal gré ont habitué tout le monde et qui ont fait de notre langue une espèce de jargon. On s'aperçoit madame que vous avez beaucoup lu nos bons auteurs et que c'est surtout avec eux que vous avez appris notre langue. Il y a dans vos récits une teinte de poésie où j'ai cru reconnaître l'imagination du Nord et aussi sa mélancolie... Vous avez augmenté mon désir de voir la Russie et d'étudier les mœurs originales de vos compatriotes avant que la civilisation ne les aie transformés. La vapeur aidant tous les peuples de l'Europe se ressembleront comme de vieilles monnaies dont l'empreinte s'est effacée par le frottement. Alors il n'y aura plus de poésie dans ce monde et on ne lira plus, je »le crains bien que les cours de la bourse transmis par les télégraphes électriques. Je me trompe; on lira toujours des livres intéressants comme les Pèlerins russes et des récits si vrais et si fidèles seront éternellement de mode. Veuillez agréer, etc.

« MÉRIMt:E.

« Paris, 52 rue de Lille, 22 avril 18j5. »

Nous trouvons encore à citer l'extrait suivant d'une lettre de M. le comte de Fic([uelmont à l'auteur des Pèlerins.

« Je n'ai été occupé pendant quelque temps que de vous et de votre ouvrage. Dans ce môme temps il me fut signalé par un autrichien qui a vécu assez longtemps en Russie pour en connaître d'autant mieux les mœurs et les usages qu'il a épousé une russe. C'est un M. G.... consul général d'Autriche à Odessa. Ses relations de maringe le conduisirent plusieurs fois à Moscou. Il me conseillait de lire vos

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