VERTU
JLf mot de Yerju vient 4.e f?K^ % 1* force est la Ijase de tpute vertu.
' L'homme vertueux est çeJjwi guji sait aincre ses aflfcç tiens*
ht t. S. RotfsrrAt/. |* 4
La VertûVappartient qu'à' urt être roible par sa nature et fort par volonté ; c'est en cela que' consiste le mérite de l'homme juste.
L'exercice des plus sublimes Vertus élève et nourrit le génie.
Les âmes d'une certaine trempe trans* forment , pour ainsi dire , les autres eh elles-mêmes ; elles ont une sphère d'activité dans laquelle rien nileur résiste f on ne peut les coniioître sans Uk vouloir imiter f et de leur sublimé élévation elles attirent à elles tout ce qui les en* virorme*
Ilifest pas si facile g(ï*ori pense de renoncer à la Vertu. Elle tournant* long-temps ceuw quM^abanctannent , : ef *es charmes qabforitl : «tiéâicies des aîrfef r purée , font le premier stïj^Hcé dur nffédianr, qui les *W «titflre^ n'en sait'» ( ittk plus jouir.
L'exercice des- VerW sdciàretf pbrtè ^ afti fond de* cttors l'amour de l'humilité; » c'est en fatsafef le bien qu'oit devient" bon.
La* vertn est si nécessaire' à nof ' timutt , que qûbrfd on a une fois abandonné la véritable , oà s'en tait ensuite tweàta mode, c t Voit y tient pms For-
Di
40 Lbs Pensées- *'
tentent , peut-être , parce qu'elle est de notre choix.
Si les sacrifices à la Vertu coûtent souvent à faire , il est toujours doux de les avoir faits , et Ton n'a jamais vu personne se repentir d'un bonne action.
Une ame une fois corrompue Test pour toujours, et ne revient plus au bien d'elle-mÇme : à moins que quelque, révolution subite , quelque brusque changement de fortune et de situation ne change tout- à- coup ses rapports , et par un violent ébranlement ne l'aide à retrouver une bonne assiette. Toutes ses habitudes- étant rompues , et toutes ses passions modifiées ., dans ce bouleversement général , on reprend quelquefois' son caractère primitif, et l'op devient comme un nouvel être sorti récemment * des-mai^s de la, nature. Alors le souvenir de sa précédente bassesse , peut servir de-f>réservatif,ccume une rechute» Hier on éroit abjat ef fo*ble * aHJeurôhtti l'on, est fort efc imaginaire. Ea Se contemplant de si près dans deux états si diffé* rens , on en sent roi eu le prix de celui où Ton est rémonté , et l'on en devient plus attentif à s'y soutenir. ■ , .
La jouissance 4f. JiiVwu est toute*
DE J. J, RprlJSSE^U. 4\
intérieure et ne, s'apperçoit que par celu^ qui la sent : mais tous les avantages à\\ vice frappent les yeux d'autrui j et il n'y a -que celui qui les a qui sache ce qu\ls lui coûtent. C'est peut-être là la .clef dus fa.ux jugemens des hommes sur .les avantages du vice et sur ceux de la Vertu. .
Jl n'y a que des âmes de feu qui sa* chent combattre et vaiacre. , To,us le»
grands efforts y toutes les actions sublimes sont leur ouvrage y la froide raison, n'a jamais rien fait, d'illustre ,~et l'on ne triomphe des passions qu'en les opposant l'une à l'autre* Quand celle de la vertu vient à s'élever : : elle domine seule et tient tout en équilibre : voilà comme se forme le vrai sage, qui n'est pas plus qu'un autre à l'abri des passions :, mais qui seul sait les vaincre par . elles-mêmes » comme un Pilote fajt route par les mauvais vents.
La Vertu est un état de guerre, y e$ pour y vivre on a toujours quelque combat à rendre contre soi;
Si la vie est courte pour le plaisir »
qu'elle est longue pour la Vertu ! il faut être incessamment sur &ts gardes. L'instant de jouir passe et ne revient pjus ;
** Les P'ï'às^ti 1
«eluï de mal faire passe' et irèvrenf Sarif * tesse : on s'oublie un moulent , erl'bit 1 est perdu.
La fausse honte et la crainte dubîâme inspirent plus de mauvaises- action** que de bonnes; mais la Vertu' ne 'sait* irougir que drte qui est mali
L'homme de bien porte avec plaisir I é doux fardeau d'une vie ùtHe à ses semblables : il sent ce qae la vaine sagesse/ des méchans n*a jamais pu croire ; qu'iP est un bonheur réservé àks ce monde an* seuls amis de la Vertu.
* Il vaut mieux déroger à la noblesse 1 qu f à la Vertu * et la femme d'un char-* bonnief est pins respectable qUeia maî-' tresse d^un Prince;
On a dit qu'il n'y avoif point de héros* îpbur son valet-de-chambre , cela peut* itre ; mais l'homme juste a l'estime de- Son valet , ce qui montre assez , que 4 l'héroïsme n'a qu'une vaine apparence , tt qull n'ya rien de solidé'que la Vertu*
ëharme inconcevable- de la beauté quB he périt point ! Ce ne sonr point les vr- 4 teieux au faîte de* homteurs , dans le sein des plaisirs i qui font envie , ce sont les* Vertueux infortuné* , et l'on Sent -au fond* $&%$% «oèur la- Kkcitf réelle que- cétt*
Wteft*? leurs tti8iaL*pp*totiù €c 'séflti*' memeftt eônknûfl à tout les<himinWy #t sauvent iri#tfie> en àtfti l 4fat*J CW «yvinrodrfM* que chacun ^e j nous 1 porté 1 *fetf hii,< nWS enckatft* ttialgtt que' nôui» e»a*t>tfs^ sitôfcquê la pawkWhdtfs^tr^ 1 merd* 1* voir * nott* lui vôôHtori* riiMkM bto*> f etf *M*>ltft fhechfftrëtfe* tionim<es> pouvoit être un autre que lui-mêine \ iB voudrait être un honune 4e bien* ' Les vertus privées sont souvent d'autant, glus sublimes. qifellês^; rfa*plîeat point à l'approbation d'autrui , mais seulement au bon-iétnoighage de soi-même) et la conscience de juste lui tient lieu ièïîùWtigefèé PUniveri
LamUîtë eft la*crtune Ait Sage , et s! n^eir à point sans- vertu. 4
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S-QNNBUR.
\/in ^etfft distingue? dans ce qtr*on ap* pelle 1 Kfcnneifr , cUttf qtti se tire de Po*> pitiiorf i>aWUlùë% et celui qui dérive de restfttt* dé' sflfcrtfcaè* Lr'prefafcr consisté eti vâîris préjugés piùs! mobiles qifùrtïé' onde agitée -, le second a sa base *H# les' vérité* éternelles té là morale
44 h Et PE K SU 1 S. -
L'honneur du. monde peut êîre.a^nta- -geux^à la fortune, mais il ne .pénètre, point dans l'atne , et n'influe m f ien su* le vrai bonheup. L'Honneur véritable au contraire $nfetm ^es^ence ; , parce, qu'on ne .trouve qu'en lui ce sentimentpermanente satisfaction , intérieur* ,.
qui seul peut cendre heureux un êttre/ pensante, O . , ^