ET U D E
\JUand on a une fois l'entendement ouvert par l'habitude de réfléchir , il Vaut toujours mieux trouver de soi-même fes choses qu'on trouve mit dans les hV Vres: c'est le vrai secret il eles.bien mouler â sa tête et de se les approprier.
La grande erreur de ceux qui étudient , est de se fier trop à leurs livres et dé ne pas tirer assez de leur fond 9 sans songer que, de tous les sophistes.»
notre propre raison est presque toujours, celui qui nous abuse le moins. Sitôt qu'on veut rentrer en soi-même , chacun sent ce qui est bien , chacun discerne ce qui est beau ; nous n'avons pas besoin qu'on nous apprenne à connoître ni l'un ni l'autre , et l'on ne s'en impose là-des* eus » qu'autant qu'on s'en veut imposer*
- m de J. J. Rousseau, ii$ *™* les exemples du très-bon et dti très-beau sont plus rares et moins con-
* nus, U ] ej faut aller chercher loin de nous, La vanité , mesurant les force* oe la nature sur notre foiblesse > nous »it regarder comme chimériques les qualités que nous ne sentons pas en nousmêmes ; la paresse et le vice s'appuienr *w cette prétendue impossibilité , et ce qu'on ne voit pas tous les jours , l'hom-
' me foible prétend qu'on ne le voit )amais. C'est cette erreur qu'il faut dé-
* traire. Ce sont ces grands objets qu'il faut s'accoutumer a sentir et à voir , afin de s*ôter tout prétexte de ne les pas imiter. I/ame s'élève ; le cœur s'enflamme a la contemplation de ces divins modèles ; h force de les considérer , on cherche à leur devenir semblable , et Ton se souffre plus rien de médiocre sans un dégoût morteL