‹ Les pensées de Mme de WarensChapitre 35 sur 37 · ASSOCIATION · texte numérisé non relu

ASSOCIATION

passée par les nobles dame Françoise- Louise- Eléonore de Warens de La Tour et Sieur Jean-Guillaume Sautier de La Balme, seigneur de La Fournache, en faveur de spectable Estienne 'Boittier Avrillon, avocat au sénat, bourgeois, natif de Turin, habitant à Annessy.

Du 10 juin IJ48.

L'an mil sept cent quarante huit et le dix du mois de juin, à cinq heures après midy, dans la maison d'habitation de dame Françoise - Louise - Eléonore de Warens de La Tour, fille de feu noble Jean-Baptiste de La Tour, native du pays de Yaud, canton de Berne, en Suisse, située en la grande rue de S1 Léger de la présente ville de Chambéry, se sont pardevant moi notaire collégié soussigné, et en présence des témoins ci-après nommés, personnellement établis et constitués ladite dame de Warens de La Tour, et noble Jean-Guillaume, fils de feu noble Antoine-Balthazard Saultier de

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La Balme, seigneur de La Fournache, chambellan et capitaine au service de Son Altesse Electorale de Bavière, originaire de la ville de La Roche, résidant présentement à S1 Jean-de-Maurienne, lesquels, ensuite de l'acquisition par eux faite du seigneur marquis de La Roche, par acte du vingt-quatre octobre dernier, reçu et signé par Mre Decours, notaire, soit de Mre Pierre-François Millieret, procureur d iceluy, par procure du douze novembre mil sept cent-quarante deux, Capel, notaire de la ville de Turin ; et de la ratification dudit contrat par illustre seigneur Messire Charles Gaspard-Bernard de Granery, marquis de La Roche, passés en faveur desdits nobles constituants ; acte reçu le dix novembre, année dernière, par Mre Durando, notaire de Turin, des fabriques amplement spécifiées audit contrat d'acquis, et ne pouvant les mettre en état de travailler, pour en retirer un profit, sans établir une Compagnie qui fournisse aux avances en argent qu'il faut à ce sujet, attendu

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qu'ils en ont fait, de leur côté, tant pour l'acquisition desdites fabriques, à forme dudit contrat, que pour les découvertes et travaux qu'ils ont fait faire par euxmêmes, lesquels la dite Compagnie trouvera faits ; et ne pouvant les continuer sans icelle ; de telle manière qu'ayant résolu de diviser en vingt portions le produit du profit desdites fabriques, toutes dépenses prélevées, économiquement faites par ladite Compagnie; dont dix desdites portions resteront pour le compte desdits nobles constituants, et c'est pour le9 frais tant de ladite acquisition que autres dépenses, lesquelles seront prélevées avant toutes allocations de profits du produit desdites fabriques ; et les dix autres portions restantes seront prises et payées par ladite Compagnie, dans le courant du présent mois, sur le pied de trois mille livres chacune desdites portions ; laquelle dite somme sera délivrée entre les mains d'une personne receante (sic dans deux exemplaires, aux Archives départementales) et solvable, qui s'en chargera, sous

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l'honoraire qui sera arbitré ; et ladite Compagnie entrera en part au profit desdites fabriques, à proportion desdites portions, dont elle jouira pendant l'espace de quarante ans ; à l'échéance desquels il sera loisible à ladite Compagnie, de retirer la somme qu'elle aura avancée, ou de continuer, au gré cependant desdits nobles constituants qui feront jouir ladite Compagnie, pendant le susdit temps, des mêmes droits, privilèges, prérogatives et autres choses portées par ledit contrat d'acquis, à peine de tous dépens, dommages et intérests, à l'obligation et constitution de tous leurs biens présents et futurs, sous la clause solidaire, avec renonciation au bénéfice d'ordre et de division. De laquelle proposition s'étant aperçu spectable Estienne Boittier Avrillion, avocat au sénat, natif bourgeois de Turin, habitant en la ville d'Annessy, il auroit prié lesdits nobles seigneur et dame constituants de lui accorder une desdites portions, moyennant le payement d'icelle, ce qui auroit été convenu ; et même de lui donner, à ses

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irais un extrait par moi vidimé, du susdit contrat d'acquis, ratification et autres titres y désignés. — Pourquoi ainsi est que, Tan, jour et heure que dessus, pardevant moi dit notaire et témoins, se sont en personne établis et constitués les susdits dame de Warens et seigneur de La Fournache, qui, de leur gré, pour eux et les leurs, sous la même clause solidaire que dessus, ont admis, ainsi que par le présent acte ils admettent ledit spectable Estienne Boittier Avrillion, fils de feu sieur honoré Boittier, ici présent et acceptant pour lui et les siens, à jouir d'une desdites dix portions, aux mêmes conditions que ci-devant, moïennant qu'il a promis, ainsi que par le présent il promet de payer la somme de trois mille livres, entre les mains de ladite personne qui sera commise et députée par lesdits nobles dame et seigneur constituants ; scavoir, dans quinze jours dès cejourdhuy, celle de quinze cents livres, et le surplus qui est les quinze cents livres restantes, dans le courant du présent mois, à peine de tous

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dépens, dommages et intérests, à l'obligation et constitution de tous ses biens, présents et à venir, sous toutes autres dues promissions, stipulations, acceptations, voulant lesdites parties que la narration du présent ne fasse qu'un seul et même corps avec la dispositive, aux mêmes peines, obligations et constitutions que dessus. — Fait et prononcé au dit lieu de Chambéry, en présence du sieur Jean- Samuel-Rodolphe Wintzenried de Courtilles, natif de Courtilles, canton de Berne, pays de Vaud en Suisse, habitant en la présente ville, et d'honorable Jean- Baptiste David, natif de la comté de Bourgogne, paroisse de Chenellay, aussi présentement de séjour en ladite présente ville, témoins requis ; lequel David n'a sçu signer, de ce enquis ; ayant, l'autre témoin avec lesdites parties, signé sur la minutte. Et moi dit notaire soussigné, collégié, de ce recevoir requis, ai le présent expédié, en faveur dudit sieur Sauttier de La Balme, seigneur de La Fournache, après avoir été insinué au bureau du ta-

bellion de ladite ville de Chambéry, au feuillet 409 du second livre de la courante année, et payé trois livres dix sols, pour les droits d'iceluy, à forme du reçu mis en marge de ma dite minutte, le 1 1 juin 1748; signé par le sieur Arminjon, secrétaire insinuateur.

signé : Lyonnas — La minutte est du N° 200.

Quelques jours après, un autre personnage, françois Mansord, de Grenoble, imitait l'exemple de Boittier Avrillon et faisait l'acquisition, aux mêmes conditions que ce dernier, d'une action de la Compagnie créée par Mme de Warens pour l'exploitation des mines de la haute Maurienne.

(( L'an mille sept cent quarente huit et le septième jour du mois de juillet, avant midy, à S1 Jean de Maurienne, dans la maison de Guillaume de La Balme, située à la rue de Bonrieux, pardevant moy notaire royal collégié soussigné et en présence des témoins cy-aprcs nommés,

VINTZENRIED ET .Mme DE WARENS ICI

s'est personnellement étably et constitué ledit noble Guillaume, fils à feu noble Antoine Balthazard Sautier deLaBalme, seigneur de La Fournache, capitaine dans le régiment du prince électoral de Bavière, natif de la ville de La Roche, résident présentement en cette ville, lequel, de gré et ensuite de l'acquisition par luy faite conjointement avec la dame de Warens de La Tour, du seigneur marquis de La Roche, par acte du vingt quatre octobre dernier, Descour notaire, et de la ratification faitte d'iceluy par acte du 10 novembre dernier, Durando notaire, des fabriques emplement désignés par les dits actes, admis et associés, aînsy que par le présent il admet et associe, pour laditte fabrique, noble François fils à feu noble hyacinthe Mansor, officier dans le régiment dragon de France, au service d'Espagne, natif de la ville de Grenoble, à présent de résidance en la présante cité, présent et acceptant ; et c'est pour jouir d'une des vingt portions desdittes fabriques ; le tout conformément au contract de

société passé entre ledit noble Guillaume de La Balme, laditte dame de Warens de La Tour et spectable Etienne Bottiez Avrillion, avocat au sénat, habitant à Annecy, en datte du dixième juin dernier, Lyonnaz notaire. C'est sous les mêmes termes, conditions, promesses, réserves et abstrictions et autres portés par ledit contract, signé Lyonnaz, auquel on se rapporte pour le tout à cet effet ; promettant, ledit noble Guillaume de La Balme de faire avouer, approuver par laditte dame de Warens, en faveur dudit noble François Mansor le contenu au présent, suivant sa forme et teneur, de même aussy que par les autres associés; et s'en fait, ledit seigneur de La Balme, moyenant la promesse que fait ledit noble François Mansor de payer la somme de trois mille livres entre les mains de la personne qui sera commise et député par ledit noble de La Balme et dame de Warens de La Tour: — Scavoir, quinze cent livres dans quinze jours, et le surplus qui sont mille et cinq cent livres, dans le courant du présent

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mois, le tout à peine respective de touts dépends dômages et intérêts, sous l'obligation respective de leurs biens présents et à venir, qu'ils se constitutent à ces fins tenir, avec promesse que fait ledit seigneur de La Balme de faire expédier audit noble François Mansor, un double du contract d'acquis, ratiffication, comm'aussy un extrait du contract d'association passé par laditte dame de Warens et ledit noble de La Balme en faveur de spectable Etienne Boittier Avrillion, le dixième juin dernier, receu et signé par ledit Me Lyonnaz.

notaire tous signés par extrait par moy notaire soussigné, aux fraix et dépends dudit noble François Mansor, de quoy acte requis octroyé. Fait et prononcé en présence d'honorable Mathieu feu Thomas Casse, natif et habitant de la paroisse d'Orelle et de Claude feu Antoine Poingt; natif et habitant de la paroisse de Fontcouverte, témoins requis, tous lesquels susnommés ont signé sur la minute, et moy Jean-Baptiste Buttard, notaire collégié soussigné, requis de recevoir la

présente, contenant deux pages deux tiers sur ma minute, insinuée aux feuillets 55 et 56 d'icelle, sur laquelle j'ay copié le présent que j'ay signé et en suite expédié audit noble François Mansord, après cependant l'avoir insinué au tabellion de S* Jean de Maurienne, au feuillet 409 du livre de l'année courante, payé le droit, à forme du receu du sieur Gravier, secrétaire insinuateur, mis en marge de ma minutte, en datte du 25 du courant, signé au bas : Gravier. Contenant, la présente expédition, trois pages; laquelle étant conforme à l'original, ay signé Buttard sur l'original Mansord quoique d'autre main soit escrit.

Signé de Courtilles, présent La Branche, présent

Goussel. »

Le 25 juillet de la même année, Mmc de Warens, approuvait le contrat du 7 par l'acte ci-dessous, qui, faisant suite au précédent, ne porte aucune signature ;

u L'an mille sept cent quarente huit et le

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vingt-cinq du mois de juillet, à S* Jean de Maurienne, je soussigné dame Françoise Louise Eléonore de Warens de La Tour, en suite de l'acquisition que j'ay fait, conjointement avec noble Guillaume Sautier de La Balme, seigneur de La Fournache, du seigneur marquis de La Roche, par acte du vingt quatre octobre dernier, Descour notaire, et de la rattification faite d'iceluy par acte du dixième novembre dernier, Durando notaire, des fabriques amplement désignés dans lesdits contracts, et informé que je suis aussy de l'acte portant association qu'at passe ledit noble Guillaume de La Balme à noble François Mansor, officier dans le régiment dragon de France au service d'Espagne, par acte du septième du courant, receu par M** Buttard, notaire, duquel j'en ai fait la lecture de mot à mot ; et l'ayant trouvé conforme à mes intentions, ay iceluy avoué, confirmé et approuvé suivant sa forme et teneur ; et par même moyen ay admis, ainsi que par les présentes j'admets et associe pour ladite fabrique, noble Fran-

çois fils de feu noble hyacinthe Mansor, officier dans le régiment dragon de France au service d'Espagne, natif de la ville de Grenoble, résidant présentement en cette ville, présent et acceptant ; et c'est pour jouir d'une des vingt portions desdites fabriques, conformèrent au contract de société passé entre ledit noble de La Balme, moy soussigné et spectable Boittier Avrillon, avocat au sénat, habitant à Annessy, en datte du dixième juin dernier, receu par Mre Lyonnaz notaire ; et c'est sous les mêmes termes, conditions, promesses, réserves et abstrictions et autres, portés par ledit contract signé Lyonnaz, auquel on se raporte pour le tout, à cet effet, promettant aussy de faire avouer par les autres associés, tout le contenu porté dans les actes cydevant désignés ; et ay fait moyenant que ledit Mansor satisfasse aux engagements qu'il a pris dans l'acte receu par Me Buttard, qui est de payer la somme de trois mille livres, dans le terme y désigné, ce que je noble François Mansor ay promis effectuer. —

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Et de tout cy-dessus, nous soussignés sommes demeurés d'accord et avons promis d'observer le contenu au présent, chacun en ce qui nous concerne, à peine respective de tous dépends, dômages et intérêts, sous l'obligation de nos biens présents et avenirs avec la clause de constitut. Bien entendu qu'il sera facultatif à l'un de nous de faire insinuer les présentes au bureau du tabellion de S1 Jean de Maurienne, quand bon luy semblera, pour plus grande validités d'icelle, souhaittant, à ces fins que les présentes ayent autant de force que si s'etoit un contract receu par notaire. — Et avons signé à double, à S* Jean de Maurienne. » —

Enfin, françois Mansord ayant passé un contrat de mis en lieu et place avec Saultier de LaBalme, le 4 novembre 1748, pour l'acquisition des fabriques du marquis de La Roche, vendait, le 3 février 1750, l'action qu'il avait acquise :

(( Je soussigné, en présence des témoins cybas nommés, déclare que les deux cop-

pies cydevant énoncées au présent sont conformes aux originaux qui sont restés entre mes mains, à Mmc la baronne de Warens de La Tour qu'en suite du contract de mis en lieu et place que j'ay passé avec Mr de La Balme de La Fournache, du quatre novembre mille sept cent quarente huict pour l'acquisition des fabriques du seigneur marquis de La Roche, j'ai consenti en faveur de la Compagnie, à la vente d'une action que j'avois acquis antérieurement audit de mis en lieu et place, dudit Monsieur de La Balme de La Fournache, par contract du septième juillet mille sept cent quarente huict, receu par Mc Buttard notaire, ensuite rattifié par ladite baronne de Warens de La Tour, par conventions de main privée, le vingt-cinq juillet de la même année Ayant été remboursé du prix d'icelle par celuy en faveur de qui nous avons disposé de ladicte action réglé au vintieme, avec promesse que je fais de ne jamais me prévaloir contre ladite dame ny contre la Compagnie, du contenu au susdit contract d'acquis du sept juillet

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mille sept cent quarente huict et de la susditte ratification du vingt cinq juillet de la même année ; me réservant néanmoins contre ledit Monsieur de La Balme tous les droits, dépends, dommages, intérêts.

en cas d'inobservance par ledit Monsieur de La Balme, au contrat de mis en lieu et place que j'ay passé avec luy pour sa portion de l'acquisition des fabriques, privilèges y énoncés plus amplement, du quatre novembre mille sept cent quarente huict.

En foy de quoy j'ai signé le présent, à Chambéry, le troisième février mille sept cent cinquante.

signé : Mansord, quoique d'autre main soit escrit.

de Courtilles, présent.

La Branche, présent.

Goussel, présent. »

Mais Boittier Avrillon, n'ayant pas effectué le versement obligatoire du montant de sa part d'actionnaire, donnait, le 10 mars 1749, à Annecy, procuration pour consentir, en son nom, à sa radiation de de la société :

(( L'an mil sept cent quarante neuf et le dix du mois de mars, à . . . heures après midy, dans l'étude de Je notaire collègié, soussigné, située au palais de l'Isle de la présente ville d'Annessy, s'est, pardevant moi dit notaire, et en présence des témoins ci-après nommés, en personne établi et constitué spectable Estienne Boittier Avrillion, fils de feu sieur honoré Boittier, bourgeois natif de la ville de Turin, habitant en ladite présente ville, avocat au sénat, lequel, de son gré, fait et constitue pour son procureur Me Girerd, l'un des sieurs conseillers, bourgeois et habitant de la ville de Chambéry, procureur au sénat de Savoye, absent, moi dit notaire, pour lui stipulant, acceptant et recevant ; et c'est pour et au nom dudit spectable Boittier Avrillion, constituant, se présenter et comparoir au bureau du consulat de Savoye, en exécution de l'assignation précipitée, portée par exploit de cejourdhuy, signé Eminet, ensuite de la requête présentée à M. le Juge du Consulat le cinq du courant, par dame Françoise-Louise-

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Eléonore de Warens de La Tour, habitante à Chambéry, et le sieur François Mansord, habitant à Grenoble, en sa prétendue qualité de droit aïant de noble Jean Guillaume Sauttier de La Balme, seigneur de La Fornache, demandeurs, aux fins que ledit sieur constituant aie à compter la somme de trois mille livres, à forme du contrat passé entre ladite dame de AYarens, ledit seigneur de La Fornache et ledit sieur constituant, le dix juin dernier, acte reçu par je dit notaire, ou de se départir de la société par lui contractée par icelui ; et attendu que ledit département parait faire plus plaisir aux dite dame de Warens et Mansord, pour associer au lieu et place d'icelui, tout autre, et pour les contenter, ledit sieur constituant donne pouvoir audit M" Girerd et à ses substitués, de déclarer, au nom d'icelui, ainsi qu'il fait par le présent en jugement, qu'il se départ de toute société par lui contractée par ledit acte du dix juin dernier, purement et simplement: consentant qu'ils associent, au nom et place d'ice-

lui, qui bon leur semblera, et au besoin, de requérir acte de cette déclaration, en donnant encore pouvoir audit Me Girerd de constituer et substituer autres procureurs que bon lui semblera, en sa place ; élisant, à ces fins, domicile en la personne d'icelui et en celle de ses substitués, à forme du stile, et en approuvant, ledit sieur constituant, dès ores comme pour lors, tout ce qui sera fait à ce sujet par son dit procureur constitué et par les substitués d'icelui, tous lesquels il promet relever de toutes charges, à peine de tous dams. — Fait et prononcé audit lieu d'Annessy, en présence des honorables Michel héritier, de la paroisse de Villy le Pelloux, et de Claude Pécour, de celle de S1 Martin, témoins requis qui n'ont seu signer, de ce enquis, aïant, ledit sieur constituant, après signé.

signé : Boittier Avrillon, constituant

Et moi dit notaire collégié, soussigné, de ce recevoir requis, ai le présent expédié originellement audit sieur Boittier Avril-

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lion, constituant, contenant la page d'autre part, et ce que dessus en la présente. —

signé : Lyonnaz, notaire.

Registre signé : Rivoire, notaire Droit L. 83 »

Cet acte répondait à la requête adressée au Juge du Consulat de Chambéry, le 5 mars de la même année, par Mmc de Warens, requête dont la teneur, ci-dessous, est suivie d'une ordonnance du magistrat qui prononce, conformément à la demande de Sautier de La Balme et de son associée, la radiation de l'avocat Boittier Avrillon de la Compagnie créée pour exploiter les mines de la haute-Maurienne.

« A Monsieur le Juge du Consulat de Savoie

Supplie humblement dame Françoise- Louise Eléonore de Warens de La Tour, habitante de cette ville, et noble François Mansord, habitant à Grenoble, droit ayant de noble Jean Guillaume Sautier de La Balme, seigneur de La Fournache ;

Disant que par contrat du 10 juin de l'année dernière, reçu et signé par Mc Lionnaz, notaire, la dame consuppliante et ledit seigneur de La Fournache, acquéreurs des minières appartenantes au seigneur marquis de La Roche, en Maurienne, auroient projette d'établir une Compagnie, et de diviser en vingt portions le produit des fabriques qui seroient établies au sujet desdites minières, dont dix desdites portions resteroient pour le compte de ladite dame et dudit seigneur de La Fournache, et que les autres dix portions seroient païées dans le courant dudit mois, sur le pied de L. 3000 chacune, comme est plus amplement détaillé par ledit contrat. Ils auroient associé, pour une portion, spectable Etienne Boitier Avril- Ion, avocat au sénat, qui en conséquence auroit promis païer L. 3000, savoir, dans 15 jours, L. 1500, et le surplus dans le courant dudit mois, entre les mains de la personne qui seroit commise et députée par ladite dame et ledit seigneur. —

La Dame consuppliante a écrit plusieurs

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fois audit sieur avocat Avrillon, pour l'inviter de satisfaire à sa promesse, mais l'on voit entre autres par sa lettre du 18 octobre dernier, qu'il n'étoit point en état de trouver ladite somme, ni de pouvoir parconséquent espérer quelque droit dans ladite société ; mais pour éviter toute difficulté à l'avenir, les suppliants se voient obligés de recourir :

A ce qu'il vous plaise , Monsieur, Eu égard qu'il s'agit d'une société établie en fait de commerce de minières, la fabrication et vente de marchandises en dépendantes, tant en fer qu'autres métaux, Ordonner que ledit spectable Etienne Boitier Avrillon, avocat au sénat, habitant en la ville d'Annecy, comparoitra avec les suppliants, pardevant vous, au jour et heure qu'il vous plaira préfiger, pour venir déclarer s'il veut compter ladite somme de L. 3000, entre les mains du sieur Sébastien Grassy, insinuateur, de S1 Michel en Maurienne, caissier de la Compagnie, à quoi on veut bien encore l'admettre, moïennant que ladite somme

soit comptée dans le terme de cinq jours ; passés lesquels et à défaut de ce, la sudite association, pour regard dudit sieur Boitier, sera, sans autre et dès à présent comme pour lors déclarée résolue, et les suppliants, libres d'associer qui bon leur semblera, pour ladite portion, si mieux ce premier n'aime déclarer sans autre qu'il se départ de ladite société ; aux protestes de tous dépens, dommages et intérêts. Et sur ce, plaise pourvoir.

signé Demots, conseil.

Comparoitront les parties, au bureau du Consulat, le i3me du courant, à 10 heures du mattin, pour estre ouïes et réglées sommairement.

Fait à Chambéry, le 5 mars 1749.

Signé de Vidonne

L'an mil sept cent quarante neuf, et le dix du mois de mars, je sergent royal soussigné certifie qu'en exécution du décret cydessus, escrit, et à requeste de la dame et

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noble impétrants d iceluy, j'ay citté spectable Estienne Boittier Avrillon, avocat au sénat, habitant de la ville d'Annecy, pour comparoitre à Chambéry, au bureau du Consulat, le treize du courant, à dix heures du matin, pardevant qui est porté par ledit décret, pour les fins d'icelluy ; duquel, requeste et de mon présent exploit, je luy ay donné copie, parlant à sa personne trouvée dans son domicile dudit Annecy. Présents, Jacques Chappet et Bernard Escoffier ... — Reçu cinq sols. — signé : Eminet

Extrait des registres du Consulat de Savoye

Entre dame Françoise Louise-Eléonore de Warens de La Tour, habittant en cette ville, et noble François Mansord, habittant à Grenoble, droit aiant de noble Guillaume Sautier de La Balme, seigneur de La Fornache, demendeur ;

Et spectable Etienne Boittier Avrillon, avocat au sénat, habittant de la ville d'Annecy, deffendeur.

Pardevant nous, juge du consulat, at comparu ledit noble François Mansord, tant à son nom qu'à celluy de ladite dame de Warens de La Tour, son associée, lequel a produit leur requeste du cinquième du courant, plus le contract du dixième juin de l'année dernière, reçu et signé Lionnaz notaire, et les actes y énoncés et employés, et at conclud comme par sadite requeste.

Et d'autre part at comparu Me Gired, procureur au sénat, fondé de procuration à luy passée par ledit Boittier, le dix du courant, Lionnaz notaire ; lequel en ladite qualité et ensuite du pouvoir porté par ladite procuration, at déclaré et déclare que ledit sieur Boittier se départ purement et simplement de toute société par luy contractée avec dame Françoise Louise Eléonore de Warens de La Tour et noble Jean-Guillaume, fils de feu noble Antoine Balthazard Sautier de La Balme, seigneur de La Fornache, par ledit acte du dix juin année dernière, et quasi contracté avec noble François Mansord, l'un des demendeurs, mis en lieu et place dudit noble

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de La Balme, par contract du quattrième novembre de l'année dernière, reçu et signé Buttard, notaire de S1 Jean de Maurienne; lequel acte atetté produit par ledit noble Mansord ; ledit Mre Girerd, en sadite qualité et en vertu du pouvoir à luy donné, par la procuration par luy cy devant produite, déclarant en outre, qu'il consent que ladite dame baronne de Warens et noble Mansord associent qui bon leur semblerat au nom et place dudit Boittier Avrillon, et moïennant lesquels département et consentement susdit, ledit Mr* Girerd prétend que ledit Boittier Avrillon n'est tenu à aucun frais et dépens, et sauf aux demendeurs de se prévalloir desdites offres et déclarations, en consentant que ladite procuration soit enregistrée par le secrétaire du consulat et qu'ils en tirent une expédition.

Et ce que dessus, par nous Juge susdit, vu, lu, entendu et diligemment examiné et considéré; ledit noble Mansord, tant à son nom que de ladite dame son associée, aïant accepté la déclaration de partement

et consentement, faite par ledit Mre Girerd en sadite qualité ; aïant requis de plus luy être remise ladite procuration en original, et qu'il leur fut permis de la faire insinuer, pour plus de validité d'icelle, il nous at paru qu'il estoit fondé en ladite réquisition ; et par ce et suivant les plus amples réquisitions dudit noble Mansord :

Nous avons dit et déclaré que le susdit contract du dixième juin de l'année dernière, reçu et signé Liannez notaire, est résolu, et les demendeurs libres d'associer qui bon leur semblerat, pour la portion dudit Boitier ; et de plus avons dit et ordonné que la susdite procuration du dixième du courant, Lionnaz notaire, serat enregistrée par le greffier du consulat, et ensuite telle qu'elle est originellement expédiée, remise auxdits nobles demendeurs qui pourront, si bon leur semble, la faire insinuer dans le bureau même de la présente ville de Chambéry.

Fait à Chambéry, au consulat, ce treize mars mil sept cent quarante neuf, signé sur le registre, par le seigneur baron

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de Vidonne, juge, qui at mis : Droits, gratis.

Collationné — Registre et labeur, i l 5S — signé : Rivoire, notaire »

Pour créer des ressources à la Compagnie, Mme de Warens n'était pas femme à négliger le concours de ses amis. Elle en avait un, dont Rousseau parle au livre V de ses Confessions ; Jean Jacques l'avait connu dans un de ses voyages, à Lyon, au cours de l'idylle des Charmettes. Au livre VII, il l'appelle le noble et généreux Perrichon ; ce brave homme avait défrayé Rousseau de sa place à la diligence, en 1741, quand le citoyen de Genève quitta Lyon pour se rendre à Paris. A la date du 4 novembre 1749, le dossier des Archives départementales de la Savoie, — dont sont extraits tous les documents tirés de ce chapitre, — contient le brouillon d'une bien curieuse lettre, qui parait être de l'écriture de Mme de Warens, adressée à M. Perrichon. Elle lui annonce que M. de Courtilles va se rendre auprès de lui, avec le maître

fondeur, pour lui soumettre l'état présent des choses ainsi que des échantillons du minerai qu'ils ont pu extraire. Elle lui demande la continuation de sa protection et lui signale le vide de la caisse de la Compagnie :

Monsieur et très honoré Protecteur

Jay engagé Mr Moiroux de passer par Lyon avant de ce rendre à la Cotte S1 André, afin qu'il ne fit aucune démarche que suivant les déterminations que vous aurez la bontés de luy doner. Je layprié de vous rendre un comte véridique de ce qu'il a veu de nos afaire. — M. de Courtilles auras aucy lavantage avec notre Maitre fondeur de vous rendre compte de l'état présent des choses. Vous vairez les épreuve de nos filons, c'est à dire de ceux qu'il ont eu le tens de vérifier cette campagnes. La vivassités des bise et du gevry glassé qu'il y a déjà dens nos montagne en rend pour cest année les promenade impraticable. Je comte qu'il y en a sufizentment de quoi bien s'ocupcr tout ces hiver et

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pour des ciecles entiers à ce qu'il ont veu et vérifié sur les lieux et dont ils ont fait les épreuve, pour qu'il ne reste aucune insertitude ayes la bonté Monsieur et bien cher Protecteur de continuer votre protection et vos bontés à une Compagnie qui ne peut plus rien sans vous mais qui étant soutenues comme elle devroit l'êtres, vous donneras toutes sorte de satisfactions ; jespaire que vous aurez la bonté de porter une atentions sérieuse à l'état présent de notre caisse qui étant entièrement dépourvue de fonds, ne cadre pas avec les matières avantageuse que nous avons en main.

Jay lhonneur d'être avec autent de dévouement que de parfaitte reconoissance et de profond respect

A M Perrichon ce 4eme 9bre 1749

Cependant Wintzenried ne paraît pas avoir réussi dans sa mission, car, à la date du 24 janvier 1750, le même dossier livre à l'histoire le brouillon d'une autre lettre attribuée à Mme de Warens, adressée à

Perrichon. par laquelle la baronne s'excuse de n'avoir pas encore pu lui fournir des preuves suffisantes de la solidité et de l'avantage de ses entreprises et notamment de sa fabrique de poterie en fer.

Monsieur et bien cher Protecteur

Jay reseu les deux chère votre par le même ordinaire. Cy ces Messieurs n'ont pas eu l'honeur de vous rendre comte en particulliers des informations prise à Grenoble, c'est pour ne pas vous fatiguer par des lètres y nutiles atendu que leur recherche jusques à présent ne sont pas sufisente ; pour n'avoir rien à nous reprocher jay encore chargé le sieur Labranche qui est retourné dans sa montagne de vérifier autant qu'il luy cera possible ce qui concerne laconduitte du sieur Matieu. Il m'a promit de m'en aviser par letres ou de revenir plustôt exprès ici même, à la fin de carnaval cy juge que la chose le demende, et après avoir conférez ensembles de ce que nous pourons savoir les uns et les autres jauray lhoneur de

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vous rendre comte de tout ce qui ce sera passé.

Il est surprenant que Ion vous aie cy mal instruit au sujet de notre poterie. Il est vray que nous sommes obligé de faire venir de dehorune parties des matière dont nous servont jusqu'à ce que nous ayons fait nous même une première coulée mais bien loin que nous soyons en perte sur cest article jofre de démontrer quand on voudras que dans tous les tens y cera de notre avantage de continuer à joindre ces matières étrangères aux notre propres, pour pouvoir tirer un bénéfice plus solide sur les ouvrage, a tendu qu'étant par la de meilleur calités ils aurons aucy un débit plus sertin

Soie persuadé Monsieur et bien cher Protecteur que je suis sure de ce que j avance et que vous ne me trouverez jamès dans aucune aucasions dire autre chose que la vérité atendu que je ne fait point de sistèmes en l'air et que je vait moi-même poseder ces dites matière avant que dans parler à personne et de la mètre

2l6 LE CHEVALIER DE COURTILLES

en pratique et sûrement notre fonderie dicy et un objets solide et qu'il faud soutenir et conserver présieusements.

Le sieur Darbon net en vérités pas sufizenments instruits sur ces parties pour pouvoire en dessider. Y faud luy faire à ce sujets commes on fait aux orfellin qui son soub tutelle, avoir soint de sa part sans luy en dire davantage pour le présent Cy prend une demy actions, nous vouspriont que se soit dens toute la générallités des afaires, ou rien du tout que la régie subalterne qu'on luy lesseras dens notre montagnes, sou les même apointements que cy devant ; seulement pour neuf année qui est le terme usités icy par les luix et qu'on peut renouveller de neuf en neuf année cy on est content du régisseur. Cy cela ne luy convient pas nous y supléeront par dautre qui ce présente qui coûterons qui coûterons peut être moins et qui ferons peut être encore mieu.

Voila Monsieur et bien cher Protecteur le vray des afaires. Vous en ferez tel usage que trouverez à propos. Je nay en tous cela

WINTZEXRIED ET .Mme DE WAREXS 2 17

rien plus à cœur que votre satisfactions.

Vous savés à quel point de dévouement

et de profond respect jay l'honeur d'être

Mr

Ce 24 jenvier 1750 — A M Perrichon

Puis, exactement à la même date, les Archives départementales de la Savoie possèdent un autre brouillon de lettre, attribué à Mme de Warens, trouvé chez un bouquiniste de Chambéry :

Mr Denervaux. — Ce 24 de 1750.

Nous avons Reseu bien conditione la veste de Mr monrond laserge blanche en soie pour Mr Goussels les dorures pour Mr Decourtilles et les balences et poix pour notre fondeur, nous atendons encore Lestocet bigorne, et nous vous prions de tenir comte de la généralités de vos envoix afin que nous vous remboursion le montent des premier fonds que tirerons de votre villes ce qui ne tardera pas corne savez, aux reste nous vous prions de ne pas menquer de tenir main pour faire

2l8 LE CHEVALIER DE COURTILLES

avancer le bocage provenent des fourneaux de Mad. Demollens, nous en sommes presse pour continuer notre travails qui vat fort bien grâce a dieu, en atendens de vos chère nouvelles nous vous ofrons tous mille salut et remersiements et jay l'honeur d'être comme je serey toute ma vie avec latachement le plus sinseire et la plus parfaitte considérations

Votre, etc.

Cependant Mmc de Warens réussissait, cette même année, de former une société, avec une demoiselle de Bellegarde des Marches, pour exploiter, dans la vallée d'Arache, une mine de houille très abondante, au-delà du village de Pernant, à l'extrémité d'un ravin très profond, formé par le nant de Planajoux.

Dans le même temps, comme l'indique le document ci-dessous, et malgré sa pénurie d'argent, la baronne envoyait un sieur Rouyer avec deux ouvriers faire l'ou-

VvTNTZENRIED ET Mme DE WÂRENS 2IQ.

vertu.re des travaux, dans ses mines de Valmeinier en Maurienne.

« Ce sammedy 25 julliet, j'ay receucinq cequin de notre roy, des mains de Madame la baronne de Warens de La Tour, pour aller en Maurienne avec deux ouvrier, pour faire l'établissement suivant mes convension. du filon de Verminier et Barbe Lounallie, de laquelle somme je rendraibon conte. — De plus jay receu une palliasse neuve et deux drap avec tous les outis pour faire le traval necessesaire dont je rendray compte du tout. — Fait à Chambéry, l'an et jour que dessus. —

signé Rouyer.

Ut supra

Laquelle somme cy dessus avec la valleur des houtils et meubles la dame a esté obligé d'emprunter pour fournir, à défaut des fonds de caisse que Ion luy devoit remette pour le soutien des traveaux.

Fait à Chambéry, ce 25 julliet 1750

signé : Rouyer. »

Le règlement et les ordres, donnés au conducteur des travaux d'exploitation, sont très curieux. Ce document ne porte pas de date, ni l'adresse du destinataire :

Instructions pour le Caporal mineur.

i° — Il donnera toutes les semaines la notte de la quantité de mineurs qu'il a dans la fosse où il est, du .Maréchal des manœuvres ce qu'il gagne chacun en les désignants tous par leurs nom.

Il fera vuider la fosse toutes les semaines et donnera aussy par poid ou par mesures la quantité de mines qui sera tirée dans la semaine Et cette feuille sera certiffiée par luy et la remettra au commis nommé par la Compagnie pour la recevoir.

2° — Il donnera aussy avis des outils par la quantité et qualité dont il y aura besoin dans la fosse pour que ledit commis les luy fournisses Et remettra audit Commis les vieux qui seront hors de service et fera un chargé de tout ce qui luy sera remis à ces fins.

WINTZENRIED ET Mme DE WAREXS 221

3° — Les mineurs doivent travailler dix heures par jour C'est à dire cinq le mattin et cinq l'après diné et aura soin que les tours de la nuit change pour que tous les mineurs soient content et qu'il n'y aye aucune préférance.

4° — A l'égard des payements tant du Caporal que des Mineurs on laissera toujours un mois en errière.

5° — Les mineurs doivent toujours se rendre au travail même les jours de fêtes et s'ils y manquent ils leurs sera retenu une livre au proffit de la Compagnie Et le Caporal donnera avis du tout par sa première feuille.

6° — S' ils y manque plusieurs fois de suitte on leur retiendra toujours endoublan.

7° — A l'égard de leurs payements de chaque mois il sera réglé suivant leurs capacités et savoir faire, et cela au bout d'un mois d'épreuve.

8° — Si quelque mineurs se trouve surpris à prendre et emporter de la mine dépendante de leur travail ils subiront tout de suitte la peine suivant la loy du Pays

et les deffenses faites à ce sujet par les Ordonnances Royales, à quoy le Caporal veillera et donnera tous ses soins.

9° — Si quelques mineurs tombe malade par sa faute soit par débauche, la Compagnie n'y entrera pour rien. Au contraire si quelque mineur tombe malade en bien servant la Compagnie le Caporal en donnera avis pour que la Compagnie en ave soin et le deffrayera de sa maladie.

io° — Si un Mineur s'en alloit sans rien dire, le caporal en donnera tout de suitte avis pour que l'on luy retienne un moys de ses gages à cause du retardement qu'il cause aux traveaux ne pouvant quitter sans avertir un mois d'avance et le Caporal deux mois, et cela à peine au caporal de payer le mois luy-même.

ii° — Le Caporal doit^ bien savoir la vocation d'un bon Mineur comme ètamper et surveiller aux dangers des traveaux, afin d'y remédier à temps, et doit s'occuper continuellement à la seureté et à l'avantage des traveaux qui luy sont confiés, ménager les chandelles ou huille, les

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charbons, les outils de toutes espèces dudit travail, en bon père de famille.

12° — S'il se trouve des Mineurs qui soit jureurs, carrillonneurs, mal embouché, pour les corriger le Caporal leur fera payer une amande de dix sols pour chaque fois qui sera répartie sur tous les autres, à la fin de la semaine.

13° — Quand à l'égard des manœuvres et décombreurs, il faut qu'ils travaillent toute la journée suivant ce qu'il seront convenu pour leur gage.

140 — Le Caporal exécutera tout ce que dessus et aura un double du contenu signé, et en signera un double qui restera entre les mains de la personne nommé, ou le commis qui résidera au Fourneau, et exécutera les ordres qu'il recevra de ses supérieurs qui résidera aux fabriques, et qui aura droit de Madame la baronne de Warens de la Tour, et Compagnie.

Dans le courant de la même année, la baronne veillait à son installation, au Reclus ; en effet, le dossier des Archives

départementales de la Savoie possède, à la date du 7 août 1750, deux comptes, l'un d'un maréchal-ferrant, l'autre d'un maçon :

Payé au maréchal nommé Catelin quinze fert pour la ferrure des cheveaux de la fabrique à huit sols par fert.

Monte six livres.

A Chambéryce 7 aoust 1750 bon pour 61

Liste soit Mémoire de l'ouvrage que Me Jean Claude Tardy at fait à la maison de la fabrique du faubourg du Reclus, par ordre du sieur Gousset.

Premièrement une journée pour avoir picqué la voûte au dessous de la forge L 1. 5.0

Plus cinq trous et pour les avoir plombés L o. 15. o

Plus seize toises de platrissage et blanchir en dehors de la maison, sur la

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