‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 102 sur 299 · A 119 — B 336 — C 288 — FAU 11. 343 — HAV xxv · texte numérisé non relu

A 119 — B 336 — C 288 — FAU 11. 343 — HAV xxv

— ' A1 était vu (mort, mais : en surcharge). - - A1 est caché (mort : en

surcharge). 3 FAU aucun miracle. .--- 4 A' rédemption. Jésus-Christ enseigne,

vivant, mort, enseveli, ressuscité.

308. A 1 iq — B 345 — C 29c) — FAU 11, 191 — HAV xv. i3 bis (§ 1) : et

xxv. i3g (1 2) — MOL 1, 188.

HAV en fait deux pensées, et soude le % 1 à la pensée 8/5. Il me semble qu'il n'\en a qu'une. Pascal veut prouver non seulement que les chrétiens ont été troublés dans leur ^èle alors que les Juifs ne l'étaient plus (preuve qu'ils avaient alors la vérité) mais encore qu'ils l'ont été bien davantage, puisqu'ils ont subi la persécution au lieu de la raillerie (preuve qu'ils avaient plus de vérité, c'est-à-dire la vérité réelle et non la vérité figurée).

Pourquoi Dieu a établi la prière, - i i° Pour communiquer à ses créatures la dignité de la causalité. 2° Pour nous apprendre de qui nous tenons la vertu. 3° Pour nous faire mériter les autres vertus par travail. — Mais 1, pour se conserver 2 la prééminence, il donne la prière à qui il lui plait.

2 Objection : « Mais on croira qu'on tient la prière de soi. » - Cela est absurde, car, puisque, ayant la foi, on ne peut pas avoir les vertus, comment aurait-on la foi ? Y a-t-il :! pas plus de distance de l'infidélité à la foi, que de la foi à la vertu ?

3 Mérite : ce mot est ambigu : « Meruit habere Redemptorem. » Office du Samedi-Saint.] « Meruit tam sacra membra tangere. »

^Office du Vendredi-Saint.] — « Digno tam sacra membra tangere. »

[Hym. Vexilla régis.] — « Non sum dignus » [Luc, vu, 6.] — « Qui

manducat indignus » [I Cor., xi, 29.] — « Dignus est4 acciperc »

Ai>oc., iv, 11.]—- « Dignare me. » [Office de la Sainte Vierge.

4 Dieu ne doit que suivant ses promesses. Il a promis d'accorder la justice aux prières Matth.. vu, 7 ; jamais il n'a promis les prières qu'aux « enfants de la promesse. » ^Rom., ix 8.

5 Saint Augustin a dit formellement que les forces seraient ôtées au juste5: mais c'est par hasard qu'il l'a dit : car il pouvait arriver que l'occasion de le dire ne s'offrît pas. Mais, ses principes font voir que, l'occasion s'en présentant, il était impossible qu'il ne le dit pas, ou qu'il dît rien de contraire. C'est donc plus d'être forcé à le dire, l'occasion s'en offrant que de l'avoir dit i;, l'occasion s'étant offerte : l'un étant de nécessité, l'autre de hasard. Mais les deux sont tout ce qu'on peut demander.

309. A [2i -- FAU ir, 383 (| [-4); et n, 38a (§ .v, - M AV \w. 55

(§ 1-2); et x\v, 55 bis ($4): et xxv, 1 97 (^ 5): — MOL a, 127 (§ r-4) ; et 11. 228 (§ 5). IIAV supprime le § 3, et sépare le % 4. FAU, HAV. MOL font du \ 5 une pensée à part. Pourtant, ce paragraphe se rattache bien aux autres. La justice est donnée à la prière, mais la prière rient de Dieu seul : en affirmant que les forces peuvent être ôtées au juste, saint Augustin confirme donc la théorie de la gratuité de la grâce exposée par Pascal dans les % précédents, et c'est pourquoi Pascal allègue ici son autorité.

— ' Addition en marge. MOL en fait le début de la pensée. ' l'Ai . IIAV

conserver la prière, Dieu donne. :! MOL y a-t-il plus. ' Le texte dit es.

■ FAU au péché. ' A1 l'avoir dit, l'un d'occasion offerte : en surcharge).

310. Divertissement» — Les hommes n'ayant pu guérir la mort, la misère, l'ignorance, ils 1 se sont avisés 2, pour se rendre heureux, de n'y point penser.

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