‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 138 sur 299 · A i93 — B 83 — C 109 — POR xvi, 4 — BOS II, xn · texte numérisé non relu

A i93 — B 83 — C 109 — POR xvi, 4 — BOS II, xn

FAU 11, 214 — HAV xix, 3 — MOL 11, 73.

— 1 A1 miracles, avant sa mort. : - A1 converties, ne voyant pas. :i FAU

ce temps-là.

424. A 195 — B 425 Ci 1-4) et 325 (| 5) — C 3gg — POR vu, 3 : et

xxvm. 68 — BOS II, m. 6: et II. xvn. 62 — FAU 11. 174 — HAV x. 8 (§ 1-4, : et xxiv, 5 2 (I 5) — MOL 1. 1 16 (§ 1-4) : et 11. 140 (§ 5).

HAV. MOL coupent ces lignes, qui se suivent, en deux pensées. Cependant le % 5 continue bien la même idée : c'est par l'automate et la coutume que la foi deviendra un sentiment, c'est-à-dire, une intuition immédiate.

— * A1 méconnaître : l'instrument = - A1 n'est pas la démonstration.

3 A1 démontrées. La coutume (les preuves l'esprit : en surcharge). 'A1 crues.

Qui a (elle incline pense : en surcharge). = ■' Note de Pascal en marge, supprimée par HAV et MOL.

qu'aux Turcs.) 3 Enfin, il faut avoir recours à elle quand une fois (; l'esprit a vu où est la vérité, afin de nous abreuver et nous teindre de cette créance, qui nous échappe à toute heure : car d'en avoir toujours les preuves présentes, c'est trop d'affaire. Il faut acquérir une créance plus facile, qui est celle de l'habitude, qui, sans violence, sans art. sans argument, nous fait croire les choses, et incline toutes nos puissances à cette croyance, en sorte que notre âme y tombe naturellement. 4 Quand on ne croit que par la force de la conviction, et que l'automate est incliné à croire le contraire, ce n'est pas assez. Il faut donc faire croire nos deux pièces : l'esprit 7, par les raisons, qu'il suffit d'avoir vues une fois en sa vie: et l'automate, par la coutume, et en ne lui permettant pas de s'incliner au contraire. « Inclina cor meum, Deus. » Ps. cxvm, 36.] 5 La raison agit avec lenteur, et avec tant de vues, sur tant de principes, lesquels il faut qu'ils soient toujours présents, qu'à toute heure elle s'assoupit et s'égare, manque d'avoir tous ses principes présents. Le sentiment n'agit pas ainsi : il agit en un instant, et toujours est prêt à agir. Il faut donc mettre notre foi dans le sentiment; autrement elle sera toujours vacillante.

Les parents craignent que l'amour naturel des enfants ne s'efface. Quelle est donc cette nature, sujette à être effacée ? La coutume est une x seconde nature, qui détruit la première '-. Mais qu'est-ce que nature? Pourquoi la coutume n'est-elle pas naturelle? J'ai grand '■'■ peur que cette nature ne soit elle-même qu'une première coutume, comme la coutume est une seconde nature.

Prophéties. — Les septante semaines de Daniel ix. 24] sont équi-

u A1 une fois au moins. 7 A' l'esprit par la démonstration.

425. — A i95 — B 47 — C 67 — POR xxv, i5 — BOS I. m. 19 — FAU 11. 1 3 2 — HAV nr, i3 -- MOL 1. 96.

HAV rattache à cette pensée la pensée 3ç8 qui est cependant A i63.

— ' HAV est donc une. ' FAU la première. Pourquoi la coutume.

3 FAU, HAV bien peur.

426. -A195 — B171— C 204 -- POR xv, 14 — BOS II, xi, 5 — FAU 11, 272 — HAV xviii. 22 — MOL 1, 202.

voques pour le terme du commencement 1, à cause des termes de la prophétie, et pour le terme de la fin, à cause des diversités des chronologistes ; mais toute cette différence ne va qu'à deux cents ans.

Contre le pyrrhonisme 1. —

i ...Cesl2 do7ic une chose étrange qu'on ne peut définir ces choses sans les obscurcir 3. Nous en parlons en toute sûreté.

[2] Nous supposons que tous 4 les conçoivent de même sorte: mais nous le supposons bien gratuitement, car nous n'en avons aucune preuve. Je vois bien qu'on applique ces mots dans les mômes occasions, et que. toutes les fois 5 que deux hommes voient un corps changer de place fi, ils expriment tous deux la vue de ce même objet par le même mot, en disant, l'un et l'autre, qu'il s'est mû : et ', de cette conformité d'application, on tire une puissante conjecture d'une conformité d'idées ; mais, cela n'est pas absolument convaincant 8, de la dernière conviction, quoiqu'il y ait bien à parier pour l'aflirmative, puisqu'on sait ° qu'on tire souvent les mêmes conséquences de 10 suppositions différentes. [3] Cela suffit pour embrouiller au moins la matière : non que cela éteigne absolument la clarté naturelle qui nous assure de ces choses u : les académiciens auraient gagé 12 ; mais cela la ternit, et trouble les dogmatistes — à la gloire de la cabale pyrrhonienne qui consiste 13 à cette ambiguïté

1 A1 commencement, et pour les diverses.

-427. - - A 197 (Le l 1 rayé. — En tête, en signe de renvoi, une circonférence avec deux diamètres en croix) — B 37 bis — C bj — POR xxxi, 5 — BOS II, vi. 2 1 — FAU 11, 1 07 — HAV m, 1 5 — MOL 1, 1 70.

— ' A1 Ordre. — — 2 Ce début rayé. = = :i FAU les obscurcir. Nous supposons.

4 B que tous les hommes. - "■ A1 toutes les fois qu'un corps e A1 place,

nous disons tous qu'il se remue. 7 A1 et cette conformité d'application fournit une

puissante. = = 8 A1 convaincant, puisqu'on sait (de la affirmative : en surcharge).

•'A1 on sait que par logique — A2 on voit que des choses vraies et fausses,

certainement différentes, se tirent souvent les mêmes conséquences. = "' FAU des. - u A1 de ces choses, mais cela la ternit (les académiciens gagé : en surcharge).

'- FAU, HAV, MOL gagné. B, C lisent avec raison gagé. Pour que les Académiciens eussent « gagné » si la clarté naturelle était « absolument » éteinte, il faudrait qu'ils fussent sceptiques\absolus. Or ils sont probabilistes. Le sens est donc : cela n'éteint pas absolument la clarté : il reste assez de lumière pour que les Académiciens gagent encore que cela est\au moins vraisemblable. - 1J B dans cette.

ambiguë, et dans une certaine u obscurité douteuse 1S dont nos doutes ne peuvent ôter toute la clarté, ni nos lumières naturelles en chasser toutes les ténèbres.

[i] Quand1 Epictète aurait vu parfaitement bien le chemin 2, il dit 3 aux hommes : « Vous en suivez un faux »; il montre que c'en est un autre, mais il n'y mène pas. C'est celui de vouloir ce que Dieu veut; Jésus-Christ seul y mène : « Via. veritas ». [Jean, xiv. 6.]

[2] Les vices de Zenon môme.

Point formaliste. — Quand saint Pierre et les apôtres délibèrent d'abolir la circoncision [Acr. apost., xv], où il s'agissait d'agir contre la loi de Dieu [Gen., xvn, m], ils ne consultent point les prophètes, mais simplement J la réception du Saint-Ksprit en la personne des incirconcis. Ils jugent plus sûr que Dieu approuve ceux qu'il remplit de son Ksprit, que non pas qu'il faille observer la Loi; ils savaient que la fin de la Loi n'était que le Saint-Esprit; et qu'ainsi, puisqu'on l'avait bien sans circoncision, elle n'était pas nécessaire.

Qu'il enseignerait aux hommes la voie parfaite Is.. 11. 3j. — Et

jamais il n'est venu, ni devant, ni après, aucun homme qui ait enseigné rien de divin approchant de cela.

14 A1 certain jour sombre. '"' A1 douteuse que nos lumières naturelles ne sauraient éclaircir à plein (dont nos doutes ni : en surcharge).

— Cf le traité De l'esprit géométrique.

428. — A 197 (| 1) — B 61 (| 1-2) — C 85 (§ 1-2) — FAU ri, 3 1 5 (5 1-2)

— HAV xxv, 43 (| 1) — MOL 11, 20 (| 1).

Le \ 2 ne se trouve que dans les copies. Il parait bien se rapporter à la pensée Zenon est stoïcien, et l'exemple de ses vices prouve que la doctrine stoïcienne ne montre pas le chemin de la vertu.

— ' C Philosophes]. — Quand. - A1 la lumière. :1 MOL il [eut] dit.

429. - - A 197 (d'une main étrangère. — En tète une petite croix) — B 180

— C 212 — POR xxviii, 10 — BOS II, xvn. K) — FAU 11. 370 — HAV xxiv, 14 - MOL 11. 126.

— ' A' mais simplement le miracle arrivé en.

430. A 197 — POR xv, 6 — BOS II, xi. 2 — FAU 11. 273 - HAV wiii. 10 — MOL 1, 206.

Prédictions» — [i] Qu'en1 la quatrième monarchie, avant la

destruction du second temple, avant que la domination des Juifs fut ôtéc. en la septantième semaine de Daniel, pendant la durée du second temple 2, les païens seraient instruits, et amenés à la connaissance du Dieu adoré par les Juifs: que ceux qui l'aiment seraient délivrés de leurs ennemis, remplis '! de sa crainte et de son amour. lDaniel, ix, 24 (?).]

[2] Et il est arrivé qu'en la quatrième monarchie, avant la destruction du second temple, etc., les païens en foule adorent Dieu et mènent une vie angélique, les filles4 consacrent à Dieu leur virginité et leur vie, les hommes renoncent à tous plaisirs. Ce que Platon n'a pu persuader à 5 quelque peu d'hommes choisis et si instruits, une force secrète le persuade à cent millions6 d'hommes ignorants, par la vertu de peu de paroles.

3] Les riches quittent leur bien, les enfants quittent la maison délicate de leurs pères pour aller dans l'austérité d'un désert, etc. ( Voyez Philon ji if "„

De la vie contemplative ). Qu'est-ce que tout cela? C'est ce s qui a été prédit si longtemps auparavant 9. Depuis deux mille années 10, aucun païen n'avait adoré le Dieu des Juifs; et, dans le temps prédit, la foule des païens adore cet unique Dieu. Les temples sont détruits, les rois mêmes se soumettent à la croix. Qu'est-ce que tout cela? C'est l'esprit de Dieu qui est u répandu sur la terre.

4 Nul 12 païen depuis Moïse jusqu'à Jésus-Christ, selon les rabbins mêmes. La foule des païens, après Jésus-Christ, croit en les livres de Moïse et en observe l'essence et l'esprit, et n'en rejette que l'inutile.

[1] Il faut n'aimer que Dieu et ne haïr que soi.

431, A 199 — B 1Ô9 — C 202 — POR xv, 5 — BOS II. xi, 2 —

FAU n, 276 — HAV xvni, 4 — MOL i, 2o3 (§ i-3) : et I, 207 (§ 4).

MOL fait une pensée détachée du \ 4, écrit en marge, et qui se rapporte bien

cependant au reste de la pensée.

— ' B : Il est prédit qu'en la quatrième. '-' A1 temple, il viendrait. -

'• FAU ennemis et remplis. — 4 A1 les vierges se consacrent - ■'• V aux hommes.

,; MOL lit milliers. - "' Cette référence, en surcharge. s A1 c'est l'esprit

de Dieu qui est arrivé faire : '' A1 auparavant. Le Saint-Esprit qui n'avait éclairé

aucun des païens depuis = '" FAU deux mille ans. -—-= ir A1 qui est venu. '- Ce

paragraphe, en marge.

•432. A Kj9 — B 182 — C 2 1 5 — Manquait dans POR; a été réunie

r2n Si le pied avait toujours ignoré qu'il appartînt au corps, et qu'il y eût un corps dont il dépendit, s'il n'avait eu que la connaissance et l'amour de soi, et qu'il vînt à connaître qu'il appartient à un corps duquel il dépend, quel regret, quelle confusion de sa vie passée, d'avoir été inutile au corps qui lui a influé la1 vie, qui l'eût anéanti s'il l'eût rejeté et séparé de soi, comme il se séparait de lui ! Quelles prières d'y être conservé ! et avec quelle soumission se laisserait-il gouverner à la volonté qui régit le corps! jusqu'à consentir à être retranché s'il le faut, ou, il perdrait sa qualité de membre; car il faut que tout membre veuille bien périr pour le corps, qui est le seul pour qui tout est.

Pour faire que les membres soient heureux, il faut qu'ils aient une volonté, et qu'ils la conforment au corps.

434. - Lorsqu'on est accoutumé à se servir de mauvaises raisons pour prouver des effets de la nature, on ne veut plus recevoir les bonnes, lorsqu'elles sont découvertes. L'exemple qu'on en donna fut sur la circulation du sang, pour rendre raison pourquoi la veine enfle au-dessous de la ligature.

435. On se persuade mieux, pour l'ordinaire, par les raisons qifon a soi-même trouvées que par celles qui sont venues dans l'esprit des autres.

ensuite au chapitre xxix — BOS II, xvu, 70 — FAU n, ^80 — HAV xxiv. 60 bis — MOL 11. 3g.

— ' FAU influé sa vie.

— <-"/S' Paul, I Cor., xii. i5 — et Epictète, 11, 5 (HAV),

•433. - - A 19g te'crit d'abord au crayon, passe à l'encre par une main étrangère) — B 181 — C 2 1 3 — FAT 11. 38o — HAV wiv. 60 ter — MOI. 11. 3g.

434~441 . - Ecrites d'une main étrangère, sur une même feuille , A 201- 04, 435, 4.36, 4'3~. 438, et le début de 4,'<g au recto, la lin de 0g, 440 et 441 au verso. Remarquer qu'elles se divisent en plusieurs groupes : 4.^4, 435 : art de persuader : 4H6, 43g : automatisme des animaux : le reste : polémique janséniste.

434. — A 201 id'une main étrangère) — B 3go — C 357 — FAU 1, 203 — HAV xxv. 121 — MOI. n, i.j.3.

435. A -f'i (d'une main étrangère/ — B 3go — 0 357 ~" l'OK \\i\, 2() nos I. x, 10 - FAT 1, i73 - HAV vil, m — MOL n. 1 .p.

— Cf le traité de l'art de persuader.

436. L'histoire du brochet et de la grenouille de Liancourt : ils

le font toujours, et jamais autrement, ni autre chose d'esprit.

437. " - La vérité est si obscurcie en ce temps, et le mensonge si établi, qu'à moins que d'aimer la vérité, on ne saurait la connaître.

4J8. — Les [molinistes *] sont gens qui connaissent la vérité, mais qui ne la soutiennent qu'autant que leur intérêt s'y rencontre; mais, hors de là, ils l'abandonnent.

43 c). — La machine d'arithmétique fait des effets qui approchent plus de la pensée que tout ce que font les animaux; mais elle ne fait rien qui puisse faire dire qu'elle a de la volonté, comme les animaux.

440. Quoique les personnes n'aient point d'intérêt à ce qu'elles disent, ils ne faut pas conclure de là absolument qu'ils ' ne mentent point; car il y a des gens qui mentent simplement pour mentir.

441. Il y a plaisir d'être dans un vaisseau battu de l'orage, lorsqu'on est assuré qu'il x ne périra point. Les persécutions qui travaillent l'Eglise sont de cette nature.

436. A 20i (d'une main étrangère) — B 3yi — C 35j — FAU i, 2o3

— HAV xxv, 1 1 bis — MOL n. 149.

43/. A 201 (d'une main étrangère) — B 3<)i — G 35j — FAU 1, 286

— HAV Pro 294 — MOL 11, 101.

438. A 201 (d'une main étrangère) — B 3gi — G 35g — FAU 1, 223

— HAV xxv. 123 — MOL 11. n5.

— l A, FAU, MOL malingres. La conjecture molinistes (HAVET) offre du moins un sens.

439. A 201 et 202 (d'une main étrangère) — B 3gi — G 359 — BOS

Suppl., 1 — FAU 1, 223 — HAV xxix, 67 — MOL 11, 149.

440. A 202 (d'une main étrangère) — B 390 — G 35g — POR xxix, 27

— BOS I, ix, 3z — FAU 1, 19Ô — HAV vi, zq — MOL i, 118.

— » FAU elles.

441. A 202 (d'une main étrangère) — B 3(jo — C 35g — POR xxvnr.

45 — BOS II, xvii. 41 — FAU 1. 324 — HAV xxiv, 3i — MOL 1. 322.

MOL y joint la pensée g58 qui n'est pas dans A,

— A1 qu'on ne.

La nature de l'homme se considère en deux manières : l'une selon sa fin 1, et alors il est grand et incomparable; l'autre selon la multitude (comme on juge de la nature du cheval et du chien, par l'habitude 2] d'y voir la course, et « animum arcendi ») : et alors l'homme est abject et vil. Et 3 voilà les deux voies qui en font juger diversement, et qui font tant disputer les philosophes. Car l'un nie la supposition de l'autre : l'un dit : « Il n'est pas né à cette fin, car toutes ses actions y répugnent ' » ; l'autre dit : « Il s'éloigne de sa 5 fin quand il fait ses basses actions ».

Chronologie du Rabbinisme. — (Les citations des pages sont du livre Pugio.)

[i] Page 27 l : R. Hakadosch (an 200), auteur du -' Mischna, ou loi vocale, ou seconde loi 3.

2 Commentaires de Mischna (an 340 1 : l'un Siphra * :

Barajetot ; Talmud Hiérosol; Tosiptot.

[3] Bereschit Rabah, par R. Osaia Rabah, commentaire de Mischna. [4] Bereschit Rabah, Bar Nachoni 5 sont des discours subtils, agréables, historiques et théologiques. Ce même auteur a fait des livres appelés Rabot.

442. — A 201 — B 47 - C 68 — BOS I. iv. 10 — FAU n, 92 — IIAV 1, I0 MOL 1, 38.

MOL y soude la pensée 562.

— ' A1 l'une selon sa fin, l'autre selon. '-' A. FAI, IIAV. MOL par la multitude d'y voir. La conjecture habitude serait-elle asse\ justifiée, par la ressemblance des finales ? - :1 FAU vil. Voilà. ' A" l'en éloignent.

5 FAU la fin.

443. - - A 202 — B 141 — C 171 — FAU 11, 208 — IIAV xxv, 145 — .MOL 1. 299.

— ' B Rabbinage. Page 27. — MOL indique ici une erreur : c'est page 25.

'-' FAU, IIAV de Mischna. '• A1 loi. Ses disciples composèrent ' A1 Siphra,

qui est un commentaire du Mischna. En même temps "■ A1 Bar Nachoni,

commentaire sur la Genèse, — FAU, IIAV Rabah, par Nachoni.

[5] Cent ans après (440; le Talmud H.érosol, fut fait le Talmud Babyi onique, par R. Ase, par le consentement universel de tous les Juifs, qui sont nécessairement obligés d'observer tout ce qui y est contenu.

(V L'addition de R. Ase s'appelle Gemara, c'est-à-d.re « Le Commentaire » (du'-' MlSCHNA).

[7] Et le Talmud comprend ensemble le Mischna et le Gemara.

Avec combien peu d'orgueil un chrétien 1 se croit-il uni à Dieu! Avec combien peu d'abjection s'égale-t-il aux vers de la terre !

La belle manière de recevoir la vie et la mort, les biens et les maux!

III est facile de voir que ces paragraphes, ceux du manuscrit original, comme ceux de la copie ont été repns, ordonnés'* développés par Pasca. dans la pensée 8,8 Ja, essaye de retrouver et d'indiquer à quels paragraphes de cette pensée chacun d'eux correspond.!

[Note pour les § 10-12.]

[1] On doit avoir pitié des uns et des autres: mais on doit avoir

6 FAU HAV de Mischna. , ,- • •

^ '- Notes prises sur le Pugio fidei et sur le Commentaire de l éditeur, de \ oism.

R avant un nom signifie rabbin (MOL).

444. . A 202 - B 178 - C 210 - POP m, ai - BOS IL v. 11 - FAU n> 3?7 HAV xii, 19 — MOL 11, 49-

— 1 A1 un chrétien dit qu'il est

44S \ 205 (I 1-22) - B 426 (1 1-22) ; et 221 (§ 22-29) - C 399 (f .-22) ;

et L33T22-29) - POP xxiv, .3 (| 28); et 1, ■ (passim) - BOS IL 11, 1 : et IL xv.i. g et 55 et 1 vi, 6 - FAU 11, 20 seqq. - HAV xxv, .34 (S 10); et xxv .35 Q ,4) el xx v'4 ( ); et xxiv, 8 bis (| .9-20); et in. 6 (§ 28) -MOL I 16 1 i-a) ; et ZJi 3Î t 1, 6 (i 4- 5. 7) : et 1, -55 (§ 8) ; et 1, i5 (| 9) "■ et n, 88 (| .0) ; et , .5 « ff) et 1, 16 i .a); et 1, ,5 (I .3): et 11, 88 (§ i4) ; et 1 ,5 (f i5-i6); et 1 « (j t.U; et 1. 43 (i 2«); et L 17 (1 »5); et 1, 16 (§ 20-27): et 1. 84 (1 **), et 1.

Ifs ^ 'È sont écrits en désordre A 2o5. Sont rayés les * r-9 12, <3 ,5, *7> '8 '2. Sont écrits d'une main étrangère les % 2, 3, 4, 6, 8, 9, '3 (en partie), ,5 et ib . le% 2T29 ne sont aue dans les copies. Une note de B (Ceci «t dans le c.h ,e. commençant par ces mots : Qu'ils apprennent) les rattache visiblement a 898. - FAU les donne dans l'ordre suivant : 1-9, puis n-12, puis 1 o puis ^;PUtsr5i6 puis ,«-,/, puis 14. put» 22-29. H supprime le | i7, et rattache a cette pensée la pensée 9o5. - HAV, MOL dispersent tout, et en suppriment une partie.

pour les uns une pitié qui naît de tendresse, et. pour les autres, une pitié qui naît de mépris.

| Note pour le g 3 7 - 1

[2] Il faut bien être dans la religion qu'ils méprisent ï, pour ne les pas mépriser.

[Note pour le § 32.]

[3] Cela n'est point du bon air.

|Note pour le § 3;.]

[4] Cela montre qu'il n'y a rien à leur dire : non par mépris, mais parce qu'ils n'ont pas le sens commun. Il faut que Dieu les touche.

[Note pour le s' 28.]

5 Les gens de cette sorte sont académistes, écoliers, et c'est le plus méchant caractère d'homme que je connaisse.

[Note pour le H 3 3.] [6] « Vous me convertirez. »

[Note pour le g 12.]

[7] Je ne prends point cela par système -, mais par la manière dont le cœur de l'homme est fait.

Note pour les g 14-1 5. |

[8] // est sans doute qu'il n'y a point de bien, sans la connaissance de Dieu, qu'à mesure qu'on en approche on est heureux, et que le dernier bonheur est de le connaître avec certitude, qu'à mesure qu'on s'en éloigne on est malheureux, et que le dernier malheur serait la certitude du contraire. [9] C'est donc un malheur que de douter : mais, c'est un devoir indispensable de chercher dans le doute. Et ainsi, celui qui doute et qui ne cherche pas, est tout ensemble malheureux et injuste, nue s'il est avec cela gai et présomptueux, je n'ai point de termes pour qualifier une si extravagante créature.

Note non utilisée ?

10 N'est-ce pas assez qu'il se lasse des miracles en un lieu, et que la Providence paraisse sur un peuple ?

— ' MOL qu'il méprise. ' FAU par bizarrerie.

[Note pour les § 26-27.]

[il1 Cependant3 il est certain que l'homme est si dénaturé qu'il y a dans son cœur une semence de joie en cela.

[Note pour le § 3 i.l

[12] Est-ce i une chose à dire avec joie? Cest une chose qu'on doit donc dire tristement.

[Note pour le g 3 t.]

[i3] Le beau sujet de se réjouir, la tête levée, en cette sorte :

« Donc 5 réjouissons-nous : vivons sans crainte et sans inquiétude et attendons le reste, puisqu'il est incertain, et nous verrons alors ce qu'il arrivera de nous. » — Je n'en vois pas la conséquence.

[Note pour les js 28-3o ?]

14" Le bon 6 air va à n'avoir pas de complaisance, et la bonne piété à avoir complaisance pour les autres.

[Note pour le § 35.]

[i5] Est-ce courage, à un homme mourant, d'aller dans la faiblesse et dans l'agonie, affronter un Dieu tout puissant et éternel?

[Note pour le § 38.] [16] Que je serais heureux, si j'étais en cet état, qu'on eût pitié de ma sottise, et qu'on eût la bonté de m'en tirer malgré moi !

[Note pour le § 3 5 ?]

[17] N'en 7 être pas fâché, et ne pas aimer (?) est un effet de

faiblesse d'esprit et non de malice de la volonté.

I Note pour le g 16.]

[18] Quel sujet de joie, de ne plus attendre que des misères sans ressources! quelle consolation, dans ce désespoir de tout consolateur!

[Note pour le g 24.]

[19] Mais ceux-là même qui semblent les plus opposés à la gloire

3 En marge, à droite. 4 En marge, à gauche. = ■"■ MOL « Donc réjouissons-nous:

je n'en vois pas la conséquence, puisqu'il est incertain, et nous verrons alors ce qui arrivera de nous ». - ,; En marge du % «3. = 7 En marge du § i5.

de la religion, n'y seront pas inutiles pour les autres. [20] Nous en ferons le premier argument : qu'il y a quelque chose de surnaturel, car un aveuglement de cette sorte n'est pas une chose naturelle ; et si leur folie les rend si contraires à leur propre bien, elle servira à en garantir les autres, par l'horreur d'un exemple si déplorable, et d'une folie si digne de compassion.

I Noie pour les £ 25-26.]

2i i Est-ce s qu'ils sont si fermes qu'ils soient insensibles à tout ce qui les touche? Eprouvons-les dans la perte des biens ou de l'honneur. Quoi ! c'est un enchantement

I Note pour les g I2-i3.]

[22] non 9 par un \èle de dévotion et de détachement, mais

par un principe purement humain et par un mouvement d'intérêt et d amour propre. [23] et parce que c'est une chose qui nous intéresse asse\ pour nous en émouvoir, d'être assurés qu'après tous les maux de la vie, une mort inévitable, qui nous menace à chaque instant, doit infailliblement, dans peu d'années [nous mettré\ dans l'horrible nécessité \d'ctre éternellement ou anéantis ou malheureux].

[Note non utilisée ?]

[24] Les trois conditions 10.

[Note pour le g 32.] [25] Il ne faut pas dire de cela'1 que c'est une marque de raison.

[Note pour le g 27.]

[26] C'est tout ce que pourrait faire un homme qui serait assuré de la fausseté de cette nouvelle, encore ne devrait-il pas en être dans la joie, mais dans l'abattement.

[Note pour le g 2 5.]

[27] Rien n'est important que cela, et on ne néglige que cela.

[Note non utilisée ?]

[28] Notre imagination nous grossit si fort le temps présent, à force d'y faire des réflexions continuelles, et amoindrit tellement l'éternité, manque d'y faire

8 En marge du précédent. '■' En marge du % 20. I0 Ne s'agit-il pas 1" de ceux

qui savent et qui ne cherchent pas: 2" de ceux qui ne savent pas et cherchent: 3' de ceux qui ne savent pas et ne cherchent pas ? " FAT dire cela que c'est. — MOL

que cela est.

réflexion, que nous faisons de l'éternité un néant, et du néant, une éternité: et tout cela a ses racines si vives en nous que toute notre raison ne peut nous en défendre, et que

Note pour le g 24.

[29] Je leur demanderais s'il n'est pas vrai qu'ils vérifient par eux-mêmes ce fondement de la foi qu'ils combattent, qui est que la nature de l'homme12 est dans la corruption.

* 446. Préface de la première partie, — [1] Parler de

ceux qui ont traité de la connaissance de soi-même; des divisions de Charron ', qui attristent et ennuient; de la confusion de Montaigne : qu'il avait bien senti le défaut [d'une 2 droite] méthode, qu'il l'évitait en sautant de sujet en sujet, qu'il cherchait le bon air.

[2] Le sot projet qu'il a de se peindre ! et cela, non pas en passant s, et contre ses maximes (comme il arrive à tout le monde de faillir), mais par ses propres maximes, et par un dessein premier et principal. Car de dire des sottises, par hasard et par faiblesse, c'est un mal ordinaire; mais d'en dire par dessein, c'est ce qui n'est pas supportable, et d'en dire de telles que celles-ci

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